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L'image de marque des sciences

Le Centre national de la recherche scientifique change de logo, cela n’a pas vraiment d’importance direz-vous, pourtant ce changement graphique démontre comment la guerre contre l’intelligence bat son plein dans la France de Nicolas Sarkozy.
Dans un texte, Chantier identitaire, qui explique la charte graphique, Arnaud Benedetti, directeur de la communication du CNRS écrit : Le changement d’identité visuelle est toujours un moment sensible pour tout établissement. Il bouleverse les habitudes, déstabilise les représentations, suscite d’inévitables interrogations sur le choix retenu, sur l’opportunité et le coût du nouveau bloc-marque. Ce changement doit être accompagné d’une communication appropriée qui explique les choix et répond aux questions à venir.
Le texte prend donc en compte l’hostilité supposée mais réelle, des chercheurs et notamment des membres de l’association Sauvons la Recherche. Je vous conseille d'ailleurs l’excellent article d’E. Saint-James, expert en typographie, publié sur le site de Sauvons la recherche qui analyse le logo.

La forme, novatrice, évoque la matière mise à la disposition des chercheurs par notre planète, son environnement et ses ressources. Une matière malléable et souple prête à se livrer aux savoirs et expertises de la recherche scientifique, comme la motte de terre glaise s’apprêtant à être travaillée par les mains habiles du sculpteur.
Cette profession de foi est en complète contradiction avec tout ce que peuvent penser notamment les défenseurs de la Terre et de la biodiversité. Il n’est absolument pas moderne de penser que la terre serait malléable dans la main des chercheurs. Le film réalisé pour présenter le logo est d'ailleurs complétement ridicule, il montre des mains qui déforment la planète, l'horreur! Et puis les chercheurs savent bien que les données et théories scientifiques ne sont ni malléables, ni souples.
À travers ce logo, le CNRS a souhaité figurer le processus même de la recherche, jamais figée, toujours en devenir.
Et youpi ! le processus de la recherche n’a rien à voir avec les montres molles de Salvador Dali, mais tant pis…
Par ailleurs, les lettres de son sigle désormais en minuscule, expriment la volonté de démythifier l’institut, de le rendre plus accessible.
Il est assez incroyable pour un logo, une image de marque, d’être là pour minimiser l’institution qu’elle représente.
La définition du graphisme surligne clairement le mépris du pouvoir pour le CNRS. De fait le nouveau logo choisit la neutralité d’une police de caractère conformiste, pour continuer dans l'abaissement
Le bleu et le blanc entremêlés symbolisent la richesse et l’interdisciplinarité de notre organisme.
Et bien si quelqu’un se demande pourquoi la couleur de la richesse est la même que la couleur de l’U.M.P. qu’il laisse un commentaire ici ?
La signature « dépasser les frontières » reflète parfaitement les missions et les ambitions du CNRS. Il s’agit de dépasser les fronts de la connaissance, d’aller toujours plus loin dans la recherche du savoir.
Peut-être que la nouvelle frontière se trouve dans l'infiniment petit avec les nano technologies, ce qui permet de comprendre comment ce logo dégouline vers le bas?
Le cabinet conseil en stratégie de communication et gestion de criseVae solis, qui a dirigé la création du logo, (http://www.vae-solis.com/nous/index.htm) dont le nom est tiré de la locution latine qui signifie malheur à celui qui va seul, se présente de la manière suivante: Notre nom porte notre positionnement : être conseil des dirigeants d’entreprise en toute indépendance et les accompagner en toutes circonstances, du déploiement d’une marque à la défense d’une réputation.
Nous souhaitons être une véritable « assurance » pour nos clients (entreprises et institutions) afin de préserver leur valeur (marque, part de marché, cotation…), de protéger leur capital image/confiance. Pour cela, nous accompagnons nos clients en matière de prévention des risques et gestion de crises.
Cela tombe bien en ce moment. Non?
Le logo du graphiste Olivier Lapidus et la charte graphique est signée de l’agence Moswo.
Le logo réalisé démontre simplement le manque de culture scientifique de ceux qui l'ont conçu, c'est assez bête en fin de compte.
Si vous mettez le logo dans un miroir comme l'a fait le Canard Enchaîné vous pourrez découvrir l'effet cul
Cette expérience quasi scientifique vous confirmera à quel point ce logo est bel et bien raté.

Cette histoire d'image de marque, est bien à l'image de la marque du régime actuelle...
