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L'image de la Nation
Les autres voyageurs partaient pour Dysney Land© polSur le quai du RER, à 8 heures du matin, cette photographie donne une image de la Nation, différente de celle qui se préparait sur les Champs-Élysées. Une image plus réaliste?
Hier, jour férié, je travaillais, comme souvent, pas payé, ni heure sup, ni paie double, ni rien, ni merci, le mépris de ma condition. J'avais rendez-vous avec le monteur qui m'accompagne dans cette galère - protégé par les conventions collectives, il touche un salaire, par jour, ni double, ni heure sup, ni merci, le mépris de sa condition- En l'attendant - je suis souvent en retard au montage, mais pas quand nous avons une projection en préparation-. En ce moment nous travaillons beaucoup plus, pour être payer beaucoup moinsdes tas d'heures sup et pas de rémunérations supplémentaires, pas de bonus.
Alors j'ai fait cette photo. On ne peut reconnaître les personnes, une manière de les respecter, de montrer que si un quai nous sépare, je me sens solidaire d'eux. Une façon de cesser de me plaindre, je n'en suis pas encore là. Une manière de faire pression sur moi, si tu l'ouvres trop, tu deviendras comme eux. Cinquante-six pour cent des Français estimaient qu'ils pourraient un jour se retrouver sans-abri, et 75% se disent solidaires des SDF, selon un sondage publié en novembre 2009 et réalisé par l'institut CSA. Émoi et moi?


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C'est sans doute cela la violence symbolique
http://www.barbier-rd.nom.fr/violencesymbolique.html
C'est une violence qui se veut subliminale ce qui fait que : " Lorsque le patron tape du poing sur la table et dit : « c’est moi qui commande ! », il a déjà tout perdu…." parce que là sa violence devient visible et donc peut être combattue en tant qu'oppression...
Les séparations verticales, prévues pour décourager les clochards, sont elles aussi très représentatives de l'inhumanité de notre temps.
Perso je ne peux pas m'asseoir entre ces véritables pièges étroits et qui suppriment le champ de vision, sans ressentir ce que ressent un cochon ou un veau coincé dans son abattoir-usine.