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Pour une Palestine aux Nations-Unies

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Le Hamas ne veut pas d'une reconnaissance partielle de la Palestine selon le tracé de 1967 (déjà très favorable à Israël en comparaison du plan de partage initial prévu en 1947 plus large ques les zones d'occupations juives de l'époque) parce que la reconnaissance par L'ONU d'un Etat palestinien irait à l'encontre de son objectif de créer un seul et entier Etat palestinien, incluant le territoire d'Israël. L'opposition n'est pas sur le principe mais sur ses conséquences politiques. Il paraît cependant juste de penser que la voie initiée par Mahmoud Abbas est plus raisonnable.

 

Deux générations d'Israéliens se sont succédées déjà sur des terres reconnues par les Nations Unies. Ils ont acquis un droit à leur pays. Ces civils ne sont pas en majorité responsables des actes de terrorisme et de terreurs de la Hagannah, du Mossad, le Lehi et de l'Irgoun contre les civils arabes. L'opinion israélienne appelle elle-même à la Paix quand la France secoue le fantôme de la guerre, relayée par des organes de presse sensible aux manoeuvres de la Hasbara. Quelle est la crédibilité de Nicolas Sarkozy d'agiter le spectre de la guerre pour dissuader Mahmoud Abbas à faire reconnaître son Etat, d'une part, tout en menaçant de guerre l'Iran, d'autre part ? Jacques Chirac a critiqué cet atlantisme servile.

 

Il n'est plus possible de remettre en cause l'exsitence de l'Etat d'Israël mais c'est différent en revanche pour ses abus et ses exactions.

 

C'est en cela que l'initiative de Mahmoud Abbas est importante.

 

Les gens qui souffrent de la situation actuelle ne peuvent pas attendre 60 ans de plus pour un résultat très hypothétique en prenant le risque d'autres souffrances et violences. La voie médiane choisie par l'autorité palestinienne est celle de la raison et celle du droit.

 

Le bilan humain de l'intransigence rend impérieux de consacrer "le droit du peuple Palestinien à disposer de lui-même". La situation entretenue par Israël est un facteur de déstabilisation mondiale qu'il est injuste de reprocher aux Arabes.

 

Le terrorisme en Palestine est une pratique juive aussi. Il s'est exercé contre les Britanniques et l'ONU, en assassinant, notamment, son représentant : le Comte Bernadotte venu pour étudier un plan de paix. L'un des assassins de ce haut fonctionnaire des Nations Unies fut Ytazk Shamir, futur premier ministre d'Israël.

 

Le véto américain aura surtout pour effet de protéger des terroristes israéliens et le gouvernement qu'ils ont formés depuis sur une opposition radicale aux Arabes depuis plus de 60 ans.

 

Rendre impossible la reconnaissance de la Palestine par le Conseil de Sécurité au prétexte d'une tentative d'extraire le plan de paix à des négociations exclusives avec ses bourreaux manque de sérieux. Par leur veto, les USA reconnaisse officiellement ménager l'arbitraire d'Israël (opération plomb durci par ex.) en le protégeant de tout regard extérieur. Il est inadmissible que les USA traitent la Palestine comme un Etat fantôme, au même titre qu'ils avaient autorisé la CIA à avoir des prisons fantômes.

 

Une voie - jamais évoquée mais nécessaire - pour calmer les prétentions du Hamas et arriver à une réconciliation passe par la reconnaissance par Israël de ses crimes contre l'humanité à l'égard des Palestiniens depuis 1945 et un plan de réparation pour les divers crimes commis et les spoliations subies.

 

Ce point n'est jamais proposé par les USA.

 

Il le sera peut-être pas l'Assemblée génrérale des Nations Unies dès qu'un de ses membres souhaite lui soumet au vote une résolution sur ce point.

 

Reste que tous les peuples peuvent se réconcilier. L'Europe l'a démontrée. Les Allemands l'ont fait et ont ainsi permis la réconcialiation européenne. Israël serai-elle incapable d'être à la hauteur de l'Allemagne ? A moins que les USA soient des créateurs de zizanie et des fauteurs de troubles.

 

Le vote sur la reconnaissance de la Palestine sera historique.

 

L'Assemblée générale des Nations-Unies, en votant la reconnaissance de la Palestine, consacrera le pouvoir et la légitimité de la communauté internationale, les Nations-Unies, sur le Conseil de sécurité, dont il appartiendra à chacun de ses membres de se déterminer par rapport à la question de la paix et la justice dans le monde.

 

Soit il votera pour, soit il votera contre. Il ne peut pas ergoter sur ce sujet au Conseil de sécurité des Nations-Unies. C'est oui ou non, l'abstention restant possible (cf. politique de la chaise vide l'URSS lors de la guerre de Corée). La communauté internationale ne manquera pas de se rappeler que le Conseil de sécurité aura ces dernières années été plus promptà voter la guerre dans les pays arabes qu'à y favoriser la paix en reconnaissant un de leurs pays.

