Sam.
19
Avr

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Énervement

autocollant qui ne colle pasautocollant qui ne colle pas © pol

J’écoutais le camarade Mélenchon, l’autre jour à la télévision, http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/11/invite-de-lemission-les-4-verites-sur-france-2/ qui parlait assez simplement, malgré son agressivité habituelle.

Je me suis dit que j’étais assez d’accord avec ses solutions simples. Mais est-ce que ce sont simplement de simples solutions dont nous avons besoin dans un monde si complexe. Nous sommes tous fatigués des discours, des textes, de propositions auxquels on ne peut croire ! On nous a déjà fait le coup : Pas d’autres alternatives. Faut-il juste choisir entre la rigueur, la ceinture, et le remontage de bretelles d’un côté, et la ceinture, la rigueur avec des petits oiseaux dans la voix, de l’autre ?

Il faudrait que je prenne une initiative - toi, moi, nous - pour expliquer à tous ces messieurs qui font de la politique à nos frais, que nous ne voterons pas pour ceux qui défendent des solutions simples et de simples solutions !

Nous avons envie de débats complexes, calmes, respectueux, et ravageurs, bouillonnants, inventifs, drôles, passionnants.

Y en a marre des petits profs qui nous font la leçon, avec fatuité et condescendance !

Y en a assez du menton relevé et de l’argument d’autorité !

Facile de proposer des recettes de cuisine dont ont sait que – jamais – on aura à les mettre à sa sauce ! Il me fatigue Mélenchon, d’autant plus qu’il donne de bonnes recettes qu’il a piquées à d’autres !

Un homme politique digne de ce nom, devrait pouvoir dire qu’il sait qu’il n’a plus aucun pouvoir ! Un homme politique devrait pouvoir s’exprimer en proposant non pas des solutions mais des problèmes à résoudre ensemble. Ne pas dire, il n’y a pas de soucis. Ne pas faire peur en disant Vous avez du soucis à vous faire. Mais : Je n’ai pas d’autres solutions que de vous proposer de nous y mettre tous ensemble, à la politique. Non pas qu’il n’y aurait pas de solutions, parce qu’il y a en a des milliers, mais parce que dans le grand jeu mondial quand on pousse d’un côté des millions poussent de l’autre.

Chaque phrase, chaque action comme le souffle de la petite aile de papillon au Brésil, peut provoquer un ouragan aux USA. Comment prétendre qu’une solution – présumée- puisse emporter le morceau ! Ils sont tellement risible tous ceux qui vous disent qu’on n’y peut rien, c’est comme cela, il faut suivre la seule voie difficile que je vous indique. C’est tellement drôle ! Non ?

Rions ensemble voulez-vous ! Redonner confiance au marché ? Comment quelqu’un de sérieux pourrait prononcer une phrase aussi con ! Vous ne trouvez pas cela drôle ? Essayez de discuter deux secondes avec un algorithme pour lui donner confiance ? Allez voir les crétins, prétentieux et boutonneux qui écrivent les logiciels. Ils ont fait de brillantes études et ils sont malheureux à ne pas savoir quoi faire de leur fric. Regardez les traders pleurer ! Ils cherchent juste à s’en foutre plein les fouilles, pour fuir au plus vite leur pauvre condition.

Pourquoi j’écris ces mots ?

Comment croire que mon petit blog puisse faire autre chose qu’une mini vaguelette dans la bassine de mon évier, À l’heure de la vaisselle ?

J’aimerais bien croire que l’Appel à une action, l’Appel des Appels, l’Appel du 13 août où tout autre prise d’appel nous tende la perche pour sauter au dessus de l’obstacle, mais malheureusement, cela n’est pas le cas. Sauf à croire à l’effet de seuil. Tous ensemble arrêtons de nous indigner, de nous énerver et prenons leur place, il faut agir.

Je me souviens d’un dessin de Sempé qui décrivait un HLM où tout le monde regardait la télévision en pensant à la même phrase en même temps. Nous sommes tous synchrones. Nous sommes tous à l’unisson! Tous ensemble Indignés de Tombouctou à Tamanrasset.

Et alors ? L’argent c’est pour sauver les banquiers et l’Euro. Un sauvetage provisoire, illusoire, à nos frais, alors que nous nous aurions humainement envie de filer les sous pour sauver les enfants de la Corne de l’Afrique. Enfin on peut rêver!

Si tout le monde a envie de croire au Père Noël, à l’homme providentiel etc… Par paresse! Il semble que cette fois-ci on aurait vraiment intérêt à se réveiller!

On croit qu’on fait ceci et on fait cela disait dans Chiendent Raymond Queneau.

Je n’ai pas envie d’être témoin de l’écroulement de mon monde, sans rien faire.

Si j’aime bien l’idée simple de réformer la BCE, de notre camarade Mélenchon, il ne nous dit pas comment faire, à part voter pour lui.

J’aimerais bien rejoindre, fonder, m’associer, créer, travailler avec un mouvement politique, citoyen, qui permettrait d'obliger tout le monde à ne pas suivre le chemin de la manipulation et de la communication simpliste (jolie phrase non ?) : Face à la complexité du monde, il ne peut y avoir qu’une réflexion complexe avec des arborescences de propositions.

Merci de m’aider à trouver un lieu, un champ, un domaine où je pourrais me rendre utile pour que nous n’ayons plus à subir les discours simplistes ?

Pour en finir avec Mélenchon – que j’aime bien, on l’aura compris – il est si drôle en père fouettard des capitalistes sauvages – et quitte à devenir un allié objectif de la réaction, je ne peux m’empêcher de publier ici cette vidéo qui relativise les propos d’icelui. Je croirais Monsieur Mélenchon, lorsqu’il réalisera exactement son programme : Qu’ils s’en aillent tous ! Et lui, le premier, répondit l’écho. Voir la vidéo suivante, si vous n’en êtes pas convaincu.

http://fr.altermedia.info/politique/quand-melenchon-vantait-le-traite-de-maastricht_33566.html

 

Tous les commentaires

13/08/2011, 14:35 | Par Mariethé FERRISI

Cher Pol,

Je rejoins votre ras le bol des belles phrases et des solutions sans mode d'emploi. J'ai toujours trouvé J.L Mélenchon "sympa" avec son discours décapant qui me servait de défouloir je l'avoue. Dans mes instants de morosité, je me dis que nous sommes 50 000 personnes sur Mediapart qui cherchons des informations si possible en toute impartialité de façon à nous faire notre propre opinion loin des images propagandistes de la TV.

Par contre, en ce qui concerne "les lois de la finance mondiale" là il faudrait sortir une BD hebdomadaire qui ferait passer le message au commun des mortels pour dire en l'occurence que ce n'est pas une crise mais bien un hold up financier qui a permis aux mêmes spéculateurs de racheter à bas prix les actions qu'ils ont fait volontairement chutées !

Ou alors, au lieu d'un feuilleton comme "Plus belle la vie" regardé par des millions de rêveurs, un télé-film genre "Affaires d'Etat" où on a entre autre pu comprendre ce qui anime les conflits d'intérêts qui provoquent les guerres.

Faire peut-être comme en santé publique quand on connaît les symptômes d'une maladie avant qu'elle ne s'installe ou ne s'aggrave, on met en oeuvre les moyens de prévention... Ceci pour dire qu'il faudrait beaucoup de pédagogie pour alerter et inciter à se rencontrer sur "une agora" parmi celles que vous cherchez et que je cherche également pour rassembler car il y a urgence pour un changement radical !

Amicalement,

MTF

13/08/2011, 14:36 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 13/08/2011 à 14:35

Ou alors, au lieu d'un feuilleton comme "Plus belle la vie" regardé par des millions de rêveurs, un télé-film genre "Affaires d'Etat" où on a entre autre pu comprendre ce qui anime les conflits d'intérêts qui provoquent les guerres.

