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Bio, pesticides et OGM.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?


L’agriculture intensive a rempli son premier et vital contrat : nourrir les terriens. Bravo. Mais parfois au prix d'excès d'artifices.

L’idée bio a apporté un nouvel alinéa au contrat : "ce serait bien si on pouvait nourrir sept ou même neuf milliards de terriens, sans dégâts collatéraux". L’idée était bonne. Malheureusement, elle s’est laissé corrompre par l’intégrisme en devenant : "plus aucun engrais ni pesticide de synthèse" – l’objectif de nourrir toute l’humanité ayant disparu au passage.

Il est peut-être possible de réunir le meilleur de ces deux mondes – nourrir l’humanité, tout en n’utilisant que des techniques durables. En reprenant certaines techniques bio, essentiellement le retour aux rotations de culture, apportant ainsi plus de variété dans les champs et dans les assiettes, et réduisant naturellement les besoins en engrais et pesticides. Il s’agit d’alterner le blé avec des légumineuses capables de synthétiser des matières azotées ; ce qui nous ferait retrouver le souvenir et la saveur de plantes telles que lupin, luzerne, féverole ou autres pois chiches, fèves, lentilles, haricots… Mais en conservant la possibilité raisonnée de recourir aux engrais et pesticides de synthèse – au juste moment, en juste quantité – et en utilisant au mieux de nouvelles variétés. Ce meilleur des deux mondes existera peut-être un jour, mais pour l’instant ce n’est qu’un rêve, c'est encore un sujet de recherche, les affamés de la terre d'aujourd'hui n'en seront pas rassasiés. Si ce meilleur des mondes existe, on le trouvera sans doute entre les extrêmes, quelque part entre la chimie à outrance et le dogmatisme anti-chimie. Par exemple, le Grenelle de l’environnement a coupé la chimie en deux en demandant de réduire de moitié l'utilisation des pesticides d’ici à 2018.

Mais, est-ce possible ?

Une étude pilotée par l'INRA s'est penchée sur la question :

« Une baisse de l'ordre du tiers de l'utilisation des pesticides par rapport à 2006 serait atteignable avec des changements significatifs de pratiques, […] mais une baisse de production de 6% serait observée [en grandes cultures]. […]

« Une réduction de moitié de l’utilisation des pesticides supposerait une nouvelle conception des systèmes de production, avec des effets significatifs sur le niveau de production et les marges ; elle supposerait également des modifications au niveau des filières et des marchés, et des changements profonds s’inscrivant dans la durée. Par exemple, en grandes cultures, cet objectif supposerait d'allonger les rotations et donc d'introduire de nouvelles cultures dans les assolements : le développement de ces cultures de diversification qui sont, à l’heure actuelle, mal valorisées, nécessiterait une adaptation des filières. » (Ecophyto R&D – Quelles voies pour réduire l'usage des pesticides ? – Janvier 2010)

En résumé :

- Oui, c'est possible ; on peut réduire de moitié l'utilisation des pesticides ; impossible n'est pas français, surtout pas rue de Grenelle. Mais ce serait ni simple ni sans douleur. Il faudrait un changement de système de production – ce qui est peut-être faisable. Mais il faudrait aussi que des milliards de consommateurs changent leurs habitudes alimentaires pour absorber les nouvelles cultures dans les assolements – c'est beaucoup moins faisable : il ne s'agit plus d'attendre que les autres agissent, il faudrait, nous-même, mettre la main à la pâte. On a déjà bien vérifié la répugnance des hommes à mettre la main à la pâte et à changer leurs habitudes alimentaires...

- Oui, c'est possible ; mais il y aurait baisse de production Ce n'est pas le meilleur moyen d'affronter le défi alimentaire sur la planète.

Ce travail de l’Inra soulève une autre remarque :

- Le but est de tenter de réduire l’usage des pesticides.

- Il est acquis - voir par exemple  cet autre billet sur ce blog "La paille dans l’œil de l’OGM" - que les OGM résistants à un insecte permettent de réduire l’usage d'une catégorie de pesticides, les insecticides. A priori, c’est donc un des élément éventuel de la solution.

