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Et si la littérature était un frein à l'émancipation ?
"Tu rêves ! Ca n'existe que dans les livres !"
Plusieurs fois je me suis entendu dire cette phrase alors que j'imaginais faire un acte inhabituel : rassembler 10.000 personnes en trois semaines pour un évènement poético-politique, faire arrêter un bus pour une jolie fille aperçue dans la rue, aller vomir ma haine au directeur de l'hôpital qui m'emploie en espérant créer des émules et le faire démissioner...J'ai peut-être un petit côté mégalo mais peut-être aussi que ça valait le coup d'essayer : au moins pour moi, ça aurait participer à soigner ma mégalomanie et n'aurait-ce pas été le plus important ? Mais non, j'ai été freiné net par cette phrase choc qui me rappelait que je n'étais qu'un doux rêveur. Et alors !
Et si la littérature (mais aussi le cinéma, les documentaires...) était un frein à l'émancipation ?
L'homme est capable d'imaginer, à l'écrit ou à l'écran, toutes sortes de situations ou d'univers fictifs mais dans la vie concrète quotidienne, une monotonie assez générale domine l'environnement et les modes de vie. Pourquoi cette mulitude incroyable d'univers fictifs ne trouve-t-elle pas son équivalent dans la vie réelle, ou plus précisément dans le banal quotidien ?
C'est ce que je me suis demandé hier soir, avant de me coucher, en lisant une aventure de Corto Maltese. J'ai beau avoir 29 ans, je reste fasciné par ce bonhomme et notamment par l'intelligence de ses répliques à ses ennemis. Ah ! que j'aimerais avoir le même cran face à ceux qui me tourmentent. Parfois des répliques cinglantes me viennent en pareille situation (parfois aussi après coup, je me rejoue la scène mille fois en imaginant ce que j'aurais pu répliquer) mais je les étouffe : je n'ai pas la carrure de Corto pour les assumer. Et pourtant, elle sont là, me pressent, font monter en moi une excitation forte.
Résultat : je m'écrase et m'en veut d'autant plus que je sentais cette force grandir. Il se peut que non mais peut-être qu'elle portait quelque chose de beau, au moins à mes yeux. Mais je constate à chaque fois que le beau me fait peur. En fait, que le beau imaginé ne le soit pas autant dans la réalité et de me rendre compte de la mégalomanie de mon esprit : de ma folie. Mais est-ce de la mégalomanie ou de la folie que d'imaginer.
Ce le serait sans doute que d'imaginer changer le monde tout seul mais simplement d'asséner une réplique bien placée à quelq'un qui nous rend la vie dure, je ne le crois pas. Ou alors ? ça n'existerait que dans les livres ? Zut ! je ne sais pas quoi en penser.
Les personnages de fiction sont des êtres d'exception. Même ceux présentés comme des personnages sans qualité exceptionelle (voir présentés par leurs défauts) le deviennent car ils ont été l'objet d'une histoire qui a été lue, a suscitée des émotions et nourrit des imaginaires. Et j'ai l'impression qu'il en est de même pour les personnages réels qui ont fait l'objet d'une fresque historique : qui n'a jamais rêvé d'être Gandhi, l'Abbé Pierre ou plus modestement Rosa Parks, simple citoyenne qui a fait se bousculer le droit américain en s'opposant à une injustice.
Leurs histoires sont magnifiques, suscitent des émotions très nobles et puissantes mais ces mêmes émotions qui me transportent, que je vis à travers eux, me font peur quand elles concernent mon quotidien concret. Comment dépasser cette peur du beau donc du risque du pas-beau qui serait signe de l'extravagence de mon imagination ?
J'ai le sentiment que tous ces personnages et ces univers qui ont nourrit mon imaginaire lui ont donné une force trop grande à supporter. Quelque chose qui pourrait être nommé mégalomanie mais je ne crois pas que ce soit le bon mot. Peut-être plutôt de l'espoir, du rêve à coller à la réalité, voilà ce qui pourrait rendre l'affaire dissonante : faire cohabiter rêve et réalité. Et alors ! Certains rêvent de s'en foutre plein les poches et ils y arrivent plutôt bien. Rosa Parks a du rêver mille fois de faire ce qu'elle a fait avant de le faire concrètement.
