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May

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Complaisance

L’affaire semble entendue, sans autre forme de procès, et avec l’aval que semblent lui donner les peuples, du fait de leur incompréhension et/ou lassitude d’être sans cesse malmenés, bernés, en dépit de leur “indignation”  : l’Europe semble donc pouvoir être réduite à n’être plus qu’une colonie, parmi d’autres, de la planète anglo-américaine ; ses peuples peuvent être à nouveau divisés, mis en concurrence jusqu’à les faire se dresser les uns contre les autres, ce qui sera, en effet, la meilleure manière de réduire l’Europe, impérieuse et conquérante, à n’être plus à la hauteur des enjeux de cette "modernité" dont elle a prétendu porter le flambeau, sans être jamais à même de l’accomplir dans ses derniers développements.

Et la voici aujourd’hui, manifestement en tous points, littéralement dépassée par ce qu’elle aura engendré : une division du travail à l’échelle mondiale dont elle ne peut continuer prétendre garder la maîtrise que par les armes, tentant maladroitement, ici ou là, de retrouver sa splendeur passée par les méthodes qui furent toujours les siennes et lui conférèrent cette surprenante domination planétaire : le pillage et la rapine, le feu et le sang, les armes, toujours,, prétendant continuer de porter hors de ses frontières une guerre néo-coloniale - à la source de sa puissance - mais, désormais, comme de manière parodique, dans la défense, la protection et le repli sur soi, et non plus dans la conquête de marchés, qu’elle a déjà partout perdus face à des pays qui auront échappé à son emprise, et en quelque sorte, dépassé le maître : États-unis, Japon, Chine, Inde, Brésil, ....

L’état dans lequel se retrouvera l’Europe, à l’issue de cette manipulation, dénommée "crise" - et qui n’est jamais rien d’autre qu’une manifestation, une de plus, de l’avidité de ces sacro-saints marchés qu’elle a appris à vénérer et à faire vénérer par les peuples mêmes -, n’aura jamais été que son œuvre pleine et entière, ou, plus exactement, l’œuvre des ses classes dirigeantes, lesquelles prèfèrent manifestement baisser pavillon et se vassaliser à tout jamais plutôt que d’avoir à affronter leurs responsabilités face aux peuples européens qu’elles ont déjà largement pillés.

 

C’est donc la complaisance qui règne en leurs rangs,  ... comme il est des billets de complaisance, que ce soit en matière de recherche scientifique - d’orientations prises, des objets de recherche comme des méthodes -, comme en matière énergétique ou bancaire, c’est-à-dire de financement de politiques de complaisance.

 

 

Jugeons-en plutôt, au fil d’une “actualité” toujours plus révélatrice d’une faillite et d’une incompétence de toute la représentation politique, dont se targue tant l’Europe comme son produit de luxe même, au point qu’elle prétend en faire un modèle exportable !....

 

1 - Quelques courageux journalistes seraient allés nous dénicher des nouvelles pour le moins alarmantes ces derniers jours, selon lesquelles, un taux de radioactivité anormalement élevé se serait déclaré en France, sans que l'on puisse en déterminer l'origine de façon assurée.

Alors même que la nouvelle ne semblait pas faire plus que cela l'émotion de la presse - plus attablée, il est vrai, au grand banquet de la complaisance politico-mercantile -, certains en vinrent à s'aviser de remonter la piste, si l'on peut dire, suivant à la trace le nuage clandestin, jusqu'en ses terres ... de Hongrie, nous apprirent -ils.

Ces Hongrois, décidément ! Toujours aussi facétieux, toujours prêts à expatrier ce qu'ils produisent, mais - vieille résurgence de leur expérience de la glaciation, sans doute - toujours en catimini, sous le manteau en quelque sorte, et comme de façon honteuse.

