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May

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Identité nationale: ne pas se laisser prendre au leurre du débat

Il est hors de question de laisser 1 mm d'espace à Eric Besson et à son zèle pour l'aider à faire encore mieux que ce que peut espérer de lui son grand Vizir, lui-même Grand Maître de la non pensée politique mais seulement accroché aux valeurs du (des) portefeuille(s).  

 

 

Il est hors de question, pour moi de m'inscrire dans ce débat sur l'identité nationale, initié par ceux qui l'ont jetée plus bas que terre en la piétinant des deux pieds, en la montrant du doigt et en la mixant à l'immigration pour bien ancrer l'amalgame dans les esprits.

 

 

Il est évident que ce débat ne ressort pas par hasard à l'aube de cette future campagne électorale, et je suis de ceux qui pensent qu'il ne faut pas se laisser entraîner dans un débat laissant sortir, avant même que d'être lancé, des odeurs de remontées d'égoûts.

Il faut au contraire répondre politiquement pied à pied, violemment et avec verve, en occupant tous les espaces médiatiques, à cet appel du pied à poser sur la table ce qui n'a pas lieu d'être débattu, parce que c'est un des fondements de notre histoire et de notre société française.

 

Que nos partis politiques, et le mien, rose, en particulier, fassent de la politique, celle que l'on attend d'eux et pour laquelle on les a élus ou par laquelle ils se sont presque élus tout seuls, et ils remonteront dans mon estime.

 

Qu'on arrête de ramper devant tous ces avilissements, franco-français, franco-immigrés et devant une droite qui a suffisamment la capacité à s'autodétruire sans qu'on éprouve le besoin d'apporter de l'eau à son moulin.

 

Je laisserais volontiers ce ministraillon de 3ème classe, cette girouette affolée, s'engluer et ramasser dans la tronche le boomerang qu'il vient de lancer, sans voler à son secours pour alimenter son plan de carrière ou son avancement à la cour du Roi.

 

J'attends de mon parti qu'il fasse sur ce sujet de l'opposition frontale au nom de ses valeurs, et qu'il arrête de jouer les couleuvres.

Qu'on ne compte pas sur moi pour aller débattre de la bonne et de la mauvaise identité nationale.

 

Il n'y a pas lieu, dans les circonstances actuelles, d'entrer dans ce pseudo débat participatif destiné à la fois à nous étourdir un peu plus, en même temps qu'il caresse dans le sens du poil les paumés, les cassés, de la crise et de la politique néo-libérale du club du Fouquet's, en leur faisant croire que leur bonheur serait dans le charter.

 

Ou alors je me serais trompé de parti politique, moi qui le crois encore fondé sur des valeurs humanistes relativement universelles.

La spécificité française n'a pas lieu d'exister et faire semblant d'en définir une ne m'intéresse pas.

Elle doit se retirer sur la pointe des pieds derrière la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et fermer sa gueule.

 

Il faut arrêter de chanter avec tous les petits coqs qui apparaissent matin après matin en se prenant pour le nouveau roi de la basse cour parce que leur crête a subitement enflé la nuit précédente.

 

C'est effectivement un débat idéologique qu'il faut avoir, violent, frontal, sans merci sur les valeurs qui séparent la droite de la gauche. C'est sur le terrain politique que nous gagnerons les élections, la prochaine et les suivantes, pas sur des compromissions sur des sujets aussi graves.

 

 

Je me croyais à tort, avec l'âge, doté d'un estomac un peu blindé, mais ce soir, excusez-moi, j'ai vraiment envie de gerber.

 

 

Excusez-moi de vous en avoir éclaboussés.

Tous les commentaires

Polovergnat,

Votre colère me semble plutôt saine. Cependant, le PS étant mort, il me semble étrange d'attendre quelque chose de lui. D'autre part, ce défunt parti a largement oeuvré à la politique d'Etat actuelle, qui, je vous l'accorde, a tout lieu de nous préoccuper.

Cher Polovergnat, votre indignation vous honore, mais réveillez-vous. Besson provient de votre Parti. Bernard Paul ici même a écrit des tas de bêtises sur ce débat. Il faudrait, pour être efficace, que vous mettiez votre énergie ailleurs.

