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Le malaise du sarkozysme - question à Alain Finkielkraut

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Alain Finkielkraut nous interpelle: pouquoi tant d'antipathie pour un président ?

Parce qu'il est l'héritier d'une mentalité, d'une idéologie épuisées.

Il est le porteur d'un discours qui a fini de désespérer l'opinion depuis deux cents ans, à l'entretenir dans l'illusion d'un bonheur fondé sur l'accumulation, "la satisfaction des instincts de masse" (Einstein - Comment je vois le monde). Le comportement jugé caricatural du chef de l'Etat et ses excès font sentir la limite du modèle et la nécessité de réfléchir à un autre (Giorgio Agamben y appelle clairement).

Les étudiants en droit des obligations connaissent le débat de "l'utile et du juste" et le courant solidariste en réaction à la conception libérale tirant d'une égalité théorique des parties le caractère obligatoire du contrat. "Qui dit contractuel dit juste" peut s'interpréter dans les deux sens. Il l'a été longtemps dans un sens seulement, celui du plus fort.

Notre droit est patrimonialiste.

Il défend avant tout la propritété, les biens. Le droit de propriété est "sacré et inviolable" dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui ne dit rien de semblable en revanche sur la vie. On a ainsi longtemps tué au nom du droit de propriété (l'archéologie ne relève pas de trace de violence sur les ossements avant l'avènement de la sédentarisation et de la propriété - voy. H. de Lumley ou Y. Coppens).

La hiérarchie est ainsi posée au sommet de l'ordre juridique français depuis 1789.

Le statut de la femme mariée du code de civil de 1804 la privait de personnalité juridique. Une potiche, une incapable. C'est contre cette conception que les femmes se sont battues pendant deux siècles. Elles n'ont pas fini de le faire (en politique notamment).

Le droit français n'est pas personnaliste - il ne défend pas le respect de la personne - mais matérialiste : il s'attache à protéger les biens et le droit de propriété. C'est un droit bourgeois, libéral, comme la Révolution qui l'a consacré.

Une réaction sociale a initié une réflexion tendant à rééquilibrer le commerce juridique, que résume la citation Lacordaire : "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit"

L'idéologie socialiste a modifié l'approche libérale sans toutefois remettre la conception matérialiste du droit en cause. La propriété est restée l'élément fondamental de l'ordonnancement social. Elle est seulement devenue collective, en gardant les mêmes obligations (voir la constitution brejnévienne de 1977). Le communisme n'est qu'un capitalisme centralisé, un capitalisme d'Etat. Le lecteur s'interrogera sur les convergences du régime américain et du régime chinois.

Le solidarisme a tenté d'équilibrer "la loi des parties". Il n'a pas connu le succès qu'il méritait, même s'il a inspiré la jurisprudence dans l'affirmation d'obligations à la charge de certains contractants, l'obligation d'information ou de conseil, le droit du travail et le droit de la consommation.

Plus le droit progresse dans l'affirmation de son souci à garantir le libre consentement - en veillant à l'autonomie des parties, à assurer l'équilibre, le respect des personnes, la protection du faible - plus la réaction des privilégiés à l'affirmation d'un tel droit s'exprime de façon excessive devant le risque de perdre leurs avantages.

C'est ce qu'incarne - inconsciemment peut-être - le président de la République par ses choix, ses projets et son comportement.

L'accumulation des régressions sociales font que le Fouquet's s'interprète de plus en plus comme un banquet célébrant la victoire des nantis ; le détournement - avéré ou supposé mais vécu comme tel - de l'appareil judiciaire au profit d'une classe aisé devient insupportable ; la mainmise sur la presse par un réseau d'amis fortunés ; etc.

L'actualité se plaît à charger toujours plus le tableau caricatural d 'un pouvoir empêtré dans les poncifs bourgeois et finit même par donner de la soirée du Fouquet's l'image d'une conjuration. Le président ne réussit pas à se défaire de cette image, bien au contraire, tout empire avec le temps : "Amédée ou comment s'en débarasser".

Si la présidence n'apprécie pas "la Princesse de Clèves", c'est Balzac ou Flaubert qu'elle nous joue à l'époque du numérique. Elle offre le spectacle de Bouvard et Pécuchet à une France qui attend Cyrano de Bergerac - ou Ruy Blas. L'aspiration au juste rend l'utile antipathique.

L'exaspération populaire n'exprime qu'une impatience. Les promesses ne sont pas tenues et pas seulement depuis deux ou trois ans.

L'illuminisme révolutionnaire est épuisé.

Il survit sur l'inertie de la Terreur, caution de la "Patrie en danger" et de "l'Union sacrée" servant encore dans le discours sécuritaire.

Cet illuminisme est à revoir parce qu'il n'est plus en phase avec la mentalité moderne élevée dans le respect de la personne humaine (ce qui explique que l'opinion n'admet pas le scandale managérial comme à France Télécom), le patriotisme constitutionnel, les droits de l'homme, l'exigence d'une justice indépendante et impartiale, ...

L'opinion a de nouvelles revendications depuis 1945 et l'idéologie française n'en a pas conscience.

Le XX° siècle a conceptualisé et systématise juridiquement le juste (protection internationale des droits de l'homme) en réaction aux excès des totalitarismes - n'ayant pas l'exclusivité de l'expression politique paroxystique de l'utile (d'hier à aujourd'hui, voir Total en Birmanie, et bien d'autres ailleurs).

