Samedi 11h15, au Reflet Médicis, à la poursuite de la mémoire marocaine…
C'était il y a un an. Mediapart consacrait un sujet vidéo de 10 minutes à un film alors en post-production, Nos lieux interdits. La réalisatrice marocaine Leila Kilani y met en scène la quête de quatre familles, qu'elle a suivies de 2004 à 2007, confrontées à la commission «équité et réconciliation» chargée de faire la lumière sur le sort des 30.000 Marocains disparus sous le règne de Hassan II. Cette instance a été créée en 2004 par le roi Mohammed VI et est chargée d'instruire les dossiers déposés par les familles. Il ne s'agit pas de juger, ni même d'entamer des poursuites contre les auteurs de ce qui fut une répression de masse organisée par le régime de Hassan II, mais seulement d'établir la vérité sur ces disparitions pour parvenir à une «réconciliation». La limite de la démarche a provoqué critiques et débats au Maroc.
Pour connaître les jours, lieux et horaires des autres débats, à Paris et en régions, c'est ici !



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Merci pour l'information mais aussi pour la participation active de Médiapart sur la question des droits de l'homme au Maroc.
Pour ma part je vais profiter de la sortie du film et particper au débat de façon indirecte en envoyant à Médiapart des extraits d'un livre témoignage que je suis entrain d'écrire sur mon expérience personnelle en tant qu' ancien détenu politique dans le Maroc des années de plomb 1973/74.
Je trouve que Leïla Kilani a fait un travail magnifique, ce documentaire est passionnant tant sur le plan historique, politique et humain. Les témoignages de ses familles et des rescapés sont très émouvants, les regards, la parole des femmes, les relations inter générationnelles. Leïla filme l'intimité et les silences et sait rendre sensible le désarroi intérieur. Le montage est excellent. Le contenu du propos est dense, cela donne envie de voir le film plusieurs fois, comme en a témoigné cette femme, lors du passionnant débat qui a suivit, qui disait avoir connu les camps, lors de son adolescence et avoir vu, ce documentaire déjà 2 fois.
Il faut aller voir « nos lieux interdits » et faire marcher le bouche à oreille, si le fil des contacts peut contribuer à çà... :)
@M Lachkar j'attends avec impatience, les extraits de vos écrits.