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Regain du nazisme allemand
Thomas Schnee alerte l'opinion sur une Allemagne renouant avec les "confréries néo nazies". Le préfixe néo est superfétatoire pour une variation du vieux principe de Nation, ayant fait la misère des peuples bien plus que le bonheur de l'homme. L'Allemagne révèle l'issue d'une évolution des mentalités et des moeurs politiques qui ne sont pas exclusives à l'Outre-Rhin.
Ce regain de gardiens autoproclamés de la "civilisation" doit être mis en perspective avec le "Nouvel ordre mondial" et ses héritiers, de Georges Bush (sa "croisade du bien contre le mal"), Donald Rumsfeld, Ariel Sharon, Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, la droite populaire, le FN, ...
Leur discours place certains au dessus des autres. Cette dialectique, depuis Jules Ferry, n'a plus d'opposition depuis 1989.
Cette discrimination s'autojustifie non pas par le droit qu'il méprise mais par des considérations comptables partiales et parcellaires, de boutiquiers chafoins. L'usage du mépris et du mensonge conduit à la banalisation du mal et à la violence.
Le fascisme naît de l'indifférence. Un " fascisme mou " duquel le totalitarisme tire sa force et prospère.
Les indutriels, le capital et la crise ont une réponsabilité dans l'origine du phénomène. Rien de neuf sous le Soleil.
Il semblerait en revanche utile de s'interroger sur les liens d'une brutalité, mitonnée de paganisme et d'ésotérisme, avec les abus et les errances d'un matérialisme économique qui procèdent d'une même impécuniosité égoïste et utilitariste, voir scientiste (détection de la violence chez les enfants dès le plus bas âge).
Exemple de ce confusianisme, Breivik se revendique de ce salmigondis templier romatico franc maçon , protestant gardien d'un Ost abscons. Il en fut si convaincu qu'il a assassiné ses compatriotes... L'hédonisme peut aussi s'enliser dans la satisfaction des instincts.
Le discours sur la crise entretient le sentiment de peur chez ceux qui viennent à cautionner en silence la violence des cerbères du capital qu'ils viendront ensuite déplorer quand ils en seront à leur tour victimes.
Cela atteste de la pauvreté de la pensée et de la classe politiques ; celles du renoncement et de l'abdication (par ex. Areva dans l'accord PS EELV) pour gloser sur ceux qui dénoncent le "bois dont on fait les marionnettes" ou les limites d'un "capitaine de pédalo".
Est-ce la conséquence d'une pensée politique d'échotiers quand le débat de la science politique se développe dans des colloques où la presse est absente... D'où l'importance de la diffuser et ne pas la laisser confisquée par quelques écoles consacrant la "domesticité publique" comme un critère de réussite sociale.


Tous les commentaires
POJ, je me pose la même question.
J'ai aussi les mêmes interrogations, inquiétudes et réserves avec ce qui se passe sur la scène politique et dans la société.
Cela me fait penser au théâtre de l'absurde... sauf que c'est bel et bien réel et qu'il s'agit de la vraie vie.
http://www.collectifdu31mai.com/