Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Est il possible de stopper l'explosion du chômage?

Dans un système économique comme le nôtre et maintenant celui de presque la totalité des travailleurs du monde, c'est-à-dire capitaliste, dérégulé ou encore néo-libéral, le tout technologique est désormais imposé par la majorité des sociétés industrielles qui en ont les moyens comme le seul procédé viable d'arriver à rivaliser avec la concurence. Le seul véritable but de ce mouvement consiste a supprimer un maximum d'interventions humaines du processus de production. Ce phénomène barbare est depuis quelques décénies en train de remplacer le travail des ouvriers/employés par des machines automatisées, robots, ordinateurs et autres hautes technologies. Les équipements ultramodernes deviennent si performants que le coût des charges d'un employé au travail par rapport à une machine se voit considérablement augmenter. La concurrence aidant, les entreprises pour la plupart cotées en bourse sont dans l'obligation actionnariale d'investir dans des machines très performantes plutôt que d'embaucher. Tout cela va bien trop vite et laisse des millions de travailleurs sur le bord de la route sans aucune compassion. Absolument toutes les entreprises qui en ont les moyens se reconfigurent. Elles se débarrassent de tout ce qu'elle considère comme inutile en pulvérisant tour à tour des strates de gestion traditionnelle, certaines catégories d'emplois au faible pouvoir productif, « rationalisant » et « simplifiant » les processus de production et de distribution. Après coup, leur productivité globale explose littéralement.

Pour y parvenir les entreprises exploitent un concept barbare : le reengineering, qui est une reconfiguration, une restructuration d'elles-mêmes. Ce reengineering conduit à terme et communément à une destruction massive de plus de 40% des emplois d'une société parfois jusqu'à 75%, envoyant pointer des masses de travailleurs vers le Pôle Emploi qui n'en a que le nom.

 

 

h-20-2482820-1304332689.jpg


Je vais vous parler dans un premier temps d'un cas. Du mien !

 

Rien de mieux que sa propre expérience pour dépeindre un milieu qui est plutôt loin de celui d'un journaliste, c'est-à-dire l'industrie qui m'emploie et emploie encore quelques millions de travailleurs mais pour combien de temps?

En plus de cinq ans d'Intérim et de CDD dans l'industrie, ce pôle de l'emploi ne m'a proposé que deux ou trois remplacements d'un mois dans l'optique qui est ma qualification initiale. Je devrais ou devais être monteur vendeur (CFP) en optique lunetterie mais cette catégorie d'emploi et pratiquement bouchée pour diverses raisons dont l'embauche de BTS au rabais qui prennent nos places. Vous parlez d'un pôle : ce n'est pas une caricature, c'est un fait ! Comment peuvent-ils appeler ça un Pôle, quel pôle, un pôle de quoi? Un pôle sur le revenu précaire?

Tous les postes que j'ai moi-même cherché et par « bonheur » trouvé, ce sont mes anciens collègues qui, pour la plupart intérimaires comme moi, m'ont aidé à entrer dans leur entreprise par le biais de C.V. qui passe de mains en mains, comme j'en ai procuré quelques-uns à d'autres collègues. C'est donc grâce à mon propre réseau que je trouve du travail et sûrement pas grâce au pôle emploi (sic). Je ne le dois même pas aux différentes agences d'Intérim pour lesquelles je travaille puisse qu'elles n'ont plus grand-chose à vous proposer, s'écharpant les unes aux autres pour acquérir les dernières parts du marché de l'emploi. Ils me feraient presque pitié tous ces employés et cadres d'agences, s'ils ne vivaient pas sur mon dos.

Les « boîtes d'Intérim » comptent sur vous pour vous trouver un job et ensuite encaissent leurs marges tout en sachant que vous êtes obligé de passer par elles. Si vous téléphonez directement à un D.R.H d'une entreprise, il vous redirigera à coup sûr vers une agence de recrutement et bien souvent une avec laquelle son entreprise est en contrat.

 

En fin de compte, nous sommes dépossédés deux fois du fruit de notre labeur si je compte bien. Une fois par l'entreprise qui vous recrute et une fois par l'entreprise qui recrute celle qui vous emploi. C'est comme le double impôt dans la grande distribution, vous payez l'impôt sur la subvention de l'agriculteur et ensuite vous repayez une autre fois au magasin qui vend leurs produits achetés à bas prix au prix fort...

