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: Faut-il voter pour Jean-Luc Mélenchon ?
Jean-Luc Mélenchon© Pierre-Alain Reynaud - Café RépublicainLe candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles est souvent contesté et décrié du fait de ses propos ou de ses prises de position. En effet, Jean-Luc Mélenchon , actuellement député européen, co-Président du Parti de Gauche et ancien ministre de l'enseignement professionnel n'est pas un homme politique commun comme ce fut le cas aussi à une autre époque, Georges Marchais alors secrétaire général du Parti Communiste.
Son franc-parler lui attire des sympathies certes, mais au final, il fait assez peur à la France de la même manière que Jean-Marie Le Pen inquiétait et inquiète encore une certaine classe sociale.
Jean-Luc Mélenchon est catalogué comme extrême : extrême dans ses paroles, extrême dans ses discours, extrême dans son projet politique, extrême dans ses relations avec ses partenaires de la Gauche. Indigné, révolté, il critique rudement ses adversaires, et agresse volontiers les médias, n'hésitant même pas un jour d'octobre 2010 à traiter David Pujadas, présentateur du 20 heures de France 2, de « salaud » et de « larbin » dans un documentaire de Pierre Carle intitulé « Fin de concession ».
En fait, Jean-Luc Mélenchon se bat depuis des années pour un changement radical du système politique français. Engagé dans tous les combats populaires, il se qualifie lui-même de socialiste républicain avec comme ambition ultime d'être « le rassembleur de toute la gauche » sur une ligne politique antilibérale, voire anticapitaliste issue de la « révolution par les urnes », pour gouverner et transformer en profondeur la nation française.
La « République » vue par Mélenchon est prête à faire rêver les masses populaires, celles d'un prolétariat et d'un monde ouvrier issu directement de Germinal. Mais cette république inquiète évidemment une majorité d'institutions et de citoyens : un grand patronat qui redoute ce fossoyeur du capitalisme libéral, une France moyenne hostile à un changement violent susceptible de mettre en péril les « petits intérêts privés », des chefs d'entreprises de PME ou PMI qui voient en lui une réminiscence des idéologies communistes, sans oublier une droite « réactionnaire » qui ressurgit de ses cendres et dont les membres, de plus en plus nombreux, se rattachent à un nationalisme fleurissant et aux vieilles idées du Front National.
Alors que penser de Mélenchon ? Idéaliste, Provocateur, Révolutionnaire ? Ou simplement un socialiste convaincu du pouvoir réel par le peuple ?
Il est clair que député européen est certainement le plus « démocrate » de tous les candidats aujourd'hui en présence. S'il est un opposant farouche à Nicolas Sarkozy et à Marine Le Pen, s'il ne fait pas confiance à François Bayrou et aux centristes en général, s'il a une méfiance même envers certains partis de la gauche, il est également bien loin du « capitaine de pédalo » pour lequel il n'a pas beaucoup d'estime au sens politique du mot.
Jean-Luc Mélenchon a pris ses distances avec l'ensemble de la classe politique. Convaincu que l'on peut changer la France par une révolution par les urnes, il souhaite évidemment qu'une majorité des électeurs de gauche se porte sur son nom au premier tour des présidentielles.
Faut-il donc voter Mélenchon ? Ma réponse peut vous étonner, mais j'ai la ferme conviction qu'il est le seul à l'heure actuelle à avoir la volonté de donner à la France une nouvelle politique absolument opposée à celle que nous avons connue voici ces vingt dernières années, à savoir donc un gouvernement populaire où le peuple reprendra le pouvoir face aux puissances financières et au grand capitalisme.
Voter pour Jean-Luc Mélenchon, c'est changer la France pour des valeurs républicaines aujourd'hui disparues. Voter pour Jean-Luc Mélanchon, c'est retrouver une vraie démocratie qui donnera à la classe ouvrière de nouveaux espoirs comme ce fut le cas à l'époque du Front Populaire. Voter pour Jean-Luc Mélenchon, c'est s'engager dès maintenant pour la mise en place de la Sixième République.