Non pas qu'il y ait lieu, en la circonstance, de se vanter de la chose, mais on observera, alors, que des années passées sous une chape de plomb - ou quelques chenilles de métal, comme on voudra -, développe quelque exubérance coupable, quelque volonté de se répandre, de se "produire" sur la scène. Et l'on en, tirera, tel La Fontaine de ses sources, quelque morale sans doute bonne à répliquer.

Moins élégamment que notre maître de la fable, on aura donc appris de cette édifiante histoire que c'est aux peuples épris de liberté qu'il convient de subir l'expérience de la soumission, quand les peuples soumis seront, dans le même temps, érigés en parangons de vertu, pouvant bien, alors - le devant même -, librement exprimer tous leurs miasmes.  

 

2 - Jugeons, par exemple, à l’aune de ce qui se passe aujourd'hui en Europe, à commencer par l'expérience grecque

Ce peuple, dont on dit qu'il fut l'expérience même de la démocratie, commença d'entrer dans le concert européen "moderne", celui de la "réconciliation" - du bas nylon et de la pâte à mâcher -, par l'expérience de quelques balles bien senties, du plomb dans l'aile, puisqu'il fallut bien lui apprendre la "vraie démocratie", alors qu'il se faisait des idées d'avoir résisté au joug nazi. C'est alors qu'il put servir de vitrine complaisante de cette "réconciliation" aux touristes anglais, français, allemands, ..., de cette Europe du Nord, dont on se plaira à considérer que les vainqueurs sont vite oublieux de leurs griefs sur le dos des vrais vaincus.

Qui a gagné la dernière guerre ?  Certainement pas la démocratie. 

 

C'est pourquoi, alors que l'Europe entre enfin dans sa phase décisive - sa phase de vérité -, dans laquelle, sans plus de dissimulation, désormais, - comme la preuve même qu'il n'y aurait, en effet, plus rien à craindre - est craché à la face des peuples ébahis - qui n'en peuvent, mais ,... - QUI  RÈGNE vraiment -, c'est par la Grèce, ce berceau de la démocratie, de la "vieille Europe", donc, et pour tout dire, de la civilisation européenne et de sa culture, s'il en fut, que tout commence.

Et, alors même que, croyant bien faire en un tel paysage, un homme d'État grec, socialiste, dit-on, s'avisa de consulter le peuple pour lui faire avaler l'amère cigüe, on ne négligea pas de lui désigner la sortie, ouvertement, pour bien signifier au peuple qu'il n'était plus question qu'il s'exprimât de quelque façon.

 

En façon d'ouverture de cette gouvernance européenne, tant phantasmée par la présente domination qu'elle en aura forcé la mise en place par une "crise" spectaculaire - telles ces chenilles russes écrasant les insurgés de Budapest à la faveur de la prétendue "déstalinisation", ou, 12 ans plus tard, ceux de Prague, pour maintenir, coûte que coûte, la domination -, "on" aura placé à la tête de la BCE un Italien rompu aux tractations bancaires de Goldman Sacks - "Goldman pille" - (1), avec la complaisance des prétendus “États” européens.

 

En Italie - jusqu'alors à l'abri de la tourmente derrière "le frère numéro 1?816 de la loge antirépublicaine et putschiste P2, (...) devenu le chef du gouvernement d’un pays européen majeur" (2), à la faveur des années de stratégie de la tension - un autre de ces "techniciens", commis de banque dociles (3), remplace donc le petit personnel, le renouvelle, en quelque sorte, pour, dit-on, "rassurer les marchés", c'est-à-dire, plus exactement, récompenser les efforts des agences de notation étatsuniennes ; lesquelles auront fourni leurs bons offices à qui de droit - et continuent de le faire en toute impunité, avec la complaisance d'États prétendument pieds et poings liés -, pour bien signifier que plus rien, en effet, ne se trouve dans les mains des États, et donc, a fortiori, on l'aura compris - puisque c'est, décidément, ce qu'il FAUT comprendre -, dans celles des peuples qu'ils sont censés protéger.

 

La guerre est là, qui doit sauver le monde, c'est-à-dire le mode de production qui l'organise, c'est-à-dire la (les) patries de ce mode de production.