On demande à Gérard Mordillat ?

13/08/2011, 15:01 | Par pol en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 13/08/2011 à 14:36

je vais lui demander mais j'ai peur qu'il roule pour Mélenchon

 

13/08/2011, 15:07 | Par Mariethé FERRISI en réponse au commentaire de pol le 13/08/2011 à 15:01

13/08/2011, 15:30 | Par pol en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 13/08/2011 à 15:07

merci d'avoir indiqué ce doucment salutaire qui fait allusion à l'excellent livre de Bertrand Rothé et Gérard Mordillat.

 

13/08/2011, 14:21 | Par Annie Lasorne

L’idée d’une refondation reposant sur une “constituante” venant redonner un souffle nouveau à l’exercice démocratique est omniprésente dans les discours de Mélenchon. Aujourd’hui il aborde la question en France, le calendrier l’y oblige, mais il avait déjà largement évoqué le sujet à un niveau européen et dès les années 2006.

Idem Arnaud Montebourg (la Constitition de la VIeme République, réconcilier les français avec la démocratie, ed O. Jacob avec Bastien François)

L'assemblée Constituante, qu'est-ce que c'est?Avec l'instauration d'un Régime parlementaire, La mise en place d’une assemblée Constituante est l’une des revendications les plus importantes des Tunisiens qui s’opposent à ce fameux Gouvernement de « transition ».

Qu’est-ce que l’assemblée Constituante ?

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une Assemblée qui a pour fonction d'établir une Constitution, ou le texte fondamental d'organisation des pouvoirs publics d'un pays. Les rôles de l’assemblée constituante peuvent aller de la Rénovation complète à la récupération « partielle ».

Selon Wikipédia : « La façon dont les membres de l'assemblée sont désignés dépend des circonstances et des pays. Ils peuvent être désignés expressément pour cette tâche, ou bien avoir d'autres fonctions institutionnelles, voire s'autoproclamer. En effet, l'assemblée peut détenir le pouvoir constituant en vertu de la précédente constitution (on parle alors plutôt de révision), ou bien par les circonstances de faits, suite à une crise de régime (guerre civile, coup d'État, invasion…).

Le résultat des travaux de l'assemblée peut n'être qu'un projet qui devra être entériné par le détenteur du pouvoir (par exemple un référendum). Il peut être une constitution entièrement nouvelle ou une simple modification plus ou moins importante. »

Dans quels pays du monde est-ce que l’assemblée Constituante a été adoptée ?

-En Allemagne : Assemblée nationale de Weimar;

-En Belgique : Congrès national (Belgique);

-En France : L'Assemblée constituante de 1789, L'Assemblée constituante de 1848, Les Assemblées constituantes de la Troisième et de la Quatrième République;

-En Indonésie : La Konstituante de 1955;

-En Islande : Assemblée constituante islandaise de 2011;

-Au Népal : Élection de l'Assemblée constituante népalaise de 2008;

-En Russie : Assemblée constituante russe de 1918;

-En Suisse : Assemblée constituante vaudoise et Assemblée constituante de Genève.

On le voit aisément, il s’agit d’un outil politique universel, d’une solution que nous pensons être la seule qui soit capable de changer radicalement l’avenir politique de notre pays. Plus qu’un choix, il s’agit d’un impératif !

 

13/08/2011, 14:37 | Par Annie Lasorne

http://www.legrandsoir.info/POUR-UNE-ASSEMBLEE-CONSTITUANTE-POPULAIRE-INDIGNES-DE-FRANCE-UNISSEZ-VOUS.html

POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE POPULAIRE, INDIGNES DE FRANCE, UNISSEZ-VOUS

Marc HAUS 1er juin 2011

Dans le sillage du printemps arabe, et depuis quelques semaines qu’a commencé la révolution espagnole, on voit fleurir un peu partout des mouvements populaires qui aspirent à un profond changement. En Grèce bien sûr, mais aussi au Portugal, aux Etats-Unis, en France, au Chili, au Mexique et un peu partout dans le monde, se développent des vagues de contestation contre l’ordre inique qui emmène le monde. Bien sûr ces mouvements restent encore parfois limités à quelques dizaines voire quelques centaines d’individus donnant de leur personne pour répandre la flamme de la révolte nécessaire. Mais le mouvement de contagion est exceptionnel et ces révoltes s’appuient sur des bases sociales très solides : d’une part les printemps arabes, espagnol, grec, etc., démontrent quoi qu’on dise une détermination sans faille à sortir de ce système intrinsèquement totalitaire ; d’autre part, le monde de ces dernières années a marqué une capacité grandissante à faire front malgré le terrorisme économique, intellectuel et policier de l’oligarchie mondiale.

L’opportunité qui se présente aujourd’hui est infiniment précieuse alors répondons présents à l’appel et sonnons le glas du totalitarisme qui nous enserre !

L’établissement de la Démocratie et de la Justice exige de s’attaquer aux racines du mal, c’est-à-dire à toutes les structures fondamentales de domination qui asservissent, précarisent, terrorisent et tuent, au Nord et surtout au Sud. Pour atteindre cet objectif suprême, il faut des mouvements qui dépassent et fédèrent les luttes et portent des revendications universelles. Ainsi, lorsqu’une telle possibilité de mouvement se fait jour, et que celle-ci, qui plus est, dépasse les horizons nationaux, il est du devoir de tous les indignés de faire briller cette lueur d’espoir en donnant corps au mouvement.

Le mouvement qui se répand actuellement dans le monde s’inscrit dans des contextes locaux mais partout – et c’est bien cela qui en fait un mouvement cohérent digne de la plus haute attention, il procède de cette volonté d’en finir avec cette espèce de totalitarisme furtif qu’une toute petite élite insuffle pour conserver le pouvoir. Ce pouvoir qui repose sur une distribution des richesses absolument abjecte et dont la perpétuation nécessite d’inhiber l’émancipation des peuples, que ce soit par la terreur ou la séduction (du latin sub ducere = conduire par dessous).

Une assemblée constituante populaire : la seule revendication sérieuse qui vaille

Il ne saurait s’agir de revendiquer des « réformes » qui, pour positives qu’elles soient, ne pourraient par définition qu’être marginales au regard des défis qu’il s’agit de relever. Il faut en effet autrement plus qu’un ajustement à la marge pour renverser la tendance et contrecarrer un système qui par nature ne peut que renforcer la concentration des richesses qui aujourd’hui atteint des niveaux hallucinants.

Dans ce cadre, et étant entendu qu’il est pertinent de travailler à l’unification des revendications à travers le monde, une première évidence s’impose : ce n’est que par l’instauration de gouvernements du peuple, par le peuple et pour le peuple que pourra advenir un ordre véritablement équitable. Et l’existence de tels gouvernements au delà de la simple formule nécessite, où que ce soit, une loi fondamentale qui émane du peuple lui-même et qui soit lisible et accessible à tous. Et de ce point de vue, il est clair que c’est très loin d’être le cas dans les pays où germe cette contestation. La première des revendications sérieuses est donc celle d’une assemblée constituante populaire. Dans nos pays où l’apathie cultivée par les médias (presse, télévision, écoles, etc.) atteint des sommets et où la démocratie par les urnes se révèle tout à fait illusoire, cette exigence est un passage obligé pour la renaissance de la souveraineté populaire et la réappropriation du politique par le citoyen. Il n’y a là rien d’utopique et il suffit d’observer les processus actuellement à l’œuvre dans nombre de pays pour s’en convaincre.

L’écriture citoyenne d’une nouvelle Constitution pourrait par exemple être le fait de citoyens tirés au sort, dans le cadre d’un modèle présentant un certain nombre de gardes-fou. Ce faisant, on ne ferait que s’inspirer de la démocratie athénienne qui fut le modèle démocratique sans doute le plus abouti ainsi que s’évertue aujourd’hui à le démontrer Etienne Chouard.