- Pourtant, cette possibilité n’est pas envisagée dans le travail de l’INRA. Explication des rédacteurs du rapport : « L'objectif étant d'identifier des stratégies de protection des cultures applicables dès à présent par les agriculteurs, les solutions proposées n'intègrent pas l’utilisation, entre autres, de variétés génétiquement modifiées. »

Les variétés génétiquement modifiées ne seraient pas applicables dès à présent pas les agriculteurs ? ! Alors que les surfaces cultivées en OGM dans le monde sont de 160 millions d’hectares, correspondant à environ cinq fois la superficie totale cultivée en France ? !

Faut-il conclure que le Lobby anti-OGM a fauché non seulement les OGM, mais également toute velléité de recherche dans le domaine ?

 

D'autres infos sur
Écologie, la grande illusion - http://ecologie-illusion.fr/

et
http://ecologieillusion.blogspot.fr/

 

Tous les commentaires

01/01/2013, 21:34 | Par Gavroche.

Vous vous relayez, avec Yann Kindo pour faire passer la propagande de l'AFIS ?

01/01/2013, 23:41 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de Gavroche. le 01/01/2013 à 21:34

Une étude de l'INRA serait de la propagande? 

Vous pourriez développer votre idée? 

Pierre Yves

02/01/2013, 00:51 | Par TakuanSoho

Propagande ! Les rendements des culture sans pesticides sont au moins aussi bons que ceux des cultures gavées de chimie, et même souvent meilleurs ! Il suffit de passer la frontiére allemande pour avoir des milliers d'exploitations qui vivent très bien en bio. La notion de reduire par deux est juste un "faux nez" pour continuer à vendre les produits commercialisés par la FNSEA (bizarre, vous avez dit bizarre ?). L'agricuture intensive nourrit tellement bien la planète qu'un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes. La durée de vie des OGM est de plus en plus réduites, la nature s'adapte à vitesse grtand V à toutes les "pseudos innovations" de Monsanto et consort, allez demander l'avis des agriculteurs américains (nord et sud) qui voit les champs "roudup ready" envahit par l'amarante par exemple. Quand au fauchage, c'est la seule defense à l'heure actuel pour éviter la prolifération intempestive des modifications génétiques des OGM par migration du pollen. Le but de l'industrie étant de contaminer toute la biosphère locale pour que tout les produits devenant de facto OGM, ils puissent continuer leurs sordides commerces !

02/01/2013, 10:00 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de TakuanSoho le 02/01/2013 à 00:51

Vous parlez de propagande, comme le précédent intervenant. Seriez-vous incapables de fournir des sources, des chiffres, pour qu'il ne vous reste plus que cette pauvre accusation ?

En ce qui concerne les rendements du bio, cherchez sur Internet vous trouverez confirmation du déficit moyen des rendements en bio. Par exemple :

« L'AB qui renonce par principe à tous les intrants chimiques de synthèse, ne conserve que quelques pesticides extraits de plantes (ce qui ne garantit pas leur innocuité) et des substances minérales (cuivre et soufre, comme fongicides, dont l'accumulation dans les sols pose problème). L'existence de l'AB prouve qu'une production est possible dans ces conditions, mais qu'elle est délicate à mettre au point, notamment pour les cultures pérennes. L'AB obtient des rendements moyens peu élevés (36 q/ha en blé), mais qui peuvent aussi être très honorables (proches de 70 q/ha en blé, par exemple), alors qu'ils sont aussi limités par le non-emploi d'engrais de synthèse. »

( Pesticides, agriculture et environnement – Réduire l’utilisation des pesticides et en limiter les impacts environnementaux – Expertise scientifique collective – INRA, Cemagref" – rapport réalisé à la demande du Ministère de l'agriculture et de la pêche (MAP), et du Ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD) – décembre 2005 – www.inra.fr/content/download/5471/53335/file/pesticides-synthese.pdf )

 

En ce qui concerne les OGM, je vous recommande de lire cet autre billet sur mon blog "Les OGM tuent. Propagande et désinformation."

