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La galette, la galette!

Nicolas Sarkozy, n'a pas digéré le discours du Président de la Confédération nationale des boulangers, lors de la traditionnelle cérémonie de partage de la galette à l'Élysée.

Jean-Pierre Crouzet a fait un disours tout à fait traditionnel où il a glissé quelques phrases qui ont choqué le locataire de l'Élysée: Monsieur le Président de la République, nous connaissons les mêmes difficultés que toutes les petites et moyennes entreprises. Concurrence exacerbée d'acteurs "économiques" en périphérie et en caricature de notre métier, charges en hausses, évolutions réglementaires toujours plus contraignantes... Mais pourtant, et nous le prouvons au quotidien, notre capacité d'adaptation et d'écoute du marché, notre adhésion aux valeurs du travail bien fait, du partage et de la fraternité... je peux le dire, notre unité professionnelle... sont les atouts majeurs de notre confiance en l’avenir. (vu la suite du texte, vous verrez que je ne suis pas certain de l'exactitude du texte)

Nicolas Sarkozy a vécu cela comme une trahison et a fait un discours improvisé évidemment, pour moucher son hôte, ce qui n'est pas trés poli. Mais ce qui est intéressant et qui a échappé aux commentateurs politiques, il me semble, c'est que nous pouvons voir, ici, un candidat énergique, pugnace, efficace et sincère. C'est assez rare pour ne pas le noter. François Hollande va avoir du mal, parce que là, on voit bien comment Nicolas Sarkozy bouffe son adversaire. Il est vrai que Notre Grand Président a raison de se fâcher, il a réalisé un partage du gâteau pour faire des cadeaux aux petits entrepeneurs, aux artisans, et il s'attendait à un remerciement de la part de la boulange! L'ingratitude cela rend agressif!. Heureusement personne n'a avalé la fève de travers, parce que selon la tradition, il n'y en a pas dans la galette proposée au Président de la République. Et puis Nicolas Sarkozy n'a vraiment pas besoin d'une couronne, pour faire le souverain.

Sur le site des boulangers, le problème a été gommé, comme dans n'importe quelle démocratie populaire, voici le texte allégé du discours présidentiel, vous pouvez jouer, en comparant avec la vidéo, au jeu des sept erreurs:
La tradition de la galette est bien ancrée dans le mois de janvier des Français et grâce à vous, elle est présente à l’Elysée… Ce qui vous guide, c’est l’amour du travail bien fait. Chacun connaît les contraintes du métier de Boulanger :
• le réveil aux petites heures du matin,
• le travail passion, solitaire souvent,
• la chaleur du four,
• l’angoisse du travailleur indépendant qui fait vivre sa famille.
C’est pour des gens comme vous, Monsieur le Président, que je me bats, pour faire respecter la valeur Travail, pour faire respecter les entrepreneurs, c’est ma vision de l’économie.  Le Président de la République a rappelé quelques avancées obtenues depuis son élection :
• la défiscalisation des heures supplémentaires,
• la suppression des droits de succession,
• la suppression de la taxe professionnelle,
• la création de l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.
« Pour les commerçants, le remplacement de la taxe professionnelle par la contribution économique territoriale, c’est une économie moyenne de 22 % » a rappelé le Chef de l’État. « Le statut de l’EURL met votre patrimoine personnel à l’abri des aléas de votre activité professionnelle » a-t-il souligné.
« Je sais, également, qu’entre dans vos charges le prix de la farine, et que ce prix dépend de la variation du prix du blé ; c’est l’un des dossiers majeurs de la présidence française du G20. C’est un sujet crucial qui a des conséquences directes, immédiates sur la vie de millions d’hommes et de femmes dans le Monde… Je veux que nous allions très loin dans la régulation du prix des matières premières ».
Nicolas Sarkozy a salué la présence des jeunes lauréats, Meilleurs Jeunes Boulangers et Pâtissiers et les jeunes femmes qui ont remporté le concours des jeunes vendeuses. « Cela dénote les efforts de votre profession pour transmettre ce savoir-faire. A ces jeunes, non seulement mais vous leur avez donné une formation, mais vous leur avez donné un virus, une passion, un métier ».
Le Président a rappelé l’importance de la formation en alternance « qui permet d’accéder 2 fois plus vite à un emploi durable ». Il a fixé l’objectif de 800 000 jeunes en alternance à atteindre en 2015. « Nous devons continuer ensemble à faire naître des vocations.
Les métiers comme le vôtre sont de véritables filières d’excellence, qui offrent des possibilités d’ascension sociale. On commence apprenti et, à force de travail, on devient patron. Le savoir-faire de la Boulangerie Française peut être légitimement une fierté nationale ». Puis le Président a invité les convives à partager la galette.

http://www.boulangerie.org/actions_communication/actions.php?index=32

 

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