De plus, le potentiel d’une telle initiative en terme d’énergies citoyennes est à n’en pas douter absolument considérable.

Alors n’ayons pas peur, soyons cohérents, réalistes et exigeons, non l’impossible, mais seulement ce qui dans toute société saine serait parfaitement normal : un fonctionnement institutionnel qui garantisse le respect, dans les faits, des droits universels consacrés par la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Le modèle de la démocratie publicitaire et plébiscitaire a assez duré ! YA BASTA !

INDIGNEZ-VOUS, DESCENDEZ DANS LA RUE ET APPELEZ LE PEUPLE SOUVERAIN A REVOQUER LES MANDATS ET A FORMER UNE CONSTITUANTE !


13/08/2011, 15:04 | Par pol en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 13/08/2011 à 14:37

Merci pour votre réponse mais vous renvoyez à un site qui écrit, je cite:

Fidel, bon 85ème anniversaire. Tu demeures pour bien des peuples et de nombreux dirigeants un phare qui éclaire sans éblouir et qui guide sans dévier de la voie à suivre.

je suis un peu sceptique...

amicalement

13/08/2011, 16:46 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de pol le 13/08/2011 à 15:04

Je ne suis pas (aucunement) responsable de tout le contenu du site ... Sourire

13/08/2011, 18:10 | Par pol en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 13/08/2011 à 16:46

je vous comprends

 

13/08/2011, 15:10 | Par melgrilab@yahoo.fr

à POL

 

le battement d'aile du papillon peut déclencher l'ouragan (si tout est prêt pour cela par ailleurs), non le provoquer à lui tout seul...

 

à A. Lasorne

Je suis vraiment très sceptique sur les vertus d'une Constituante, je crois même que c'est une voie de garage. Voir mon billet là-dessus.

13/08/2011, 16:49 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 15:10

Oui, Melchior, on en a déjà discuté, nous n'avons pas les même opinions sur le sujet, je sais... C'est pas grave. Les coups et les douleurs... Faut de tout pour faire un monde...

13/08/2011, 15:18 | Par Fantie B.

@ Pol : j'ai bien aimé votre billet, énervement que je partage devant ces politiques, parfois sympathiques, mais qui prétendent chacun détenir LA solution.

Voir aussi les "doutes et interrogations" bienvenues de kakadoundiaye, superbement exprimés :

http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/130811/crise-quelle-crisedoutes-et-interrogations

13/08/2011, 15:18 | Par Ben.

" Nous avons envie de débats complexes, calmes, respectueux, et ravageurs, bouillonnants, inventifs, drôles, passionnants.

 

Y en a marre des petits profs qui nous font la leçon, avec fatuité et condescendance ! "

Entièrement d'accord avec vous , pol

Facile de proposer des solutions dont on sait qu'une fois installés sur le trône , ils oublient !

13/08/2011, 15:32 | Par pol en réponse au commentaire de Ben. le 13/08/2011 à 15:18

On fait quoi Ben, on fait quoi ensemble?

 

13/08/2011, 15:37 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pol le 13/08/2011 à 15:32

On fait quoi ?

 

On se regroupe, on détermine la politique qui nous convient, et

 

lors des prochains mouvements sociaux, on la fait connaître et prendre en compte,

lors du prochain processus électoral (en octobre, déjà...) on la fait valoir.

13/08/2011, 15:55 | Par pol en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 15:37

Où se regrouper Melchior?

13/08/2011, 16:29 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pol le 13/08/2011 à 15:55

Au Club Mediapart, et ailleurs suivant affinités. Les organisations ne manquent pas, et on peut toujours en créer d'autres.

13/08/2011, 17:15 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 16:29

Proposition de lieux faite à Appel Citoyen 13 Août 2011 Par Marie-Hélène

 

En province et banlieues, pourquoi ne pas utiliser les parking d'hyper et de super-marchés le dimanche (vides ou utlisés par ceux que ça ne dérange pas que des salariés travaillent le dimanche !), sans oublier les marchés forains où, traditionnellement, les candidat à élection viennent serrer des main à la louche (il n'y a d'ailleurs que là, qu'on les voit...) Bons lieux (super-marchés de banlieues) aussi, pour rencontrer une jeunesse, qui sans signes de la société (nous !), va exploser.

13/08/2011, 16:21 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 15:37

Bon, qui commence ??

Moi je veux bien organiser les votes au fur et à mesure de l'avancement des propositions (j'ai un savoir faire reconnu sur Médiapart ! ) afin de vérifier pour chacune d'elles sa légitimité démocratique.

Je vais ouvrir de ce pas un billet pour les recueillir ICI

13/08/2011, 16:33 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 13/08/2011 à 16:21

On n'en est pas à voter. En démocratie, le vote est une procédure qui doit garder quelque chose d'un peu solennel. Cherchons d'abord ce qui fait consensus, la validation n'interviendra qu'ensuite.

13/08/2011, 19:51 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 16:33

@ MGL

Comment savoir si une proposition reflète les souhaits de la majorité sans se donner les moyens de dénombrer ceux qui sont pour ou ceux qui sont contre.

Au lieu de partir sur un texte à tiroir et le soumettre au vote, je pense qu'il est préférable de discuter point par point et ne retenir que ceux dont l'objet et la formulation obtient minimum 60 % de "pour".

Là, je ne parle pas d'incantations, ni de voeux de bonheur pour le peuple français.

Non, je parle de concret.

Exemple: Il faut sortir du Traité de Lisbonne OUI - NON

Il faut sortir des bavardages , des discussions du café du commerce et des vertus comparées de chaque candidat (e) ainsi que des analyses historiques stériles.

Nous sommes devant un malade en phase terminale, le diagnostic est relativement unanime. Quels remèdes apporter ??

13/08/2011, 20:02 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 13/08/2011 à 19:51

Qui votera ? Les abonnés à Mediapart ?

 

Sortir de Lisbonne: par le bas ? (retour au traité de Nice) ou par le haut ? signature d'un nouveau traité) En ce cas, quel contenu ?

 

Qui sortirait ? La France, seule comme une grande ? Ou d'autres avec elle ? Et sur quelle base ?

 

Quel est votre malade en phase terminale ? La France ? La République ? Le capitalisme ? Le système financier ? Une autre entité encore ? Et à quoi bon apporter un remède en phase terminale ? J'avoue que tout cela n'est pas bien clair dans mon esprit. Il est vrai que je ne suis qu'une pauvre bourrique.

13/08/2011, 20:18 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 20:02

@ MGL

Oui, dans un premier temps, l'idée de base est que si entre médiapartiens nous n'arrivons pas à élaborer des propositions CONCRETES qui entraînent l'adhésion d'une majorité claire et nette, il paraît fort improbable que ce soit possible sur une population élargie.

Nous avons tout pour le faire, le moyen de communiquer, la diversité des tendances même si la droite est sous représentée, mais ce n'est pas un inconvénient, et l'expertise de beaucoup d'abonnés.

Pourquoi demanderions nous à d'autres que nous même de s'entendre ??

Démontrons d'abord que nous pouvons construire ensemble et si nous y arrivons, nous serons une vraie force et nous aurons un impact extraordinaire surtout que dans cette situation nous aurions je pense, l'appui total de Médiapart.

Pour le reste de votre commentaire, au lieu de m'abreuver de questions que vous devez juger pertinentes, faites des propositions précises et concrètes qui répondront à vos interrogations et qui pourront constituer la colonne vertébrale du programme qui va sauver la France.

 

13/08/2011, 20:57 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 13/08/2011 à 20:18

faites des propositions précises et concrètes

 

Encore une fois, je ne me mets pas en position d'offreur, mais de demandeur.