L'ère bourgeoise a donc vécu. L'appétence matérielle est triste, la production de masse, la consommation de masse, les sports de masse, les loisirs de masse, le fast-food, le système technicien, la spéculation financière ont fini de "désespérer Billancourt".

Le mécontemporain aspire plus à un monde humain que rentable. 95% des gens ne partagent pas les excès des 5% qui entretiennent le bruit médiatique. La nature humaine est de vivre en paix, à l'image du poète.

La soumission de l'opinion aux médias fait que l'affirmation de l'esprit critique se fait par défaut.

Il se mesure par la baisse de l'indice de conjoncture des ménages. Cette baisse témoigne de l'insatisfaction de l'opinion à un monde d'apparences et de fomalisme. La marque de cette exigence témoigne en revanche d'un progrès intellectuel. L'opinion ne se contente plus seulement de la lettre de la loi mais revendique la conformité à son esprit, l'esprit du juste. L'utile prend un coup de vieux, n'en déplaise aux hédonistes.

Rien de révolutionnaire ou de très neuf cependant, Isocrate l'écrivait déjà : "Les peuples sagement gouvernés ne doivent pas couvrir de lois leurs portiques, mais ils doivent avoir la justice dans le coeur." (Texte intégral)

La volonté à faire disparaître les lettres classiques du programme devient évidente. Jacqueline de Romilly s'est battue pour la défense des lettres classiques pour prévenir l'inertie de la médiocrité et de la vulgarité que le philosophe admet en début de son interview.

La pensée politique française a 2.400 ans de retard sur son opinion.

Le président semble donc focaliser avant tout cette anachronicité accumulée. Il a pris le pouvoir au moment où celle-ci confinait déjà à l'exaspération, à l'overdose.

Tout devient alors sujet à polémique. Cela devient d'autant plus fréquent que le président multiplie les occasions pour synthétiser un ressentiment général.

Le philosophe de Polytechnique souhaite ramener l'opinion à la raison.

Il nous propose un commentaire rappelant la chute d'Icare de Bruegel, en suggérant que ce n'est pas tant le président qui se brûle les ailes que l'opinion à force de surenchères dans la critique. Le caractère dramatique du tableau ne naît pas tant de la chute du héros que de l'impassibilité des témoins de la chute. L'Etat est impassible aux souffrances des familles des victimes de Karachi, à la veuve du juge Borrel, aux victimes d'Outreau, ... Comment s'étonner que l'opinion ne s'émeuve pas du sort de l'homme incarnant un tel Etat ?

Je serai moins compréhensif en revanche pour le philosophe quand il dit comprendre le procureur Courroye s'inquiéter des dangers d'une société pouvant dériver à se repaître des indiscrétions numériques. C'est étonnant de sa part dans un pays adoptant des lois (Perben, Hadopi, Loppsi, ...) justifiant la violation de la vie privée et des correspondances. Une telle contradiction signale les tentatives d'un modèle bourgeois à garantir le patrimoine contre l'individu. L'utile contre le juste.

Le président s'attire l'antipathie d'un tel régime, ou plutôt les conséquences de la captation de la "démocratie" au profit d'une partie de la population.

Il n'y a pas que l'homme à changer. La mentalité administrativo politique est à revoir, parce que ce n'est pas un homme seul explique la faillite du pouvoir. D'un pouvoir au service de l'argent. Une république Louis Philipparde.

Le président paraît dès lors inutile parce que le régime qui le sert et qu'il dirige paraît de plus en plus injuste.

C'est le débat de l'utile et du juste qui s'est invité en politique.

Il faut voir le bon côté des choses.

L'antipathie au pouvoiret à son président fait la promotion de la common decency. Et c'est très bien.

Il aurait donc été intéressant de savoir si Alain Finkilekraut a quelque chose à nous dire sur l'épuisement possible de l'illuminisme français et l'exaspération de l'opinion à l'égard d'un président qui en est le héraut.

S'il y voit un lien et la nécessité de revoir l'idéologie contemporaine, la dépoussiérer de ses mythes et de ses mensonges pour la réconcilier avec une opinion qui se détourne des vertus de la République, constatant qu'elles ne sont finalement que des obligations dont on peut s'exonérer à partir d'un certain niveau de revenus. Certains "sont plus égaux que d'autres" comme les cochons dans la Ferme des animaux d'Orwell.

Le malaise du sarkozysme dépasse donc le simple clivage gauche-droite. Il est profond et il oblige à une étude critique des Lumières et de ses avatars. C'est risquer de remettre en cause l'apport philosophique et politique de la France mais cela paraît néanmoins nécessaire pour réconcilier le peuple et ses élites.

Ne pas le faire ne conduira pas à une révolution mais à la désertification. Le temps des révolutions n'existe plus en Occident. Les gens préfèrent s'en aller. L'émigration des jeunes illustre un phénomène qu'on ne peut ignorer.

Voilà un sujet sur lequel il aurait été intéressant d'entendre disserter Monsieur Alain Finkelkraut.

Quelle est son analyse, ses solutions ?

Tous les commentaires

Excellent point de vue, merci Poj.

On reprend ici, des notions fondamentales, on pose les bonnes questions.

Sur la propriété privée, comme droit inaliénable, on pouvait le comprendre, mais pas dans les proportions qu'on peut voir atteindre aujourd'hui, surtout avec les systèmes de multinationales.

Il y a une réflexion à mener sur l'argent, sur la finance, et sur le patrimoine collectif, public, à l'échelon local, national, et transnational.

