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Les OS des ITEP et des IME
Ils ne sont pas fonctionnaires. Ils sont enseignants. ils sont payés par l'Etat . ils finissent leur carrière à 1200 euros par mois.
Ce sont les enseignants Spécialisés:
Leur spécialité= La précarité.
L'exemple qui suit concerne des enseignants du languedoc-Roussillon, mais peut-être transposé ailleurs en France.
Les établissements de l’ADAGES, dans lesquels les usagers sont scolarisés, ont signé un « contrat simple » avec l’Etat afin que soient prises en charge leurs dépenses de personnel. Les enseignants sont salariés de droit privé agréés et sont rémunérés par l’Etat. En d’autres termes, l'Etat est payeur mais l'association gestionnaire de l'établissement est employeur.
A l’ITEP « Le Languedoc », seules 2 enseignantes, dont l’une relève du primaire et l’autre de la SEGPA, sur 6 sont titulaires du concours. Elles sont donc titulaires de leur poste et peuvent voir leur carrière évoluer car elles ont accès à l’échelle de rémunération des Instituteurs ou des Professeurs des Ecoles et peuvent prétendre à une mutation. Par contre, les 4 autres enseignantes non titulaires du concours n’ont pas les mêmes droits bien qu’elles soient en poste depuis de nombreuses années. A l’instar du primaire, les 3 enseignantes du secondaire non titulaires du concours ne peuvent prétendre à aucune promotion professionnelle. Et pourtant, toutes ces enseignantes ont les mêmes obligations auprès de l’Education Nationale et de l’employeur !
En effet, les enseignantes de primaire et de SEGPA n’ont pas accès à l’échelle de rémunération et ne peuvent donc prétendre à aucune augmentation de salaire. Ainsi, une enseignante, mère d’un enfant, en poste depuis 12 ans perçoit un salaire correspondant à celui de l’échelon 1 des Professeurs Suppléants soit 1060€ (elle percevrait 1100 € si elle avait 2 enfants). Une misère !
Les enseignantes du secondaire ont un peu plus de chance. Elles sont Maîtres Auxiliaires et sont soumises à une échelle de rémunération spécifique (avancement d’un échelon tous les 3 ans.) Par contre, elles ne peuvent prétendre à aucun changement de statut (CDI avec l’Etat refusé, aucune inspection en dépit de leurs demandes réitérées.) Une des enseignantes s’est même vu retirer les « Indemnités de Suivi et d’Orientation » d’un montant de 100€/mois après 7 années de service, et ceci sans en être prévenue et sans aucune explication. Quelle considération !
A cela s’ajoute le cas particulier des enseignantes remplaçantes. Lorsqu’elles arrivent en fin de contrat, le renouvellement de celui-ci dépend du renouvellement de l’arrêt maladie de la collègue. Elles se trouvent dans l’expectative, ne peuvent pas se projeter dans leur avenir professionnel, et sont averties tardivement d’un éventuel renouvellement. De plus, leur contrat s’arrête obligatoirement en fin d’année scolaire, ce qui signifie qu’elles ne sont pas rémunérées pendant les vacances d’été. Une honte !
Les enseignants non titulaires du concours et employés par l’ADAGES n’ont donc aucune perspective d’évolution de carrière. La seule solution est l’obtention du concours. En 2015, il faudra avoir un Master 2 (bac + 5) pour pouvoir le passer, mais bon nombre d’enseignants n’ont qu’une licence (bac + 3) ou une maîtrise (bac + 4.) La porte vers l’évolution de carrière leur sera alors définitivement fermée. Et puisqu’il faudra également avoir un Master 2 pour enseigner, qu’adviendra-t-il alors de ces enseignants ? L’Etat renouvellera-t-il leur contrat annuel ? Acceptera-t-il de continuer à les rémunérer puisqu’ils ne rempliront plus les critères demandés ? L’ADAGES devra-t-il les remplacer par des personnes ayant le niveau d’études nécessaire ?
On dit que « le métier d’enseignant est un sacerdoce. » Mais le dévouement exige-t-il d’être soumis à la précarité professionnelle et financière ? Nous vous laissons méditer sur cette question et retournons à notre noble métier…
On leur fait faire des heures supplémentaires à 9 euros de l'heure, avec la bénédiction de l'Inspecteur d'Académie du GARD, qui a été saisi du problème et qui se positionne du côté des patrons des IME et des ITEP.
Signez la pétition pour obtenir la création d'une échelle de rémunération à ces enseignants, oubliés de la république.


Tous les commentaires
Je signe la pétition pour ces obliés oui ! c'est fait !
Mais quand trouverons nous le moyen de signaler le scandale permanent des IME où les enfants, lourdement handicapés, sont accueillis par un personnel restreint, traités par un psychiatre pour 200 enfants en moyenne, en attendant qu'ils apparaissent dans les statistiques de la psychiatrie adulte.
Quand les éducateurs et éducatrices spécialisées seront-elles reconnus pour le travail qu'elles font ou tentent de faire : c'est à dire 90 pour cent de la pédopsy (lourde) en france ?
L'article qui vient de sortir sur MdP aujourd'hui n'en prend pas le chemin.
Le sigle IME est un truc honteux on dirait... Leur existence même est tue !
Je sais. Je n'ai voulu que traiter du problème de ces enseignants et éducateurs admirables qui font un travail énorme et trés difficile, sans aucune considération, ni même des salaires décents. Ils sont dans un No Man's land, dépendant de plusieurs Minsitères en même temps, des collectivités locales.....Merci pour eux, même si cela ne règle pas le problème de ce travail difficile...C'est pourquoi, à mon sens, lorsqu'un travail comme celui-là existe, une reconnaissance est plus que nécessaire. Ce n'est pas seulement un travail, c'est un investissement personnel énorme...Vous le savez.