
2 Camus, le tourment de l’amour dans la tempête de la guerre, le choix de la vie.Camus, le gamin pauvre du quartier Belcourt, à Alger ...Camus repéré par son instituteur M. Germain, dont la famille très modeste, l’a accompagné avec respect, vers la voie qu’il s’est tracé, de l’écriture et de la pensée.Camus philosophe, qui lorsqu’ il rend hommage à son professeur de lycée, jean Grenier, parle d’un homme qui lui a appris à sentir plus qu’ à penser. Cela non sans humour, ni malice puisque sa sensualité imprègne son œuvre.Camus, gardien de but, fils du peuple, agile dans son corps, qui restera amoureux toute sa vie de la profondeur du ciel azuré d’Afrique: “ On ne sort pas du ciel qui nous contient.”Camus, homme devenu, diminué par la maladie qui lui ronge les poumons mais qui jamaisne négligera le plaisir sensuel d’être là et d’exister.Camus, qui parle de cette jeunesse comme d’une innocence, “ c’est-à-dire avec pas d’idées du tout.”Camus l’homme qui demeure éternellement jeune et dont l’œuvre inachevée semble comme lui à l’aube de sa maturité. Arrêté brutalement dans son élan alors qu’il ébauchait le Premier Homme, qui peut être aurait abouti par sa beauté et sa simplicité à illustrer l’amour qu’ il portait à la vie.Camus, homme déchiré par la tragédie de la guerre, celle du monde, puis celle d’Algérie.A première vue, sa pensée paraît limpide, transparente. Certains diront trop simple. Son style littéraire n’en serait pas un et sa pensée serait dénuée de concepts. Sa morale distante de toutes idéologies politiques et de toutes croyances provoque des interrogations. Y a-t-il une impasse morale et des dilemmes éthiques de la pensée camusienne ?