Vous y verrez que la surface cultivée en OGM croît chaque année. Si les OGM présentent autant de difficultés que vous le prétendez, faut-il en conclure que tous ces agriculteurs qui s'y lancent sont tous des cons ?

Pierre Yves

02/01/2013, 10:50 | Par Gavroche.

Les auteurs de cette fameuse étude, Gérard Pascal et Léon Guéguen, chercheurs à l'INRA, sont tous deux membres de l'AFIS, un hasard, sans doute... L'AFIS, dont le président est ce bon Louis-Marie Houdebine, le gars qui s'amuse à fabriquer des lapins fluo ...

Vous avez dit conflits d'intérêt ?

Ils sont aussi membres de l’Institut français pour la nutrition, sponsorisé par Nestlé et Danone...

Lien

Enfin, si l’INRA est à l’origine un organisme dépendant de l’Etat, 80% ses budgets proviennent de fonds privés, généralement de l’industrie agroalimentaire. Donc, oui, c'est bel et bien de la propagande, et vous le savez parfaitement...

02/01/2013, 11:16 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de Gavroche. le 02/01/2013 à 10:50

L'INRA serait donc un repaire de dangereux comploteurs qui font rien que dire des mensonges.

Ces gens sont des salauds, des incompétents, des criminels, des gens sans morale ? (rayer la ou les mentions inutiles)

Ce serait bien de développer votre idée.

Toutes les mesures que ces gens publient ont toutes été bidonnées ? Et les assistant, ceux qui ont fait ces mesures sur le terrain, acceptent tous sans broncher que leurs mesures soient falsifiées ? Ils acceptent tous, terrorisés par quelle menace ? Et tous les autres chercheurs du domaine, en France ou ailleurs, n'ont rien remarqué, n'ont pas remarqué la fraude ? Ou alors, peut-être que tous les chercheurs du monde entier sont tous de mèche pour nous tromper et nous empoisonner ?

Ce serait bien de développer votre idée.

Pierre Yves

02/01/2013, 12:20 | Par Gavroche. en réponse au commentaire de Pierre Yves Morvan le 02/01/2013 à 11:16

Cher Monsieur Morvan,

Je savais que j'allais recevoir à la face l'accusation de complotisme. Elle est tellement facile. Je remarque que c'est d'ailleurs votre seul "argument".

"Ces gens", comme vous dites, sont tout bêtement intéressés : on les voit mal mordre la main qui les nourrit.

Lorsque les chercheurs seront vraiment indépendants, on en reparlera...

Mais vous-même, M. Morvan, vous faites quoi, dans la vraie vie, vu que j'aime bien savoir à qui je m'adresse...

 

 

02/01/2013, 14:52 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de Gavroche. le 02/01/2013 à 12:20

J'ai déjà eu affaire à des cerveaux fantastiques comme le vôtre. Je sais qu'il n'y a malheureusement rien à faire.

Vous attaquez par des accusations de propagande.

Je vous demande de préciser votre idée ; y aurait-il complot de propagandistes ?

Et vous répondez en jouant la vierge effarouchée !

Ce qui vous évite de répondre aux question précises que je posais. Comment se fait-il qu'aucun des autres chercheurs dans le domaine n'ait détecté que les chiffres avaient été bidonnés ? Sont-ils tous pourris ?

Vous avez en outre le culot de dire que c'est mon seul argument...

Alors que dès le début je cite des études faites par des chercheurs.

Vous contestez ces études, non en contestant les chiffres, seulement en attaquant les personnes, sans aucune preuve évidemment. Ayez donc le courage de vos fantasmes, le courage d'écrire clairement ce que vous laissez entendre, à savoir que Gérard Pascal et Léon Guéguen sont des gens sans moralité, qui font passer leurs intérêts matériels avant le soucis de la recherche et de leur réputation de chercheur. Ajoutez donc, c'est le corollaire, qu'ils sont capables de nous mentir, au point de mettre la planète et nos vies en danger, seulement pour de l'argent.