Vous dites : "Il est hors de question, pour moi de m'inscrire dans ce débat sur l'identité nationale, initié par ceux qui l'ont jetée plus bas que terre en la piétinant des deux pieds, en la montrant du doigt et en la mixant à l'immigration pour bien ancrer l'amalgame dans les esprits". Vous avez tort.

 

Car c'est justement grâce à cette simplification qu'il faut rebondir et reprendre la main sur le débat. Se l'approprier.

 

Il faut utiliser les mêmes armes que l'adversaire qui a pour tactique permanente le "détournement d'idées".

 

Il convient de rappeler ce qu'est la spécificité Française : Libertés publiques, droit du sol, Républicaine, etc.

 

Et de démontrer que les charters, l'intolérance et l'immigration choisie sur des critères court-termes ne sont en rien ce qui fait la France. La technique de l'arroseur arrosé !

IDENTITE NATIONALE OU IDENTITE CITOYENNE?

Eric Besson a donc décidé de relancer le débat au sujet de l'identité nationale.
Oublions un instant les arrière-pensées électoralistes évidentes. Ce débat (qui sera organisé sur le modèle de la Démocratie participative: consultation des citoyens; remontée des débats par les préfectures; synthèse) peut être intéressant même s'il est très dangereux. Dangereux pour le gouvernement et le Président de la République qui vont ainsi démontrer, à leurs corps-défendant, que le siphonnage des idées de l'extrême droite n'avait d'autre objectif que de remplir la "cagnotte" électorale du candidat Sarkozy. Les électeurs, les sympathisants et les "égarés" du FN ont là l'occasion de faire entrendre leur différence. Malheur à Eric Besson qui manie l'incendie sans être certain que les lances fonctionnent!...
L'identité nationale est un sujet d'une complexité très ancienne. Platon et Aristote déja en ont parlé sans parvenir à des conclusions satisfaisantes et admises par l'ensemble. Quant à l'époque contemporaine, parler d'identité nationale dans un pays, la France, dont 22% de la population comptent un parent étranger reste un tour de force. D'autant plus brouillé qu'Eric Besson y a ajouté, adroitement, les questions du drapeau, de la Marseillaise et de la burqua.
Je ne crois pas à l'identité nationale. Je crois en revanche à une "identité citoyenne". Qui a les mêmes fondements, les mêmes valeurs que l'identité dite "nationale" mais qui a le mérite d'ajouter la responsabilité, l'action, la prise de position, la reconnaissance de l'autre à égalité de chacun, la solidarité, la fraternité et l' "identité sociale partagée". Liberté-Egalité-Fraternité... Cela vous dit quelque chose Monsieur Besson? Je vous pose la question sans malignité aucune. Je crains seulement que comme beaucoup de ceux qui évoquent l'identité nationale, vous ne parliez d'elle qu'en pensant D'ABORD à celles et ceux qui en seront exclus!
Quant à la gauche en général, et au PS en particulier, ils doivent se saisir de ce débat pour ENFIN faire entendre leur différence. Rejeter le débat, comme les Mamère ou Moscovici souhaitent le faire, serait une erreur. Une de plus!
Ne prenons que l'exemple du drapeau.
Ségolène Royal s'attira ls foudres et les railleries lorsqu'en 2007 elle osa demander aux français de montrer leur attachement à la France par l'utilisation occasionnelle des trois couleurs. Les pires absurdités ont été dites. S'il n'est pas dans notre culture d'accrocher un drapeau en permanence à nos balcons (comme aux Etats-Unis), est-il sain de laisser l'un des symboles républicains commun à tous aux seules mains des supporters d'équipes sportives et aux membres du Front National? Il est quand même extravagant que la gauche ait oublié que le drapeau français était AUSSI celui des soldats de Valmy, celui des poilus suppliciés et sacrifiés de 1914-1918, celui des résistants de la France Libre, ces trois couleurs qui couvraient le cerceuil de Jean Moulin "entrant ici" au Panthéon sous la voix de Malraux, celui qui flotte partout sur les bâtiments publics de la République, celui qui flotte au fronton de nos ambassades partout dans le monde, celui qui flotte Outre-Mer, celui que les marocains, algériens, sénégalais, africains francophones et francophiles, indochinois, ont défendu jusqu'au sacrifice ultime pour vaincre la barbarie...
Celui enfin que chaque enseignant de France évoque lors des cours d'Education Civique. Que devons-nous dire à nos élèves? (La question s'adresse à la gauche). Qu'il faut être fier de ce drapeau mais qu'il faut le cacher et ne pas s'y reconnaître? Contradiction funeste!
L' "identité citoyenne" doit être défendue par la gauche face à une "identité nationale" excluante.
Avec l' "identité citoyenne", c'est TOUTE la communauté qui sera reconnue, sans exclusive. Sans nationalisme dangereux et populiste. Des citoyens responsables appuyés aux valeurs républicaines communes et constitutionnelles:
Un hymne
Un drapeau
Une devise
La Déclaration des Droits de l' Homme et du citoyen...
Du CITOYEN!!!!!

