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Laurent Fabius : le prochain sur la liste explosive des ministres cachotiers ?

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Laurent Fabius : le prochain sur la liste explosive des ministres cachotiers ?

Si beaucoup n’ont pas oublié le « courage politique » du premier ministre Laurent Fabius lors des affaires du sang contaminé ou du Rainbow Warrior, à travers lesquelles il a brillament réussi à se faufiler, il reste cependant une affaire encore en cours qui recèle un maximum d’éléments matériels montrant que ce ministre des Affaires Etrangères actuel cacherait bel et bien sa présence au dessus du ciel de Toulouse au moment même de l’explosion d’AZF, le 21 septembre 2001 à 10h18.

En charge du gros portefeuille de l’Economie, des Finances et de l'Industrie depuis 2000, M. Fabius aurait bien été en vol d’hélicoptère entre la base aérienne civile de Blagnac et le palais des congrès Diagora de Labège au moment de l'explosion d'AZF. Au lieu de révéler cette coïncidence temporelle qui aurait pu faire bénéficier la justice de son témoignage, ce ministre a inventé depuis une toute autre histoire. M. Fabius a affirmé à ses proches en 2001, comme son attachée parlementaire Florence Ribard, ou le député Gérard Bapt, qu’il a atterri à la base militaire de Francazal plus de 20 minutes après l’explosion après avoir reçu un refus de Blagnac d’autorisation d’atterrir (cf Article du 18 mai 2012).

Pourtant les faits contredisent les propos de M. Fabius.

- d’abord Blagnac n’a jamais communiqué la moindre information sur cet atterrissage refusé malgré plusieurs auditions sur les mouvements aériens dans le dossier judiciaire. Jamais le nom d’une quelconque personnalité politique n’a été mentionné par Blagnac concernant les vols dans l’heure qui a suivi l’explosion. Le chef de quart de la tour de contrôle de Blagnac, par exemple, Christian Gaultier n’a jamais mentionné le refus d’atterrissage pour cet avion ministériel dans l’audition D4836 page 2,3,4,5.

- la base militaire de Francazal ne mentionne qu’un seul atterrissage d’un Transall Chalan de Transport de Matériels CTM 1138 vers 10h35 (pièce D6555 page 3) et l’audition du personnel de la base militaire qui n’a pas hésité à mentionner les atterrissages sur leur base de M. Jospin et Chirac bien après 11h30, n’ont apparemment jamais évoqué la venue de M. Fabius sur leur base lors de leurs auditons devant la justice (D4810, D6559 et D6560).

- dès les premières semaines, les données aériennes radar de cette base ont été bizarrement supprimées des archives selon le commandant en second de la base, le colonel Lucien Scurto (D6559 page 2) et la base civile de Blagnac a été étrangement incapable d’identifier plusieurs des aéronefs de ce vendredi 21 septembre 2001 visibles pourtant sur les quelques traces radars encore archivées entre 9h30 et 10h30 (D5259 page 2).

- le président de Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy a confirmé dans le rapport parlementaire sur la catastrophe d’AZF de 2002 avoir attendu dans le hall d’entrée du palais des congrès le ministre avant même l’explosion. Il était accompagné du président de la DATAR, Jean-Louis Guigou, mari de la ministre Elisabeth Guigou et a vécu l'explosion d'AZF qui, même à une distance de plus de 9 km, a réussi à bomber temporairement les grands baies vitrées du palais dans un vacarme infernal. S'ennuyait-il tellement à ce congrès qu'il comptait rester dans ce hall debout pendant plus de 45 minutes ?

- en réalité, après avoir interrogé des employés du palais, j’ai pu avoir la confirmation de leur part, que ce personnel et Martin Malvy lui-même, avaient été informés par radio et par la préfecture de l’arrivée à Blagnac du ministre d’Etat vers 10 heures et que cette arrivée justifiait le déplacement de M. Malvy pour l’accueillir de manière imminente. Laurent Fabius devait arriver dans très peu de temps à ce congrès depuis Blagnac. Mais il n’arriva jamais. L’explosion eut lieu et modifia bien entendu tout le déroulement de ce congrès sur les Economies Régionales.