 

Il y a quatre urgences selon Ségolène Royal, cinq selon moi, à prendre à bras le corps dès les premiers jours du quinquennat (condition nécessaire pour gagner les législatives).

 

 

La première chose à déterminer, c'est quel système économico-social nous voulons: loi du plus fort ? collectivisme ? économie de marché sauvage ? économie de marché régulé ? Si SR est élue, c'est qu'on aura choisi le marché, régulé à gauche. Reste à mettre noir sur blanc ce que cela implique.

 

 

Deuxième point: la mise en chantier des révolutions démocratiques. J'ai dit pourquoi je n'étais pas favorable à la convocation d'une Constituante, mais il y a des tas de choses à faire.

 

 

 

Troisième: la reconversion énergétique et les choix souvent douloureux qui iront avec. Y aura-t-il des bouchons sur les routes pendant l'été 2012 ? Que la réponse soit oui ou soit non, est-ce une bonne nouvelle ?

 

 

Quatrième: l'urgence sociale et les moyens de son financement. Il y a une foule de choses à financer. A terme, le financement proviendra de la croissance (verte) induite. En attendant, il faut financer le démarrage, or les caisses sont vides et les "marchés" hostiles...

 

 

Cinquième: la remise en route de la construction européenne (et c'est notre intérêt de Français de ne pas négliger notre intérêt d'Européens...).

 

 

J'insiste sur le fait qu'il n'est pas possible de se retrancher derrière une de ces nécessités pour différer le traitement d'une autre. C'est tout tout de suite à entreprendre et à poursuivre, sous peine d'échec. Qu'on ne vienne pas nous parler d'une petite pause...

 

13/08/2011, 22:25 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 20:57

@ MGL

On ne peut être indifférent à vos commentaires en général.

Je suis votre joute entre Netmamou et vous même sur son fil.

Vous n'êtes pas à l'abri de contradictions, ni d'une certaine mauvaise foi. Vous savez que vous pouvez par votre assurance verbale mener vos interlocuteurs au delà de leurs derniers retranchements et les pousser à la faute. (Surement pas Netmamou!)

Votre capacité à critiquer et à ne relever que les faiblesses dans le discours de celles et ceux qui s'avancent à découvert vous permet de faire valoir une certaine supériorité. Vous en profitez généralement pour mettre à mal ceux qui essaient de vous apporter la contradiction, eux de manière constructive, vous en tirant sur tout ce qui bouge.

Mais votre petit jeu a ses limites. Il suffit de vous demander de proposer des solutions au lieu de poser des questions.

Relisez votre commentaire. A aucun moment vous ne dites ce que vous penseriez qu'il faut faire. Vous avez trop peur que quelqu'un vienne vous dire que ce n'est pas la solution.

Vous voulez garder le monopole et le privilège de ce rapport de force :

Je ne suis capable de rien construire mais je peux détruire ce que tous les autres proposent.

Vous êtes un boulet.

Si je me trompe, et pourquoi pas finalement, vous allez, avec votre connaissance de tous les mécanismes de notre société en ce début de 21 ème siècle, être la plus grande et la meilleure force de proposition de ce site.

A vous de jouer, esprit brillant, montrez à toutes et tous ce que vous valez.

14/08/2011, 09:31 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 13/08/2011 à 22:25

Merci, tant pour le compliment que pour la critique, mais, comment vous dire ?

 

Je ne dispose pas de solutions toutes faites. Sinon, je serais du côté de l'offre politique, non de la demande. Les propositions "fokon" ou "yaka" ne me paraissent pas porteuses d'espoir.

 

 

Une proposition de mesure ne vaut à mes yeux que si elle remplit trois conditions: il faut qu'elle soit 1) crédible (pas pour moi, pour le peuple !), 2) désirable (idem), 3) compatible avec les autres (elles aussi crédibles, désirables et compatibles). Vous n'avez pas l'air d'imaginer la difficulté de la chose.

 

 

D'autant plus que tout se fera "sous contrainte de budget", comme on dit, ce qui "légitime" d'avance tous les renoncements provisoires, ou provisoirement définitifs ("Allez, les gars, on a assez donné de signaux forts au pays, maintenant on va faire une p'tite pause, OK ?" - à dire avec l'accent énarcho-corrézien ou énarcho-p'tit quinquin; j'ai davantage confiance en l'accent énarcho-pictocharentais, ou judico-norvégien).

 

 

Allez, je me lance (pour voir, hein !):

 

Accueil de tous les enfants (tous !) à l'école dès deux ans sur tout le territoire (Mayotte comprise, évidemment) par un personnel compétent et dans des locaux adaptés. Transformation des cantines scolaires en lieux d'éducation à la diététique et à la convivialité.

Délai de réalisation: trois ans. Mise en chantier: mai 2012. Financement: à établir.

 

 

Qu'en pensez-vous, cher Utopart ? Et les autres ?

 

 

 

 

14/08/2011, 14:50 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/08/2011 à 09:31

@ MGL

Je pense que vous êtes hors sujet.

Que vous le savez parfaitement.

Que vous venez de démontrer que vous pouvez faire des propositions.

Que, proposant hors sujet, vous signifiez que vous ne voulez pas proposer "dans" le sujet.

14/08/2011, 20:03 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 14/08/2011 à 14:50

En quoi suis-je hors sujet, je vous prie ? Ma proposition est très sérieuse. Si vous estimez qu'elle ne l'est pas, il faut donner des arguments.

 

Elle tente de répondre (bien ou mal, discutons-en) à des besoins sociaux (tant individuels que civiques) bien réels, et je ne cache pas qu'il y aura un problème budgétaire. A partir de là les citoyens en général et les médiapartiens en particulier peuvent l'évaluer, l'apprécier de façon critique, et décider de l'ajouter ou non au "panier". Que vous faut-il de plus ?

 

Est-ce désirable ? Est-ce crédible ? Est-ce compatible avec le reste ? Si oui, on vote pour l'adoption, sinon on vote contre. Si on ne sait pas, on fait comme Melchior, on passe à une autre proposition concrète.

14/08/2011, 20:43 | Par utopart en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/08/2011 à 20:03

@ MGL

Amen !!!

Je laisse à chaque lecteur le loisir de vous lire et d'apprécier vos commentaires.

 

14/08/2011, 21:03 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 14/08/2011 à 20:43

Vous êtes bien aimable et bien libéral.

 

Mais vous ne m'avez pas dit en quoi j'étais hors sujet ni ce que vous pensez, vous-même, de ma proposition.

14/08/2011, 21:03 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de utopart le 14/08/2011 à 20:43

Doux pâle drublon.

13/08/2011, 15:43 | Par Axel J

Je ne trouve pas Mélenchon si affirmatif que vous le dites dans cette vidéo. Ce qu'il défend dans le Traité de Maastricht, tout en s'en méfiant ouvertement, c'est le potentiel "Europe des Citoyens" qu'il souligne.

 

Je retrouve chez Mélenchon mon propre européanisme d'alors, aujourd'hui déçu.

Je n'estime pas tant que je me serais trompé quand j'avais voté Oui: j'estime surtout que j'ai été berné, et je crois que Mélenchon pourrait reprendre à son compte mes paroles (ce qui ferait de lui un pion et non un acteur influent).