Avec tous les avantages mais aussi tous les risques qu'un changement de régime peut entrainer pour la stabilité et l'avenir d'une Nation !...
Pierre-Alain Reynaud
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Les 2 commentaires les plus recommandés
On encourage à voter, tout en distillant la peur.
De deux choses l'une.
A) Ou bien il s'agit d'une énième et vaine tentative de fagocitage . En guise d'analyse des amalgames et approximations, on ne voit pas très bien quel sens vous conservez au terme de "République".
Exemple 1 : "ancien ministre de l'enseignement professionnel [JLM] n'est pas un homme politique commun comme ce fut le cas aussi à une autre époque, Georges Marchais". Oui et alors ? De Gaulle ou Churchill non plus ne sont pas des hommes politiques ordinaires. Par ailleurs, JLM a-t-il été premier secrétaire du PC? Ou Marchais premier ministre ?
Exemple 2 ; "Son franc-parler lui attire des sympathies certes, mais au final, il fait assez peur à la France de la même manière que Jean-Marie Le Pen inquiétait et inquiète encore une certaine classe sociale" . Once again, Churchill faisait peur aussi avec son franc-parler. Et ceux qui avaient peur de lui ne méritent pas vraiment notre estime. N'est-ce pas plutôt une qualité dans un milieu qui pratique habituellement la langue de bois et l'art de l'enfumage ?
B) Ou bien, vous avez sincèrement peur. Mais de quoi ? De votre propre bulletin de vote, et d'avoir des convictions ? Mais que voulez-vous que JLM fasse tout seul, surtout avec la bande de têtes dures qui le soutiennent ? Il est vrai que si vous gagnez plus de 360000 euros par an, ou que votre réalisme ou vos rêves se résument à cet horizon comme à un idéal d'accomplissement individuel, ou que vous rêvez de vivre de vos rentes sur le dos des générations futures, vous avez quelques motifs d'inquiétude.
Donc n'ayez pas peur de votre ombre, non plus de de l'idéalisme qui ne veut rien dire de plus qu'un horizon compréhensible et plein d'espoir pour les générations présentes et à venir.
Et n'oubliez pas si vous faites les moutons appeurés, vous serez tondus.
Je ne vous dirai pas mon âge mais depuis que je vote je n'ai jamais vu mes choix électoraux concrétisés. Avec Mélenchon j'ai l'espoir. C'est la première fois que je me sens autant impliquée. L'idée d'une constituante me réjouit . Je ne sais pas exactement comment tout cela va se mettre en place mais je fais confiance et je jubile à l'avance. De toute façon, je sais ce que je ne pourrai plus supporter. J'essaie de convaincre mes proches, je discute. Il faut essayer et se rendre compte que c'est une opportunité, une alternative qu'il ne faut pas laisser passer. L'idée de repartir pour cinq ans sans aucun espoir ni rêve me tue.
Tous les commentaires
Le Parti Socialiste ayant filé en masse vers le côté droit de l'action politique, Mélenchon et d'autres, qui ont sauté du train parce qu'ils n'en aimaient pas la destination, passent du coup pour des extrémistes : bien, mais mes bons amis, il faut savoir relativiser ! Certes pour les gens du train ceux qui ont sauté en marche sont maintenant plus à gauche, mais il faudrait que ces nobles passagers se souviennent un peu de leur jeunesse, du temps où le train était en gare : ô mes dégoûtés, vous étiez encore plus à gauche que le FdG aujourd'hui !
Il y a peu, on a commémoré l'assassinat de Rosa Luxemburg & Karl Liebknecht. Les assassins étaient membres des Corps Francs (rien de pire, le nom et la fonction font frémir). Ces Corps Francs étaient armés par qui ?
Herr Gustav Noske. Sa fiche est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustav_Noske
J'entends bien qu'on a le droit de changer d'avis, de se faire social-démocrate plutôt que démocrate, oligarchiste plutôt que républicain, mais enfin alors il faut changer les statuts du Parti, camarades passagers ! Relisez les bons passages de vos textes sacrés, et demandez-vous si ce sont là encore vos principes.