Il est vrai que placer la personne au centre, et évacuer la propriété en terme de sacré, c'est complètement basculer le système de valeurs.

On peut aller plus loin, en ajoutant à la personne, le milieu.

On avait mis l'égalité de droits à ce niveau, mais les bornes nécessaires, qui pouvaient garantir cette égalité dans les faits n'ont pas été pensées.

On devrait y le faire.

Créer cette société mythique du futur, n'est-ce pas un beau challenge, et une magnifique aventure à passer ce qui nous reste de vie?

Aparté,

Chacun a de quoi se plaindre de cette présidence et de son gouvernement,

- certains, pour son ignorance, sa haine de la culture et de la reflexion, haine de l'autre en quelque point dissemblable, declenchant une crise comitiale ( epileptique ) de l'agir a tout bout de champ.

- d'autres vont surtout considerer l'incapacité a maintenir dans des proportions tres modestes, l'impunité dans l'action politique, qui permet a l'engagement des meilleurs d'advenir ( un systeme paranoiaque ne produisant que sterilisation des relations humaines ).

- tous pourrions nous rappeler qu'apres la gabegie, appeler de nos voeux une republique passée au karcher, nous ramenerait a une sorte de Terreur, prélude au reactionnaire.

Renvoyons donc ces petits personnages a leurs objets clinquants.

Croyons en notre capacité a produire d'autres politiques ( individus et leur action)

Ah l'argent ! Et pourquoi faire ?

Une info passée inaperçue: lors de la publication des personnes les plus riches de France on a parlé de DPV, le plus riche: il a augmenté en 2009 son patrimoine de 50% (en un an ! une croissance exponentielle ?) Je n'ose y croire. A quelle vitesse le capital peut-il s'accummuler ? Quelles conclusions tirer de la relation capital-salaire ?

Un normalien, agrégé de Lettres modernes qui se présente en philosophe (c'est son droit), peine à trouver le juste enjeu alors qu'un juriste apporte une contribution philosophique voire politique forte.

Heureusement que Mediapart a son Club.

A part l'ENM, le Droit se débrouille finalement très bien, ni Normale Sup, ni Ecole privée de Droit (type HEC) mais simplement l'Université.

C'est tout à la gloire de l'Université de Droit en France.

Il reste de nouvelles synthèses à faire entre toutes les sciences comme cela fut fait aux XVIII, XIX, et XXème siècles afin d'envisager de nouvelles perspectives tant les modèles sont usés et les gigantesques découvertes largement diffusées.

Amitiés,

Jacques Eutrope

Bravo et Merci! On ne peut être plus concis!

Je suis d'accord, c'est intéressant.

Mais s'il vous plaît, pourriez vous corriger les fautes de frappe et d'orthographe ?

Je sais que c'est énervant, mais ça (comment dire ?) perturbe ?

Je vais reprendre tout cela. N'hésitez pas à me les signaler s'il en reste.

Merci de cet excellente analyse. J'ai beaucoup aimé ce passage si pertinent:

Le malaise du sarkozysme dépasse donc le simple clivage gauche-droite. Il est profond et il oblige à une étude critique des Lumières et de ses avatars. C'est risquer de remettre en cause l'apport philosphique et politique de la France mais cela paraît nénamoins nécessaire pour réconcilier le peuple et ses élites.

Ne pas le faire ne conduira pas à une révolution mais à la désertification. Le temps des révolutions n'existe plus en Occident. Les gens préfèrent s'en aller.

Tout d'abord merci pour ce livre de Sebastian Haffner que je ne connaissais pas. Je vais me le procurer en Allemagne.

Ensuite, vous avez tout à fait raison quant à votre analyse des quelque 220 dernières années.

Et enfin également sur le fait qu'il n'y aura pas de révolution mais une désertification... qui a déjà commencé, car la technique "du pain et des jeux" a embrumé et engourdi les esprits.

j'ai beaucoup aimé, moi aussi, votre analyse ! Très intéressante à lire, et faisant réfléchir !

C'est très, très au dessus de mon niveau. Néanmoins, j'ai pu lire jusqu'au bout. Donc c'est excellent pour me faire avancer dans la réflexion. D'autant que des liens permettent de comprendre quelques références. Parfait.

L'utile plutôt que le juste. Voilà ou nous en sommes. Pourquoi on en parle si peu? Pourquoi faut-il être abonné à un site d'information payant sur internet pour enfin lire, dans les pages "club", cette analyse simple et décisive? Cela me laisse pantois. J'ai l'impression qu'il s'agit du B.A.BA.

C'est si simple à comprendre ?

 

 

 

Bonne analyse, mais quand vous dites: les gens préferent s'en aller , de qui parlez vous? des riches qui fuient la pression fiscale genre Mulier ou les cerveaux qui ont les moyens de refaire leur vie à l'étranger:

J'ai précisé ma pensée dans le texte en mettant un lien. Il n'y a pas que les riches. Un contingent important est composé par des jeunes diplômés, ou non, qui, s'ils sont attirés par des rémunérations, partent également pour fuir une atmosphère "plombée". J'avais lu à ce sujet un article du Figaro que je ne retrouve plus. Le bilan était sévère et les commentaires des jeunes sur la France très négatifs. C'était en 2005.