 

Le votre de l'assemblée générale inscrira dans l'histoire, pays par pays, l'importance politique que chacun d'eux attribue au respect de la personne humaine, au droit à une vie digne.

 

Israël et les USA peuvent encore changer d'avis.

 

Les pays seront jugé pour l'avenir à ce qu'ils auront voté.

 

Un vote de la France contre la reconnaissance de la Palestine serait inacceptable.

 

La Communauté internationale a la responsabilité de reconnaître aux Palestiniens un Etat confromément aux articles 1er du pacte international relatif aux droits civils et politiques et au pacte international relatif au droits économiques sociaux et culturels adoptés par les Nations-Unies en 1966 :

1. Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l'intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.

3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d'administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

 

La France a ratifié ces deux Pactes, les USA qu'un seul des deux. C'est suffisant, puisque le texte est repris en termes identiques.

 

Le président Obama a proposé de revenir au tracé de 1967 (lequel renvoit à celui de 1949), salué en cela par l'Union européenne.

 

Les propos du président américain ont une valeur juridique engageant les USA au plan international selon la commission du droit international des Nations Unies :

 

"Des déclarations formulées publiquement et manifestant la volonté de s'engager peuvent avoir pour effet de créer des obligations juridiques. Lorsque les conditions pour qu'il en soit ainsi sont réunies, le caractère obligatoire de telles déclarations repose sur la bonne foi; les États intéressés peuvent donc en tenir compte et tabler sur elles; ils sont fondés à exiger que de telles obligations soient respectées ;" (Rapport 2006 Actes unilatéraux des Etats Ch; IX p.386)

 

Les USA ne peuvent donc pas exercer leur veto, si tant est que le siège des Nations-Unies à New-York aie encore une signification ou un sens pour eux. Un veto de leur part signifierait qu'ils n'en ont rien à faire. L'assemblée générale devra se résoudre à en tirer les conséquences en cherchant un pays respectueux du droit pour implanter le siège des Nations-Unies.

 

La résolution 242 des Nations Unies impose à Israël le retrait des forces d'occupation du territoire palestinien.

 

Cela induit aussi la rétrocessions des terrains spoliés aux Palestiniens par l'implantation sans titre de colonies rendues possibles par le seule contrainte militaire d'une armée d'occupation illégale en considération du droit international.

 

La résolution 242 a été confirmée par la résolution 474 puis 478 du Conseil de sécurité réaffirmant "la nécessité impérieuse de mettre fin à l'occupation prolongée des territoires arabes occupés par Isaraël depuis 1967, y compris Jérusalem".

 

La présence d'Israël en Cisjordanie viole le droit et constitue une insulte aux Nations-Unies.

 

La Cour internationale de Justice de La Haye a rendu un avis dans lequel elle juge la construction du mur contraire au droit international : “les Etats sont dans l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du Mur et de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction” ; et “de faire respecter par Israël le Droit International Humanitaire incorporé dans la [Quatrième] Convention [de Genève] .

 

Israël ne peut pas à la fois persister à violer le droit et se prétendre victime. Nemo auditur

 

Voilà les éléments à retenir pour apprécier le vote des Etats aux Nations-Unies à la demande d'un petit peuple, opprimé depuis plus de 60 ans.

 

L'Union européenne peut augmenter son plan d'aide à la reconstruction de la Palestine.

 

Go on Mahmoud Abbas !

 

Histoire - Palestine, histoire d'une terre 2 1950-1991 (complet)  

Mise à jour du 21/9/2001 :

Le dépassement des accords d'Oslo

Par Les invités de Mediapart

 

Si «la reconnaissance au sein (…) des Nations unies d’un Etat palestinien ne constitue pas une solution miracle de nature à faire cesser l’occupation israélienne de manière soudaine», elle est l'indispensable préalable à un règlement du conflit israélo-palestinien, affirme François Dubuisson, professeur de droit à l’Université Libre de Bruxelles.

Lire la suite

 

 

Tous les commentaires

Une solution : tenir ce gouvernement israëlien en pâle estime!

Il semble qu'il le soit déjà.

http://www.mediapart.fr/journal/international/070211/pourquoi-letat-palestinien-existe-en-amerique-latine-0

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A lire ainsi que les commentaires de cet article. Ça date de février 2011.

Merci Jacques.

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Pendant ce temps le laquet de l'oligarchie se fait le télégraphiste des tueurs de Palestiniens en entonnant son antienne préférée semant la terreur dans les esprits.

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Ils nous expliquent que la reconnaissance officielle de la Palestine est dangereux pour la Paix tout en nous appelant à faire la guerre à l'Iran.

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C'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles.

Oui : "Un vote de la France contre la reconnaissance de la Palestine serait inacceptable."

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