www.profencampagne.com

_____________________________________________

Même en refusant de participer au débat et en postant votre réflexion, vous PARTICIPEZ au débat...

Emparons-nous en pour ENFIN mettre en lumière la dangerosité de ce pouvoir t la force de nos convictions.

Doit-on avoir peur de nos convictions????

 

"qui sera organisé sur le modèle de la Démocratie participative: consultation des citoyens; remontée des débats par les préfectures; synthèse"

C'est une plaisanterie?

Tout dans ce débat est l'exacte contraire du débat public et de la démocratie participative. Exactement son contraire. Pas de préparation? pas d'assemblées consultatives, et pour couronner le tout la haute main de la Kommandantur sur l'organisation et la synthèse?

J'avoue que je trouve la plaisanterie quelque peu déplacée... et que cela rend la suite de votre texte, brodé de bonne intention, parfaitement irrecevable.

 

je crois que la première des oppositions tient en ce nous que l'on propose dans la formulation "qui sommes nous"..Comme si il y avait un nous. Comme si j'étais avec les sarko les Bollore les Messier et consorts..Il y a ceux qui sont d'un coté de la / et les autres, la contradiction capital/travail... Je ne fais pas un Nous avec Besson. Besson + moi n 'est pas = à nous.Nous c est la fin de la lutte des classes.

ET puis il y a aussi le quand? Quand est ce que je suis "fier "d'être français. Comme si là aussi c etait dans intemporel, immateriel. Mais mon pauvre petit Besson il y a bien sur et comme tout le monde des moments où on peut etre fier d'être français . Quand on renvoie trois afghans en afghanie par exemple.Là je brame ma marseillaise.Le coeur sur la main et les couilles dans la bouche. C'est le sort que l'on reserve aux soldats du contingent partis faire flotter haut les couleurs de la République de Voltaire sur des Pachtouns hilares et affamés.Quand on propose son fils a l Epad je suis fier aussi, quand la Gouvernement envoie des juifs au Vel d 'hiv, se met à lecher la botte allemande, quand le petit des Karpathes se prend pour Napoleon, quand Houellebecq devient le penseur à la mode, quand BHL est célébré par tous les journaux à son moindre rot de gateux nantis, quand on permet que certains gagnent en un an plusieurs siécles de smig, quand les banlieues brulent de misère et qu'on veut les nettoyer au karcher etc..là, je suis fier, Besson, d'être sénégalais et je conchie la France et les français...

Ben oui, c'est sur que quand on a, comme vous, une double nationalité ou une double origine, c'est bien de pouvoir se réfugier dans l'autre ! C'est probablement ce que je ferais aussi tant tout ces comportements me font vomir, moi aussi. Mais pauvre de moi, je ne suis qu'une française issue de normands, de bretons et de gens de la Beauce. Je ne peux donc me réfugier nulle part ! Juste que le fait d'être en Allemagne me calme un peu, je vois les choses de plus loin, donc je vomis moins, mais je vois quand même !