13/08/2011, 15:50 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Axel J le 13/08/2011 à 15:43

Sur le réexamen de ce qui s'est joué autour de la constitution européenne, une analyse intéressante, celle de Frédéric Stambach sur son blog, ici :

http://blogs.mediapart.fr/blog/frederick-stambach/130811/qui-se-cache-en-nous

13/08/2011, 15:53 | Par pol

Oui un pion, peu sincère qui dit quelque chose, par discipline. L'histoire et l'analyse à l'époque montre qu'in n'y avait pas ce potentiel citoyens? Que Mitterrand à jouer l'Europe contre nos acquis sociaux! Qu'est-ce qui vous fait croire que le politicien Mélenchon croit ce qu'il dit? Merci de me donner les éléments pour que je sois d'accord avec vous? Il n'y a pas d'alternative à gauche! Les socialistes vont jouer la misére, et la rigueur et Mélenchon ne cherche qu'à gagner des euros en comptabilisant les voix sur son nom. Ne pourrions nous pas être un peu plus sérieux, la crise économique n'est rien à côté de la crise écologique et notre avenir irradié! Ils nous racontent des jours futurs radieux! Nous n'aurons que notre misère et l'hégémonie Chinoise! Ne serait-il pas temps d'être adulte et de ne croire à ce que nous pouvons penser nous même! Il y a des politiciens qui vivent de leur boutique! nous vivons de notre travail! Producteur sauvons-nous nous-mêmes et virons les distributeurs de bonnes paroles ! non?

13/08/2011, 17:39 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pol le 13/08/2011 à 15:53

Tout à fait d'accord.

13/08/2011, 16:24 | Par kakadoundiaye

@POL,

j'ai surtout retenu à la lecture de votre texte -est-ce un hasard?- une tonalité assez proche de celle d'un nouveau billet de blog que je viens de publier il y a à peine une heure et qui dit peu ou prou ce que vous dîtes, -que je crois que vous dîtes, -que le monde est bien complexe pour nous, citoyens mais aussi pour nos élus, nos présidents, nos directeurs pour tout le monde..que les mots ont perdu leur sens en même temps que l'Histoire oubliait le sien, que nous avançons en arrière... et que finalement il n'y avait plus d 'ennemis - de classe s'entend- car il n'y avait plus de classes mais de fort vagues entités contre lesquelles les combats finissent par ressembler fort aux luttes de Monsieur de la Mancha contre les moulins à vent. Melanchon est un Don Quichotte un peu vulgaire ou jouant à l'être.

13/08/2011, 16:36 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/08/2011 à 16:24

Je ne suis pas d'accord pour caractériser la personne des candidats. Attachons- nous plutôt à leurs propositions et à leurs démarches. On verra après pour leurs petits défauts personnels.

13/08/2011, 17:59 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 16:36

+1

-------------

Cependant, je constate que des gens comme Guillaume Duval et Pierre Larrouturou, à titre d'exemple, apportent un éclairage et des pistes intéressantes à l’inverse de certains Matamoros (de droite et de gauche) et grands habitués des médias :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Vidéo 1 : Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine Alternatives Economiques et auteur de La France d'après, Rebondir après la crise aux éditions Les petits matins paru le 12 mai 2011.
  • Vidéo 2 : présentation de la sortie du livre: "Pour éviter le krach ultime" aux Nova Editions paru le 25 mai 2011.

13/08/2011, 18:19 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Ivan Villa le 13/08/2011 à 17:59

@Ivan,

c 'est biern ce que je dis, Jeudi, il y a des analystes, compétents qui ne parlent que dans le desert politique. Larrouturou fut au Comité Directeur National du Parti ders CVouilles Molles -ex PS- pendant je ne sais combien d 'années. Tu sais pourquoi il en est sorti parce que "on ne foutait rien, strictement rien " la Commission économie ne s 'est passé réunie une fois en un an ... Larrouturou dixit!!!

13/08/2011, 19:07 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/08/2011 à 18:19

@kakadoundiaye,
Ben oui, il est sorti pour rejoindre le rassemblement des écolos avec la grande majorité du "Pôle Ecolo" du PS. Depuis mars 2010, il est conseiller régional d'Île-de-France EELV, responsable des Etats Généraux de l'Emploi et de l'Ecologie... et nous avons soutenu et défendu, contre vents et marées, au sein d'EELV, la même motion au dernier congrès, c'est à dire CETT. ;-))
@+

13/08/2011, 20:52 | Par pol en réponse au commentaire de Ivan Villa le 13/08/2011 à 17:59

Ces vidéos excellentes démontrent qu'Audrey Pulvar serait un bien meilleur candidat que son compagnon, et que nous avons les penseurs qui pourraient trouver des solutions...

 

14/08/2011, 08:35 | Par pol en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 16:36

Cher Melchior, je suis parfaitement d'accord avec vous c'est si mal de s'attaquer aux hommes. La question, pour moi, c'est qu'en France, il faut incarner les idées. Ce n'est pas moi qui le veut, c'est l'histoire qui depuis longtemps nous fabrique des marionnettes qui se posent en sauveur. Si les marionnettes d'aujourd'hui nous répètent que la question c'est de "redonner confiance aux marchés" la proposition immédiatement invers "affoler les banquiers" n'est pas plus crédible. Je ne veux m'attacher à personne, ni même à des propositions ou des démarches... Je voudrais être prévoyant. Je me moque des petits défauts de Mélenchon, je ne vois que son parcours. Il a le droit de changer d'avis, il a le droit de faire comme Sarko qui change toutes les trentes secondes, c'est son droit, je ne veux pas le lui enlever. Je voudrais juste m'assurer qu'il y aurait de la cohérence, de la conviction. Comment croire Mélenchon qui est un politicien accompli quand il dit qu'il ne faut pas faire confiance aux politiciens accomplis: qu'ils s'en aillent tous! Disons qu'il faut un peu de logique: s'il a raison, il doit s'en aller avec eux, s'il ne s'en va pas c'est qu'il a tort. Qu'il ai raison où non, je m'en moque c'est juste son positionnement qui est éronné. Un jeune ou un vieux type nouveau, sans casseroles, sans passés politiques qui tiendrait le même discours, à la virgule prêt, avec les mêmes petits défauts personnels serait lui crédible. Ce n'est pas une question de défaut mais de logique, de cohérence, d'incarnation du discours. Mélenchon n'est pas le bon cheval. Sorry

14/08/2011, 12:57 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 16:36

Mais il ne s'agit pas de "caracteriser les personne". Nous sommes tous dans la position de combattre les moulins à vent. Ne me dites pas que le Marché n'est pas un moulin à vent...et toutes les questions qui nous agitent, toutes ces aberrations qui nous assaillent quotidiennement ( des rendez vous chez le Gyneco avec dix mois d'avance par exemple!!, la famine en Afrique alors que l'Afrique exporte des aliments, la faim au Niger à coté des mines d 'Uranium etc etc... sans parler des millions voire milliards d 'euros dépensés en France pour ne pas apprendre à lire à nos chères petites têtes blandes...). Les Lemanchon et autres tribuns ne font que tribuner et rompre des lances contre des leurres.

13/08/2011, 16:49 | Par Vingtras en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/08/2011 à 16:24

Oui,cher Pol, vous avez raison de fustiger un peu "la méluche". Mais il faut bien reconnaître que nous n'avons pas beaucoup de porte-paroles non technocrates en ce moment. Pourquoi ? A cause de la complexité de la situation ? Poudre aux yeux. Elle apparait complexe ; pourtant elle est simple >lire le papier de Martine Orange.

En 1792, l'Assemblée (législative) en fin de course, était confrontée à un péril mortel : invasion du territoire et trahisons internes. Elle a réussi à conjurer ces périls grâce à un tribun populaire (Danton) qui a su mobiliser l'énergie des sans-culottes, et ce fût Valmy.

Aujourd'hui où nous sommes confrontés à une crise mortelle, au moins aussi grave que celle de 1929, nous avons besoin d'une voix forte.

13/08/2011, 17:42 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Vingtras le 13/08/2011 à 16:49

Et en récompense, dix-huit mois plus tard, dziiiiium tchac ! Merci bien, je ne suis pas volontaire pour faire la voix forte.