L'intérimaire paye des impôts lui aussi et donc a droit à peu ou prou aux allocations comme celle du logement par exemple pourtant les loyers deviennent exorbitants. Une fois que vous arrivez à trouver du travail régulièrement, vous avez intérêt à bosser dru, sinon c'est la tuile, faut pas avoir d'accidents et ne pas arrêter de travailler pour pouvoir payer les impôts de l'année suivante. Pourtant nos revenus sont très aléatoires et avec l'augmentation du coût des produits de base comme le blé, le riz, du pétrole donc de l'essence et du plastique, de l'électricité mais aussi du gaz, de l'eau de tout quoi... Rien n'est fait pour prendre en compte notre précarité et nos revenus aléatoires.

h-20-2482821-1304332722.jpg


Dans une entreprise où j'ai travaillé deux ans et demi en cumulé, ils ne nous donnaient la plupart du temps que des contrats à la journée, parfois à la semaine ! Cela génère bien évidemment un stress extrêmement important, ne pas pouvoir se projeter dans l'avenir, ne pas savoir de quoi sera fait demain, imaginez le pouvoir que cela donne à ces entreprise. Le pouvoir que cela leur procure. Si vous vous laissez faire, grâce à cette pression sourde, latente, ils font ce qu'ils veulent de vous. Soyez philosophes qu'ils disaient, et bien je le suis devenu !

Par le biais du chantage au chômage, ils se permettent de vous tordre dans tous les sens, si vous êtes aux trois huit, ils n'hésitent plus à modifier vos horaires plusieurs fois par semaine (quand ils vous appellent régulièrement bien sûr), vous changeant de poste régulièrement, de sorte que vous ne puissiez vous approprier celui-ci sachant tout de même que parfois c'est indispensable s'il manque quelqu'un, vous faisant miroiter une éventuelle embauche, vous demandant de faire des heures supplémentaires sans limite et, pour les vacances, si vous ne les prenez pas par peur de perdre votre emploi, ils ne vous en proposent pas. Qu'est-ce qui vous dit qu'ils vous réembaucheront après ? Donc pas de vacances, le maximum pour moi sans repos prolongé jusqu'à la limite de mes forces et donc mon premier accident de travail a été de trois ans d'intérim.

Ces entreprises exerçent par ailleurs des pressions de tous ordres sur les classes modestes au travail, comme la violence symbolique par des menaces sous tendues d'un discours volontairement peu crédible ou tendancieux par le biais des contremaitre-conducteurs de travaux, parfois par l'agression verbale des chefs d'équipe ou même de vos collègues titulaires, des « petit chefs », amalgamant votre manque d'information et de formation à de la stupidité ou en caricaturant arbitrairement votre manière de travailler pour vous rabaisser et mieux vous formater, vous modeler.

 

 

h-20-2482822-1304332742.jpg


Tout ce sac de nœuds déprimant est ce que les politiques appellent la flexibilité, l'annualisation du temps de travail, qui disent... Quand vous êtes aux trois huit (en plus d'être intérimaire), l'impact sur la santé est conséquent. Vous n'êtes jamais réellement reposé, passant souvent d'après-midi au matin puis tout d'un coup de nuit (il n'y a aucune régularité dans ce qui est déjà en soi irrégulier de toutes façons) les trois huit ne sont plus qu'une image, ça a été régulier mais cela ne l'est plus comme on pourrait le croire et c'est de pire en pire, je vous l'assure. Puis tout d'un coup plus de travail : « Bah non, vous êtes un très bon employé, régulier, dynamique, impliqué mais là on n'a pas besoin de vous, il n'y a pour le moment plus de travail on vous rappellera (peut-être) ». Bien entendu quand on vous appelle, la plupart du temps c'est sur les postes les plus durs et, seulement là, si vous faites « l'affaire » vous aurez la chance de durer un peu. Ce sont les postes en général que les titulaires d'un CDI ne veulent ou ne peuvent exécuter qu'on vous donne habituellement par ce que trop répétitif, aliénant, dur à l'effort, risqué.