Prière de remplacer dans la bulle, " moi je suis allemand" par "moi je suis en Allemagne" !

double_nationalite.jpg

Bien vu. Je fus chilien au Chli quand le peuple s'enflammait en racontant son histoire, les combats du rio Bio-bio, mangeait des epanadas en aprlant du futur et péchait la pluie à l'aide de gra,nde toile tendue face à l'Océan. Je fus chilien quand Allende mit son casque dans la Palais de la Moneda. Je fus Chilien avec la Violeta Parra, son frère Nicanor, son fils Angel, Chilien et amoureux avec la Chavela ..et Pedro qui conduisait la camion sur la panaméricaine de Santiago à Lima. Je fus français quand ce même peuple se réunissait pour queje parle de Paris, de Cendrars et de la Tour Eiffel, bergère entends tu? les ponts de Paris bêlent ce matin ? Français quand par dela la honte il fallut bien faire le procès de la défaite et du vel'd'hiv'.. Je fus néerlandais quand le pays s'ouvrit aux fumeurs de cannabis, opposant son sens de la démocratie et de l'état aux frigidités molles des ternants imbeciles du statu quo. Je fus anglais avec le courage de Churchill, mais français quand Chirac s'opposa à la guerre d'Irack...que de Villepin , sous les quolibets des pays roquets, opposait une fin de non-recevoir aux délires du boucher Bush. Bref, on peut toujours sénégalais ou non ,français, breton être comme moi un Bérrichon emphysémateux ou u n guatémaltèque aztigmate ... il n y a pas d 'identité.. sinon celle que l'on choisit. L'identité se forme par les branches pas par la terre. On n'a que l histoire que l'on se raconte.

"Il faut ......répondre politiquement pied à pied, ......avec verve" sans complaisance mais sans violence.

votre polémique envers votre parti ne nous regarde pas!

Je ne sais pas, pourquoi, chacun a le droit de s'exprimer ici, et de dire ses rages, non? On n'est juste pas oblige de lire si on n'est pas content !

Suite au plan "com" de M. Besson, son ministère devraitêtre rebaptisé en "MINISTERE DE L'HUMANISME".

Comme le disait François Morel sur France Inter, Besson jeune devait changer d'équipe quand il perdait avec la sienne!

Quel plaisir de vous lire !! Vous dites clairement ce que je pense que devrait être une véritable politique d'opposition, radicale, claire, généreuse et eloignée de tout calcul égotiste.

 

Merci de votre contribution.

Fierté de l’identité nationale ?

Il y a au moins autant de raisons d’être fier de l’identité nationale que de raisons de ne pas l’être !

Au regard de l’Histoire, au regard du présent.

Passons rapidement sur l’Histoire, 1789/1793, Napoléon 1er et III, 14/48, 39/40, Vichy, Le Vietnam, L’Algérie. Aucun historicisme, et c’est tant mieux, si ce n’est celui de la violence et de l’absurde, qui n’est d’ailleurs pas le propre de l’Histoire.

Pour la période contemporaine, la politique africaine de la France, la politique d’immigration, et depuis 30 ans, la récession sociale, pour ne pas dire « Le Grand bon en arrière », le grand écart entre les pauvres et les riches, la gabegie financière et la cupidité des banquiers. Aucune téléologie, aucun sens de l’Histoire, si ce n’est la victoire d’un certain ultralibéralisme mondialiste semblant agoniser.

Et, pour paraphraser je ne sais plus quel philosophe ou écrivain : l’identité nationale est un héritage qui n’est précédé d’aucun testament.

Alors, à quoi voudrait-on nous faire se raccrocher ? La Patrie, Le Drapeau, la Marseillaise, La Liberté, L’égalité, La Fraternité ?

- A la Nation, la Patrie « le pays des pères » certes, mais parfois aussi des pères indignes qui ont tué ou fait tué leurs enfants, qui les ont souvent exploités et les exploitent encore. Terre qui n’aimera plus les enfants des autres Terres, sauf s’ils sont choisis, au point d'en renvoyer en charter, dans leurs familles déchirées et meurtries, plutôt que d’envisager l’adoption.

- A un oripeau tricolore d’une Marianne plusieurs fois violée par ses Pères.

- A un Chant Impur pour les Infants de la patrie, qui marchent dans les sillons de leurs pères népotiques.

- A une Liberté sous caution de la pauvreté et du travail au goût d’Orange amère.

- A une Egalité où "on est tous égaux, mais où certains le sont plus que d’autres " plutôt qu’une Equité. Un bouclier social en carton contre un bouclier fiscal en béton. L’iniquité entre «la défaut-arrestation » dans la Jungle de Calais et la Réserve Nationale pour la Protection des Tigres du CAC 40.