Pierre Yves

02/01/2013, 11:30 | Par TakuanSoho en réponse au commentaire de Gavroche. le 02/01/2013 à 10:50

Merci d'avoir repondu pour moi :-). Il faut effectivement toujours vérifier l'origine des chiffres ! Autre question à laquelle le système productiviste évite également de répondre : Pourquoi 70% des cultures sont-elles destinées à nourrir le bétail avec une perte en de 80% de la nourriture résultante (8 à 10 protéines végétales pour une animale) ? Diminuons la consomation de viande simplement de 50% et même si les rendements agricoles decendent de 30 ou 40% (ce qui est faux car la perte réelle en bio se situe plutôt autour de 10%), nous auront encore largement assez pour nourrir une population de 10 milliards d'habitants ! Mais ici aussi, sujet tabou, il ne faut surtout pas s'attaquer au lobby mondial de la viande industrielle !

02/01/2013, 15:17 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de TakuanSoho le 02/01/2013 à 11:30

La consommation de viande... c'est un sujet important... mais hors sujet. Pourquoi ne pas parler aussi de l'orientation des pyramides Mayas ?

J'en parle plus longuement dans mon livre ( de la consommation de viande).

02/01/2013, 21:04 | Par profil_inactif_311456

 "Il est acquis - voir par exemple  cet autre billet sur ce blog "La paille dans l’œil de l’OGM" - que les OGM résistants à un insecte permettent de réduire l’usage d'une catégorie de pesticides, les insecticides. A priori, c’est donc un des élément éventuel de la solution."

Non, ce n'est pas acquis du tout !

Faire croire que l’utilisation des OGM ferait baisser celle des pesticides est une escroquerie intellectuelle, largement diffusée par les fabriquants de ces semences.

Par exemple l’étude de Yanhui et de l’institut chinois des plantes, publiée en 2010 dans Science (28 May 2010: 1151-1154.Published on line 13 May 2010 [DOI :10.1126/science.1187881]) a montré qu’au contraire, ces OGM en éliminant un parasite, favorisait la multiplication d’un autre parasite plus néfaste, obligeant les agriculteurs à répandre encore plus de pesticides.

02/01/2013, 23:51 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de profil_inactif_311456 le 02/01/2013 à 21:04

Vous citez un article de Science que je vous conseille de lire, ce que manifestement vous n'avez pas fait. Il dit clairement ce qui est bien connu maintenant, à savoir qu'on utilise moins de pesticides sur les cultures OGM Bt. :

« The adoption of Bt crops increases yield and causes vast reductions in insecticide use (1–5) ».

Il dit également clairement ce qui est également bien connu, qu'une conséquence en est que la biodiversité est plus grande dans ces culture OGM Bt. Des insectes non visés par la protéine Bt peuvent se développer : « their population increases are related to drops in insecticide use in this crop ».

Ces insectes non visés peuvent être des parasites mineurs, aussi bien que des insectes utiles (pollinisateurs ou prédateurs de nuisibles). Bref, c'est la vie.

 Outre l'article que vous citez, je vous rappelle :

 « La communauté scientifique s’accorde pour dire que l’utilisation de cultures transgéniques Bt résistantes aux insectes contribue à réduire le volume et la fréquence de l’utilisation d’insecticides sur les cultures de maïs, de coton et de soja (CIUS). Ce résultat a été particulièrement significatif pour la culture du coton en Afrique du Sud, en Australie, en Chine, aux États-Unis et au Mexique » (FAO - LA SITUATION MONDIALE DE L'ALIMENTATION ET DE L'AGRICULTURE -  2003-2004)

  Jean-Baptiste Bergé, Directeur de Recherches INRA honoraire et Agnès Ricroch, Maître de Conférences AgroParisTech, résument :