Il n'y a guère de doute à ce sujet : quand la terrible dette grecque de 340 Md$ - à qui, et depuis quand, sous quelle décision, prise par qui ? - émeut la planète entière - qui s'en voit devoir frissonner et pourquoi pas même, éternuer  ? -, on aura pris soin de pudiquement détourner le regard de ce que “la dette américaine a dépassé le 16 novembre 2011  le seuil symbolique des 15 000 milliards de dollars (...) sans conséquences majeures à court terme pour le pays alors que l'Europe est, elle, la cible des marchés”.(4)

L'heure n'est plus aux sentiments. Et comme chaque fois qu'il y a la guerre - dit-on -, elle est désormais à l'urgence, et aux techniciens, à la technè, requérant spécialistes, méthodes, secrets de fabrication et ... généraux. Bref ! des gens sérieux, qui n'ont rien à apprendre des peuples et surtout n'ont pas à en être "dérangés"(5).

C'est donc là la première dimension de lasoumission: l'effet spectacle, organisant la sidération et s'imposant comme la nécessité incontournable ("There is no alternative") pour un monde de robots bien huilés, tel qu'il est désormais devenu la norme (6), que dis-je, le souhait des peuples marchant à leur pas cadencé, vers leurs Molochs partout dressés sur leurs routes, désormais.

 

 

Pour cela, en effet, l'Allemagne paraît, en tous points, un bon modèle, et c'est bien ce modèle, qui fut, dès l'origine de cette Europe de la "réconciliation", envisagé parce que le plus souhaitable par le vrai maître de ce monde - sans autre direction que celle de l'argent à se faire -, sans plus de désir ( si ! si! !) que celle de le bien servir, volontairement, afin d'en récolter tous les fruits, d'en "profiter", disent-ils, ces esclaves aux yeux vitreux, simples émanations des écrans qu'ils ne cessent plus de contempler comme leur unique réalité.

Tirant parti autant des conditions iniques faites à l’Allemagne à l’issue de la Grande guerre, que de l’assaut prolérarien spartakiste, le capitalisme avait déjà su exploiter le militarisme allemand,  en lançant ses hordes de chiens de guerre à l'assaut du prolétariat - sur sa défaite, déjà. 

Ce capitalisme, toujours mondialisé - en dépit de ce que prétendent certains qui veulent se tromper de cible en n'évoquant que son mode d'existence, la dite mondialisation,, et non son être même -, toujours le même, en dépit de ses figures - commercial, industriel, financier, libéral, keyneisien, stalino-bureaucratique, stalino-libéral, ... - ne se se transforme que dans l'approfondissement toujours plus certain de son abstraction, toujours plus matérielle, concrète, qui ne retient plus de la vie que le fil d'araignée par lequel les hommes, ses servants, doivent désormais le rejoindre en sa toile (7).

 

Telle est la toile de fond, celle d'un système de production de plus en plus embarrassé par les simagrées de la prétendue démocratie, laquelle, bien évidemment, n'aura jamais existé, sinon comme illusion.

Du fait de l’assoupissement du prolétariat - de sa défaite -,  et parce quecet assoupissement ne saurait durer - en ces temps où le voile se déchire sur les sordides réalités de l'église en vogue et de ses minarets atomiques, de ses osties au pétrole et autres pesticides -, il était temps de le frapper, à nouveau, un grand coup : après que d'avoir "libéré" l'Europe orientale du méchant communisme, il convenait, pour le moins, de libérer l'Europe, enfin, de ses illusions démocratiques.

C'est de la misère que naît la richesse, c'est-à-dire la puissance. C'est dans la dépendance que naît la soumission.