Alors où trouver le courage de se lancer dans ce vide entre rêve et réalité, histoire de mettre en phase son corps et son esprit. Histoire de...histoire de soi-même.
"Tu ne rêves pas ! Ecris ton livre !" : voilà ce que j'aimerais m'entendre dire. Qu'on ne prenne pas mes rêves pour de la fantaisie. Il ne faut pas rigoler avec ça, ça peut blesser. L'imagination c'est sérieux, très sérieux ! Tellement que je me dis que la vraie politique s'y cache...

Tous les commentaires
Ce que j'adore lire, ce sont comme vous dîtes les récits d' évènements réels.
Bon, c'est exact j'avoue que je n'ai pas d'imagination.
Or, je sais que souvent la réalité dépasse la fiction. Monsieur Perrault qui a tant relaté des faits vrais de la dernière guerre, le disait!
Alors je me suis mise à écrire Ma vie avec différentes visions. donc, mes livres sont dans un tiroir! Mais en écrivant, j'ai évolué. le dernier me parait intéressant!
Conseil vécu: "Ne dîres jamais à un chef, ce que vous pensez, en répliques ou autres. " C'est super dangereux! J'ai osé, et la porte s'est grande ouverte! Je l'ai regretté!!!!!Devant un gouffre deux solutions: vous y sautez à pied joints ou vous le contournez.
Choisissez!
Ou vous construisez un pont. Ou vous n'y allez pas et prenez un autre chemin.
Bonjour pierre strub.
Tout d'abord un aveu : je viens de lire votre billet du fait qu'un certain JCD, connu aussi sous le pseudonyme de silenceontourne, m'a suggéré de venir. Et comme son opinion m'importe...
. Comme quoi, même sur Médiapart, il ne suffit pas d'écrire pour être lu. Car en aucun cas je n'ai "zappé" volontairement votre billet.
Et puis un autre aveu : j'aime bien la sincérité qui se dégage de votre billet.
Et encore un autre aveu : j'ai passé une grande partie de ma vie (j'ai 54 ans) avec Brel, Dali, Prévert et Mozart (entre autres). Bien sûr que j'ai parfois rêvé d'avoir leur faconde ou leur virtuosité. Mais il m'a aussi fallu convenir que si ma vie était moins remplie de talent que la leur, elle n'en était pas moins mienne, et donc à vivre pour ce qu'elle était : différente, moins connue de tous, mais tout à moi si je le voulais. Bref, si je ne suis pas grand-chose (1 sept milliardième de l'humanité) par contre, il n'appartient qu'à moi de dire "Je", et de le défendre.
L'un des écrivains qui m'a le plus marqué est Albert CAMUS. Et l'oeuvre de lui qui m'a le plus profondément impressionné est Caligula. J'ai passé des années à me demander comment il était possible de dire autant de choses avec si peu de mots. Et puis un jour j'ai décidé d'écrire avec mes mots à moi. Sans talent, mais sans honte.
Il est forcément tentant de vivre par procuration des destins déjà écrits, mais n'est-ce pas parce qu'ils sont déjà écrits ?
Victor Hugo disait que "Les mots sont les passants mystèrieux de l'âme". Qu'ils transmettent vos voyages intérieurs et créent un lien avec l"Autre, et la Vraie Vie s'écoule. Les hasards de nos rencontres nous ressemblent, les choix que nous effectuons nous construisent. Je crois que la seule façon de se tromper est de ne rien entreprendre.
Je vous souhaite une excellente soirée.
Nota : je ne suis pas "psy", mais je ne vois aucune forme de mégalomanie en vous. D'ailleurs, je ne connais pas de mégalomane qui doute en public...
Il est forcément tentant de vivre par procuration des destins déjà écrits, mais n'est-ce pas parce qu'ils sont déjà écrits ?