Dans cette boite, une ancienne boite ou j'ai trimé, la concurrence est en train de mettre à bas le chiffre d'affaire, ils perdent tous les mois des clients. Il s'agit d'une cartonnerie. Je travaillais à la fabrication de différentes plaques de carton sur une énorme machine de 120 m de long constituée elle-même de plusieurs machines. Les clients habituels se défilant comme c'est la règle maintenant, pour survivre, ou juste satisfaire leurs actionnaires, dans d'autres entreprises ou même pays où la production est bien plus rentable, mes anciens patrons se sont réfugiés sur une valeur extrêmement fragile, les petites commandes de « l'épicerie » comme on dit chez eux, les produits fabriqués vont directement chez le client sans être transformés au sein même de l'entreprise.

Le produit brut en rut, rien de tel pour satisfaire l'actionnaire ! Pour les employés, cela s'est traduit par bien plus d'opérations manuelles sur cette sombre machine, une accélération du processus de production susdit qui m'a personnellement poussé à l'accident.

Plus de manipulations, plus d'opérations puisque petites commandes qui s'enchainent, se déchainent, plus grande vitesse de fabrication, production, livraison, plus de stress communicatif engendrant du stress communicatif, de fatigue physique et morale, de risques aléatoires ou de blessures... Mais si, mais si...

 

 

h-20-2482823-1304332795.jpg


Du temps où j'y travaillais ils se sont donc réorganisés pour faire face à ce changement avec beaucoup de précipitation, de panique et surtout d'incompétence vu l'impatience ce qui a provoqué une vraie désorganisation. En voulant aller trop vite on se précipite et c'est toujours les ouvriers qui trinquent ! Sur cette machine qu'est l'onduleuse, l'utilisation des trois et plus récemment des deux huit est devenue définitivement obsolète ceci se répercutant bien sûr sur les autres machines en transformation par ce qu'il en reste un peu tout de même. Par le manque de clients, de commandes conséquentes et toujours sur l'onduleuse, ils ne produisent plus que sur un cycle de huit heures et pour cela ils ont modifié la laise (largeur) de production des plaques de carton, elle est passée de 2 M à 2.50 M. Ce qui permet à l'entreprise d'accélérer d'un quart la production de plaques de carton et par là, proportionnellement de diminuer radicalement les équipes. Le reste des employés du deuxième huit, titulaires, étant dispatchés aux postes habituellement destinés aux employés précaires, CDD, Intérim. Il n'y a maintenant plus aucun intérimaire travaillant dans cette entreprise qui licencie autant que possible ses titulaires ou CDI proches de la retraite en leur proposant un pécule et en ne renouvellelent pas les postes.

Dans cette entreprise, j'ai fini par me casser trois côtes en chutant d'un escabeau juste avant la fin de journée, c'est là que l'on se blesse le plus souvent, la fatigue aidant. Cela m'a coûté un mois d'arrêt et comme je n'ai pas de mutuelle complémentaire, comme beaucoup d'autres intérimaires, il ne faut pas se voiler la face, je n'ai touché que 60% de mon salaire. J'ai ensuite repris le travail et, Fatalité quand tu nous tiens, un mois après je me suis de nouveau blessé. Comme par hasard cela m'est encore arrivé en fin de journée, enfin c'était le matin mais c'est à peu près pareil n'est-ce pas. C'est juste après l'arrêt de l'onduleuse cette longue bête mécanique que je me suis un peu trop relâché et du coup, en descendant du rail haut de trente-cinq cm, je me suis fracturé la cheville et pour couronner le tout une grosse entorse au même endroit ! J'ai repris deux mois d'arrêt fermes et toujours sans mutuelle (flute ou merdasse comme vous voulez !). Il faut savoir tout de même que je ne m'étais jamais blessé si fort auparavant sur un lieu travail et en outre deux cassures en quatre mois. Cela ne m'est arrivé qu'avec la pratique de cette aberration inadéquate à la « vie normale » qu'est l'Intérim qui est, je puis vous l'assurer, l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants...

 

 

h-20-2482826-1304332811.jpg


Un accidenté du travail, songeur...

Je parle ici en ma qualité d'employé « qualifié » d'intérimaire (CQFD) et en ma propre expérience.

