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«Où est Taoufik Ben Brik?» Une lettre de son épouse, Azza Zarrad

«Ou est Taoufik Ben Brik? Pas dans la prison. C’est ce qu’ont affirmé les gardiens de la prison d’El Mornaguia, où il était incarcéré, aux deux avocats Mes Abbou et Laouini qui ont cherché à le voir. "Nous subissons les instructions et nous ne pouvons rien", a confirmé hier (jeudi 26 novembre) lors de la visite hebdomadaire le sous-directeur de la prison.

 


Depuis le jour du procès, le 19 novembre, personne n’a pu voir Taoufik Ben Brik, ni sa famille, ni ses avocats, même pas le jour du prononcé du verdict... Et nous nous inquiétons... Demain, jour de l’Aîïd, jour de visite spontanée, le même prétexte nous sera présenté pour nous empêcher de le voir. Samedi, dimanche, jours fériés, personne n’aura de ses nouvelles. Où est Taoufik Ben Brik ? Qu’est-il advenu de lui ? Pourquoi nous refuse t -on de le voir ? Est-il hospitalisé ? Est-il toujours vivant ? A t-il été tabassé à mort ?

Nous avons peur pour son intégrité physique et nous suspectons que quelque chose lui soit arrivé, et qu'il est caché au regard de sa famille et d’autrui.

Nous implorons la communauté internationale pour mettre fin à l’état de la jungle que nous vivons et au chaos judiciaire dans lequel la Tunisie s’engouffre chaque jour de plus en plus...»

 

Azza Zarrad, épouse de Taoufik Ben Brik

 Ecroué depuis le 29 octobre, le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été condamné jeudi 26 novembre à 6 mois de prison ferme.

Tous les commentaires

C'est quand même une disparition qui mériterait qu'on fasse un peu plus de "tintouin"... Je sais que quelques unes de nos grandes figures du beau monde politico-économico-intellectuel passent de temps à autre u 'agréable séjour sous le bleu du ciel de la Tunisie et que leur présence est en soi une action pour les droits de l'homme, mais tant pis pour les prochaines vacances, eux si prompts à la ramener sur à peu près n'importe quoi, la main de Thierry Henri, qu'ils nous en disent un mot, et mêm un gros mot,comme au bon vieux temps des dissidents de l'ex-URSS, par exemple, et le ministre de la culture d'abord, à moins qu'il n'ait là aussi qu'un avis privé...

Oui, et il est à souhaiter que les média continuent eux aussi à s'interroger, voire s'alarmer des suites de l'incarcération de Taoufik Ben Brik.

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