Je ne pensais pas, dans mon billet, à vivre des destins similaires aux héros littéraires mais à avoir certains caractères. Je me dis aussi que d'imaginer un monde au fonctionnement différent (autre organisation sociale, autre mode de vie...) peut être apparenté à de la fiction. Le monde, il est ce qu'il est, on ne le changera pas : voilà ce que j'entends parfois dire. J'entends derrière ça : un autre monde, ça n'existe que dans les films.
Vous me rassurez un peu sur ma mégalomanie. De toute manière je crois en fait que je ne vais pas trop mal car je me suis déjà trouvé à peu près toutes les formes de folies : paranoïa, obsession, maniaco-dépression, autisme, mégalomanie, phobie...
Tant que je navigue sur l'océan de la folie, tout va bien.
Idem (sur l'itinéraire pour arriver jusqu'à vous et pour vous souhaiter une excellente soirée)... Bienvenue à vous, Pierre Strub !
Merci pour les messages de bienvenue, ça rend le blog moins virtuel
C'est ici pour la consultation ? C'est les docteurs Gentry et JCD qui m'envoient. Oh ! mais c'est qu'y'a déjà du monde ! Et même des têtes connues. Ah, ben si on m'avait dit !
Samines dans le déni pur et simple masquant mal un désir de : "je ne suis pas "psy", mais je ne vois aucune forme de mégalomanie". Bon d'accord la phrase est sortie de son contexte et tronquée de surcroît mais faut bien travestir un peu la vérité. Elle est si malléable si on s'y prend bien, après tout.
Et Grain de Sel, aussi à la ramasse que moi : "l'itinéraire pour arriver jusqu'à vous". Pfff!
Et Silence on tourne, le madré en blouse blanche de Sainte-Anne qu'on ne retrouve même pas dans la pièce alors que c'est lui qui nous a convoqués.
Et le docteur Gentry avec ses poutringues en gélules qu'on sait même pas pour quoi c'est faire alors que c'est nous qu'on paye. Pas là, non plus !
Bref ! Le guet-apens quoi. Et je peux vous dire, moi qui vous cause, Pierre Strub, que les cauchemars psychomoteurs ça n'existe pas que dans les livres.
Bienvenue quand même ! Comme dit Grain de Sel.
faut bien travestir un peu la vérité.
Absolument Jonas
.
"La vérité, comme le soleil à son zénith, brûle et écrase. Alors que le mensonge est beau comme un crépuscule qui joue avec les ombres".
Albert CAMUS (La Chute, il me semble).
Ah, pardon, Jonas, moi j'ai été affectée au billet sur les vieux et les fous.
Sais pas pourquoi, d'ailleurs ....
(C'est quoi des poutringues ? Je voudrais pas faire encore mon atrabilaire, tu sais bien que c'est génétique, mais qu'est-ce que tu veux dire exactement par ... "qu'on sait même pas pourquoi c'est faire" ? Hein ? Et pourquoi qu'on te le dirait, d'abord ? En plus, faudrait qu'on vous esplique ce qu'on vous donne ?!?)
Sais pas pourquoi, d'ailleurs ....
Peut-être que c'est çà la Communication : être de bonne rumeur.
Alors, les poutringues chez nous, c'est comme qui dirait les remèdes en France du nord, cong. Enfin ! chez les vieux Français du nord. On appelle ça comme ça parce que c'est plus pratique, cong, que de décoder des trucs qu'on sait même pas les prononcer et que quand on arrive à la fin du nom on se rappelle même pas du début.
Alors on dit poutringues. On te les avale. Et bast, zou ! Parce que si on lit la posologie, les effets indésirabes, la composition et tout, souvent on les prend plus. Ça fait peur, cong ! Alors que poutringue ça reste à notre portée. C'est rustique et rassurant. Nous on est des rustiques qui aiment bien être rassurés et qui font des beaux vieux.
Nous on est des rustiques qui aiment bien être rassurés et qui font des beaux vieux.