N'oublions tout de même pas qu'en France on dénombre environ 20 000 décès par ans imputables au travail ! De plus à contrario des idées reçues, le coût des accidents du travail en 2008 s'élève à 3 ,4 milliards d'euros, soit plus de 25% d'augmentation entre 2000 et 2008 ! Les entreprises désirent, chérissent notre sainte mère de la sécurité mais la sur-mécanisation, les cadences infernales et la précarité statutaire de beaucoup des ouvriers/employés sont responsables de bien trops d'accidents... J'ajouterais que depuis 2008 si je n'm'abuse les indemnités journalières sont fiscalisées, ce qui à mon sens est un comble si vous ne possédez pas de mutuelle et êtes au demeurant intérimaire !

A contrario de mon expérience, pour ce qui est des cadres moyens, une étude du ministère du travail au U.S.A. estime que leurs postes pourraient être amenés à disparaître d'ici quelques années à une hauteur de 80%, ils seront probablement remplacés par des logiciels qui n'attendent pas d'enfants, ne prennent pas de congés maladie, pas de congés payés, pas de pause pipi, pas de cigarette et surtout pas de stock-options, de quatorzième mois ou de primes, bonus et autres avantages que j'ai du mal à imaginer tant ça m'est abstrait.

Petit défaut du logiciel, il ne couche pas pour l'avancement, ne paye pas d'impôts et ne vous sert pas le café comme le faisaient ces bons agents administratif qui sont eux, déjà remplacés par des ordinateurs. Les secrétaires sans ces mêmes agents, qui sont elles en surcharge de travail ne le feront certainement pas non plus...

 

 

h-20-2482827-1304332863.jpg


Plus sérieusement, pour ce qui est de la création des emplois nous pourrions être dans une phase qui s'étalera sur plusieurs décennies et qui pourrait être absolument contraire au processus historique du 19ème Siècle que fut la révolution industrielle. Cette nouvelle révolution risque d'être la plus destructrice d'emplois que l'humanité connaîtra. Elle a d'ailleurs déjà commencé. Depuis les années 80, avènement du néo-libéralisme, les entreprises investissent des milliers de milliards de dollars, euros, en ordinateurs, robots et autres installations automatiques high tech. Tous ces investissements ont fait leurs preuves et sont déjà plus que rentables, la productivité s'envole, le coût des salariés est écrasé et les bénéfices, eux, battent tous les records sans que les ouvriers/employés en voient la couleur. TOTAL à annoncé il n'y a pas si longtemps plus de trois milliards de bénéfice net d'euros et annonce une hausse de 35 % en un an profitant de la flambée des cours du pétrole et le tout sans payer d'impôts bien entendu ! Des holdings ont annoncé des bénéfices records au début de l'année comme la Deutsch Bank : plus de deux milliards d'euros de bénéfice ou encore Gazprom : 24 milliards d'euros, Caterpillar annonce avec une hausse de ses actions à 411 %, 1, 84 milliard de dollars de bénéfices, vous en voulez d'autres ? Intel, 3,2 milliards de dollars ; Petrobra, 20 milliards de dollars avec 17 % de hausse ; Apple, 6 milliards de dollars avec 71 % de hausse et ce n'est pas fini loin de là vous avez aussi CEZ l'année dernière avec une hausse de 9,5 % fait un bénéfice de 2 milliards d'euros ; Microsoft l'année dernière à fait un bond de 6O % de bénéfice net, 6,6 milliards de dollars etc, etc, et en veux-tu en voilà ! Tout ceci caresse l'obscénité dans le sens de la chute du poil...

