Ven.
10
Fév

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

l'image de la crise.

Il y a de quoi rire, la crise bancaire va s'arrêter à nos frontières comme le nuage de Tchernobyl. <--break->Dormez, dormez, bonnes gens, le gouvernement gouverne et protège notre pays à nos frontières. La Présidente du Medef déclare : Je dirais que le pire n’est pas certain mais que nous sommes obligés de l’imaginer. Ce qui est plus amusant encore ! C’est Jean-Pierre Dupuis, polytechnicien et ingénieur des mines, est philosophe des sciences, professeur à l'Université de Stanford, aurait dit à sa place :  Le pire est certain, mais nous sommes incapable de l’imaginer. C'est le grand poète Philippe Katrine, je crois, qui a écrit: On est dans la merde et l’on vous emmerde. Les banques françaises seront dans la tourmente comme tout le monde. Alors si je ne suis pas bien inquiet pour les économies que je n'ai pas, je suis fort inquiet pour mon emploi, et celui de tout le monde. Crac !

Tous les commentaires

La crise est toujours chez les autres et nous sommes souvent confrontés aux stratégies d'évitement : Tchernobyl s'est arrêté à la frontière (pas très différent de la technique soviétique de l'époque) de même que les conséquences du libéralisme en Amérique ne nous touchent pas alors que nous sommes par un système bancaire mondial en étroite liaison voire dépendance. Mais c'est la même réponse pour beaucoup d'autres questions : aujourd'hui la radio annonce, d'après un journal canadien, The Globe and Mail, faisant référence à un rapport "secret" de l'Otan, que l'équipement des soldats français étaient insuffisant en Afghanistan. Le Ministère informe qu'il n'a pas trouvé trace d'un tel rapport (là aussi il se serait arrêté à la frontière... ou peut-être qu'il n'existe pas) mais sur le fond le service de propagande des Armées n'a rien à ajouter. Puissent ces informations faire réfléchir sur cette "occupation d'un pays au nom de la liberté ... de faire la guerre". Ce qui vient de se passer avec la taxe bonus-malus me semble de même nature et à ce propos votre illustration est tout à fait opportune. Il suffit que les lobbys de production du jetable se manifestent et que quelques députés bien installés s'excitent un peu pour que le peu d'avancés du Grenelle de l'environnement soient stoppées. On évite d'aller questionner nos formes de consommation et les conséquences pour l'environnement. Comme vous le dites on peut être légitimement inquiet pour l'emploi -et l'avenir- de tout le monde! et la diffusion des informations est déjà une façon de réagir.

Merci de votre commentaire, ce qui est tout de même intéressant, avec cette crise, c'est que la "modernité" qui nous était imposée comme argument massue et bien cette "modernité" a pris un coup d'en l'aile. Aux USA, ils nationalisent donc les banques! Certes le mot n'est pas prononcé, mais c'est bien de cela dont il s'agit. Il va bien falloir "régulariser"! On se demande comment l'idéologie Européenne de la "dérègularisation" et de la primauté du marché pourrait être encore invoquée. Ceux qui prônent le libéralisme et le marché sont obligés de baisser d'un ton! Mais avec le capitalisme de la catastrophe, probablement cela ne va pas durer, ils vont reprendre du poil de la bête en expliquant que la crise c'est super pour éliminer les faibles etc... On se sent vite un peu peau morte qui tombe dans ce genre de discours. Pol

Newsletter
Je m'identifie