Les ossements de Finkelkraut 

C'est beau l'idéal ! comme un coucher de soleil sur le Cap Nègre. Il convient, toutefois...Comment dire ? Je ne le dirai pas comme ça... Il convient de ne pas se laisser porter par les emballements de la démonstration circonstantielle du genre : " L'archéologie ne relève pas de violences sur les ossements avant l'avènement de la sédentarisation et de la propriété". Avant cet avènement il y eu tout bonnement l'anthropophagie. En cas de bredouille, les chasseurs costauds boulotaient les petits rabatteurs. Les costauds actuels ne se bouffent pas entre eux. Ils planquent en meute leur butin. Et il est vrai que les plus faibles s'en vont. Oh, ils ne passent pas les frontières. Ils ont pour s'évader : télé, loto et, pour les plus vivaces, les actes de violence puisque les braqueurs qui ont pour flingue leur Mont-Blanc fument paisiblement le cigare dans les jardins de l'Interallié.

Quand les sarkozyologues se pencheront sur les ossements de Finkelkraut, ils ne touveront pas trace de violence. "Encore un crâne d'honnête homme !" feront-ils avec un haussement d'épaules.

 

 

Tout indique que le niveau de compréhension par la population de son environement social, culturel, potilitique, scientifique etc... est en régression.

L'environement se complique et l'éducation se simplifie il est probablement fatal que la société occidentale telle que bien analysée par POJ est condamnée sans que je puisse imaginer à quoi .

Probablemnt qu'une élite mondiale issue des gros fortunés, soutenue par la cohorte des obligés, des clients, des ramasses-miettes contiendra et contraindra une humanité décérébrée.

EDUCATION, apprendre, chercher, fouiller, transmettre, planter et arroser, c'est le combat qu'il faut mener

Jean-René, je ne peux qu'approuver totalement votre commentaire.

Mais comment faire que l'Education Nationale, aux mains du pouvoir central, évolue en ce sens ?

Il y a trop d'intêrêts contraires et de lourdeurs. Quand je pense que ce sont des retraités de l'EN qui font les programmes pour les générations suivantes, cela fait froid dans le dos. La génération tournée vers le passé planifie les générations de demain, tout en prenant bien soin de protéger l'accès aux pouvoirs par des "élites" soigneusement triées...

Je n'ai aucun espoir après des années de combat à ce niveau.

Bonsoir,

Texte viviant qui me rappelle d'une certaine manière ce documentaire de M. Moore qui souffre de certains effets de manche mais qui - quelque part - pointe vers la même direction que vous.

Comme disait l'autre, "enrichissez-vous"...

Et là où je vous rejoins, c'est qu'un risque évident est que certains - chercheurs, docteurs, élites artisanales et intelectuelles - ne prennent nos responsables politiques au pied de la lettre car...

Sarkozy - France - Amour

O.

ps : aux côtés du Président, l'actuelle présidente de la Halde.

Je suis fier de faire partie de la "Communauté Mediapart" !!! Bravo pour votre analyse ! Une petite citation pour la nuit ? ...

"Plus l'Etat est corrompu, plus il y a de lois" (Tacite)

+1

Excellente analyse.

+ 1

pourquoi tant d'antipathie ? Parce que nous n'aimons pas : - la concentration de tous les pouvoirs - la non concertation du pouvoir - la chasse aux contre-pouvoirs - la régression des droits - la promotion de l'injustice - la prime à la notabilité et à la casse-toi pauv'con

Je ne crois pas que ces envolées "illuministiques" - pour employer votre terminologie personnelle faisant référence aux Lumières, alors que le Petit Robert ne mentionne que l'acception de ce terme relative à une pathologie... - fassent avancer la compréhension du sarkozisme, et encore moins celle de notre époque dans laquelle notre pays joue un rôle mineur, contrairement à celui qui était le sien au 18ème siècle.

Le dit sarkozisme - si tant est que notre omniprésident mérite l'honneur d'un tel qualificatif - ne diffère guère du chiraquisme, du mitterandisme ou du giscardisme... pour ne pas remonter plus loin !

Mais il est vrai que l'affaire Bettencourt-Woerst constitue la goutte qui risque de faire déborder le vase. Or - contrairement à ce qui se passait au 18ème, où l'élimination de l'aristocratie et du droit féodal paraissait ouvrir à l'Humanité un avenir radieux - l'Histoire de ces deux derniers siècles a été illustrée par des catastrophes encore plus terribles que l'oppression millénaire du sabre et du goupillon. Catastrophes engendrées par des idéologies de salut (matériel) telles que le communisme (universel) ou le nazisme (racial) ; ce qui semble désormais saturer le champ des possibles, pour employer un jargon philosophique.

Si, parmi les "honnêtes hommes" de ce siècle (qu'ils soient de tradition judéo-christo-islamique comme de tradition confucio-bouddhique) un consensus se dégage pour abattre l'ultralibéralisme mondialisé, on est bien obligé de constater qu'une praxis susceptible de corriger le dit système sur une partie non négligeable de la planète reste à inventer.

C'est évidemment à l'élite de s'atteler à la tâche. Une tâche bien plus critique que celle des Lumières, car nous avons désormais la confirmation que la mondialisation ultralibérale scie, au sens propre, la branche sur laquelle l'Humanité est assise.

Article wikipédia su la sarkozysme :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarkozysme

Le temps des révolutions n'existe plus en Occident. Les gens préfèrent s'en aller. L'émigration des jeunes illustre un phénomène qu'on ne peut ignorer.

Je pense que plus nombreux sont les gens qui ne veulent pas fuir et pour qui la révolution est une espérance.

De plus, l'émigration des jeunes est très peu importante pour servir d'argument.