Peut-être faudrait-il, par souci d'honnêteté envers les électeurs et les militants, qui tous n'aiment pas JLM mais aimeraient quand même savoir si oui ou non on est encore de gauche au PS, peut-être faudrait-il écrire les choses noir sur blanc ; réviser la Constitution du Parti, par exemple.
On encourage à voter, tout en distillant la peur.
De deux choses l'une.
A) Ou bien il s'agit d'une énième et vaine tentative de fagocitage . En guise d'analyse des amalgames et approximations, on ne voit pas très bien quel sens vous conservez au terme de "République".
Exemple 1 : "ancien ministre de l'enseignement professionnel [JLM] n'est pas un homme politique commun comme ce fut le cas aussi à une autre époque, Georges Marchais". Oui et alors ? De Gaulle ou Churchill non plus ne sont pas des hommes politiques ordinaires. Par ailleurs, JLM a-t-il été premier secrétaire du PC? Ou Marchais premier ministre ?
Exemple 2 ; "Son franc-parler lui attire des sympathies certes, mais au final, il fait assez peur à la France de la même manière que Jean-Marie Le Pen inquiétait et inquiète encore une certaine classe sociale" . Once again, Churchill faisait peur aussi avec son franc-parler. Et ceux qui avaient peur de lui ne méritent pas vraiment notre estime. N'est-ce pas plutôt une qualité dans un milieu qui pratique habituellement la langue de bois et l'art de l'enfumage ?
B) Ou bien, vous avez sincèrement peur. Mais de quoi ? De votre propre bulletin de vote, et d'avoir des convictions ? Mais que voulez-vous que JLM fasse tout seul, surtout avec la bande de têtes dures qui le soutiennent ? Il est vrai que si vous gagnez plus de 360000 euros par an, ou que votre réalisme ou vos rêves se résument à cet horizon comme à un idéal d'accomplissement individuel, ou que vous rêvez de vivre de vos rentes sur le dos des générations futures, vous avez quelques motifs d'inquiétude.
Donc n'ayez pas peur de votre ombre, non plus de de l'idéalisme qui ne veut rien dire de plus qu'un horizon compréhensible et plein d'espoir pour les générations présentes et à venir.
Et n'oubliez pas si vous faites les moutons appeurés, vous serez tondus.
En relisant mon commentaire, je me rends compte que le ton était beaucoup plus dur et tranchant que je n'aurais voulu.
Disons qu'il s'agissait pour l'essentiel d'un mot d'encouragement … à l'heure où le coeurs de certains indignés se met à battre en retraite et proner lamentablement la résignation.
Mélenchon me semble aussi à ce jour la seule alternative réplublicaine pour combattre les dégâts du libéralisme avec, comme vous l'indiquez une inconnue concernant d'inévitables alliances pour gouverner.
"Les nouveaux chiens de garde" font trés habilement leur travail de sape en le renvoyant dos à dos avec MLP ou G Marchais tourné en dérision depuis longtemps.Je crains malheureusement que l'adhésion des plus concernés par le changement radical ne s'opère pas en sa faveur. Reste trois mois de campagne qui, je l'espère feront la différence.
Cet homme a du talent, on sent ses convictions à fleurs de peau qui tranchent avec les stratégies des spécialistes en communication de ses adversaires mais je suis encore dubitative sur sa capacité à gouverner ensemble pour mener une VI république et la fameuse constituante appelée de nos voeux aprés les éléctions. C'est là que réside pour moi la plus grande inconnue et peut-être aussi pour les 60% d'abstentionnistes.
Je ne vous dirai pas mon âge mais depuis que je vote je n'ai jamais vu mes choix électoraux concrétisés. Avec Mélenchon j'ai l'espoir. C'est la première fois que je me sens autant impliquée. L'idée d'une constituante me réjouit . Je ne sais pas exactement comment tout cela va se mettre en place mais je fais confiance et je jubile à l'avance. De toute façon, je sais ce que je ne pourrai plus supporter. J'essaie de convaincre mes proches, je discute. Il faut essayer et se rendre compte que c'est une opportunité, une alternative qu'il ne faut pas laisser passer. L'idée de repartir pour cinq ans sans aucun espoir ni rêve me tue.