 

La dette-symbole même de la dépendance -, voilà la clé de la mise au pas de l'impérieuse, de la prétentieuse Europe - de ses peuples qui furent un temps, il est vrai, épris de vérité, de science, de poésie, de liberté en un mot - pour un redressement généralisé - botswanisation, glaciation,  sibérisation, comme l’on se plaira à le nommer -, à la faveur d'une nouvelle guerre civile, dont on concocte la sauce dans les culs-de-basse-fosse de la haute cuisine, y apportant tous les ingrédients.

 

C'est ainsi qu’au furieux démocrate grec, on aura substitué un Papadémos, "petit père du peuple", lequel, par souci démocratique, n’en doutons pas, se sera empressé de faire entrer l’extrême-droite fascisante au gouvernement, 40 ans après les colonels ...

Ne fallait-il pas au moins çela ...  "Il sera l'un des acteurs du passage de la drachme à l'euro, avant de devenir vice président de la Banque centrale européenne, de 2002 à 2010." "(...) le favori des milieux d'affaires, des banquiers et des partenaires internationaux." (Le Monde.fr)

 

Nous voici donc enfin en terrain découvert.C’est en ces heures sombres que se découvre le gibier de potence, tout à son innocente certitude que plus rien ne saurait lui arriver, puisqu’il a déjà si totalement triomphé ... 

 

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NOTES, SOURCES & LIENS

 

 (1) Mario Draghi, Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005. 

 

(2) - http://www.bakchich.info/Berlusconi-ciao-Mafia,13157.html

 

(3) Mario Monti, devient, en 2005, consultant pour Goldman Sachs

"A New York, la naissance du gouvernement Monti sera fêtée avec un très coûteux champagne, surtout chez Goldman Sachs, (...), dont Mario Monti est international advisor, c’est-à-dire consultant. Ce groupe bancaire est spécialisé dans les dérivés, outils financiers dont la valeur est fondée sur celle d’autres biens, parmi lesquels les matières premières agricoles.  Mécanismes spéculatifs qui d’une part ont permis de réaliser d’énormes profits, et de l’autre ont provoqué l’augmentation des prix internationaux des céréales et donc de la faim dans le monde, en condamnant à mort plus d’un milliard de personnes.

 

Goldman Sachs a été aussi un des principaux auteurs de l’arnaque internationale des crédits subprime, concédés aux Usa à des personnes économiquement peu fiables. (...). De tout cela sont aussi remerciés les consultants (parmi lesquels Monti) de Goldman Sachs, qui a spéculé jusque sur les interventions massives, faites par les gouvernements avec de l’argent public, pour le « sauvetage » des grandes banques qui avaient provoqué la crise.(...).

Après avoir contribué à provoquer la crise financière, qui depuis les Etats-Unis a aussi investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne. (...). La même technique que celle utilisée avec la crise des crédits : tandis qu’elle présentait publiquement les « saucisses financières » comme des investissements de fiabilité maximale, la banque conseillait secrètement à ses plus gros clients de s’en défaire au plus tôt."

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27875 

 

(4)http://www.rfi.fr/ameriques/20111123-crise-dettes-souveraines-le-paradoxe-americain

N'oublions pas non plus, bien qu'à ce propostout soit encore à découvrir et/ou à dévoiler, la mise à l'écart - soudaine autant que brutale - avec toute la mise en scène requise pour qu'il cesse d'apparaître à tout jamais comme quelqu'un de crédible, voire même d'audible, du directeur de FMI en fonction - pour son remplacement par une avocate d’affaires des milieux bancaires étatsuniens - alors même qu'il s'agissait de dissimuler l'ampleur des difficultés étatsuniennes et d'envisager, conséquemment, comment les reporter sur l'Europe.

 

(5) - On sait aujourd'hui, dix ans après leurs forfaits, que la guerre  qu'ils ont commanditée, et qui a dû faire près d'un million de victimes civiles - un peu plus donc que les six mille prétendues victimes de Kadhafi à Benghazi qui aura déclenché les vertueuses foudres de l'OTAN -, que M. Bush et Blair - lequel est encore “l’envoyé spécial” du Quartet pour le Proche-Orient, lequel ne se sera guère ému de l'opération "Plomb durci", sans en appeler à l'OTAN pour massacre à huis clos de civils - ces deux beaux messieurs, donc, sont descriminels de guerre.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAB20111123&articleId=27826 

 

(6) - Aujourd’hui, ainsi qu’en rend compte Arte dans l’émission X:enius, le controle de la pensée, sa manipulation, à des fins médicales, dit-on, est à l’œuvre.