Les annuaires des anciens élèves des écoles de commerce et d'ingénieurs contredisent vos propos. Les artisans français sont également recherchés à l'étranger. Des chômeurs trouvant du travail à l'étranger pour revenir en mission en France pour le compte de la société étrangère qui les a embauchés.

Ne faudrait-il pas plutôt s'interroger sur l'incapacité des gens à partir que leur prêter une absence de volonté de le faire ? Les propos des habitants de la Villeneuve à Grenoble montrent que ce n'est pas la volonté de partir qui est absente, mais la possibilité de le faire.

"De plus, l'émigration des jeunes est très peu importante pour servir d'argument. "

Vous vous trompez lourdement. Et cette émigration n'est pas celle d'ouvriers ou de gens peu qualifiés, mais de jeunes des plus qualifiés qui ne trouvent aucune reconnaissance dans leur propre pays.

Informez-vous juste un tout petit peu :-)

Partent ceux qui ont les moyens. Les pauvres restent fatalement.

Vrai et faux. Les Africains qui tentent de venir en Europe n'ont rien.

Ce n'est plus vrai! Les africains ne souhaitent plus venir en Europe!

Tous les miséreux de la planète ont toujours revé d'un Eldorado, les européens à une certaine époque, les africains aujourd'hui, mais l'eldorado ce n'est plus l'Europe, et encore moins la France! ils n'ont rien mais ils sont pas consClin d'oeil! Et de toute façon, vu l'accueil........

Merci

***

"Ne pas le faire ne conduira pas à une révolution mais à la désertification. Le temps des révolutions n'existe plus en Occident. Les gens préfèrent s'en aller. L'émigration des jeunes illustre un phénomène qu'on ne peut ignorer."

Ainsi que pour des moins jeunes, pour qui trente ou quarante ans de fuites en avant de nos élites(faconnées dans le but ultime de l'utile, mise à part, en partie, l'université publique)vers" l'avoir" et l'abandon de la quete du sens commun, de la protection du faible pourtant signe indubitable d'une communauté forte et digne.

Cependant la fuite ne semble pas etre une solution d'action acceptable pour qui aime, malgré tout, sa communauté et par la meme sa culture qui fait de nous ce que nous sommes.

J'invite tous nos jeunes(y compris mes enfants qui me lisent!)à reprendre le cours de l'histoire à travers la lutte et le combat contre ce qu'ils estiment injuste et indigne.

La révolution est une idée, la faire est une erreur.(voir l'histoire contemporaine mondiale du dernier sciècle).

A mon sens seule la désobeissance civile non violente peut représenter une issue.Lisez ou relisez ses auteurs: Tolstoi, Gandhi ou HG Thoreau entre autres.

A titre de pistes à suivre, que l'hopital public continu ses soins, base de sa mission(Juste) mais laisse choir l'administratif et la comptabilité(Utile), que l'éducation nationale enseigne ce qui n'est pas aux programmes et valide cent pour cent des examens de tous les étudiants, etc...

Grippez la belle machine ultralibérale inique et injuste est un moyen populaire de lutte ne contrevenant pas la loi et en évitant toute violence et en donnant du sens au combat que nos jeunes générations ne pourront s'éviter.

Pousser le pouvoir à la justice sociale car le pouvoir ne peut et ne veut surtout pas le perdre , c'est sa seule justification d'etre.

"La soumission de l'opinion aux médias fait que l'affirmation de l'esprit critique se fait par défaut".

Ce qui suit est sans équivoque:

"Tous les rédacteurs en chef des grands journaux et magazines mondiaux ont été régulierement invités aux meetings Bilderberg depuis le début, ce qui faisait dire a David Rockefeller la chose suivant en 1991 dans une adresse aux Bilderbergers:

“Nous sommes reconnaissant au Washington Post et au New York Times et au Time magazine ainsi qu’a toutes les autres grandes publications, dont les directeurs ont assisté a nos meetings et qui ont toujours respectés leur promesse de discreetion pendant pres de quarante ans… Nous n’aurions pas pu développer notre plan pour le monde si nous avions été les sujets de trop de publicité depuis toutes ces années. Maintenant le monde est plus sophistiqué et préparé a marcher vers un gouvernement mondial; la souveraineté d’une élite intelectuelle et financiere supranationale est préférable a l’auto-détermination nationale pratiquée depuis plusieurs siecles. »

“La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est sûrement préférable a l’auto-détermination nationale pratiquée ces derniers siecles.”

– David Rockefeller au meeting Bilderberg de Baden-Baden, Juin 1991 –

Source:(Daniel Estulin, 2007).

Finissons par une note du meme auteur, qui laisse l'espoir, que du net, pour le moment, vient le véritable contre pouvoir journalistique tel que notre journal en ligne le pratique.Merci Médiapart.

" La guerre de l’information doit être gagnée. Les citoyens informés formeront un bloc de résistance efficace. Pourquoi y a t’il tant de pression sur le Net aujourd’hui ?… A cause du piratage ou de la pornographie veut on nous faire croire… Certainement pas. C’est a cause de l’exposition que nous faisons et le débusquage de leurs mensonges. La toile est leur némésis, a nous de lutter pour la garder intacte… Ils feront tout pour la museler, car museler la toile, c’est museler les peuples et la voix de la dissidence."...

 

Didier Fourcine.

