Jeu.
17
Avr

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Il y a complot et complot

Pendant que les media s'enflamment pour nous occuper l'esprit avec les histoires de ménage de Mme de Maintenon et de Louis XIV, un vrai complot, national lui, une affaire d'Etat, fait rage avec, comme dans tout complot, son savant dosage de secret et sa pyramide de l'ombre pour que les media soient suffisamment estourbis et anesthésiés par l'ampleur de l'événement et que l'on continue, sans être inquiété, de dérouler ces thèses dont nos consciences répugnent.

 

Il importe évidemment beaucoup moins au bon peuple, aux Sans-culottes qui, par les temps qui courent, sont même capables de se retrouver complètement à poil, que tout un appareil d'Etat soit mobilisé pour faire des ménages, sournoisement, multipliant interpellations, gardes à vue à tout bout de champ, pour des motifs chaque jour plus futiles et pour faire tourner les compteurs, arrestations en catimini de soi-disant sans-papiers mais compatriotes productifs, le plus souvent intégrés mais colorés, que l'on n'hésite pas à déposséder de toute leur vie et leur histoire en les traitant comme tout sauf des êtres humains, parqués dans des Centres de rétention administratifs, espèce d'apatrie, pour le bon vouloir du Roi-Soleil.

 

Tous les ingrédients du complot sont là.

 

On y retrouve des exécutants des basses besognes à qui on ne laisse pas beaucoup d'autre choix que celui d'appliquer des directives qu'on ne discute pas, des généraux et adjudants de préfecture qui auraient pourtant, eux, le choix, au risque de sacrifier leur carrière certes, de ne pas se laisser entraîner dans ce déploiement pernicieux, dégueulasse, vomitif, indigne du pays des Droits de l'Homme, d'une xénophobie d'Etat, ne serait-ce qu'au nom de leur conscience personnelle, à défaut d'en avoir une politique.

 

Et puis, évidemment, la-haut, tout là-haut, dans la lumière parce qu'insoupçonnables, même si un halo la ternit bien quand même un peu, tirant les ficelles de tous ces pantins, les cerveaux.

 

Et dans ce cas-là, ce ne sont pas les services de contre-espionnage qui font le boulot et mènent l'enquête, croyez-le bien, pour éradiquer ce complot aux relents insupportables, mais les Sans-culottes, l'escadron du corps professoral de la République qui se retrouvent au côté des sans-papiers; pendant que la police s'amuse à faire du chiffre.

 

Du Roi-Soleil, les yeux derrière un verre fumé pour se protéger de radiations dévastatrices et incurables, le bon peuple des sans-voix attend impatiemment l'éclipse pour pouvoir enfin regarder la vraie lumière en face.

Tous les commentaires

08/04/2010, 17:01 | Par Vingtras

Je partage votre indignation et suis désolé de voir à quel point les medias sont abusés et anesthésiés par l'actualité people.

cf mon billet : "la chienlit du pouvoir"

05/12/2011, 09:15 | Par JJMU

Vous vous souvenez :

il y a un an, le 8 décembre 2010, 1 av. Clémenceau à Nice,

des familles, des enfants, des bébés, expulsés à l’aube en plein hiver…

C’était l’exploit du préfet 06 et du Maire de Nice.

Nous y étions.

Nous retournerons devant l’immeuble

ce jeudi 8 décembre 2011 - à 17h30,

pour ranimer les mémoires et dénoncer ce déni de justice.

Soyez-y aussi !

http://www.dailymotion.com/video/xfsmgq_la-police-de-la-honte_news

À l’heure où ce gouvernement manipule l’information,

merci de diffuser le plus largement possible

« le Livre Noir du droit bafoué des demandeurs d’asile »

Le 5 novembre 2010, 115 personnes en demande d'asile, dont une quarantaine d'enfants, ont trouvé refuge dans un immeuble désaffecté depuis des années. Propriété du Centre Hospitalier Universitaire présidé par le Maire de Nice, cet ensemble de logement en très bon état avait abrité en d'autres temps le personnel hospitalier dont le directeur lui-même. Le 8 décembre 2010 à 6h du matin, au terme de cinq semaines de mise à l'abri de toutes ces personnes, une expulsion particulièrement éprouvante a jeté tous ces gens dont les enfants et les femmes à la rue au fallacieux prétexte qu'il y avait urgence à faire valoir le droit de propriété. Muré le jour même, l'immeuble est toujours sans affectation.

On rappellera utilement que c'est également le cas de la Maison Blanche qui avait également été le théâtre d'une occupation humanitaire puis d'une expulsion mais aussi de bon nombre d'immeubles à Nice .Ce constat percute la situation dramatique de nombreuses personnes en demande d'asile comme celle de nombreux citoyens et citoyennes français privés d'hébergement dans ce département au mépris des conventions internationales, la convention de Genève (art.20 sur le logement), la convention des droits de l’enfant.
> Pour dénoncer cette situation, nos associations invitent toutes les personnes indignées par cette atteinte aux droits, à se regrouper devant le 1 avenue Clémenceau à Nice, le jeudi 8 décembre 2011 à 17h30.
>
Une délégation demandera ensuite audience au préfet des Alpes-Maritimes afin de lui remettre le Livre Noir des demandeurs d'asile dans le 06.
>
Venez nombreux et nombreuses !
>
Les associations signataires du livre Noir (joint)

Newsletter