A-t-on le droit de manipuler les autres ? “ demande la présentatrice ?

Le prétexte ? comme toujours : l’idée serait d’aider au déplacement des malades hémiplégiques. “Aider !...”  Pour sûr !

Mais, s’interrogent les auteurs du document, si la chose venait à tomber en de mauvaises mains  et n’était plus utilisée à des fins médicales ? 

Voilà qui est bien naïvement énoncé quand  il s’agit rien de moins que defaire en sorte que les ordinateurs deviennent humains et que nous devenions des ordinateurs, c’est-à-dire contrôlables, la machine contrôlant nons seulement nos gestes, mais devinant jusqu'à nos intentions, du moins est-ce là la finalité énoncée d'un œil glacial par celui-là même qui la conduit, en Allemagne, avec l'argent public des contribuables, lesquels diront un jour, encore, la bouche en cœur : "On ne savait pas !". Mais que savons-nous du sort que l'on nous fait, à force de se complaire, en effet, à faire confiance aux "spécialistes" de notre aliénation ?

Les scientifiques sont conscients que leurs recherches présntent certains risques. ... enfin ce n’est pas pourtout de suite” ... Nous voici rassurés !.

http://videos.arte.tv/fr/videos/x_enius-4267518.html

 

(7) - Même la mesure du temps, dont on pouvait supposer qu'elle était l'abstraction même dans son ancienne forme, a trouvé plus abstraite qu'elle, puisqu'il faut, décidément que le temps de la vie humaine se soumette, devienne celui des machines : le temps universel de Greenwich, qui était encore relié à la mesure de la rotation terrestre, va passer, désormais, à celui des horloges atomiques, sur lequel se cale toute mesure sérieuse - c'est-à-dire productive - du temps, : GPS, ... - au grand dam des Britanniques, qui y voient là, à raison, sans doute, une nouvelle croupière taillée à leur domination planétaire.Bien fait ! ... 

Tous les commentaires

J'ai vu la même émission.

Les Occidentaux ont du souci à se faire : personna non grata sur le reste de la planète tant ils se sont partout répandus avec la grossièreté d'une troupe de soudards. Beurk !

Ce qui me "console" (hum !) parfois de mon "européanité", c'est que la chose ne nous est pas spécifique, même si nous l'avons pratiquée plus qu'abondamment sur les cinq continents.

 

"Une sale espèce" ! Faut-il donc en conclure, et comme une sorte de verrue sur cette planète ?

C'est aussi la réflexion que je me suis faite, qui a le culot, de surcroît, de se prendre pour le centre du monde ... comme sa trouille de ce monde - qu'elle ne cesse donc de détruire, quand elle ne le réduit pas en esclavage -, son abyssale stupidité, le lui dictent.

 

Comme vous semblez le laisser entendre, me viennent plus que souvent des doutes sur la capacité de l'espèce humaine à devenir intelligente, capable de relations avec le monde dans lequel elle vit, et non plus seulement à se laisser aller au mépris - qu'elle ne cesse de traduire comme son être même, en elle, hors d'elle - et cela avant que la désertification qu'elle organise partout ne soit à même de le lui faire comprendre - par la force des choses, mais un peu tard, comme dirait la Fontaine du lapin de la fable.

Une note de non-espoir, pour bien engager la journée qui s'annonce splendide : dans Berlin envahi par les troupes soviétiques, et alors qu'il n'y avait plus d'issue, les snippers de l'armée en déroute de la fureur nazie, continuaient, sans défaillir, de marquer de chacune de leurs dernières balles que la connerie est d'abord un culte de la mort : "Jusqu'à la mort", en écho au "Viva la muerte !" des Franquistes.

