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Fin de la Belgique ? Où va la Wallonie ?
Je suis un Belge - un Wallon- qui a choisi de vivre en France. Mais rien de ce qui concerne la Belgique ne m'est étranger. D'abord, parce qu'y vivent des êtres qui me sont extrêmement chers. Ensuite, parce que j'ai servi ce pays pendant de longues années, avant de me tourner vers d'autres horizons.
J'ai cru, comme l'immense majorité de mes concitoyens de langue française, au nouveau pacte national qui, avec l'instauration du fédéralisme, devait consacrer une nouvelle union des Bruxellois, des Flamands et des Wallons. J'ai espéré que ce contrat fédéral pour lequel j'avais beaucoup milité rendrait possible une cohabitation que les contraintes de la géographie et de l'histoire, mais également un passé commun de joies et de souffrances partagées, justifiaient. Mais chaque jour qui passe apporte toujours un peu plus la démonstration que ce qui devait être un nouveau contrat de mariage pour les francophones n'est qu'une étape vers une émancipation totale pour les néerlandophones. En Flandre, la crise, qui exacerbe les replis identitaires, nourrit un nationalisme ancien, né d'une volonté, à l'origine légitime, de recouvrir des droits bafoués. Elle exerce une fonction de révélateur, comme pendant les grandes grèves de l'hiver 1960, d'une réalité déjà décrite en 1912 par le leader socialiste wallon Jules Destrée dans sa célèbre "Lettre au Roi" : « Sire (...) Vous régnez sur deux peuples. Il y a en Belgique, des Wallons et des Flamands ; il n'y a pas de Belges. »
Alors, que faire ? Depuis 1993, les Flamands se réfèrent volontiers à la "partition de velours" qui a mis fin en douceur à la République fédérale de Tchécoslovaquie. Une récente livraison du Journal du Dimanche, à Paris (31 juillet), annonce que, de leur côté, les Wallons seraient désormais 39% à vouloir le rattachement de la Wallonie à la France en cas de scission de la Belgique et que 60% des Français approuveraient un tel rattachement.
Après 400 jours de palabres, la formation d'un gouvernement belge est désormais en négociation. Un accord impliquera de très nombreuses concessions des francophones (qui n'étaient pas demandeurs de changements institutionnels) pour répondre aux exigences flamandes hors desquelles il n'y aura pas de gouvernement. Jusqu'où ira la volonté de sauver la Belgique ?
Pour ma part, je considère que le maintien de la Belgique - comme de n'importe quelle structure étatique - ne peut justifier la violation de droits humains fondamentaux. Il y a des principes sur lesquels on ne peut transiger. La raison d'être d'un Etat ne peut se fonder sur le mépris des libertés fondamentales et des droits essentiels. En termes clairs, s'il est nécessaire de bafouer les droits légitimes des francophones pour assurer la survie de la Belgique, celle-ci perd sa raison d'être. Un Etat ne se justifie que par les protections qu'il garantit à ses habitants, à tous ses habitants. S'il est défaillant, il doit changer ou disparaître.
Cette raison précise, qui justifierait à mes yeux la disparition de la Belgique, explique la mise en garde que je veux adresser aux responsables wallons qui auraient - qui auront ? - à négocier un éventuel rattachement à la France : ne pas brader les libertés et les protections dont jouissent aujourd'hui les Wallons. Car la France de 2011 n'est pas, loin s'en faut, celle que nous aimons : la France de 1789, de 1793, de 1871, de 1936, du Conseil National de la Résistance, de Mai 68 et même de Mai 1981. C'est une France qui, depuis 1983, quels que soient les gouvernements, exerce un rôle actif dans la mondialisation néolibérale, dans la dérégulation tous azimuts, dans le démantèlement des acquis sociaux, dans les privatisations, dans la concurrence de tous contre tous. C'est une France qui, depuis 2002, voit l'Etat de droit reculer chaque jour un peu plus, les libertés bafouées, l'accès à la santé et à l'éducation se restreindre, un racisme d'Etat s'instaurer. C'est une France dont on ne compte plus les condamnations par la Cour européenne des Droits de l'Homme. C'est une France dont les plus hautes autorités désignent des boucs émissaires à la vindicte populaire. C'est une France où s'entendent de nouveau les slogans du 6 février 1934. C'est une France où l'esprit de Vichy guide les gouvernants.
Alors, négocier le rattachement de la Wallonie à la France ? Oui, à condition de protéger les libertés, le type de démocratie représentative, la protection sociale, les acquis du fédéralisme qui caractérisent la Wallonie d'aujourd'hui. Sans un statut conférant une autonomie préservant les spécificités institutionnelles et sociales de la Wallonie, le rattachement sera une régression. La France, si elle accueille la Wallonie, verra sa superficie et sa population augmenter. Ce sont des critères qui pèsent aujourd'hui dans l'Union européenne. Pour en bénéficier, elle doit accorder à la Wallonie un statut particulier. Si elle devait le refuser, il serait dans l'intérêt des Wallons d'examiner alors le parti qu'ils pourraient tirer de la nature fédérale de la Loi fondamentale allemande. La Wallonie est aussi voisine de l'Allemagne et la Principauté de Liège fut terre d'empire pendant des siècles, pour son plus grand profit.
Même si, dans leur immense majorité, les Wallons ont "le coeur au sud", ils ne doivent pas renoncer à ce dont ils sont le plus fiers : leurs libertés.