14/08/2011, 10:09 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Vingtras le 13/08/2011 à 16:49

@Vingtras, la crise actuelle est bel et bien "une crise de 29 puissance 2" (pour reprendre le titre d'un article de Lipietz, économiste et fondateur de l'école de la régulation) qui intègre et combine, à la fois (c'est la nouveauté), la crise écologique, la crise économique et la crise sociale et pour lesquelles, aujourd'hui, la solution pour s'en sortir n'est plus de garantir une automobile à chacun, mais des logements bien isolés, produisant leur propre énergie, des transports en commun, etc. En fait, un "Green Deal" démocratique, économique, social, solidaire et écologique (pour simplifier) en France et à l'échelle Européenne.

.

PS: sans Europe (démocratique, politique, fédérale, sociale et écologique), pas d'avenir, pas de solution pour sortir de la crise (des crises) et répondre aux urgences et enjeux actuels!

14/08/2011, 14:41 | Par pol en réponse au commentaire de Ivan Villa le 14/08/2011 à 10:09

Oui tout à fait une triple crise mais, d'abord écologique, ensuite une crise de la biodiversité, ensuite une crise sociale. La crise financière est une crise sociale, les profits qui vont aux actionnaires ne permettent pas aux travailleurs de faire autre chose que de s'endetter. Le système de distribution affame les producteurs. C'est bien de cela dont il s'agit

14/08/2011, 14:44 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de pol le 14/08/2011 à 14:41

J'ajouterai la crise démocratique.

14/08/2011, 16:19 | Par pol en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/08/2011 à 14:44

En effet Melchior, depuis le vote sur la Constitution Européenne, jusqu'au mouvement des indignés le démontrent

13/08/2011, 20:54 | Par pol en réponse au commentaire de Vingtras le 13/08/2011 à 16:49

et bien cher Vingtras allons-y pour Valmy

13/08/2011, 20:54 | Par pol en réponse au commentaire de Vingtras le 13/08/2011 à 16:49

et bien cher Vingtras allons-y pour Valmy

14/08/2011, 08:42 | Par pol en réponse au commentaire de Vingtras le 13/08/2011 à 16:49

Oui, une voix forte, peut-être celle d'une faible femme qui parle avec un accent norvégien. Il n'est pas besoin de hurler et d'être le bruit et la fureur pour être fort? il y a même une certaine contradiction a jouer au chimpanzé dominant si on incarne une gauche démocratique qui doit au contrait défendre le débat, les soviets!!! Mais bon on ne va commencer à dire que jsutement les soviets ont démontrés que.... etc. etc... Mais les soviets, les organes de pouvoirs de la base, ce devrait être contradictoire un tribun populaire. C'est le peuple qui devrait être tribun, tout le peuple? Au moment où internet permet la démocratie directe, notre attitude politique est archaïque et Melenchon incarne une manière de faire de la politique qui est justement complétement cro-magnonesque? NON?

14/08/2011, 09:45 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de pol le 14/08/2011 à 08:42

+ 1

13/08/2011, 16:43 | Par Romain Mathieu

Puisque c'est le lieu des coups de gueules, je piques aussi le mien!

Marre des personnes que n'ont que le mot de citoyen à la bouche et qui s'enferme dans l'individualisme. Avoir son candidat à la carte, à la mesure de son ego cogito. Trop simple ou trop prof, on veut des solutions, on veut qu'il écoute, devrait proposer une alternative réelle mais devrait être consensuelle pour gouverner, il faut des débat complexes mais droles.... Quand quelqu'un met un texte sur la révolution citoyenne, on préfère citer un autre contenu du site, comme ça ça évite de répondre sur le fond... On a toujours une excuse puisque personne est assez intelligent pour penser comme moi ...qui me fait un avis en regardant la TV.

Mélenchon est le candidat du Front de Gauche, son analyse est issue d'un processus collectif dans lequel se sont impliqués des milliers de citoyens. Cette analyse est bien sûr complexe, vu la situation, mais débouche sur des mesures concrètes. Un passage à la TV de 5 minutes peut être bon ou mauvais... mais ne permet pas de rendre compte de tout cela.

Bref, ce n'est pas la critique du Front de Gauche ou de Mélenchon qui m'énerve. Ce sont les discours qui parle de citoyenneté pour surtout ne pas la faire exister, ne pas s'impliquer dans un combat qui en démocratie est un combat politique

Voilà j'ai piqué mon coup de gueule et je peux saluer cordialement.

13/08/2011, 17:23 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 13/08/2011 à 16:43

@ Romain Mathieu :

Je comprends votre coup de gueule, pour les gens qui se sont engagés pour faire vivre un parti ou un groupe dans lequel ils croient, l'attitude d'autres citoyens qui restent à l'écart peut sembler incompréhensible;
Néanmoins cette attitude (la mienne entre autres) a des raisons.

Respectables elles aussi !

Il se trouve que je ne suis pas convaincue par la parole des politiques français, aucun d'entre eux. J'ai carrément perdu toute confiance en leur parole, aussi bonne et belle soit elle.ça s'est aggravé en 2007 et surtout en 2008.

(ce qui ne m'empêchera pas de voter)

13/08/2011, 17:34 | Par Romain Mathieu en réponse au commentaire de Fantie B. le 13/08/2011 à 17:23

Ma gueulante s'adresse aux idées pas aux personnes que je respecte bien sûr.
Contrairement à ce que vous dîtes le problème pour moi n'est pas la croyance en ceci ou cela, il est d' associer la pensée et les actes. Les discours sur l'impuissance, le rejet du politique, les imprécations éthiques et le rejet de l'action collective (donc politique) sont par contre des croyances, bien entretenues d'ailleurs.

13/08/2011, 17:38 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 13/08/2011 à 17:34

@ Romain Mathieu : pas de souci, je vois bien que vous défendez des idées, et celle de s'engager, qui estfondamentale.

J'ai milité et je ne le peux plus, je ne crois plus (en pratique) en la forme du parti. Trop énergivore, trop clivante. (je veux dire qu'une grande part de l'investissement passe dans l'édification de clivages internes et externes)
Mais ça se discute aussi.

13/08/2011, 17:45 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Fantie B. le 13/08/2011 à 17:38

Pour ma p art je ne saurais faire confiance en quelqu'un qui n'a jamais vu un Lithuanien. Mais ça se discute aussi.

13/08/2011, 17:50 | Par Romain Mathieu en réponse au commentaire de Fantie B. le 13/08/2011 à 17:38

@ Fantie B

Au Front de Gauche, une grande part de l'énergie passe dans l'édification de l'unité entre ses composantes... : )

Outre ce clin d'oeil, je suis conscient de la limite des partis et mon propos sur l'implication était plus large. Après, sans vouloir raccoler, les collectifs FdeG doivent justement permettre une implication citoyenne sans adhérer à un parti...

; )

13/08/2011, 18:07 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 13/08/2011 à 17:50

Il n'est pas nécessaire d'être au Front de Gauche pour s'abstenir d'adhérer à un parti.

 

La triple appartenance Front de Gauche Désirs d'Avenir Coopérative EELV est-elle permise ? (c'est juste pour savoir)

14/08/2011, 08:49 | Par pol en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 13/08/2011 à 17:50

Cher Romain Mathieu, j'aime la manière dont vous exprimer ici vos critiques et vos idées, nous avons à parler ensemble, clairement, avec passion et respect. Je connais - pour l'avoir vécu - dans diverses structures ou organisation - cette question. On croit qu'on se bat pour des idées, et en fait on construit une machine qui trahit ensuite les idées de départ. C'est mon expérience perso. sorry. J'aurais pu être au Front de Gauche, si l'incarnation des idées n'était pas aussi à l'opposé de ce que je crois juste: Un homme politique, aujourd'hui plus que jamais, se doit d'être modeste, calme, respectueux, de tous le monde - y compris des adversaires, des journalistes -. Bref aprés Mitterrand qui a fait le contraire de ce qu'il prétendait faire, Jospin qui a privatisé tant et plus, Chirac et ses affaires, Sarko et le bling bling, on aurait besoin de calme, de complexité, de proximité, de clarté, de modestie, parce qu'il y a milles solutions plus intelligentes les unes que les autres aux questions du jour.