Comme vous savez bien écrire Pim tous ce que je n'arrive pas à dire !l'espèce humaine est toujours en guerre. Si elle ne fait pas gaffe,il en sera ainsi

jusqu'à ce qu'elle n'ait plus rien à bouffer ou bien qu'elle se face sauter avec, le fleuron de sa science, le nucléaire .En plus vous avez raison notre espèce a un méchant instinct d'autodestruction "Viva la muerte !" monstrueux.

Je pense cependant qu'il y a sur ce sujet là, une différence entre la femme et l'homme qu'en pensez vous Pim ? L'homme a tendance naturellement a être un guerrier, dû sans doute à sont instinct de protection. La femme fabrique la vie et la nourrit... Je ne suis pas du tout MLF, rassurez-vous, j'ai conscience que c'est terrain glissant , mais il mérite réflexion.

Dans l'inconscient collectif la femme vient de la cote de l'homme . Ne serait ce pas le plus gros handicap de notre société . Peut être aussi la raison pour laquelle on marche sur une seule patte et que l'on va droit au mur.

La femme justement dans un but d'émancipation essaye d’imiter l'homme...

 

 

Il est de formes de la guerre dont l'objet est précisément de dissimuler qu'elles ressortent du registre de la guerre. Au hasard : le renseignement, la séduction, le turbin, la vie quotidienne, ....

Vous-même, dans la formulation de votre question, ne pouvez guère vous empêcher de lever un lièvre dont vous vous excusez presque, celui de la guerre des sexes, en le signalant comme "terrain glissant".

De cette guerre des sexes, certain(e)s prétendent, faire un fondamental de l'espèce humaine, comme un affrontement d'identités ancrées dans le biologique, pour les un(e)s, dans le culturel, c'est-à-dire l'apprentissage de rôles sociaux, pour les autres. Sur ce point, la confusion règne en maître, personne ne semblant bien à même de décider ce qui ressort de l'un ou l'autre des registres, biologique ou culturel, puisque si domination il y a, les deux semblent appeler à jouer un rôle.

 

Vous évoquez un "inconscient collectif". Je ne sais pas trop ce qu'il pourrait bien vouloir dire. Une idéologie dominante, peut-être, laquelle ferait, en effet, référence à une certaine "côte" du bœuf, pour signifier qu'il n'y a rien à faire : la pente est du mauvais coté ...

Vous me dites alors que l'"on ne marche que sur une seule patte" ... Laquelle ?

La guerre est de conquête, de territoire, de forces nouvelles à domestiquer ... Tout cela ressort de la domination, et, conséquemment, de sa face "féminine", dont on n'évoque toujours assez peu la présence, comme s'il fallait dissimuler, surtout, qu'elle reste, le plus souvent le motif (caché) de la conquête, que les hommes font, certes, mais, quand l'homme est à la parade ... les femmes applaudissent.

Les femmes "essaye(nt) d’imiter l'homme...", et vous dites : "dans un but d'émancipation". Cela mériterait discussion.

Oui, nous savons tous cela...

Il existe un dysfonctionnement chez l'être humain, unique en son genre puisqu'il scie la branche sur laquelle il est assis, inexorablement, de façon compulsive. Ce que je voudrais approfondir est plus subtil. Il ne s agit pas de savoir quel sexe est mieux que l'autre en vérité. Mais il est des fais absurdes. La femme n'a le droit de vote que depuis peu et dans l'inconscient collectif judéo-chrétien, elle reste depuis 2000 ans la descendante de la côte de l'homme. De plus, aujourd'hui, avec la crise, c'est elle qui souffre avec ses enfants de précarité.

