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La France qui part

Depardieur par ci, Depardieu par là... Le cas Depardieu s'arrête-t-il vraiment à sa seule personne ? Non. C'est un phénomène bien plus important dont on ne parle pas.

N'est-ce pas un moyen de détourner l'attention de l'essentiel en se focalisant sur un comportement individuel, que l'on aborde comme des pitreries de saltimbanques ?

Depardieu part-il vraiment que pour l'argent seulement ?

Non.

Il exprime aussi clairement une lassitude, comme les milliers de Français, qui partent eux aussi, chaque année. Et dont on ne parle que très rarement.

La nouvelle émigration francaise

50% des expatriés ne s'inscrivent pas dans les registres des consulats.

Plusieurs millions de Français sont partis, pas seulement pour des raisons financières, mais pour un ras-le-bol, une mentalité politico-administrative qui ne leur plaît pas, qui ne répond pas au minimum d'exigence morale publique.

La pusillanimité et l'obséquiosité des discours, faisant prévaloir les égoïsmes sur la devise républicaine, sont aussi désespérantes que la crise. Le hiatus entre la théorie républicaine et la réalité cause des départs qui s'expliquent donc autant en termes de démocratie, de bien-être, que d'économie.

La fracture économique, puis la fracture sociale ne sont en fait que des paravents à une fracture morale. La conscience de cette fracture fit le succès des meetings de Jean-Luc Mélenchon.

La souffrance au travail est devenue une méthode de management généralisée. Elle témoigne de l'importance en France du mépris de l'humain.

Ceux qui le peuvent s'en vont. D'autres se suicident (Infosuicide, OMS) ou se retrouvent avec des béquilles chimiques, domaines où la France est en pointe.

Il est réducteur de réduire les motivations à l'argent seulement.

Les gens fuient aussi pour pour plus de liberté, un besoin de respirer un air plus frais. Depardieu n'a peut-être pas choisi la meilleure destination. Mais il avait sûrement besoin de changer d'air.

L'émigration française, pourtant significative puisque onze députés et douze sénateurs représentent les Français de l'étranger, est étrangement ignorée.

Les études portent sur l'immigration essentiellement. Très rares sont celles qui portent sur l'émigration.

L'INED ne connaît pas la question. Le mot "émigration" est inconnu du lexique de son site.

L'importance prêtée à l'acteur réduit donc le sujet et élude les motivations et l'importance réelles d'un mouvement qui dépasse largement un artiste et des personnes aisées.

La France connaît une émigration et l'actualité se focalise sur un grain de sable du sablier, une molécule d'eau de la baignoire.

On ignore l'essentiel. C'est comme pour la crise, où le discours se focalise sur les travailleurs modestes qui coûteraient encore trop cher aux patrons. Ces discours promeuvent la régression sociale au mépris des droits de l'homme.

Comment de tels raisonnements ne donnent-ils pas envie de partir, de fuir ?

Hasta la vista.

Tous les commentaires

08/01/2013, 17:39 | Par Mithra-Nomadeblues_

Billet bien pessimiste. Oui, c'est vrai qu'on ne parle pas de ceux qui partent. Mais est-ce mieux ailleurs ? A quoi est dûe cette perte du goût de vivre ? La France a-t-elle perdu ses odeurs ? 

Fleurs d'un printemps à venir et si beaux clochers de France, pour redonner un peu de lumière et d'odeur et de vivant...

 

    

 

08/01/2013, 18:13 | Par POJ en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 08/01/2013 à 17:39

Il y a certainement autant de raisons à partir qu'il y a de gens qui partent.

L'inquiétant est qu'on n'en parle pas.

Pourquoi ?

Parce que cela gène et témoigne d'un malaise profond et étendu.

On préfère donc disqualifier tout le monde en se focalisant sur les frasques d'un saltimbanque, dont on préfère ignorer les blessures, et se moquer que lui en ne retenant que ses excès.

Une manière de persuader les Français que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

08/01/2013, 18:49 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de POJ le 08/01/2013 à 18:13

Oui, c'est vrai, vous avez raison, il y a une réalité dont on ne veut pas parler. Sans doute parce que cela fait trop mal. ...La France moisie ?

"Ce n’est pas sa souveraineté nationale que la France moisie a perdue, mais sa souveraineté spirituelle."   