14/08/2011, 17:32 | Par Romain Mathieu en réponse au commentaire de pol le 14/08/2011 à 08:49

@ pol

lIl y a beaucoup de choses dans ce que vous dîtes.

 

D'abord je répète que mon propos ne se limitait pas aux partis politiques mais posait la question de l'implication collective, pour faire exister cette citoyenneté. Vous refusez toute organisation ou structure a priori... que reste-t-il? Ce refus a priori ne peut être fondé que sur un pessimisme ontologique à l'égard de l'êttre humain qui rend vaine toute idée de citoyenneté ou de démocratie. Ne reste que l'individualisme.

Quand au danger de voir la machine prendre le pas sur les idées, j'en suis bien conscient et je milite dans un parti - le Parti de Gauche - qui a inscrit dans ses statuts que le parti n'est jamais une fin mais un moyen, cela le différencie de tous les autres à gauche.

 

Votre critique de Mélenchon ne porte pas sur ce qu'il est, ni sur les idées qu'il défend et dont il est somme toute le porte parole. Elle porte sur la manière d'apparaître dans les médias TV. Comment transmettre efficacement un message dans ce système... etc. Votre avis est intéressant mais discutable. Je ne dis pas que cette question n'est pas importante bien sûr, mais elle reste circonscrite à l'image. Vous pouvez d'ailleurs aller sur son blog pour voir une manière de s'exprimer plus en phase avec ce que vous aimez.
Enfin, Mélenchon partage la même analyse que vous sur les dirieants du PS, c'est pour cela qu'il en est parti! Donc ne le mettez pas dans le même sac svp!

 

Cordialement

14/08/2011, 19:18 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 14/08/2011 à 17:32

"cela le différencie de tous les autres à gauche." : Indécis

14/08/2011, 20:12 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Ivan Villa le 14/08/2011 à 19:18

Bon, j’ai mis le petit smiley pour faire remonter le fil … et, en pensant aussi, il faut l’avouer, à ce que disait l'économiste Christophe Ramaux, dans sa lettre de démission du PdeG, voir ici.

14/08/2011, 20:00 | Par pol en réponse au commentaire de Romain Mathieu le 14/08/2011 à 17:32

Cher Calarade Mathieu, que mon avis soit discutable j'en conviens, je suis d'ailleurs ici pour en discuter. Mes arguments sont les miens et les écrire ici ne les rendent peut-être pas aussi clair que j'espérerais.

Je ne refuse rien, ni organisation, ni structure, je constate que mes expériences en la matière ont été pour moi douloureuses. Vous réduisez ma pensée, ou je me suis mal fait comprendre, je ne suis en rien contre une organisation, un regroupement des forces, etc.. Ce serait bien bête de penser que l'individualisme soit la solution dans un monde où l'impact de chaque individu peut-être à la fois tellement restreint, mais devient pourtant si énorme à force d'addition des répétitions dans le conformisme des attitudes.

Je suis par contre tout à fait en déssacord avec vous, je critique l'ensemble de prestation de votre candidat, pas seulement son image, pas seulement ce que j'en vois dans les médias. Un exemple, pourquoi parler à la première personne? et parler comme les communistes de "notre peuple"? Pourquoi l'ex député verte est-elle toujours derrière lui sans pouvoir ouvrir la bouche. Pourquoi ce candidat a-t-il une gestuelle, une manière si caricaturale que je ressens comme machiste? Ce n'est pas de ma part une critique de style, c'est un point de vue politique! Un homme de gauche digne de ce nom devrait donner un exemple différent.

Je lis Mélenchon dans le texte, et je le comprends, il me semble, je pourrais critiquer et discuter son blog, mais ce serait trop long ici.

Il ne devrait pas y avoir une différence entre ce qu'il écrit et ce qu'il incarne. Il a été socialiste, il est parlementaire, il fait donc parti du système qu'il dénonce et qu'il nous faut transformer. Au lieu de râler contre moi, vous feriez bien de pousser avec moi pour qu'il change sa manière et qu'il se décide à faire ce qu'il dit. Combien gagne-t'il comme homme politique? est-ce que c'est juste de faire cela comme métier? Ne faudrait-il pas mieux ne pas avoir des hommes politiques de métier, comme lui? Je ne fais que mon devoir de citoyen, en critiquant celui qui hurle le plus fort - votre candidat- pour être crédible, pour que je puisse l'entendre devrait mettre ses actes en conformité avec ces paroles. Je ne le mets pas dans le même sac, mais de mon point de vue, il s'y met tout seul qu'il se démarque, qu'il s'arrondisse, qu'il fasse son boulot quoi! Incarner des idées avec nuances et qu'il cesse d'invectiver les journalistes comme le font les patrons! Il y a du travail cher Romain Mathieu et il faut rassembler pas exclure! Vous ne trouvez pas?

Tous mes propos sont amicaux, mêmes s'il faut être passionné.

15/08/2011, 19:32 | Par Romain Mathieu en réponse au commentaire de pol le 14/08/2011 à 20:00

à pol

Il y a une gauche de salon et une gauche de combat, le Front de Gauche appartient à la deuxième catégorie et son candidat l'incarne très bien à mon avis, personne n'a envie de s'arrondir, mais de répondre à l'oligarchie. D'autre part, le choix d'un candidat ne relève pas d'une agence de casting.

D'ailleurs au sujet d'un de vos commentaire au-dessus sur le "qu'ils s'en aillent tous" vous n'avez pas compris que cela vise un système politique, l'oligarchie (il va être difficile de montrer que Mélenchon en fait partie)! C'est pour cela que la phrase est suivi de "vive la révoltion citoyenne".

Sinon, Martine Billard ouvre largement sa bouche, vous ne l'entendez pas? Serait-ce que les medias ne veulent pas l'entendre? Non! Il s sont pourtant si gentils, si polis comme lorsqu'ils demandes à Xavier Mathieu de s'excuser de défendre son travail... Ah la grossiereté du peuple!

Sur le machisme, je ne sais pas ce que vous ressentez ni pourquoi, par contre je sais que Mélenchon est une des personnes qui intègre le plus le féminisme dans sa réflexion et dans ses propositions, désolé d'être concret! Et une petite vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/xkb0z0_macho-melenchon_news

 

Salutations du camarade!

13/08/2011, 17:18 | Par Art Monica

La nouveauté de la situation est notre conscience que le monde va très mal. Entre les oligarchies politiques qui confisquent le pouvoir, et la pieuvre financière, il y a les catastrophes naturelles ou artificielles (Fukushima) qui non seulement fragilisent le monde, mais sont utilisées par les pouvoirs politico-financiers pour le libéraliser encore plus (Naomi Klein). . Nous sommes très conscients que notre si petit territoire n'est qu'une parcelle infime d'un monde sur lequel nous n'avons aucune prise. Vertige devant cette "mondialité" des problèmes, qui conduit très logiquement à vouloir démondialiser, revenir à un état-nation dont nous voyons les frontières, et donc retrouver notre espace de vie, à notre échelle. . Notre conscience des limites des partis politiques est également très grande. Nous n'avons plus d'illusions sur leurs programmes, sur leur pouvoir réel, même si certains s'accrochent qui à un leader, qui à l'autre, pour reprendre espoir. . Alors, il faut tenter de ne pas se désespérer, et de penser malgré le vertige. Sans se raccrocher aux branches des certitudes qui ont craqué. Là, il n'y a plus de "solutions", de prêt à penser, mais, comme le dit POL, des problèmes à poser.

