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Pour l'imagination comme un bien inaliénable

La vue, l'ouïe, le toucher, le goût, l'odorat et l'imagination.

Les cinq premiers relèvent de la perception, le dernier de la création, un peu comme une synthèse des cinq autres. Qu'on le veuille ou non, on imagine : c'est comme ça.

Si on nous privait ouvertement, à des fins lucratives ou de domination, de notre capacité de voir, ouïr, toucher, goûter ou sentir, nul doute qu'on se révolterait violemment.

On veut nous empêcher (on nous empêche déjà) d'imaginer et la révolte est timide. On impose à notre cerveau des images, des sensations, des sentiments par la pub, les médias corrompus, les images choc, les sondages...

 

Je ne sais plus où j'ai entendu cette phrase mais elle prend pour moi beaucoup de sens : "l'être vivant sécrète son environnement". Sans cela il ne s'épanouit pas, voir pourrit et meurt. L'Homme sécrète son environnement un peu comme les extensions visibles de son être, de son âme. Il sécrète les détails de sa vie imaginaire, auxquels il faut porter une attention toute sacrée afin de permettre à soi et aux autres de trouver une place qui convient, de vivre avec nos différends. Tout ce qui va dans le sens inverse est synonyme de totalitarisme, de dictature, de mort.

 

On nous bourre le cerveau à longueur de temps, d'images chocs, de sentiments d'insécurités, de pubs vantant un monde merveilleux, à tel point que notre cerveau les imprime comme LA réalité : logique puisque nous vivons dans le monde qui se présente à nous, en l'occurrence la société qu'on façonne pour nous.

D'obscurs personnages politiciens ou financiers créent notre monde. Pire que ça même : d'autres créent un monde unique et monotone, à leur image, en essayant de nous priver des capacités de créer un monde multiforme où chacun pourrait se retrouver (se reconnaître) dans les détails qui lui conviennent.

Ils veulent tenir notre imagination en otage. Toutes ces tentatives, trop souvent abouties, sont des crimes contre l'humanité.

Si ce jeu des sens n'a pas de finalité sacrée, artistique ou émancipatrice, il est criminel.

Je suis pour inscrire l'imagination comme sixième sens dans les livres de biologie et comme un bien inaliénable dans les constitutions.

 

Tous les commentaires

Mais malheureusement si les cinq sens sont innés, l'imagination ça s'apprend

 

Woua ! je ne m'étais jamais dis ça. Où est-ce qu'on s'inscrit ?

Sérieusement, c'est bon de le dire.

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