Laurent Fabius n'a pas caché sa présence à Toulouse après l'explosion. Il a même confirmé visuellement sa présence télévisée en étant derrière le Premier ministre Lionel Jospin lorsque celui-ci passa aux journaux de 13h de TF1 et de France 2. Les archives de France 2 en témoignent. Les enregistrements des communications du PC de la police nationale à 13h20 le 21 septembre 2001 mentionnent aussi la présence du ministre de l’Economie avec Lionel Jospin.

La navette entre Blagnac et Labège avait toutes les chances d'être un des vols d’hélicoptère remarqué au moment de l'explosion par plusieurs témoins qui ont déposé auprès de la justice. Des témoins ont remarqué un Ecureuil quelques minutes avant l’explosion. 5 témoins du dossier ont même vu un hélicoptère chahuté par le souffle de l’explosion (pièce D4811 page 2, 3 et 5 et pièce D5004 page 54). D’autres ont pu l’entendre et le voir dans les cinq minutes qui ont suivi l’explosion alors qu’officiellement aucun aéronef ne survolait Toulouse à ce moment. Mais étrangement tous ces témoignages seront purement et simplement ignorés, méprisés par le SRPJ de Toulouse et les juges des procès. A plusieurs reprises, le SRPJ, les experts judiciaires et les juges ont tenté de faire croire que ces témoins avaient vu l’Ecureuil de la gendarmerie nationale pourtant arrivé sur le secteur plus de 10 minutes après l’explosion.

Un caméraman de France 3 a même enregistré sur ses images le bruit des pâles d’un hélicoptère près de 15 secondes après la fin du bruit de l’explosion qu’il a pu capter en déclenchant sa caméra au moment du bruit. Le BEA (conclusions dans la pièce D4326) confirmera que cet enregistrement prouve la présence d’un Ecureuil AS350 en phase de vol au moment de l’enregistrement. Les experts judiciaires et les juges ont sciemment fait fi de l’avis du BEA en affirmant que ce bruit, parfaitement perceptible sur la vidéo, était celui d’un Puma au roulage à 3 km de là sur la base de Francazal.

Laurent Fabius va donc bénéficier d'un manque total de curiosité de la justice et des média sur son heure d'arrivée à Toulouse, au point qu'à Toulouse même une très grande majorité de tous ceux qui ont été très concernés par cette catastrophe et qui se sont pourtant penchés sur ces événements, ne connaissaient même pas cette venue de ce ministre à Toulouse le 21 septembre 2001 à l’heure de l’explosion.

Pourquoi M. Fabius ment-il sur son emploi du temps toulousain du 21 septembre 2001 ?

Pourquoi bénéficie-t-il d’une telle complaisance judiciaire vis-à-vis des données aériennes dans ce dossier ?

Pourquoi a-t-il refusé de témoigner au procès AZF de 2009, malgré la citation d’une partie civile dont le mari est mort dans l’explosion ?

Le sale temps pour les ministres d’Etat menteurs peut-il continuer grâce à des média courageux et tenaces ?

Toutes les pièces sont accessibles, il suffit de s'y pencher !

Tous les commentaires

03/04/2013, 18:29 | Par jdapr

Merci de ne pas lâcher ..

08/04/2013, 00:26 | Par fifi90

Merci de bien vouloir les bousculer comme vous l'avez fait avec le dossier Cahuzac. Ne lâcher rien je vous prie.

08/04/2013, 01:58 | Par Pierre Collignon

Je ne comprends pas bien ce que sa presence implique. Il n'a pas pose de bombe sur l'usine quand meme ?