Mais à vous écouter, il faudrait donc tous partir ou se suicider.

Alors moi je dis quand même, qu'il ne faut pas "vouloir mourir ensemble".

-----------------

PS : Ce que vous dites de Gérard Depardieu est juste, et merci pour cette si belle chanson d'Aznavour...

08/01/2013, 21:06 | Par POJ en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 08/01/2013 à 18:49

Je n'appelle pas à partir et encore moins à se suicider mais à chercher et réfélchir aux causes du malaise qui font que des gens souffrent, soient mécontents, au point de faire de la France un pays d'émigration - dont on ne parle pas - un pays où les gens se suicident en nombre - dont on parle peu - un pays où des centaines de milliers de gens souffrent psychologiquement - dont on ne parle jamais.

J'invite à réfléchir aux causes en partant d'effets objectifs inquiétants qui ne soulèvent pas beaucoup l'intérêt des mass média.

08/01/2013, 22:30 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de POJ le 08/01/2013 à 21:06

Désolée d'avoir employé des mots excessifs en effet, mais s'il est nécessaire de dire la vérité de la France d'aujourd'hui qui souffre (mais moi je vois au contraire qu'on ne parle que de cela dans les médias, des suicides et de toute cette souffrance humaine - et autour de moi tout le monde en parle), il faut aussi reconnaître qu'un certain ton de mélancolie n'arrange rien. C'est cela que j'ai voulu dire. Mais parler de cette réalité que vous dénoncez, dans le but de changer ensemble les choses, oui.

 

09/01/2013, 10:47 | Par langue-rouge en réponse au commentaire de POJ le 08/01/2013 à 21:06

@POJ

Déjà il faudrait arrêter de dire que la France est un pays d'émigration. Elle ne l'est pas et ne l'a jamais été. Le fait que des français quittent la France ça a toujours existé que la France soit en crise ou non. Et il n'y a pas de pays qui ne connaissent pas ce phénomène. Ce qui fait un pays d'émigration ce n'est pas que quelques nationaux le quittent mais qu'il y ait un mouvement massif. C'est le cas en Espagne, en Grèce, cela a été le cas en Italie, c'est le cas en Irlande mais pas en France.

Contrairement aux fantasmes qu'une certaine droite fait courrir sur cette question de l'émigration, il n'y a pas de volonté de cacher les chiffres. Une recherche rapide sur internet m'a fait tomber sur ça (http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/cs120x.pdf) qui montre toute la difficulté d'estimer le nombre de français émigrés.

Cette question est tellement politisée et vous n'êtes pas le dernier à le faire que toute tentative de mesurer ce phénomène est biaisée par la volonté presque fanatique de certains de faire coller la réalité à leurs impressions.

Oui, la France est en crise et cette crise n'est pas qu'économique, elle est sociale, politique, culturelle presqu'identitaire. Il est possible selon certains chiffres que certains diplômés quittent plus que d'autres la France (mais il faudrait vérifier) mais rien ne permet de mesurer actuellement une accélération brutale des chiffres d'émigration traditionnellement bas en France. Qu'il y ait une augmentation, oui probablement comme dans toutes les périodes de crise mais souvent compensé par des retours en périodes de croissance. Mais les français restent par rapport aux anglais et aux allemands étonnemment casaniers. 

Quant aux chiffres sur le suicide, je crois que vous faites là aussi étalage de vos représentations plutôt que d'un soucis de comprendre et d'analyser le réel. Lisez ce que j'ai trouvé (http://www.universalis.fr/encyclopedie/suicide/2-sociologie-et-clinique/ ). Difficile d'extrapoler sur la base des chiffres données et d'autres chiffres trouvés ailleurs mlontrent qu'il n'y a pas d'augmentation du taux de suicide en France.

Je crois qu'il faut vraiment éviter d'extrapoler sur la base d'un ressenti personnel tout à fait respectable qui est le votre mais qui doit pour pouvoir être généralisé s'appuyer sur autrte chose que des ressentis, des micro-trottoirs, des extraits d'articles ou des buzz médiatiques.

Il y a peut-être un problème mais rien dans votre texte ne permet de le cerner.