Merci pour votre long commentaire. Je retiens la dernière citation. Si nous vivions véritablement dans une démocratie respectueuse de la liberté d'expression, il n'y aurait pas, par définition, de dissidence. Pouvoir le penser montre qu'il y a un doute sur la démocratie française.

Nous ne pouvons pas vivre dans une démocratie respectueuse de la liberté d'expression.L'interet général de nos dernières gouvernances ne représente pas l'interet général de leur peuple.D'ou le mensonge et ses enfants, trafics d'influence, corruption and so on....

Le problème n'est plus, depuis longtemps déjà, du ressort de l'affrontement idéologique binaire national Gauche/Droite mais de la servitude du plus grand nombre en cassant les particularismes des peuples car "un grand village mondial" est tellement plus simple à dominer...

 

NB: J'ai noté sur mon précedent post HG Thoreau, il fallait que je rectifie, il s'agit de HD Thoreau.(Henri-David).

« L’état ne s’adresse jamais intentionnellement a la raison de l’Homme, intellectuelle ou morale, mais seulement a son corps, a ses sens. Il n’est pas armé d’un esprit ou d’une honnêteté supérieurs, mais d’une force physique supérieure. Je ne suis pas né pour être contraint… Quand je rencontre un gouvernement qui me dit — La bourse ou la vie — pourquoi me hâterais-je de lui donner mon argent. » — Henry David Thoreau –

 

 

 

Bonjour Poj, L'anthropophagie était pratiquée par les néandertaliens, comme en témoigne la grotte de l'Hortus ; ce qui n'enlève rien à la pertinence de votre démonstration.

( Cf. par exemple : www.dinosoria.com )

Merci pour la précision. Ils ont du finir par tous se bouffer entre eux... Ils n'ont pas de propérité, les néandertaliens.Embarassé

...de prospérité ou postérité...rire...

Bien à vous.

Je ne peux plus corriger, on le laissera donc ainsi pour la postérité.

bof haro sur le pov type qui pense pas com tout le monde.

 

moi j'aime bien alain même si jsuis aps d'accord avec tout. et cette interpellation, sur le mode fascitoide, autocritique demandée (oui oui) m'indispose.

"Le communisme n'est qu'un capitalisme centralisé, un capitalisme d'Etat."

Et comment sait-on qu'il n'est "que" ?

Ce qui achève de désespérer, comme vous dites, non pas depuis 200 ans -j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à voir quelle uniformité on peut définir à cette échelle- mais depuis qq décennies, c'est l'immense entreprise de démolition de tout idéal émancipateur.

Et en somme avec cette petite phrase, vous n'êtes pas très loin de la droite continuité.

Et comment donc, aller mettre Marx (celui du Capital et non du Manifeste, qui s'est d'ailleurs bien gardé, en conformité avec le matérialisme, de définir à l'avance la forme d'un quelconque communisme), Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Guévara et tant d'autres dans le même panier ?

Collez une étiquette, rajoutez un petit bout de phrase, et le tour est joué.

Ben non.

 

Ca ne passe décidemment pas, surtout face à l'immense travail fait par ailleurs pour retrouver le sens véritable d'une hypothèse communiste. Si tant est que l'on suppose que derrière ce mot, il n'y arien d'autre que le dépassement des contradictions du système capitaliste - car tel est véritablement son origine- alors non seulement votre remarque n'a aucun sens, mais pire encore, elle tend à faire de votre article une part de cette désespérance que vous voulez dénoncer.

Je constate et je pose une question.

Le constat s'agissant du communisme auquel vous réduisez votre commentaire :

Le système soviétique s'est rapidement adapté au système capitaliste (Gazprom, etc.). Moscou est la ville au monde qui compte le plus de milliardaires. Elle est également l'une des plus chères. La Chine communiste est le premier fournisseur et le premier investisseur des USA, la synergie industrielle et économique entre les deux systèmes économiques font que les références à Marx, Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Guévara et tant d'autres ne me paraissent pas pertinentes pour contredire l'affirmation "capitalisme centralisé" ou "capitalisme d'Etat". Il s'agit d'un fait établi et constatable, non d'une hypothèse à débattre à la lumière des théories.

Pourquoi deux cents ans ? Parce que la plupart des théories politiques contemporaines pouvant offrir une alternative aujourd'hui sont nées de la période révolutionnaire. Je cite sinon Isocrate, mais il semble assez peu repris.

La problématique, au-delà du seul cas du communisme :

Ce n'est pas le dépassement du système capitaliste que j'évoque, mais le dépassement de l'origine matérialiste commune du système communiste et du système capitaliste, sachant que je ne rejette pas en bloc le matérialisme mais son exclusivité.

Je comprends que mon article puisse vous inspirer une part de désespérance si vous vous maintenez dans l'optique de "l'utile" alors que j'essaye de promouvoir celle du "juste". Vous restez dans un registre politique ou économique alors que je tente d'inviter à mener une réflexion encore plus en profondeur.

Ce n'est donc pas l'hypothèse communiste qui est remise en cause, mais son fondement philosophique qui est à revoir, comme pour les autres théories politiques qui découlent du même système de pensée matérialiste.

C'est à ce niveau qu'il faut creuser et que tout reste à (ré)inventer, me semble-t-il. Je ne suis pas philosophe. C'est pourquoi j'ai posé la question à une personne plus experte. Qu'en pense-t-elle ? Comme quoi, la philosophie, mère des sciences, a beaucoup d'avenir.