Votre futur s'annonce sous les meilleurs hospices, alors. Meilleurs vieux !
Marchi Chamines ! Va falloir que je fache régler mon dentier auchi, avant.
Chez nous, dans l'ouest, on dit des louzous. Ca a un effet entrainant : Zou ! Et bast, Jonas2 vous avez raison, ça passe tout de suite mieux. Pour le lou, je sais pas, peut-être pour virer le lou, le lézard qui nous affecterait.
Au fait, désolé Mr Strub, pour la lourdeur de mon irruption nocturne, mais je rentrais d'une soirée entre ramoneurs lorsque je lus l'alerte de JCD, notre capitaine hirondelles à tous. Je dois vous avouer que j'en revins un peu... noir (normal et pas si étonnant pour un ramoneur rentrant guoguenard) tant elle fut bien arrosée. Et vlan, je me laissais aller à quelque schtroumph délire facile, inspiré par notre schtroumpfette médecin cheftaine Anne Gentry et l'un de ses derniers talentueux billets.
J'espère au moins ne pas vous avoir blessé ou choqué, l'intention n'était que de voler illico, même si aviné, à votre secours, craignant que vous ne fussiez en plein soignant désarroi. Pire, y procédant, je me pensais aussi drôle qu'elle, et là pour le coup, j'admets que c'était folie. La faute peut-être au bonnet que m'a offert ma fille lors de notre récente participation déculpabilisante annuelle au téléthon, il est bleu... schtroumph ! Et depuis, je ne puis m'empêcher de rigoler d'être ainsi déguisé en schtroumph ramoneur. Ah l'inconscient... Il en advint cette irruption maladroite que vous connaissez.
Cordialement.
L'est fou, ce Jonas2! Une blouse blanche, moi? Sainte Anne (gentry), moi? Jamais, nom des dieux!
Cher Pierre, faut les lire avec attention, pas les écouter: c'est rien que des fous qui ne sont pas encaqués, et qui, donc, se permettent tout, ce qui est la moindre des choses...
Pour mémoire, ce sont quand même mes "patients" (sutout les plus impatients) qui m'ont appris la manière de "foliser" de concert, et du coup, de traiter l'ambiance...
JCD
Ah, bé ! Ça y est, v'la qu'le diagnostic est tombé, maintenant. Je suis fou.
Savoir quelle catégorie en revanche là faut que le client paye l'acte du traiteur d'ambiance. Et c'est pas donné. M'enfin !
Dis ! C'est comment Sainte-Anne, JC, rapport aux loisirs et à la déconnade ?
J'te dis que Sainte Anne n'est pas mon truc! OK, j'y fus il y a 25 ans, mais ça doit avoir bien changé; à l'époque, en effet, ça rigolait pas mal. Mais depuis qu'on nous a foutu des lois meurtrières, l'ambiance doit être bien triste.
Ce que dit Pierre, c'est la réalité de tous les jours: avoir à se "taper" quelque chose qui ne ressemble que de loin à un accompagnement et à des soins; de l'"abattage", tout au plus...
Je veux bien qu'en ce moment, il n'y en ait plus que pour le triple A, mais pourtant, pourtant, il faut que l'on vous dise, on déplore un tout petit rien; un incident, une bêtise, la mort de votre jument grise...
Les psys les plus sérieux passent le plus clair de leur temps à rédiger des certificats pour les juges, au motif que les gens hospitalisés le sont de plus en plus sous contrainte, histoire de sécuriser la planète S...zienne...
Et le soin, bordel!
JCD
Je sais tout ça, Silence. Grâce à tes articles notamment. N'oublie pas de rester en colère, surtout.
Y'a pas que la déconnade non plus dans la vie. Oui. Je sais. Dommage !
Et oui! Pierre, c'est un peu le café du commerce, c'est pas une critique, mais c'est un peu comme un tic, ou même une tique... de quoi on causait déjà?
On causait que Ibn-Nanarr il allait recentrer les débats sur le billet de Pierre.