09/01/2013, 12:10 | Par POJ en réponse au commentaire de langue-rouge le 09/01/2013 à 10:47

@ Langue rouge

Vous ne m'avez pas bien lu ni compris.

Je ne tiens pas une réflexion quantitative mais qualitative : Pourquoi les gens partent ?

Je ne réduis pas la question aux seuls "expatriés". L'émigration prend en compte ceux qui ne reviennent pas et changent de nationalité. Ces personnes ne sont pas comptabilisée par l'Insee. La France les ignore. C'est expliqué p.1 col.2 dans le document de l'Insee que vous recommandez.

Cette étude - se référant à l'ouvrage de Monsieur Bernard Gentil intitulé : "La population française immatriculée est en forte hausse" - confirme la difficulté à chiffrer les émigrés français et que la population émigrée, en terme d'emploi, ressemble à la population française.

Sur le suicide, et les psychotropes, les liens dans le billet chiffrent le phénomène qui place la France parmi les premiers pays du monde : " D'autres se suicident (Infosuicide, OMS) ou se retrouvent avec des béquilles chimiques, domaines où la France est en pointe. " Il faut se réjouir que ce taux, déjà élevé, n'augmente pas ; malgré l'indifférence des pouvoirs publics.

Votre lien sur l'encyclopédie universalis est inaccessible aux personnes non abonnées, à la différence des liens de l'OMS, qui ne sont ni des micro trottoirs, des ressentis, des extraits d'articles ou des buzzs médiatiques, mais les résultats de l'Agence des Nations-Unies chargée de la santé.

Il y a forcément un problème si les inscriptions sur les listes consulaires sont  " en forte hausse ", selon l'INSEE. Mais votre commentaire n'apporte rien sur les motivations au départ.

08/01/2013, 20:20 | Par Eric Simon

Entièrement d'accord. Parfois ce qui importe ce n'est pas ce que l'on va trouver, c'est simplement de partir. Personnellement, je suis dégoûté de cette république, belle et juste sur le papier, mais tellement pourrie et corrompue, à tous les étages, dans toutes les classes sociales (oui toutes, comme disait Balavoine, il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête), dans toutes les représentations de la société civiles. Le malheur de ce pays, c'est la généralisation et l'acceptation de la corruption (pire quelques fois de l'autocorruption) comme modèle de progrès, comme unique voie de réussite, le tout insuflé incidieusement depuis quelques décennies, notamment par l'implantation de certains politiques appuyés par des systèmes mafieux. Ai-je envie de rester dans un pays alors que le système politique (droite et gauche confondu) continue de fermer les yeux sur un système  à la base de la dette publique et qui consiste à emprunter avec intérêts aux banquiers alors que nous pourrions le faire sans intérêts à notre banque centrale ...? Ai-je envie de vivre dans un pays qui me matraque de PV, qui augmente le prix de ma bière à grands coups de taxes, ai-je envie de vivre dans un pays où l'on sent un consensus politique à ne rien changer, à protéger une caste qui se joue des lois. Nombre de mes amis me questionnent sur mon attrait pour la Reine d'Angleterre étant moi même un ancien délégué syndical CGT, fils de rupin emprisonné et blanchisseur de l'Opus déi, petit fils de patron dont les salariés, 22 ans après sa retraite sont venus salués me témoignant de son grand humanisme. (Un patron comme il n'y en a plus beaucoup je pense).

Et bien c'est simple, je préfère encore ce système où les valeurs morales ne sont pas (moins) bafoués, où un député est emprisonné pour avoir détourné 38000 € de biens indus, alors que en France lorsque l'on "embête" un ministre de la république pour 12 000 € de cigares celui-ci nous dit "mais où en sommes nous" ... que 400 000 000 d'euros sont donnés à l'encontre du cours de la justice par un politicien à un truand repris de justice, et j'en passe, mais le pire, qui parfois me donne envie de partir, c'est de voir la réaction des français, des "veaux" comme disait de Gaulle, et cette acceptation, et cette "confortable ignorance" dans laquelle tous semblent se vautrer avec délice après le Bigdil!