 

 

h-20-2482828-1304332895.jpg


Des millions d'emplois sont détruits à travers le monde, même les pays en voie de développement sont confrontés aux licenciements. Les machines étant définitivement bien plus rentables et économiques que l'homme sur tous les continents quels qu'ils soient. Les groupes d'entreprises ou holdings reconfigurent, « rationalisent », restructurent, reconditionnent leurs moyens de productions en dégraissant leurs effectifs à coups successifs de 10, 20 à 25 %. Au cours des dernières mutations de nos outils de travails, de nos sources d'emplois, les moyens de productions employaient tous des travailleurs en très grand nombre. Pour exemple aux U.S.A., les ouvriers récoltants de coton furent remplacés au début du siècle dernier par des tracteurs ou engins mécaniques de récoltes. Ces ouvriers avaient la possibilité de se reconvertir en se réfugiant ailleurs comme dans les chaines de production de l'automobile ou autres pour subvenir aux besoins de leurs familles, aux besoins vitaux de leur existence qui sont entre autres, un revenu « suffisant » leur permettant de subvenir à leurs besoins usuels comme une relative bonne hygiène de vie, une bonne santé, la stabilité, la possibilité de se projeter dans l'avenir. Le glas du confortest là, entendez-le, il vibre au gré des vagues de licenciements, des manifestations légitimement opposées aux différents piétinements de nos droits, de la précarité des nouveaux emplois créés, engendrés par la volonté de la bourse et des actionnaires. Le rêve Américain est en train de se fracasser dans le propre mur qu'il est en train de construire...

 

 

h-20-2482829-1304332918.jpg


La performance des machines ultramodernes est tellement rentable qu'il est maintenant impossible qu'un ouvrier puisse la concurrencer pour un résultat semblable, une même maîtrise qualitative ou une vitesse de production, de livraison similaire. Est-il possible de regarder en face les conséquences de l'immense changement qui est en cours dans nos sociétés? Il faut pourtant, à mon sens sortir la tête du trou, il est temps de changer radicalement de mode de vie et maintenant !

L'optimisme ambiant du patronat est bien plus dramatique que le pessimisme des employés/ouvriers qui perdent leurs emplois ou sont dépossédés du fruit de leur travail, la maison du bonheur se délite.

 

Voici un passage du livre « La fin du travail» de Jeremy Rifkin aux éditions La Découverte (1995) qui est une de mes sources. Il est froid mais pourrait créer l'étincelle d'un réveil vigoureux pour quelques-uns d'entre nous...

« Les nouvelles technologies informatiques promettent la relève du cerveau humain lui-même en substituant aux êtres humains des machines pensantes dans toute la gamme des activités économiques. Les implications en sont profondes et d'une portée incalculable. Constatons d'abords que plus de 75% de la main d'œuvre, dans la majorité des pays industriels (donc même de ceux en voie de développements), effectue des travaux ne demandant guère plus que de simples gestes répétitifs dont les outillages automatiques, robots et ordinateurs de plus en plus complexes pourraient le plus souvent s'acquitter. Pour les seuls Etats-Unis, cela signifie que dans les années à venir plus de 90 millions d'emplois, sur une population active totale de 124 millions de personnes, pourraient être remplacés par des machines. En 1995, des études montrent que dans le monde moins de 5% des sociétés ont à peine engagé cette transition vers une nouvelle culture de l'automatisation : un chômage massif, d'une ampleur jamais connue auparavant, semble donc strictement inévitable pour les décennies à venir. En Europe, où la stagnation économique et la perte de compétitivité sur les marchés mondiaux sont imputées à la hausse du coût du travail, les sociétés s'empressent de remplacer leurs employés par l'informatique et la télématique. »

 

 

h-20-2482830-1304332946.jpg


Cet auteur pense que notre salut passera par le tiers secteur, secteur qui employait en France et en 2008, 9,9% de l'ensemble des salariés selon l'INSEE ainsi que par le monde associatif. Toujours selon l'INSEE le travail gratuit effectué au sein des associations comptait 16 millions d'adhérents en 2008. Elle ne comptabilise pas non plus les emplois de moins de 30 jours ou de moins de 120 heures sur l'année.

Le revenu universel et ce dès la naissance sera lui aussi indispensable.

Ce sont quelques pistes mais suffiront-elles ? Y arriverons-nous ? En aurons-nous le temps et cela suffira-t' il ?

 

Voilà de quoi stimuler une bonne réflexion et surtout par ce qu'il le faut, de l'action...

 

Post-scritptum Nano-technologicum.

h-20-2482833-1304333021.jpg
Les nano-technologies n'en sont qu'à leur balbutiement mais tout est fin pret...

L'auteur de ce billet a décidé d'en fermer les commentaires

Tous les commentaires

Newsletter
Je m'identifie