La recherche scientifique est absolument nécessaire pour nous sauver de la crise, du dérèglement climatique, et cette petite image joue ici comme un lapsus évident.


Tous les commentaires
Désolé, un incident technique m'interdit de montrer les images indispensables à la compréhension de mon papier. Pol
J'ai essayé à mon tour, il y a effectivement un problème pour accrocher l'image. Nous tâchons de le résoudre au plus vite. Merci de votre patience!
@ la Netscouade : De plus on ne peut pas recommander l'article, j'ai un message de Karma error, comme l'a signalé Labul quelque part. Bonne chance.
Petite curiosité, en lien avec l'article d'Edwy Plénel : combien a pu coûter cette fabrication de logo ?
Le texte officiel dit: "La conception de la nouvelle identité visuelle du CNRS a coûté 40 000 euros. Au regard des prix qui se pratiquent sur de telles prestations, il s’agit d’une opération à coût très réduit. Afin de limiter les coûts et d’éviter les gaspillages, il a également été décidé que, autant que faire se peut, la nouvelle charte graphique ne prendrait sa place au sein des services qu’une fois les stocks actuels de documents à entête de l’ancien logo seraient écoulés. Enfin concernant la signalétique, il a été décidé que les changements se feraient progressivement." Je n'arrive toujours pas à mettre en ligne des images je suis désolé Pol
Triste logorrhée, verbiage inévitablement associé à ces "créations" dispendieuses de logos, pour en justifier le prix (rappelez-vous celui de l'ANPE). Un petit sondage auprès des chercheurs CNRS montrerait probablement une vaste majorité estimant la chose et sa description totalement ridicules. .
. Prémonitoire ? Une épine enfoncée dans le n pointe vers le bas et finit par percer un trou dans la patate bleue, liquidant définitivement le CNRS. Lien vers l'article à Sauvons la Recherche, qui a déclenché 72 commentaires à ce jour.
40 000 euros pour un logo. Le dessin d'Armel le Bail en est-il uen approximation ? Ce sont peut-être les prix qui se pratiquent, en effet; mais je m'en étonne toujours. Les évidences de notre société soi disant visuelle ne volent pas très haut. Dire que dans le temps on payait des artistes...
(cette matière molle fournira au moins de la matière première pour le sujet "Fromager")
Mon dessin est une projection futuriste, le dessin original, juste avant "liquidation" est bien sûr sur le site Web du CNRS où on peut trouver la description officielle de ce que représente ce nouveau graphisme, en cherchant bien.
Armel, la prochaine fois, essayez d'intriguer pour que j'obtienne le contrat pour réaliser le logo, je suis beaucoup moins cher.
Il y a sûrement un créneau. Le découpage du CNRS en instituts va générer l'apparition de nouveaux sous-logos. A quelle porte faut-il frapper pour obtenir les contrats ? Trouvez les noms et adresses des directeurs de ces nouveaux instituts... et reversez moi 10%... Pour l'Institut de Chimie, facile, il suffit de transformer la patate bleue en cornue (vous me devez 20% dans ce cas).
Attention, Armel. S'il y a trop de rétrocom, on va vite se retrouver à 40 000 € de facture... Ceci expliquant peut-être cela. Bon, arrangez-vous avec Mme Eva J., moi, j'ai rien dit, hein !
Pour l'Institut de Chimie :
Reste à peaufiner un peu le concept. On peut contourner E. Joly en passant par les îles Caïman, avant que N.S. ne les annexe et les charge de contrôler les "Fonds Souverains Européens".
Vous avez raison, d'ailleurs, on nous y invite : "dépasser les frontières". Dépassons, Armel, dépassons! Et puis, dépensons...
Nous pourrions lancer une pétition pour jeter ce logo et comme cela Monsieur Labul aurait toute ses chances Pol
Ah non, POL. Après avoir lu et apprécié vos billets et commentaires de-ci de-là, ça me fait drôle que vous me donniez du Monsieur. D'abord, qui vous dit que Labul est un homme, hein ? Concernant le logo actuel du CNRS, c'est bête, mais un ballon est à la merci d'une banale aiguille de vaudou. A méditer...
Je médite, on pourrait coincer la bulle, avant qu'elle ne devienne spéculative? Où alors spéculer sur son éclatement? Pol
Bon là vous m'avez bien fait rire, avec vos cornues et vos ballons-bulles vaudou. C'est déjà ça de pris. Sinon je suis d'accord, le bleu et la recherche, ça ne va pas du tout. C'est pas stimulant, bref, il y a un truc qui coince.