Oui, je préfèrerai payer une liste civile, pour un monarque qui ne vendra pas son pays au plus offrant, comme il semble être le cas chez nous, avec un Sarkosy qui nous réintroduit dans l'Otan (oui c'est un antagonisme effectivement que de vouloir aller en angleterre alors). Voilà le genre de chose qui me pousserait, comme vous le dites en parlant de Depardieu, à changer d'air ... ou à prendre les armes parfois ...! Ai-je plus de respect pour les tricheurs en cols blancs ou pour les gens du voyage qui refusent ce système pourris. Pourrais-je comprendre Robin des bois, Jacques Mesrine ... (sans les meurtres). Je ne suis pas dans la même ligne que ceux qui partent, riches à dizaines de millions tellement ils leur en bavent par la peau, et qui justifient leur départ à cause des impôts. Brièvement je parlerais de mon expérience humaine et des travers de l'humain que j'ai expérimentés depuis nombre d'années, la bassesse, la couardise, la trahison intéressée, qu'elle passe à travers des gens à "position" ou bien par de simples quidam, les forces de l'ordre ou les bandits, les politiques ... Même si j'ai rencontré aussi des gens formidables avec des valeurs qui ne s'envolent pas devant l'adversité, ils ne dépassent pas les chiffres de l'Intelligence Service après la guerre qui donnait à environ 2 à 5% le nombre de résistants en France. Je me rappelle aussi cette phrase d'un ami anglais qui dit que les français sont comme leur emblême, le coq, ils chantent quand ils ont les pieds dans la merde!

Alors pour un ancien délégué CGT, l'on pourrait se dire que le royaume-uni n'est pas forcément le paradis du droit du travail, certes. Mais, pour y avoir travaillé, j'y ai vu une réelle reconnaissance du travail produit, que l'on ait des diplômes ou non, des efforts fournis et des résultats en retour. Le rapport à l'argent est autre aussi, certainement dû à une approche plus protestante que catholique certainement. En France, souvent lorsque l'on travaille dur, l'on est exploité, comme un bon cheval, en angleterre, on est reconnu, c'est en tout cas mon sentiment. Une médiapartienne parlait un jour de l'humanisme rhénan, que je ne connaissais pas. J'y reconnu mon grand père alsacien. Comme le disait Eva Joly, la France se Berlusconise, et je m'y sens de plus en plus impuissant, de plus en plus seul à défendre des valeurs dont tout le monde se fout, et que finalement tout le monde dérange, dans leur pleutrerie. Un résistant avant l'heure ... Sûrement! J'étais résistant déjà à 18 ans quand j'ai fui la France pour Londres, pourchassé par l'invisible Opus déi, suffisamment puissante pour le faire interner de force sans qu'aucune procédure légale n'ait été respectée, impliquant à l'époque, les services du procureur, le président du TGI, la police et la gendarmerie (puisqu'il avait fallu m'attraper) l'administration hospitalière. Heureusement qu'une "nurse" s'était penchée sur mon dossier et avait vu les irrégularités. Elle me conseilla de faire une sortie en référé, ce que je fis. La veille de l'audition, je fus vu en quatimini par la "justice" qui m'avait enfermé et fus "relaché" sur le champs évitant l'examen du dossier le lendemain. J'ai fui à Londres, sans le sou, sans job, sans connaître personne, sans logis. Depuis 22 ans la situation a empiré en France, ces réseaux là fendant le pays comme du beurre ... à l'image de sa population, de sa classe politique corrompue, pire je dirais même depuis quelques années, participative ... Et malgré tout cela, je me sens de la défendre cette cette France, même pour parfois les idiots qui l'habitent (je sui peut-être aussi le con d'un autre ...) Je pourrais continuer longtemps, mais je ne vais pas polluer ce fil POJ, vous qui avez si bien résumé ce mal-être qui parcours nombre d'entre nous, patrons, ouvriers, fonctionnaires ou du privé, conscients des problèmes de cette société, problèmes qui ne se résument pourtant pas, il est vrai, à une frontière. (Seuls les imbéciles sont heureux, ou comme le dit la bible je crois, n'étant pas religieux pour un sou, "heureux les simples d'esprits, le royaume des cieux leur appartient" bref soit con et tais toi, on gère hahaha! 

08/01/2013, 21:07 | Par POJ en réponse au commentaire de Eric Simon le 08/01/2013 à 20:20

Il n'y a pas de classe de bourgeois, il y a des bourgeois dans chanque classe.