« Dans notre base de données bibliographiques entre 2000 et février 2008, sont recensées 695 références portant sur l’impact des cultures transgéniques sur les quantités de pesticides utilisées.Toutes ces publications indiquent que les plantes génétiquement modifiées résistantes aux insectes permettent d’économiser les traitements effectués contre les insectes cibles des transprotéines. » (Analyse de l’avis sur la dissémination du MON810 sur le territoire français du comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés – souligné dans le texte)

 Pierre Yves

03/01/2013, 01:03 | Par profil_inactif_311456 en réponse au commentaire de Pierre Yves Morvan le 02/01/2013 à 23:51

Les conclusions de l'étude (durée 10 ans) sur le coton transgénique, que j'ai citée sont très claires. Si la noctuelle a bien disparu, cela a favorisé la pullulation d'une miridae dans les champs de coton et aussi dans les autres autour. Il a donc fallu augmenter les doses des autres pesticides. Ce n'est pas une phrase cité hors de son contexte qui changera ces conclusions.   

De plus la communauté scientifique n'est pas aussi catégorique que vous le dites sur l'utilisation des cultures transgéniques. Il y a heureusement des scientifiques qui regardent un peu plus loin que leur nez et qui ne sont pas aux ordres de quelques firmes internationales pressées de s'approprier le vivant.

03/01/2013, 08:00 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de profil_inactif_311456 le 03/01/2013 à 01:03

« Les conclusions de l'étude sont très claires. » dites vous. Pourtant, même très claires, vous n'y avez rien compris, ni à mon précédant message. Oui, il y a plus de biodiversité dans les champs de coton Bt. Pour la simple raison qu'on utilise moins de pesticides dans ces cultures. Une des dernières phrases du rapport :

« This study confirms reports of a landscape-level emergence of nontarget pests with the adoption of Bt crops resulting from reductions in insecticide applications. » 

Lisez et relisez donc l'étude !

Il faut quand même continuer à utiliser des pesticides, pour lutter contre les ravageurs mineurs qui ne sont pas visés par la protéine Bt. Mais la réduction globale d'utilisation des pesticides est confirmée par la majorité des études. Ce qui épargne les insectes utiles.

Et cessez cet autre fantasme : l'immense majorité des scientifiques n'est pas aux ordres de quelques firmes internationales.

Pierre Yves

04/01/2013, 10:19 | Par profil_inactif_311456 en réponse au commentaire de Pierre Yves Morvan le 03/01/2013 à 08:00

Manifestement nos méthodes d'évaluation des études scientifiques sont opposées. Mes compétences comme vous le soulignez " vous n'y avez rien compris" sont certainement en cause.Sourire

Concernant mon fantasme je n'accuse pas la majorité des scientifiques d'être  aux ordres de quelques firmes internationales, seulement la majorité de ceux qui valident l'innocuité des OGM.

Monsanto la firme qui a mis le Roundup cancérigène sur le marché, jouit d’une grande influence aux US à la Maison Blanche et en UE. Elle est à l’origine de nombreux financements pour la recherche dans la sphère scientifique. Plusieurs équipes scientifiques qui ont osé publier des résultats qui ne plaisent pas à Monsanto ont vu leurs financements disparaitre.

Alors oui, j’ai un doute extrême sur la véracité des résultats des études "monsantiennes" dont en plus, il est impossible d'avoir le détail.

Aujourd’hui Monsanto veut interdire l’affichage OGM sur les produits qui en contiennent et dépense des millions de dollars pour cela. Pourquoi ?

 

04/01/2013, 15:30 | Par Pierre Yves Morvan en réponse au commentaire de profil_inactif_311456 le 04/01/2013 à 10:19

Vous essayez d'enfumer les lecteurs : il ne s'agit pas de « méthodes d'évaluation des études scientifiques opposées », il s'agit tout simplement de savoir lire ce qui est écrit noir sur blanc. Encore faut-il, pour lire correctement, d'enlever les lunettes réalisées avec ce fameux alliage 'dogmatisme-préjugé'. 

Relisez donc l'article sans vos lunettes.

