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Commis de banque
Il y eut la "politique de la canonnière", ainsi nommée du fait que les créanciers allaient faire quelques ravages sur les côtes des États, pour les contraindre à payer leurs dettes.
Voici donc inaugurée la "politique de la banqueroute" .
Le chantage, et ceux qui le manient, sont restés les mêmes ...
Ne dites-plus, alors, "homme d'État" mais commis de la banque, un métier très en vogue, et qui rapporte, semble-t-il, en ce qu'il autorise d'arrogance : "convoquer" des premiers ministres d'un État "souverain" (en quoi ? on se le demande), les faire poireauter dans l'antichambre , leur dresser des ultimatum ...
Il est vrai, à la décharge de ces petits marquis - dont les gesticulations doivent retenir toute notre attention et mobiliser toutes nos inquiétudes -, qu'à défaut d'ainsi "parler de haut", il leur faudrait répondre eux-mêmes aux convocations de leurs vrais maîtres, laquais qu'ils restent, en dépit de leurs airs de s'adresser aux "gouverneurs" de leurs province.
Chefs d'État, donc, les voici, mais d'un État très particulier, qui n'aura eu d'histoire, non celle des peuples qui, par leurs soumissions, leurs souffrances, leurs luttes et leurs joies partagées, l'auront édifié, que sortie toute armée de la tête des banquiers, tel un artefact, un produit dérivé planifié dans quelque bureau de prospective financière et destiné à leur rapporter : l'État de l'Euroland, comme ils disent, en analogie avec un certain parc d'attraction de la monnaie des pauvres, où la hiérarchie se mesure au poids de l'or que l'on est susceptible de faire gagner à la banque qui vous emploie.
Il est vrai que la Grèce, de ce point de vue, n'a que ses îles à faire valoir, et c'est donc pour profiter de leur valeur mise en images qu'il faut des petits maîtres en la matière, de bons petits soldats entreprenants, capables de gérer l'entreprise en tous points selon les intérêts bien compris du capital et de sa croissance, puisqu'il n'est, de fait, question QUE DE CELA, sous ce chantage si habilement mis en scène.
http://www.rue89.com/2011/11/03/merkozy-vs-papandreou-leurope-des-maitres-et-des-esclaves-226174


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Faire poireauter un chef de gouvernement dans l'anti-chambre est un signe d'autorité de ceux qui se passeraient des dites Chambres !
Bien vu !
Tellement vrai !
c'est agréable de rencontrer des yeux ouverts!
C'est bien aimable de votre part, et vous me faites beaucoup d'honneur de me prêter des vertus que je n'ai, comme la plupart des animaux, je pense, qu'à éclipses : mes yeux sont parfois fermés, et, je ne sais pas pourquoi - puisque je dois parler de moi, me voici bien timide -, je me mets alors à rêver. Étrange, non ?
La plupart du temps, néanmoins, je cligne des yeux ; aux confins du désert, ceux-ci doivent s'adapter à la lumière fulgurante.
Bien à vous
Encore très bien vu.! Vos mots sont des images Pim