Depuis la nuit des temps son rôle est de fabriquer et nourrir la vie pendant que l'homme chasse, protège et donc s'occupe du territoire. Pour ce faire il ne peut qu'exercer le pouvoir. La femme est présente et active à sa manière bien entendu et quand l'homme est à la parade ... les femmes applaudissent. Ok, mes propos sont caricaturaux et très schématiques, j'en ai parfaitement conscience mais c'est dans le but d'approfondir les choses. Depuis qu'elle cherche à s'imposer (à la place d'émanciper) dans un but démocratique vis à vis des affaires de la société, du travail, des responsabilités. Je pense qu'elle lutte en essayant d'imiter l'homme. Cela se voit sur son corps qui à tendance à effacer, pour ne pas dire annuler, ses formes à s'en rendre malade. Ce qui pose un problème de santé chez les jeunes et les mannequins. L'habit aussi va dans ce sens alors que celui de l'homme n'a pas trop changé. C'est une tactique très humaine en fin de compte. Il y a des tas d'exemples entre ceux qui abusent de leur pouvoir et les opprimés. C'est le moyen rapide de sortir de sa condition pour atteindre celle de l'autre plus enviable.

Mon questionnement est là. Est-ce que la femme n'a pas fait fausse route ou plus justement ayant gagné son indépendance, sa liberté d'expression, est-ce qu'il ne serait pas temps qu'elle affirme ses propres atouts, non pas la séduction qu'elle a, à mon avis toujours gardé et usé, mais son coté mère nourricière et matrice de vie. Dans ce sens nous pourrions ne plus marcher sur une seule patte, la patte de l'homme bien entendu . Quand on voit ce monstre de Tatcher on ne peut pas se satisfaire de cette vision de la représentation féminine et combien d'autres dans le même cas aujourd'hui. Ne pourrions-nous pas avoir plus de femmes au pouvoir pour s'occuper de l'organisation de notre société commune ? Ce qui déjà serait aller dans un mouvement d'équilibre. Cependant il nous faudrait de vraies femmes afin qu'elles s'occupent de la vie. Le néolibéralisme ne m’apparaît pas être issu de cerveaux féminins.

 

Pour parer aux émeutiers de Londres, M. Cameron, représentant du néo-libéralisme, aura su mobiliser la presse : Le journal Daily Mirror publie ce matin en première page la photo d’une mère qui a dénoncé sa fille de 18 ans à la police. Elle lance un appel aux parents de casseurs : « dénoncez votre enfant, ça fait mal mais c’est ce qu’il faut faire ».

 

 

Pour répondre à la question que vous m’avez initialement posée, me demandant ce que je pensais d'un nouvel équilibre homme-femme à l'intérieur du même monde, je vous réponds qu'il n’y a pas, selon moi, plus d’essence de l’homme que de féminité qui précéderaient ce que les hommes et les femmes réels font des conditions qui leur sont données à affronter et à vivre.

 

Quand le capital, ce rapport social, s'impose à nous comme le travail mort s'imposant au travail vivant par l'entremise d'une valeur dont le voici mystérieusement affublé, c'est le vivant, ce sont les humains qui se voient d'autant rabroués, "dévalorisés", ramenés au rang de choses auxquelles on peut bien alors attribuer tous les maux.

 

C’est dans la critique des conditions qui leur sont faites que les humains feront LEUR histoire, laquelle doit d’abord satisfaire ce qu’ils auront décidé de plein gré, non en se revendiquant d’identités factices qui les opposent, en effet, leur assignant des rôles figés, lesquels sont les résultats transitoires d'un processus évolutif, celui de la division du travail, aujourd'hui aux mains d'une classe possédante.

C'est précisément parce que les conditions changent que les hommes sont amenés à se faire une autre idée des rôles prétendûment immuables qui sont les leurs, et de leurs rapports.