- Une Fraternité éculée, notion passéiste où une natalité de 1,9 enfants-par-femme-en-âge- de-se-reproduire, en relativise le concept et la pratique, "fraternitude" postchrétienne comme dirait l’autre, bonne consciencieuse, une espèce de burqa qui grillage la vue, vers la seule vraie valeur de substitution : la solidarité.

Alors oui, il y a du boulot pour quelques siècles encore, avant d’être fier de notre identité nationale. Un peu de modestie et de solidarités nationales et internationales, seraient de bon aloi, pour en redorer le blason !

Daniel Alberti du var.

le cacochyme a du bon et de l énergie.De la hauteur et de l'humour.

Bien d 'accord avec ce que vous exprimez si bellement

Moi, seulement, je n'éprouve de fierté de rien. (ni bombage de torse, ni surestimation imbécile de type supporter de foot)

Fierté, drôle d'idée. Mais je me reconnais de nationalité française et malgré tout content de lêtre.

Content de mes paysages, de ma cuisine, des idées qui m'agitent encore. Contente d'être rescapée d'une histoire tragique.

En ce moment c'est le creux. L'agité du bonnet qui nous représente n'est pas flatteuse, certes, mais ceux qui aiment ce pays savent qu'il n'est qu'un de ces multiples accidents de la démocratie alliée à l'air du temps ( qui veut que tout brille, mais sans éclat )

En réalité je ne sais rien de "l'identité nationale".

Ou n'en veux rien savoir dès que cela m'enpêcherais d'aller voir ailleurs.

Là où je suis le plus français sans doute c'est en voyage. Je suis en représentation (forcemment modeste )de mon identité.

C'est à ma culture que l'on fait appel, à l'empreinte de ceux qui sont passés avant moi, à ma langue qui me définissent comme venant d'un endroit dénommé FRANCE.

Je n'éprouve rien d'autre que l'obligation de me conduire bien. Je n'ai pas de fierté spécifique, juste le sens du devoir.

Pas de quoi faire un débat. Vivant dans une commune multi-ethnique ou je suis minoritaire, j'en éprouve et un certain inconfort et un exotisme certain. Ca me va aussi.

J'ai toujours pensé que seul le coeur et la tête m'indiquent qui je suis. Pas des nabots de la pensée.

M. BESSON veut faire chanter l'hymne national à tous les écoliers; je plains les enseignants qui devront exliquer en quoi le sang des étrangers est "impur" et pourquoi cette notion sans fondement scientifique est consubstancielle à notre indentité nationale. Ils seront sans doute plus à l'aise pour évoquer les "perfides, opprobres de tous les partis".

Besson se fout de l'identité nationale, il agite un chiffon rouge sous le nez de la gauche (hymne, drapeau, la terre) en cherchant à cristalliser le débat sur des bases propres à cristalliser le vote réac autour de l'UMP.

L'entreprise est évidemment méprisable, mais plus il déclenche des cris d'orfraie à gauche, plus il capitalise sur sa droite extrème. Il se régale donc de ces réactions, certes honorables, mais épidermiques et prévisibles.

Traiter par le mépris Besson ne suffit pas, il me semble que la gauche devrait organiser des contre débats en posant la question du vivre ensemble dans un espace en profonde mutation (développement de grandes métropoles, intégration européenne, métissage culturel,....).

Cette question me semble non seulement honorable mais urgente à traiter ensemble dans un débat sérieux et apaisé.

 

Cher Edwy Plenel,

 

Avec votre culture et votre vision des choses, pouvez vous faire un article portant sur la définition de ce qu'est l'identité française. ou peut être, cette définition n'existe pas? Donc, un article sur :quelle est l'identité de la France?

Merci d'essayer de déminer ce débat lourd de siginifications et d'histoire, parfois peu glorieuse.

Mais pourquoi la pensée de Plenel sur ce thème serait- elle fondamentale? Je le sais homme de culture d 'esprit et remarquable plume. Je le sais penseur, et surtout journaliste. Je connais de lui sa probité intellectuelle. Mais pourquoi en faire le père et la mère dont nous aurions besoin pour biberonner?