Dans la foulée, je vous conseille de lire la dernier étude du même chercheur, Yanhui Lu, dont voici un compte rendu :

 « Une étude montre que le coton OGM Bt favorise la régulation biologique

L'Institut national de la recherche agronomique, Inra, de Sophia-Antipolis a mis en évidence l'impact positif de la culture à grande échelle du coton OGM Bt sur un service environnemental : la régulation biologique des agresseurs des cultures. Une étude réalisée en collaboration avec des chercheurs chinois de l'Académie des sciences agronomiques de Chine à Beijing et parue dans la revue Nature le 13 juin [2012].

Le coton OGM Bt, résistant à la noctuelle Helicoverpa armigera, évite une utilisation accrue d'insecticides. Ainsi, les chercheurs ont mis en évidence le lien entre l'implantation de coton Bt, sur une période de 20 ans, et la réduction concomitante de l'utilisation d'insecticides chimiques, avec un développement des populations d'auxiliaires des cultures.

En retour, une diminution des populations d'insectes ravageurs, non ciblés par le Bt, a été observée sur ces cultures.

Ce service écosystémique pourrait aussi avoir des effets bénéfiques sur des cultures avoisinantes, non transgéniques, car la présence de coton Bt dans le paysage induit une hausse des prédateurs dans d'autres cultures, par exemple sur soja et maïs. »

 Je reformule le sens de tous ces résultats concordants :

  • On utilise moins d'insecticides sur les cultures OGM Bt.

  • Ce qui favorise évidemment le développement de tous types d'insectes, ceux qui ne sont pas visés par la protéine Bt. Comme dans la vraie vie sans insecticides.

  • Parmi ces insectes qui peuvent ainsi se développer, il y a des insectes utiles, des auxiliaires des cultures, c'est-à-dire des insectes non nuisibles qui bouffent des insectes nuisibles. Ca profite à tout le monde, y compris aux éventuelles cultures bio du voisinage s'il y en a.

  • Parmi ces insectes qui peuvent ainsi se développer, il y a aussi des insectes nuisibles, qui autrefois étaient tous occis par les pulvérisations répétées d'insecticides. Selon le degré d'attaque, il faut donc encore employer des insecticides pour ces ravageurs mineurs, pour ces seconds couteaux. Mais globalement, tout compris, on utilise moins d'insecticide sur les cultures OGM.

 D'ailleurs, réfléchissez : pourquoi y aurait-il plus d'insectes nuisibles dans un champ de coton OGM Bt si on continuait à l'arroser d'insecticides comme sur le coton non Bt ?

 Je crois que vous êtes victime, plus ou moins consentante, d'une désinformation qui parcourt le Net et que vous propagez :

- Des désinformateurs clament que les cultures OGM conduisent à augmenter l'utilisation de 'pesticides'. 

- Ils ont raison.

Ils ont raison parce qu'ils mettent dans le même sac les OGM résistant à un herbicide et les OGM résistants à un insecticide.

- Il est vrai que les OGM résistants à un herbicide (qui est un pesticide) conduisent naturellement les agriculteurs à avoir la main lourde sur les herbicides. 'Allons-y gaiement, mes cultures y sont insensibles'.

- Mais avec les OGM Bt pourquoi dépenser inutilement de l'argent en insecticides, (qui sont des pesticides) puisque l'OGM se défend tout seul du ravageur principal ?

Il y a peut-être augmentation des pesticides, mais il y a certainement diminution des insecticides.

 Enlevez vos lunettes, ce sera plus clair.

 

Sans commentaire sur vos élucubrations sur le grand méchant comploteur.

Le lobby le plus puissant, c'est le lobby militant, qui a pris possession de tous les médias et qui nous désinforme tous les jours. Vous êtes un exemple de ses victimes.

 Pierre Yves

04/01/2013, 22:35 | Par profil_inactif_311456 en réponse au commentaire de Pierre Yves Morvan le 04/01/2013 à 15:30

Merci pour cet échange presque cordial. A une prochaine fois. 

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