 

 

 

 

Je vous remercie, Pim pour vos réflexions sur le sujet. Intéressantes comme d'habitudes . Je ne vous cache pas que je les préfère aux autres. Celles-ci sont plus posées . Les dernières auxquelles je n'aurai su répondre peut être, me semblaient crier des souffrances qu'en aucun cas je ne voulais ni réveiller,ni aborder. Je réfléchissais simplement sur le sujet. Je me demandais par exemple de quel cerveaux ont germé les rêves d'Ulysse et de Médée.

garder-du-recul 

Garder-du-recul

Prendre du recul revient à s'affranchir, afin de ne pas se laisser absorber, avaler, par la tourmente des détails qui paraissent s'opposer sans cesse et ne plus offrir de direction discernable.

C'est là un acte posé délibérément, de ce fait même, privilège de ceux qui VEULENT poser cet acte, et s'en donnent les moyens, s'ils ne les ont pas déjà par quelque héritage. De tous temps, cet acte là - prendre de la distance par rapport au donné -, fut le fait des voyageurs et, d'une manière plus générale, de tous ceux qui entendaient passer les barrières des apparences, des traditions et des préjugés qu'elles fondaient ou qui les fondaient, des rebelles, donc, par rapport à l'ordre établi.

Ulysse - en grec ancien Ὀδυσσεύς / en latin Odusseús (Source wikipédia) - est de ceux-là, affrontant l'exposition au monde, la traversée de l'aliénation - du devenir-autre -, du sortir de soi pour revenir en son être-devenu ; celui qui rapporte son odyssée est un cerveau de son temps ; en dépit de son ampleur de vue, il n'accorde à la femme que la place qui est la sienne, au foyer, gardienne du fil de la tradition, de sa trame, tout contre la toile, que pourtant elle prend sur elle de défaire, contre ce qui la lie à sa consdition, ce qui est la mise en évidence d'une maîtrise, la sienne ...

... comme elle est celle de l'araignée, quand l'insecte ne peut que virevolter tant qu'il ne tombe pas dans ses filets !....

 

À caresser les mythes, la glissade n'est pas loin !

 

L'histoire a de l'importance, sans doute, mais c'est le présent qui l'éclaire. Et je ne vous suis guère quand vous semblez vouloir, à l'inverse, motiver mes propos qui vous indisposent par de vieilles "blessures" qui me seraient propres ; la psychologie a cette vertu, très "féminine", de permettre d'envelopper toute responsabilité jusqu'à la réduire à l'insignifiance d'une histoire individuelle, fut-elle universelle.

Vos thèses sur le sexe des cerveaux n'ont rien "réveillé" de mon passé, autant que je le sache, mais d'un présent douloureux, celui qu'à ma connaissance, chaque humain doit affronter, celui de la séparation d'avec son monde, celui d'en être réduit à considérer son humanité, sa totalité, réduite à n'être plus que les diverses facettes de son aliénation exposées à l'encan, pour mieux la vendre, autant que disperser toute conscience possible de cette aliénation.

 

Vous me direz, peut-être, "Oui, nous savons tous cela...".

Vous me permettrez de n'en rien croire, si ce n'est à valider un malentendu profond, celui qui situerait, entre autre, la sempiternelle lamentation de la dite gauche sur les manifestations de la misère sans jamais nommer la misère pour ce qu'elle est, en une critique "intelligemment constructive".

Mais, si cela se trouvait être vraiment le cas, il serait alors d'autant plus grave que le sachant tous, nous ne trouvions pas le moyen d'y remédier, car, alors, à quoi donc peuvent bien servir nos "savoirs" quand notre réalité est si pitoyable, dans la solitude et l'impuissance, ne laissant plus apparaître d'elle que sa forme, la "valeur", celle que l'on accole, désormais, pour les "échanger", à chacun de nos gestes, de nos mots, comme par la magie d’une robe de bure descendue du ciel, flattant notre “intérêt” selon lequel n’est humain que ce dont on peut tirer profit.

 

Voici un article mis ici en lien, illustrant ce propos, en matière scientifique en l'occurrence, mais la chose peut être aisément extrapolée, avec toutes les conséquences induites.

http://blog.mondediplo.net/2011-12-09-De-tres-mechantes-bestioles-en-laboratoire

 

 

 

 

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