 

Dans ce débat, chaque opinion est légitime et mérite respect et considération. Cette porte ouverte enfoncée, j'ajoute qu'on a toujours tort de déserter le champ du débat idéologique, c'est à dire celui des valeurs; car c'est bien de cela qu'il s'agit. La gauche paie aujourdhui la méconnaissance de cette donne. On peut ne pas être d'accord avec M BESSON sans lui abandonner le terrain, sans quitter l'arêne. Il s'agit de clamer de haute et intelligible voix une conception humaniste de l'identité nationale, eh oui! pourquoi récuser l'adjectif " nationale" qui n'a rien d'infamant en soi. La question est de savoir quel contenu on lui donne.

Ne pas abandonner le terrain à l'adversaire, c'est clair. Du courage, et des arguments, pas la fuite. Il y en a d'excellents, dans les commentaires ci-dessus- celui de chris, auquel je souscris - c'est réconfortant.

Ces débats, sur Médiapart, me semblent de plus en plus désolants car ils traduisent presque systématiquement une posture nombriliste, une vision franco-française qui exclut tous les autres Terriens du débat. Et c'est là que l'on se rend compte de l'influence délétère de l'extrême-droite dans une France vieillissante et malheureusement frileuse. Comme dans les années 30-40.

 

L'identité nationale française n'a de sens qu'en relation avec les autres sentiments nationaux. La culture française s'est élaborée en rapport avec les autres cultures de la péninsule européenne, de l'Europe du nord à la méditerranée, puis au fil des progrès techniques, les cultures plus lointaines, africaines, américaines, asiatiques.

 

La géographie l'a certes façonnée profondément. Son climat tempéré, la fertilité de ses sols, la variété de ses paysages ont favorisé un art de vivre hédoniste, beaucoup plus difficile à développer dans la toundra sibérienne ou les hauts plateaux tibétains.

 

Sa situation dans la péninsule européenne lui a permis d'être un carrefour pour les hommes, les idées et les marchandises, favorisant depuis la préhistoire un bouillonnement culturel. Ses deux larges façades maritimes lui ont permis d'être aux avant-postes des grandes découvertes des Temps modernes et d'enrichir son bouillon de cultures d'ingrédients plus exotiques.

 

Est-ce cette heureuse alchimie géopolitique, ces héritages multiples et cumulatifs qui l'ont privilégiée tout au long de son histoire et lui ont aussi inspiré cette posture révolutionnaire symbolisée par la Déclaration universelle des droits de l'Homme, dépassement d'une vision clanique ou communautariste de l'histoire. Cette volonté de partage désintéressé des avancées de l'esprit humain, cette coopération législative tous azimuts en offrant aux nouvelles nations son savoir-faire constitutionnel et républicain, en contradiction avec un repli nationaliste étriqué derrière une ligne Maginot obsolète avant même d'être opérationnelle.

 

De plus, dans un monde où l'homo sapiens a découvert l'exiguïté de sa planète, où la technologie a aboli les distances, où les problèmes à résoudre sont d'ordre planétaire, le concept de nation liée à un territoire particulier semble en partie anachronique. La tendance est à la mise en place de structures politiques supranationales dont l'Union européenne, la francophonie, l'Union pour la Méditerranée, l'ONU ...

 

Quelle étrange frilosité contemporaine face aux actuels développements de la mondialisation chez des Français antérieurement aussi belliqueux, colonialistes, impérialistes, assimilationnistes, bref, donneurs de leçons ! Ne sommes-nous pas en guerre, depuis huit ans, en Afghanistan, au nom de valeurs universelles, ou pour de vulgaires intérêts géostratégiques égoïstes ?

 

La question n'est pas de s'appesantir sur le concept végétal de racines qui immobilisent l'animal que nous sommes, mais de privilégier celui d'héritage qui enrichit chaque génération et lui facilite son ouverture vers les autres, une fois le tri effectué dans le bric-à-brac légué.