08/04/2013, 02:38 | Par Pierre GRESILLAUD en réponse au commentaire de Pierre Collignon le 08/04/2013 à 01:58

La présence aérienne de ce ministre de l'Economie en 2001 pourrait être justifiée par une démonstration technologique attendue dans le ciel pollué et azoté du pôle chimique de Toulouse. En effet, la seule explication actuelle des très grands faisceaux lumineux aperçus, en plein jour, par des dizaines de témoins du dossier judiciaire quelques secondes avant l'explosion d'AZF serait la concrétisation en 2001 de très grands canaux ionisés réalisés grâce à des émetteurs du type lasers terawatts et femtosecondes installés en sous-sol sur les terrains militaires de Braqueville au sud d'AZF. Ces faisceaux, à priori inoffensifs tant qu'ils ne sont pas déviés par un sabotage ou une erreur, peuvent être visibles, même en plein jour, dans une atmosphère fortement azotée et ils permettent grâce à la ionisation de l'atmosphère de créer un canal de plusieurs centaines de mètres autorisant des systèmes de transferts d'énergie très ciblé, intéressant autant les militaires (équipement actuel de l'A400M à Toulouse avec une portée de 45 km) que les civils comme EDF (réseau sans câble) ou Total (fracturation des roches).

08/04/2013, 15:41 | Par anabella

Donc ces faisceaux pourraient avoir declenches l'explosion ?

08/04/2013, 16:21 | Par Pierre GRESILLAUD en réponse au commentaire de anabella le 08/04/2013 à 15:41

La présence de très long et fins faisceaux vus en plein jour et même dessinés par plusieurs témoins du dossier judiciaire dénote nécessairement la possibilité d'un transport d'énergie extrêmement intense mais peut-être très court en durée. Si les canaux ionisés, évoqués la seule fois dans le dossier judiciaire par l'expert suisse de Lausanne Jean-Claude Martin, ont bien existé, ils ont pu laisser passer une énergie colossale en un instant et ne pas atteindre leur destination parce que perturbés ou sabotés. Un premier panache de fumées grises puis ocres, de forme conique relativement fine est brutalement montée moins de 2 secondes avant l'explosion finale d'AZF. Plusieurs témoins l'ont décrite, et certains témoins ont même vu un éclair vertical à l'intérieur. A t-elle atteint le ou les faisceaux lumineux qui passaient au dessus du pôle chimique ? Pas impossible et dans ce cas les transferts d'énergie, au lieu de tranquillement atteindre une cible prévue bien plus au nord que le pôle chimique, ont touché la zone du hangar 221 d'AZF et ont pu apporter l'énergie nécessaire au déclenchement de l'explosion. La tour de Prilling, 80 m plus au Sud a été également vue avec un éclair au-dessus et a vu une partie de son extrémité décoller avant l'explosion et retomber au nord-ouest à l'extérieur de l'usine.

08/04/2013, 16:00 | Par gérard jacquemin

Fabius aurait été là pour assiter à des essais de faisceaux ionisés à des fins militaires. Sur ce point il va être difficile de faire tomber le secret/défense, sauf à attendre la prescription....en attendant 30 morts 2500 blessés et combien de traumatiser à vie ?

Un ex toulousain ayant vécu l'explosion AZF. (nous habitions à 1,5km à vol d'oiseau).

08/04/2013, 17:10 | Par punku

Cela resssemble fortement à certaines des technologies utilisées le 11 septembre au WTC (DEW: Directed Energy Weapons) qui sont probablement à l'origine d'une partie de la sublimation des tours et des trous observés dans les divers batiments, en particulier le wtc 6. L'opération AZF était destinée à convaincre la France de s'allier à l'axe.

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05/07/2013, 05:38 | Par lucien 80

cet ordure de fabius n as jamais rein de bon dans sa carrierre politique C EST LE PLUS ASSASSIN DU XXeSIECLE AVEC TOUT CE QU IL TRIMBALE  comme casseroles.

de plus ayant un pére collaborateur cela n étonneras plus personne

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