Lu sur le site de "Sauvons la recherche" : Le sigle CNRS a la particularité de n’avoir aucune lettre à hampe montante (bdfhklt) ou descendante (gjpqy) ni lettres accentuées. Avec des caractères typographiques, les points hauts des 4 lettres sont donc alignés, les points bas aussi, d’où une forme générale en rectangle, semblable à mille autres. Pour personnaliser le sigle, une solution évidente est d’abandonner complètement la typographie et de réaliser une calligraphie. C’est ce que faisait l’ancien logo, qui allongeait la jambe droite du N pour créer l’élément rythmique manquant. Encore heureux que le nouveau sigle ne soit pas ceci : cNrS... quoique, les deux lettres bleues, cela ne vous rappelle perSoNNe ?
Je vous ferais humblement remarquer qu'avant de faire du mauvais esprit sur Nicolas S, vous auriez pu voir ce qui saute aux yeux, le CNRS ouvre les frontières donc j'en déduis que je retiens N, pour nation, je change à Concorde et j'obtiens CRS, on comprends pourquoi la couleur choisie est celle des gardes mobiles et que le mobile des intentions nouvelles sont claires mettre un peu d'ordre dans la recherche. Comme seule les émissions de polices scientifiques fonctionnent.... et bien la boucle et bouclée. Et moi qui voulait faire un blog sérieux comme un pape, je ne suis qu'un sous pape de sécurité.... Pol
La logomachie (abus de mots creux) à l'oeuvre en l'occurence parait encore loin d'être une science exacte...
Le Canard a effectivement donné une très bonne représentation spéculaire du nouveau Logo du CNRS: En miroir, cela fait cul avec un s à l'envers. S'il n'y avait que le logo, on serait seulement sur le cul. Mais en fait, Pécresse est en train de déshabiller le CNRS et l'INSERM pour créer des "chaires" d'enseignants-chercheurs qui feront de la recherche, enseigneront moins, seront payés plus... pendant que les enseignants "bas de gamme" enseigneront plus et seront payés moins. Les collègues se réveillent tout doucement de leur léthargie. Certains sont seulement alléchés par l'idée des primes, des chaires, des postes à l'IUF, et comptent leur impact factor.... Je joue ici les Trolls en postant la partie d'un billet de mon blog du CNRS :-) ___________________________________________________ AU CNRS Concernant la structuration en instituts, il semble que le gouvernement revienne sur les engagements pris par la Ministre dans sa lettre du 27 juin dernier au président du CS du CNRS, « toutes les disciplines doivent être traitées avec une égale dignité et organisées de manière homogène en instituts. Tous ces instituts ont par ailleurs vocations à assurer des missions nationales … », engagement assorti de celui d'un large débat dans la communauté scientifique. Au lieu de cela, outre les mesures particulières et précipitées dont les sciences humaines et sociales ont fait l’objet sans justification convaincante, nous assistons à la mise en place de commissions, entièrement nommées par le Ministère, où figurent principalement des personnalités ayant pris des positions publiques antagoniques non seulement avec les recommandations émises par les instances du CNRS, mais aussi avec les orientations actées dans le Plan stratégique adopté par le CA du 1er juillet dernier. En parallèle, la direction du CNRS a laissé s'installer une confusion au sujet du caractère «national» des instituts, alors même que de très fortes oppositions s’étaient manifestées. À ce jour, la direction insiste sur le fait que tous les instituts du CNRS doivent définir leur mission nationale dans le cadre de la réflexion engagée sur la transformation des « départements » en « instituts ». Or l’avenir du CNRS comme organisme pluridisciplinaire est incompatible avec la sortie de l’organisme de disciplines telles que la biologie ou l’informatique. Si l’évolution de la situation depuis juin dernier devait conduire à accélérer la mise en place d’instituts «nationaux» autres que les deux déjà existants, il est essentiel que la «concertation» ne soit pas téléguidée et que des solutions appropriées pour les secteurs précités, et qui respectent les engagements rappelés plus haut, soient apportées préalablement à l’instauration de l’ensemble. Enfin, en application de la disjonction des fonctions d’opérateur de recherche et d’agence de moyens, la direction avait présenté en juin dernier une hypothèse de l’ordre de 20% du budget impartie à la fonction agence de moyens, étant entendu que cette part serait essentiellement consacrée à renforcer les actions interdisciplinaires entre instituts. Or les informations qui nous parviennent aujourd’hui situent plutôt cette part à hauteur de 