@Djamo

Vous pointez là effectivement une des nombreuses failles du débat. En fait on s 'aperçoit vite que ce que l'on aime ou ce que l on deteste dans l'Histoire de France - et non pas dans la France) c est le respect ou non de valeurs qui sont et des "valeurs " européennes et non spécifiquement française ( liberté d 'expression, démocratie, justice etc..) mais aussi et surtout des pratiques ( que l'on peut comparer aux pratiques - lois- des autres pays. C'est à dire comment ces "valeurs" sont traduites dans les actes et les pratiques. Par exemple le mode électoral, la Justice ( avec ou non juge d'instruction, le plaider coupable m'apparait comme une horreur démocratique)les contre-pouvoirs, la liberté de presse, etc.... et là bien sur il n y a qu'un gigantesque catalogue des différentes réponses apportées par les differents peuples à ces valeurs essentielles et partagées par tous en Europe qui vaille la peine d 'être envisagé

De l'article qui a suscité tous ces commentaires, je retiens le retour du boomerang qu'il a lui-même lancé, dans la gueule de ce ministraillon qui, compte tenu de la dite gueule, a déjà du en recevoir dans le passé dans d'autres circonstances. manifestement ça ne lui a pas suffit.

C'est tellement gros que ça ne passera pas, j'y vois des soubressauts de crapauds tellement envasés qui n'arrivent même plus à baver efficacement.

Je vous renvoie à mon petit comic-fantasy contre la geste de ces grimaciers :

http://www.mediapart.fr/club/blog/baruch-s/311009/science-fiction-et-grosses-ficelles-electorales

même s'il y a de quoi hurler (plutôt que d'en rire bêtement comme je fais ), il faut se dire que "ah, ça ira !" car cela fait très "fin de règne", ce qui se passe en ce moment, ne trouvez vous pas ?Clin d'oeil

bien amicalement

Oh que siSourire

Besson-Ganelon est l'une des figures de cire du bling-bling sarkozyen (voir SVP mon billet,intitulé "La poudre aux yeux")

J'aime bien le commentaire de Manoui67. Moi aussi je suis content de vivre en France. D'avoir bénéficié comme tous de l'Education Nationale qui m'a rendu ingénieur, d'avoir pu parcourir avec bonheur de nombreux coins de ce pays pour travailler ou en touriste, de trouver des gens agréables un peu partout, un cuisine de qualité... . Et content de biens d'autres aspects de la culture Française.

Mais pas sous angélisme non plus, quand je vois le favoritisme politique, l'inégalité sociale et sexuelle, la faible fraternité avec les plus pauvres.

Alor je vois bien la réflexion s'établir sous la forme toute simple de 2 listes (et des catégories à trouver en fin de réflexion) :

La 1ère, ce qu'il ne faut plus faire en France au nom de l'identité nationale : ce dont la France et les Français ont honte (exemples : des prisons inhumaines à trés faible insertion à la sortie, ...).

La 2eme, ce qu'il faut développer en France au nom de l'identité nationale, ce dont on est / ou serait fier. Exemple : des grandes Ecoles mixtes (origine sociale et sexe) .

Se mettre d'accord sur des priorités et réduire la liste1 et développer la liste2 avec une programmation annuelle, un suivi et bien sûr les moyens nécessaires, le tout par les ministères concernés.

C'est peut être trop simple.

 

@pipabrin

On sort alors complètement de la question et d'une tentative de définir et cerner des "valeurs" et une "identité" spéculative et abstraite, en affirmant re-affirmant que

- le "nous" est une hypthèse, pas une réalité. Le "nous" c est la disparition des groupes, des classes aux intérêts antagoniques. Le" nous" c est penser que le beur de banlieue, l'ouvrrier de Continental, de Fabris, de Michelin... et la bande du Fouquet's c est du pareil au même et qu'ils partagent les mêmes valeurs parce qu'ils partagent le m^me espace administratif ( la France)

-Il n'y a qu'un catalogue des pratiques comparées en Europe et touchant à tous les domaines de le vie sociale ( l'école, l'immigration, l'intégration, le travail -lois du et protection du- le chomage, la formation professionnelle, l'université, la liberté de presse, la recherche, les contre pouvoirs, le mode electoral, la justice, les impots etc.. ) qui vaille le coup et permette de situer la France dans le concert ds nations c est à dire à se féliciter d'un pratique. ou au contraire avoir honte d'une autre... et décidé d'en changer.
Je le répète il s 'agit de pratiques sociales et uniquement de pratiques sociales comparées à l'aune des autres pays européens qui eux aussi ont mille ans d'histoire, des splendeurs et des décadences.Tout le reste n'est que faribole, hochet anorexique agité à la face des coléreux.

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