12/01/2013, 20:42 | Par Eric Simon en réponse au commentaire de POJ le 08/01/2013 à 21:07

tellement vrai!

09/01/2013, 08:27 | Par Chris43 en réponse au commentaire de Eric Simon le 08/01/2013 à 20:20

L'incompatibilité d'humeur entre soi et un pays ne dit rien de ce pays!

 

J'aimerai lire ce que dit de son pays un des nombreux Anglais installés en France: tous les pays abritent leur quota d'étrangers en désaamour de leur propre pays. 

Plus, on ne peut rien en dire.

11/01/2013, 17:52 | Par Eric Simon en réponse au commentaire de Chris43 le 09/01/2013 à 08:27

Je n'ai pas vraiment d'incompatibilité d'umeur avec mon pays, je l'aime par de (très) nombreux aspects, et il est remarquable par de très nombreux aspects et les valeurs de ceux que j'y admire sont communes certainement avec celles qui me donnent envie d'aller vivre au royaume uni, je suis lassé de voir ce pays ne rien faire, de sa torpeur, de son laissez faire, de ce type de phrase, "de toute façon, qu'est qu'on peut bien y faire ...". Il y a une energie au royaume uni qui me correspond, une manière de vivre. J'ai bizarrment ressenti cela tellement fort, lorsque j'y suis allé la première fois il y a 24 maintenant, n'ayant à l'époque aucune culture ni conscience politique, mais par contre, et je peux vous l'assurer, un fervent goût pour la vie et la liberté !!! (surtout quand on vous la enlevée de manière illégitime et que l'on a essayé de vous anihiler chimiquement) Se sentir mentalement freiné, détruit, "étouffé" est une sensation horrible croyez-moi, comme une lobotomie consciemment ressentie ! Heureusement j'étais rusé, et je courais vite ... (Rires). Bizarrement à cette époque, j'ai ressenti, devant la couardise et la complicité de l'establishment local, j'ai ressenti très fort au fond de moi cette chanson de Sardou, "Ne m'appelez plus jamais France, la France elle m'a laissé tombé". Par certains apsects, le Royaume uni depuis lors lui, ne m'a jamais laissé tombé ... Mais peut-être ai-je vécu l'histoire à nouveau, avant les autres ... Vous savez lorsque je vois "ce" réseau de corruption, je dis "ce", qui traverse les syndicats, la politique, les services de l'état, je comprends l'importance de l'affaire Stavisky dans les années 30, et pourquoi à l'instant T, alors que nous étions, fin 1939 et début 1940 militairement supérieur à l'Allemagne, nous nous sommes faits traversé comme dans du beurre et que la classe politique s'est si rapidemment retourné vers Pétain, mis à part quelques député dont Jean Bouhey, dont le petit fils est l'un de mes amis, lui aussi, en très grande difficulté aujourd'hui. Les vagues de corruption sont elles cycliques, elles s'organisent, les résistants (le peu) les défont, et, semble t-il, grâce, à la bassesse humaine, elles se refont. Mais je n'ai pas d'oeuillères, tout n'est pas rose non plus au Royaume de sa très gracieuse majesté non plus ... mais j'y trouve moins d'hypocrisie que chez nous, peut-être parce que l'exemple vient d'en haut ... Regardons chez nous ... Mais soyez sûr que j'aime aussi mon pays. Et voir un France-Angleterre, Ecosse, Galles, Irlande pendant le tournoi des 6 nations est toujours un tiraillement! Oui je sais l'Irlande (Orange ou Verte) ne fait pas parti du Royaume (Sauf au Nord).

08/01/2013, 22:43 | Par lartige

L'herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin!! Tant que cette illusion entretient l'espoir, pourquoi pas. Puis, avec les voyages et l'âge, on se rend compte que, finalement, la France, ce n'est pas si mal. 

08/01/2013, 23:32 | Par POJ en réponse au commentaire de lartige le 08/01/2013 à 22:43

C'est également vrai, mais, même si on revient, c'est autant de puissance créatrice dépensée ailleurs. A moins d'être altruiste. Ce qui n'est pas un défaut.

09/01/2013, 06:58 | Par Shaams

Ailleurs n'est pas vraiment meilleur. C'est même pire.  C'est Meilleur pour seulement une partie infime ..."un grain de sable du sablier, une molécule d'eau de la baignoire". Même eux se feront ch...aussi tôt parti.