13/08/2011, 20:57 | Par pol en réponse au commentaire de Art Monica le 13/08/2011 à 17:18

ceci d'autant plus que les problèmes les plus graves sont le dérèglement climatique et les catastrophes nucléaires

 

13/08/2011, 18:02 | Par melgrilab@yahoo.fr

Que notre monde aille très mal, ce n'est pas nouveau, nouveau... (Me semble-t-il; ce qui est nouveau, c'est juste la conscience que certains d'entre nous en avons).

 

 

"retrouver notre espace de vie, à notre échelle"

 

Small is beautiful. Vous allez reconstituer pour moi un beau duché de l'Orléanais bien indépendant, bien à l'abri de ces vilains Bourguignons qui s'en croivent parce qu'ils éditent Alternatives économiques, de ces Parigots-têtes-de-veau que je vous dis pas, de ces Auvergnats rapiats et de ces Limougeauds que j'ai pas élevé les cochons avec ? (Je mets de côté les Normands, avec qui j'ai quelques affinités bien qu'ils aient brûlé Sainte-Je-âne, et par qui l'air du grand large arrive jusqu'à moi, et les Angevins idem) ? Chouette alors.

 

Je suis pour recenser les problèmes, les poser, et faire l'inventaire des moyens de leur résolution. On pourrait trouver un endroit propice. Chez POL, par exemple. Ah, on me dit dans l'oreillette que nous y sommes déjà. Eh bien, restons-y, si le maître des lieux y consent.

13/08/2011, 18:15 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 18:02

Âne moqueur que vous êtes! Riez, ricanez hi hi han ;-)) Dés que vous entendez démondialisation et nation, vous sortez vos coups de sabots. . Il n'empêche que la conscience de l'immensité nous ramène à des moments d'enfance. Ah, si nous pouvions reprendre la mesure, que nous avons perdue. Un petit coin de parapluie contre un coin de paradis... . Et puis, c'est facile pour vous, grand âne, mais pour un petit écureuil, hein, vous y avez pensé? Non mais! Me vais le bombarder à coups de noisettes, çui-là! . Songez un peu en termes anthropologiques, bougre d'âne. Ce ne peut être un hasard cette appétence pour le territoire et ce vertige devant la mondialisation. Besoin d'une petite sécurité. Et pourquoi pas? L'immersion peut noyer, le savez-vous? Faut la pratiquer à doses homéopathiques et sous contrôle!

13/08/2011, 18:40 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 13/08/2011 à 18:15

Nous avons de très belles forêts, en Région Centre. Vous aurez le droit d'asile dès que le besoin s'en fera sentir.

 

Au départ, la construction européenne était prévue pour mettre l'Europe de l'ouest à l'abri des appétits politiques, pour ne pas dire militaires, de l'URSS, et économiques des USA et aussi des tentations de nouvelles guerres civiles européennes. Il n'est absolument pas tenable de tenir à l'écart les Européens libérés du collectivisme de l'est (et libérés des dictatures du Sud). D'autre part face au monde ultra voir néo-libéral anglo-saxon l'unité s'impose. L'Europe de 2011, dans un monde rétréci par les communications modernes,

n'est sûrement pas plus vertigineuse en distances et variétés de population que ne l'était le Royaume de France en 1789, "agrégat de peuples désunis" (l'abbé Grégoire). Ce que nos glorieux z'ancêtres z'ont fait, nous et nos concitoyens z'Européens pouvons le faire à notre tour, surtout si nous nous abstenons de recommencer les mêmes z'erreurs z'et horreurs jacobines (dictature parisienne, Terreur, centralisation...). D'ailleurs ces bougres d'Européens ne s'y prêteraient pas, il nous faudra donc garder pour nous nos exceptions françaises; en revanche nous pourrons partager nos 365 sortes de fromages.

13/08/2011, 20:59 | Par pol en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 13/08/2011 à 18:02

Laissons tomber les oreillettes

 

14/08/2011, 20:15 | Par melgrilab@yahoo.fr

Je suis pour mettre des freins puissants à la dérégulation, ou mondialisation, financière. Pour contrôler plus efficacement la mondialisation du commerce (dans le sens de l'intérêt des peuples - y compris la protection de leur environnement - se substituant à celui des propriétaires de capitaux). Pour aménager les flux migratoires. Pour pousser les échanges intellectuels et culturels.

 

J'irai jusqu'à protéger les nations comme éléments du patrimoine de l'humanité (voire les Etats-nations dans ce cadre - mais aussi les régions et les minorités). Qu'est-ce qu'on peut me demander de plus ?

07/09/2011, 11:17 | Par JJMU

Je crois aussi que la "crise", nous l'entretenons vien (un peu), nous nous y accrochons (un peu), nous y tenons presque (un peu, au moins par quelques bouts, les uns et les autres).

Parce que nous n'osons pas dire vraiment (parce que nous ne croyons pas vraiment) qu'un autre mode est possible.

Mélenchon (je crois, car je suis loin d'avoir tout lu de lui, et vous me corrigerez si vous trouvez que je galège, là), Mélenchon (comme d'autres, dont Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg) reprend les discours de tous les médusés, de tous les désabusés, de tous les indignés, de tous les protestataires, et, mélangeant (sans doute habilement) le tout, il en fait une pâture plutôt sympathique à nos oreilles.

Seulement, voilà...

La complexité de notre monde est la complexité des technologies. C'est notre soumission aux techniques (de la communication électronique, des valeurs cotées en bourse, des performances chaque fois augmentées des corps vivants, des médecines, de la procréation...), ce sont ces soumissions qui nous divisent.

Toujours favorables aux idées "mélanchonistes", on pressent cependant des divisions internes, des tirages, des points sacrifiés et des points montés en épingle, des groupes privilégiant des relations plus humaines dans nos sociétés : solidarité, fraternité, partage des cultures, etc. (Edgar Morin : Relier les connaissances, Seuil, 1999), qui pourront faire flop, parce qu'autour, d'autres groupes non moins motivés (toujours raliés à Melanchon et au PG) réclameront plutôt davantage d'emplois et moins de précarité, et d'autres encore, plus d'attention au corps et à la santé, aux médecines, et toutes ces sortes de chôzes qui acommpagnent nos existences. Il n'y a pas incompatibilité de l'un à l'autre, bien entendu, mais...

...

 

... Combien de fois ai-je renoncé à dire autour de moi qu'il ne s'agirait pas tant de s'opposer au système actuel, qui a fait la preuve de sa redoutable efficacité au non de la raison logique et comptable, mais bien plutôt, pour chacun et chacune de nous, de savoir maîtriser, doser, mesurer, simplifier à l'échelle humaine tous ces règlements, ces principes de précaution, ces tableaux de résultats, ces comparaisons de listes de compétences... Je renonce à le dire, tout ça, parce que, au fond, comme chaque être humain, bien sûr, j'ai mes faiblesses, ma lassitude, mais aussi, surtout, au fond, j'y ai mes avantages, mes bénéfices secondaires, mon confort, un minimum d'équilibre...

Ce sont par ces pans-là, différents selon les individus et selon les groupes d'intérêts, que nous nous divisons, et que les gens comme Mélanchon, Montebourg, Ségolène, Joly, le NPA ont du mal à jouer leur véritable rôle de rassembleurs.

Il y a de notre faute : nous n'avons pas hiérarchisé les priorités.

Il me semble que la donne peut changer : si l'on utilise les mouvements sociaux, politiques et syndicaux de cet automne pour faire converger nos revendications à partir d'un refus commun : contre la dictature financière et économique, par exemple. Une journée de grève générale de la consommation, ça, ça ferait mal au porte-monnaie des boursicotueurs.

Chiche ?...

Jean-Jacques M’µ

Newsletter