Bonsoir,
Je trouve que j'étais un peu lapidaire dans ma première réponses, alors qq précisions :
si je suis parti de cette phrase ce n’est pas tant pour « réduire » votre article à celle-ci comme vous dites, que parce que c’était précisément le point où j’avais quelque chose à rajouter (j’ai bq moins à redire sur le reste) et qu’il me semble peut-être symptomatique, alors je me suis dis creusons là.
Seconde chose, « je ne suis pas plus philosophe » que vous, si tant est que cela puisse être une profession.
Si je citais Guévara par exemple (et d’autres), c’est parce que cette remarque sur le « capitalisme d’État », d’autres l’ont fait bien avant vous. Guévara revenant d’une mission diplomatique en Russie n’avait pas dit autre chose. Sauf (!) que chez vous cela conduit à une réduction du mot « communisme » à ce « capitalisme d’État ».
Comme je le disais plu haut, si tant est que l'on revienne véritablement à l’origine de ce mot, il n'y a ici rien d'autre que le dépassement des contradictions inhérentes au mode de productions capitaliste : le fait que celui-ci ait besoin de deux « mondes » pour fonctionner.
Sur le second point, je ne suis absolument pas certain de l’origine « matérialiste » du capitalisme, comme vous dites. Le capitalisme ne peut se propager et base son fonctionnement même sur tout un ensemble de mythes : en premier lieu celui de l'économie politique et de l'idéologie, cela a été la collaboration avec les religions fut un temps, c’est aujourd’hui celle de tout un ensemble de mythes : « développement », « aide », « nation », consommation et codes, spectacle et représentation, slogans nationalistes divers, propagande de masse publicitaires, etc. le capitalisme a besoin de cet ensemble de mythe pour réaliser « matériellement » un système d’oppression d’une majeure partie de la population mondiale.
Aussi dans le fond, il n’y rien en soi de négatif à ce mot de « matérialisme ». C’est la remarque de Bakounine dans « dieu de l’État ». Ce sont les puissants qui se sont acharnés pendant des siècles a dépourvoir la matière de toute valeur, pour aller les enfermer dans des cieux (hier les religions, aujourd’hui des mythes), et qui en retour décrète la matière sans valeur. Le matérialisme quand il prend conscience qu’il n’y a que ce monde ici bas qui ait un sens, ni des délires mystiques, ni mythes au service de l’idéologie, mais que ceux des hommes de ce monde, et de tous les hommes, est un très beau mot.
Ce que je remarque simplement au fond, ce que vous êtes semble t-il toujours au contraire idéaliste, non ?

Je ne partage pas votre vision symbolique du capaitalisme. Son seul objectif est de faire du profit. Cela se saurait, depuis le temps, si le capitalisme était moral, ou en avait une, ou partageait d'autres valeurs que l'argent. la crise fiancière, l'affaire Kerviel, l'affaire Woerth et l'exploitation d'une vieille famme diminuée ne donne pas l'impression de s'inscrire dans des mythes.

Votre deuxième question est très philosphoque voir théologique. Je suis encore moins prêtre que philosophe et je l'aisse votre approche à l'appréciation du libre arbirtre de chacun. Je me permettrai juste de dire que deux élements composent la loi, sa lettre et son esprit. Le matérialisme poussé à l'extrême ne distingue plus l'esprit et se limite à un formalisme dont le procès d'Eichman a donné l'illustration tragique de sa mise en oeuvre : on fait n'importe quoi à partir du moment où il y a un formulaire idoine avec le tampon à la bonne place. Cf. le rejet de l'expertise médiacle de Madame Bettencourt parce qu'il n'y a pas de certificat médical (le bon formulaire) quand toute la France s'interroge sur la nécéssité à pourter assistance une personne exploité pour sa fortune et que le gouvenrment a fait voter une loi permettant l'internement administratif en psychiatire sans certificat médical...

Il faut donc tenter d'être raisonnable.

On peut effectivement qualifier les gens qui refusent la fatalité d'être idéalistes.

Tout cela est exact,

En fait Alain Finkielkraut est un contre révolutionnaire qui s'ignore., ou qui fait semblant de de l'ignorer, mais ses déclarations sur la palestine, les banlieuies, son soutien à l'homme politique français le plus à droite depuis 1940 et quio est fière de son inculture, comme les porteurs des idéologies contre révolutionnaires et leurs enfants: la contre révolution allemande, le fascisme de mussolini et l'état français.

 

Alain Finkielkraut permet de comprendre la dérive certains intellectuels dans lesannées trente, comme Ramon fernadez.

 

 

jean bachèlerie

Question naïve: pourquoi de telles analyses ne sont-elles pas reprises par l'opposition, qui ne s'oppose en rien à l'éclatante gabegie présidentielle et qui s'en fait complice?

Cela me ramène à la phrase de Jean-Luc Godard (dans le truculent entretien avec le cinéaste, proposé en mai par Médiapart) :

« Quand la loi n'est pas juste, la justice passe avant la loi.»

Peut-être faudrait-il distinguer (pardon si j'ai mal lu) illuminisme et Lumières.

Illuminisme est l'appellation retenue du mouvement des Lumières dans chaque pays Europe portant respectivment un nom différent (Aufklärung en Allemagne, Illuminsimo en Italie, etc.). Les Lumières sont, d'une certaine façon, l'appellation d'origine contrôlée française de ce mouvement. Il est donc nécessaire de choisir un terme neutre détaché de particularisme pour exposer une idée. Il n'y a donc pas de différence à mon sens entre Illuminisme et Lumières, sinon la connotation ethnocentrique de la seconde appellation.