S

P.S. Human Rights: vous y croyez toujours? J'y ai tellement cru que je n'y crois plus. Sans être forcément pessimiste (plutôt realiste), Human Rights est aussi seulement pour une infime partie de la population modiale.

09/01/2013, 10:22 | Par POJ en réponse au commentaire de Shaams le 09/01/2013 à 06:58

Le but n'est pas d'asséner une vérité sur la qualité des autres pays. Il y a de bonnes comme de mauvaises expéreriences et ce n'est pas le sujet.

Il y différents ailleurs et différentes personnes, donc différentes situations qui chacune contient un ressenti subjectif. 

S'il y a une vérité, objective, elle est à chercher dans les causes du départ. C'est sur ce point que j'appelle à réfléchir.

Je tente seulement, à partir du fait divers Depardieu, de rappeler un phénomène important  et pousser à s'interroger sur ce qui fait partir les gens de France. Au-delà de quelques vedettes et milliardaires, ce sont des millions de Français qui s'expatrient, qui sont pour l'esssentiel des jeunes diplômés, mais aussi des artisans, des ouvriers qualifiés, des cadres, ...

Quant à savoir s'ils ont le mal du pays, j'en connais certains qui l'ont, d'autres pas. Il y a une certaine prétention à croire qu'il n'y a rien de mieux que la France. Il suffit d'en sortir pour se rendre compte que c'est une erreur.

S'agissant des droits de l'Homme, il s'agit de normes fondamentales auxquelles il ne s'agit pas de croire mais d'être attachés.

Ces normes sont la matrice des sociétés soucieuses du respect de la dignité de la personne humaine. Le fait que les droits de l'homme vous donnent l'impression d'être réservés à une partie de la population relève de la responsabilité politique de dirigeants pusillanimes qui rechignent à les faire progresser dans leur propres démocratie, comme nous en avons eu l'exemple encore très récemment en France, malgré l'appel de Robert Badinter à le faire.

Ce scandale en pleine régression sociale n'a soulevé aucune remarque de l'opinion et encore moins de critique.

Une telle abdication politique est inadmissible et décrédibilise tout discours diplomatique prétendant faire triompher le respect de la personne humaine (cf. la Syrie par ex.).

Il est donc d'autant plus important de faire la promotion de ces principes qui assurent le progrès harmonieux et équilibré de l'humanité, et les rappeler, au premier chef, à ceux qui nous gouvernent, si mal, tout en s'en prévalant, sans cesse. C'est le rôle de tout bon démocrate sincère.

09/01/2013, 10:27 | Par Belange

IIs s'expatrient parce que surtout , ailleurs , ils sont mieux payés et trouvent du travail qui correspond à leur ambition .

09/01/2013, 12:12 | Par POJ en réponse au commentaire de Belange le 09/01/2013 à 10:27

C'est une réponse pour une partie seulement d'entre eux.

09/01/2013, 21:06 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de POJ le 09/01/2013 à 12:12

Je connais une jeune femme partie à Londres, ayant enfin trouvé un travail intéressant lui convenant. Mais sa raison profonde n'était-elle pas d'avoir voulu fuir son "père" en France, d'avoir voulu mettre de la distance avec lui (c'est ce que je crois, connaissant son histoire familiale) ? Qui peut donc savoir les vraies raisons inconscientes de vouloir fuir sa patrie ?

15/01/2013, 14:55 | Par POJ en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 09/01/2013 à 21:06

Le mot patrie lui même renvoie à Oedipe...

09/01/2013, 12:30 | Par Armel Le Bail

Je suis parti en 1977 - pour bosser - et revenu en 1981. Partir pour avoir un boulot est vraisemblablement la raison principale de "la France qui part." Pas oublier nos 10% de chômeurs.

09/01/2013, 12:33 | Par POJ en réponse au commentaire de Armel Le Bail le 09/01/2013 à 12:30

Les chômeurs doivent lire le billet d'Hubert Huertas qui reprend l'information selon laquelle le FMI découvre que l'austérité est une erreur de calcul qui a conduit à la catastrophe :

Extraordinaire: l'austérité est une erreur mathématique Par Hubert Huertas

L'aveu troublant des experts du FMI

Radio-Canada - ‎Il y a 15 heures ‎

Incroyable cet aveu exprimé jeudi dernier par l'économiste en chef du FMI Olivier Blanchard et par Daniel Leigh, économiste également au Fonds monétaire international. En quelques mots, ils ont dit que les experts comme eux, qui orientent les grandes ...