50%, et ce dans un avenir proche, avec pour but essentiel de favoriser un désengagement important du CNRS en tant qu’opérateur par rapport à de nombreuses unités possédant actuellement un statut d’Unités Mixtes de Recherche (CNRS et Université). Une telle évolution de la «doctrine» du CNRS concernant les instituts semble dangereuse pour l’avenir même de l’organisme qui tendrait à se réduire comme une peau de chagrin, pour la stabilité des laboratoires qui se verraient privés de leur identité CNRS et pour la notion même de laboratoire qui, perdant sa mixité effective, serait appauvrie d’un côté ou de l’autre. Concernant les laboratoires, nous rappelons que la commission d’Aubert recommandait expressément le maintien de la double tutelle (nationale et locale), au minimum, se faisant ainsi l’écho d’un avis très largement partagé dans la communauté scientifique. Nous réaffirmons ici notre confiance dans le format Unité Mixte de Recherche, et rappelons que ce dispositif d’association a joué un rôle déterminant pour structurer des communautés scientifiques et pour rapprocher le CNRS et les universités. Plutôtque de continuer la fuite en avant en matière de typologie des unités (en l’espace de deux ans, sont apparus les LRC et les ERL, puis les unités stratégiques et leurs contraires, qui, on se demande pourquoi, n’ont pas encore de nom), comme si l’affichage « politique » comptait plus que l’efficacité scientifique, la direction du CNRS se montrerait mieux avisée de renforcer, d’améliorer et de stabiliser ce qui, de l’avis général, fonctionne bien, à savoir les UMR. En tout état de cause, la tournure que semble prendre en interne la procédure d’examen – pour ne pas dire d’évaluation – des UMR par l’organisme accroît grandement notre inquiétude quant à l’avenir de ces unités, de très loin les plus nombreuses, comme nul ne l’ignore, à l’heure actuelle. Des directeurs de départements scientifiques du CNRS avaient rappelé récemment qu’il appartient aux départements scientifiques, et à eux seuls, instruits par le travail du Comité national, d’informer la Direction des partenariats sur la qualité scientifique des unités, et non pas l’inverse. Ce rappel au mode de fonctionnement rationnel qui est prévu par les textes se fondait sur le constat que des évaluations de la qualité scientifique des personnels avaient été réalisées par des instances qui n’en ont pas la légitimité en se fondant sur les informations de nature très critiquable émanant d’une fiche. Les directeurs des départements scientifiques du CNRS ont réclamé de façon solennelle la suspension de cette fiche, et l’ouverture de concertations. Des informations relatives au budget et aux postes pour 2009 inspirent de fortes craintes. Il paraît pourtant évident qu’une nouvelle baisse du soutien de base des laboratoires (on parle à nouveau de – 15%) et la faiblesse annoncée des recrutements de chercheurs et d’ITA, sont orthogonales aux ambitions affichées de constituer la recherche comme l’une des priorités nationales. Enfin, le nouveau dispositif annoncé de « chaires CNRS » ne paraît pas répondre aux urgences de la situation. Ces dernières années, les universités ont déployé des efforts particuliers pour recruter de jeunes Maîtres de conférences talentueux, et l’on s’accorde, dans les UMR, à regretter de voir ces nouveaux personnels dans l’incapacité pratique de s’impliquer dans la recherche autant que ce serait souhaitable. Or, encouragé en cela par la tutelle politique et par ses partenaires universitaires, le CNRS a développé depuis plusieurs années un système dit « de délégation », dont l’effet positif sur l’activité des bénéficiaires n’est plus à démontrer. Il aurait été utile de s’appuyer sur ce dispositif existant, en l’amplifiant et en l’améliorant, pour accompagner les universités dans leur effort de recherche. Il faut n’avoir jamais travaillé dans une Unité Mixte de Recherche pour ne pas prévoir les tensions que vont engendrer ces « super Maîtres de conférences », côtoyant des Maîtres de conférences «ordinaires», les premiers enseignant trois fois moins que les seconds, mais gagnant 33% de plus. À quoi s’ajoutent une forme de supercherie budgétaire (deux postes sur le papier supportant en fait une seule et même personne), une diminution parallèle du nombre des délégations « ordinaires », et un mode de recrutement en forme d’« usine à gaz » qui va contraindre le CNRS à renoncer à l’une des clés bien connues de l’excellence de ses chercheurs, le principe du recrutement national. Ce mode de recrutement, s’il devenait prédominant, pourrait rapidement vider l’organisme de sa substance.