Je ne peux pas être entièrement en accord avec vous: les mots sont différents, la chose aussi,. Les lumières à la française ("connotation ethnocentrique" me paraît bien méprisant) ont leur spécifité, et illuminisme suggère un débordement de la raison vers une croyance, un espoir, un irrationnel. Mais il est vrai que ces choses sont complexes, et on ne peut que les effleurer ici. Merci pourtant pour cet excellent article.

 

LES GRANDES ILLUSIONS

 

1)Travaillez plus pour gagner plus,

En réalité :

A) Chômage battant tous les records.

B) Plus d'heures supplémentaires pour les actifs, engendrent le maintien artificiel au chômage, de combien de personnes ???

 

2) Égalité des chances pour tous,

En réalité : Tentative de placer un cancre pour diriger l'EPAD

 

3) Améliorer le service public de l'Audio-visuel

En réalité :

 

4) Solidarité sociale :

En réalité :

A) Chômeurs en fin de droits dans la mouise complète. Avec peu d'espoir de retrouver un travail passé 50 ans. Pourtant l'accès à la Retraite va passer de 60 à 62 ans

B) Employés de Pôle emploi... incités à se comporter comme des salauds ==> radiation à tout va,. tout est bon pour réduire artificiellement les chiffres du chômage

 

5) Réussite sociale : Il n'a rien amélioré

A) seuls les étudiants, avec parents à revenus supérieurs, ont une chance d'éviter un boulot subalterne. Les grandes écoles ne sont pas faites, pour les petites gens, n'est-ce pas ? Sinon comment voulez-vous constituer une élite dans ce pays ?

 

6) Flatter les bas instincts de ceux qui n'ont pas bien réussi, socialement :

En réalité :

A) les nominations à la tête des entreprises contrôlées par l'État , reste une affaire d'énarque

B) De surcoit, les politiciens énarques conservent la possibilité de retrouver leur poste dans l'administration, en cas de défaite électorale

C) des très très très mauvaises langues disent qu'au sortir de l'Ena, ils choisissent leurs convictions politiques, en fonction des copains déjà en place !!

 

7) Mépriser les chercheurs qui ne trouvent rien (pourtant ceux-ci publient autant que les autres européens , Anglais ou Allemands...malgré des moyens notoirement limités.):

En réalité :

A) Régler ses comptes avec les choses de l'esprit

 

8) Mépriser les syndicalistes : dixit «maintenant quand il y a une grève, en s'en aperçoit pas»

En réalité : le jour où ca va péter......... ca va péter.

C'est pas en PAPOUASIE qu'a eu lieu la Révolution de 1789.

A bon entendeur, salut !!

 

 

 

Points 9 à 9999 : à compléter par qui le souhaite !!!

 

En effet, en 2012, il faudra donner aux gens que l'on aime bien les moyens de bien choisir.

 

Et même avec ceux qui trop cons pour comprendre immédiatement...il faudra être compréhensif !

 

Merci pour votre synthèse du sarkozysme.

9) Mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, mentir...et encore mentir en espérant à force, presque de façon hypnotique, que le mensonge s'imprime dans le cerveau des moutons que nous sommes comme une vérité essentielle!

C'est méconnaitre leur véritable nature: le mensonge est temporel et donc illusoire et la vérité EST!

Heureusement que parmi les moutons se cachent encore quelques vieux singes malicieux et éveillés (vous tous en l'occurence!) pour tenter de déconditionner la masse de moutons endormis par une longue séance d'hypnose!

10) Croire posséder le pouvoir absolu alors qu'on se noie dans un océan d'illusion! Le pouvoir de la matière et l'égo, oui! mais heureusement que la puissance de l'esprit travaille toujours au rééquilibrage!

La matière ayant dominé tout le 20 e siècle (avec ses bienfaits et ses dérives) laisse peu à peu place à la dominance de l'esprit pour ce 21e siècle, ainsi va la loi de l'alternance et des cycles et cela à tous les échelles de la vie (micro et macro).

Le drame de Finkielkraut est précisément qu'avec toutes ces belles idées et ces belles intentions, la France éternelle péguyste a donné précisément le pétainisme en son temps et le néo-maurrassisme actuel, dont Finkielkraut est le représentant le moins répugnant (c'est dire le niveau des autres).

Le drame d'AF ,d'une manière de plus en plus visible, est celui d'une dérive névrotique.Le désir de reconnaissance de sa suprématie intellectuelle étant frustré,il est parti de gauche à droite avec des analyses contradictoires portées par une dialectique agacée et fiévreuse dont on perçoit qu'il ne maîtrise pas toujours la trajectoire.Il se donne à lui même la représentation d'une pensée singulière héritée des classiques qui la validerait en pensée incontournable et prophétique .En résumé il pratique l'auto-enfumage qui malheureusement asphyxie ses zélateurs,quelque soit la teneur de ses démonstrations.Le drame de ceux qui ne comprennent pas tout du discours d'AF, c'est de l'envisager comme une référence et de le suivre jusque dans ses délires "néo-maurrassiens actuels.Son cheminement intellectuel peut devenir encore plus tortueux si la critique torture son égo.

"Ne fermez pas vos yeux Mr. FINKIELKRAUT.. ou ma réponse à Mr FINKIELKRAUT suite à son interview par Médiapart :

http://www.mediapart.fr/club/blog/magali/280710/ne-fermez-pas-vos-yeux-monsieur-finkielkraut

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