Oups, le FMI s'est trompé sur l'austérité

Libération - ‎8 janv. 2013‎

Mais qu'elles le soient encore plus qu'on ne le pensait, c'est ce qu'ont découvert deux d'entre eux, et pas les moindres : Olivier Blanchard, un Français chef économiste au FMI, et Daniel Leigh, économiste dans la même institution. Selon eux, l'utilisation d'un ...

Et le FMI découvrit que l'austérité plombe l'activité…

l'Humanité - ‎8 janv. 2013‎

L'austérité n'a pas amélioré la situation des pays qui l'appliquent, mais l'a au contraire aggravée. L'observation n'est guère surprenante. Sauf qu'elle vient du Fonds monétaire international (FMI) lui-même. Son directeur de recherche, Olivier Blanchard, ...

Le FMI se trompe sur l'austérité

L'essentiel - ‎Il y a 7 minutes ‎

Olivier Blanchard et Daniel Leigh expliquent dans ce rapport rendu public la semaine dernière que les cures d'austérité infligées à plusieurs pays en crise, sont issues de mauvais calculs. À l'origine de l'erreur, une équation mathématique : «Prévision de ΔYi ...

Le FMI le confirme : laustérité était une erreur de calcul

Témoignages.re - ‎Il y a 11 heures ‎

Conscients de cette faute, Olivier Blanchard et Daniel Leigh ont expliqué dans leur analyse que 26 pays ont été obligés à une cure d'austérité suite à de mauvais calculs. Les économistes expliquent que leur méthode de calcul ne prend pas en compte le ...

L'austérité, une erreur de calcul ?

Francetv info - ‎7 janv. 2013‎

Olivier Blanchard, directeur du département de la recherche au FMI, lors d'une conférence de presse, le 24 janvier 2012, à Washington (Etats-Unis). (STEPHEN JAFFE / FMI / AFP). C'est un "mea culpa étonnant" de la part du Fonds monétaire international ...

Le FMI: 'Nous nous sommes trompés dans nos calculs de ...

Express.be - ‎Il y a 18 heures ‎

Pire, dans son analyse, Blanchard, qui est pourtant un des hauts responsables du FMI, indique qu'il n'était même pas capable de dire quels étaient les multiplicateurs fiscaux que les économistes avaient pris pour calculer leurs prévisions, et qu'il semble ...

Oups ! L'austérité était une erreur (FMI)

Rue89 - ‎7 janv. 2013‎

Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Vous ne les connaissez pas, je sais bien. Et vous avez des excuses : ils n'ont jamais revêtu la blouse nationale de Mordovie, et ne se sont pas prononcés, à ma connaissance, sur l'euthanasie ...

Avis de tempête financière imminente : les rats quittent le navire

Solidarité et Progrès - ‎7 janv. 2013‎

... profonde piscine de calcul et "d'analyse de régression" [une méthode statistique utilisée pour la prédiction, ndlr] » a été publié par le notoirement incompétent FMI sous la forme d'un rapport cosigné par son économiste en chef, le français Olivier Blanchard, ...

Austérité, l'échec des experts

Le Devoir (Abonnement) - ‎7 janv. 2013‎

... des prévisionnistes, y compris ceux d'institutions économiques internationales aussi influentes que la Commission européenne, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de même que le FMI, admet Olivier Blanchard dans ...

09/01/2013, 13:41 | Par Armel Le Bail en réponse au commentaire de POJ le 09/01/2013 à 12:33

Christine Lagarde, partie pour bosser au FMI Pied de nez

09/01/2013, 16:52 | Par POJ en réponse au commentaire de Armel Le Bail le 09/01/2013 à 13:41

Il va falloir qu'elle passe à la brasse coulée...

09/01/2013, 18:07 | Par Chris43

Là, c'est le fil qui part en c.......!

14/01/2013, 08:35 | Par Armel Le Bail en réponse au commentaire de Chris43 le 09/01/2013 à 18:07

en Chine ?

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