Du tic tac du temps qui passe et de lis tes ratures. De fiction qui permet d'évacuer la réalité, d'un beau marin de papier qui fait toujours rêver les mémés de 62 balais et de la vie qui passe, de colère ravalée mais qui voudrait bien trouver le moyen de s'exprimer pour de vrai....
Perdre la vie en la risquant ? Passer à côté de sa vie en la rêvant ? Vivre sa vie, oui mais comment ?
C'est vrai que l'on sort quelques fois fasciné par un personnage après certaines lectures, et qu'on admire ce qu'il a été capable de faire, et qu'on se désole de ne pouvoir en faire autant.
Mais je pense que c'est à partir de là que tout commence : la réflexion avec soi-même, en prenant le temps qu'il faut; laisser s'y mêler des rêves, de l'humour, des idées qui s'enchaînent... et c'est ainsi qu'on fait marcher son imagination. puis on transforme cette imagination en imagination créatrice, puis en volonté de passage à l'acte. Mais cette imagination, cette création, ce passage à l'acte sont entièrement personnels, reflètent notre être, notre moi, nous même; on a décidé puis agi de nous même, dans notre milieu, dans "notre" monde, et non dans un monde fictif. Le personnage du livre qui a peut-être été à l'origine d'une réflexion, n'est plus du tout présent, on ne peut même pas retracer un lien avec notre action, il n'est qu'un déclancheur parmi tant d'autres.
On lit, on lit, mais c'est le plus souvent inconsciemment que s'opèrent des déclanchements, et ils sont bien là pourtant.
C'est le désir impuissant d'imitation qui nous désole, alors qu'on est capable d'aussi belles actions mais dans son monde à soi, à notre manière, à notre niveau. Il faut que la lecture soit un déclancheur.
Mais je pense que c'est à partir de là que tout commence
C'est vrai ce que vous dites et ça me rassure.
Je ne pensais pas, en écrivant ce billet, que la fiction soit vraiment un frein à l'émancipation mais je n'en étais pas convaincu à 100%, un doute flou régnait : un trou noir dans mon esprit, qui commence à se remplir peut-être. Plutôt qu'un frein ce serait un carburant, et fameux.
Sûr qu'en ce qui me concerne, c'est dans la mise en action que je rencontre des problèmes ; des problèmes tout ce qu'il y a de personnel. Je me le suis déjà dit maintes fois : je suis pataud dans le concret.
"je suis pataud dans le concret."
Et vous croyez être le seul ? Si on connaissait le mode d'emploi de nos vie, on serait un peu plus à l'aise et balèze. Mais y a pas d'auteur pour écrire nos répliques et nous expliquer le scénario : est-ce vraiment dommage ?
Pataud dans le concret....Jolie formule.
Pourquoi cette mulitude incroyable d'univers fictifs ne trouve-t-elle pas son équivalent dans la vie réelle, ou plus précisément dans le banal quotidien ?
Bonjour Pierre, ne vous êtes pas dit que ça pouvait y être, bien caché ? Je crois que tout est dans le réel, mais que trop souvent on n'écoute pas, on ne regarde pas, y compris soi même.
Les mondes imaginaires donnés par l'art peuvent aussi bien encourager le repli rêveur sur soi (et qui peut ensuite se réouvrir), que l'élan vers le monde, son, concret d'humain, d'herbes, d'eau et de boue.
Les oeuvres qui font effet de "rencontre" stimulent toujours le désir, non ?
Bonsoir,
je suis venu ici sur les admonestations d'un certain jcd et ma foi, je m'y retrouve en bonne compagnie. Alors bienvenue Pierre et vive l'imagination.
Amitiés,
Lucile
Qu'on ne prenne pas mes rêves pour de la fantaisie. Il ne faut pas rigoler avec ça, ça peut blesser.
Un rêve n'est pas fait pour se réaliser.
Il est là pour rendre la vie à elle-même.
Quand on cesse de rêver sa vie, on vit un rêve...
Mais on ne l'a jamais eu.
La réalité dépasse la fiction.