Si vous n'avez pas encore lu le décret portant modification des statuts des enseignants-chercheurs, il est ici. Il apparait flagrant qu'une carrière sera assurée en restant collé au plus près de son président d'université et de ses opinions. Demander sa mutation pour une des 10 universités de l'opération campus est urgent (pas de chaires ni de salut ailleurs). D'un autre côté, si côtoyer ces super-génies en chaire pour 5 à 10 ans vous déplait, ne demandez pas votre mutation, restez dans votre petit bureau d'université de troisième plan (si c'est le cas).
Pardon d'avoir joué les troll, Armel, ce n'était pas élégant. Stéphane m'a indiqué comment faire mieux, j'allais corriger mais trop tard: je ne peux plus éditer mon message. Vous me pardonnez ? Après tout, nous sommes de la même maison, qui sous nos pas s'effondre :-( Cordialement.
C'est le blog de POL, à lui de pardonner. C'est vrai qu'un lien suffisait. . Les maisons CNRS et Université s'effondrent (sont réformées) au nom du dogme de l'efficacité par mise en concurrence, hiérarchisation à outrance, rémunérations spéciales au mérite, "autonomie", financement sur projet. Si jamais ça marche moins bien après, peu importe, on ne vérifiera même pas. Le dogme est le dogme. Le dogme imposé de l'autorégulation des marchés se termine par la plus belle crise depuis 1929. Que donnera l'application du dogme de la carotte et de la promotion des chefs par les chefs en recherche ? Nous verrons bien... Remarquez c'était déjà le cas, la carotte était l'envie de progresser en grade et donc en salaire. Mais cette fois, l'écart entre les plus bas et les plus hauts salaires s'accentue, et pour "mériter"d'être au plus haut, il faudra se muer en marchand de salade, transformer des produits pourris en produits sains, exactement comme ont fait les banquiers ces dernières années. A la clé, des bonus et l'équivalent de stock-options pour les plus menteurs.
Parallèle très pertinent. Les chercheurs devront beaucoup plus qu'auparavant passer du temps à "faire de la com" sur leurs recherches. Et si la com est bonne, la recherche a-t-elle besoin de l'être ? édité : j'ai vu l'image... Pouah. forme et couleur, l'anti langage, la fermeture.
Quand je faisais une émission scientifique pour ARTE, nous avons eu droit à une étude "qualitative" qui démontrait que nous étions particulièrement bien adapté au public d'ARTE. L'institut de sondage proposait de changer le nom de l'émission et surtout son horaire. Mais la direction d'ARTE voulait faire de l'"audience", nous avons été viré. Ils ont fait moins d'audience. Ce que l'étude disait, c'était certes si vous changez, vous gagnerez des téléspectateurs mais vous perdrez vos fidèles. Ils l'ont fait au non d'un dogme qui sévit dans l'audiovisuel. Avant sur les chaînes du service public, ils passaient mes documentaires qui faisait souvent de très bonnes audiences (même si le comptage n'est pas fiable) mais comme "mon style" ne correspondait pas au dogme, on m'engueulait quand même, quitte à faire mentir les chiffres. Maintenant quand rarement on me fait travailler, au nom du dogme, le film ne passe même plus aux heures normales. Tant que les chercheurs scientifiques, les intermittents, etc... se mobiliseront seulement dans leur chapelle nous serons écraser par les dogmes stupides. Au moment où j'avais encore l'émission, j'avais vu les "dirigeants" de Sauvons la Recherche, en leur disant, il y a la luttes des intermittents, faisont quelque chose ensemble... Le dogme de SLR s'était ne mélangeons pas tout... Pourtant je ne parlais que des lois de dynamique des luttes. Pol
Je suis consternée par ce nouveau logo qui ne dit rien d'intelligent. Il est même inélégant, plutôt lourd et parfaitement non esthétique. Le précedent exprimait bien mieux la Science qui va de l'avant avec toutes ses flèches. L'anagramme est tristement drôle et démontre bien le rabaissement de cette instance de recherche à un niveau scatologique. L'analyse faite par POL est ecellente. Tout ceci n'est que le reflet de la pensée d'une certaine droite stupide, aveugle, et destructrice. Peut-être y avait-il des changements et des remises en question à faire au sein de ce noble Centre mais faut-il tout démolir ? au nom du dogme de la rentabilité ? L.Bayon