Les 3 commentaires les plus recommandés
Je propose le rattachement de la France à la Belgique.
Bonjour
Votre billet s'est publié plusieurs fois. Encore un coup du Drupal je présume.
Je suis trés triste à vous lire. J'ai une affection toute particulière pour la Belgique. J'y ai passé pas mal de temps dans mon enfance car ma grand mère était Belge et nous y avions donc une partie de la famille.
Nous étions frontaliers et autant vous dire que, comme toute la jeunesse du coin, nous avons beaucoup fréquenté les estaminets, les boites ...
J'y ai vécu 5 ans à mon retour de Paris. C'était chaleureux, bon enfant et le voisinage, ça voulait dire quelquechose. A chacun de mes retours en Europe, je ne manque jamais d'aller leur faire un petit coucou.
Vu de loin, je ne pensais tout de même pas qu'on en était à ce point là, à penser à un rattachement de la Wallonie à la France. J'avoue que je ne peux pas le croire...
Pensez vous vraiment que tout est foutu ?
Vraiment je suis triste.
Isabelle
Oui quand je lis sur son blog Jean Quatremer asséner d'un air gourmand que notre devoir est d'aider la Wallonie en l'absorbant le moment venu, j'ai envie de dire aux Wallons : après les Flamands ne vous infligez pas les Français.
Devenez indépendant, les Slovaques l'ont fait et s'en portent très bien.
Cordialités trotskystes et poutou
Tous les commentaires
Oui quand je lis sur son blog Jean Quatremer asséner d'un air gourmand que notre devoir est d'aider la Wallonie en l'absorbant le moment venu, j'ai envie de dire aux Wallons : après les Flamands ne vous infligez pas les Français.
Devenez indépendant, les Slovaques l'ont fait et s'en portent très bien.
Cordialités trotskystes et poutou
Sur ce coup là je suis vraiment d'accord avec vous Boddistava.
Moi aussi
Au fait Boddisatva, je me posais la question. Serions nous sur le même fuseau horaire ?
Boddi,
Les Wallons ont une très longue et très ancienne histoire de liberté et d'indépendance. Il n'y a donc aucun danger, rassurez-vous, pour qu'ils se laissent mener par le bout du nez par qui que ce soit.
Viendra inévitablement le moment où cette connerie aberrante vieille de 140 ans disparaitra, pour le bien de tous.
Et la Wallonie deviendra tout naturellement un petit état indépendant au sein de l'Europe : une belle histoire future.
Mon cher Michel,
Il faut faire appel à José Happart, l'indépendantiste des Fourrons !
C'est vrai, José (Happart et non Bové) est une figure emblématique wallonne incontournable quand on évoque un éventuel "schisme" !!!
Bien à toi !
Michel,
José Happart à été, car il adopté un train de sénateur (qu'il est devenu).
Il se fait remarquer par son absence du débat actuel, dont O. Maingain a repris le le flambeau (plutôt une faible bougie).
OK !
Bonjour
Votre billet s'est publié plusieurs fois. Encore un coup du Drupal je présume.
Je suis trés triste à vous lire. J'ai une affection toute particulière pour la Belgique. J'y ai passé pas mal de temps dans mon enfance car ma grand mère était Belge et nous y avions donc une partie de la famille.
Nous étions frontaliers et autant vous dire que, comme toute la jeunesse du coin, nous avons beaucoup fréquenté les estaminets, les boites ...
J'y ai vécu 5 ans à mon retour de Paris. C'était chaleureux, bon enfant et le voisinage, ça voulait dire quelquechose. A chacun de mes retours en Europe, je ne manque jamais d'aller leur faire un petit coucou.
Vu de loin, je ne pensais tout de même pas qu'on en était à ce point là, à penser à un rattachement de la Wallonie à la France. J'avoue que je ne peux pas le croire...
Pensez vous vraiment que tout est foutu ?
Vraiment je suis triste.
Isabelle
Isabelle,
Ce n'est pas parce que la Wallonie deviendra un (petit) État indépendant que ses habitants perdront les qualités chaleureuses d'accueil qui font leur charme !
Bien sûr Michel que les Wallons conserveront leur chaleur dans l'accueil, joie de vivre et tout et tout.
Et pourquoi pas un état wallon, bien sûr. Ce qui m'inquiète, c'est comment peuvent-ils économiquement l'assumer. La situation n' est guère brillante.
Isabelle,
La question que je me pose est que, actuellement, dans ce climat détestable actuel et depuis 50 ans, rien ne pousse les Wallons à "se secouer". Qu'est-ce qui pousse celui qui se sent prisonnier à se secouer les puces ?
Que revienne un vrai sentiment de liberté au sein de l'Europe et je crois qu'un sursaut pourrait survenir.
Je le souhaite vraiment Michel.
Je me sens trés concernée par cette situation.
Bonjour,
Moi aussi, j'ai aimé le pays où je suis né. La Belgique ne se résume pas aux blagues stupides qu'on peut entendre en France. Loin de là. Et je regrette ce qui lui arrive.
J'avais placé tous mes espoirs dans le fédéralisme comme nouvelle union des Belges.
Mais force est de constater que la nécessaire solidarité qu'implique le fait de se fédérer est sans cesse remise en question. Pour vivre à deux dans le respect mutuel et dans la pratique de valeurs communes, il faut être deux à le vouloir. Ce n'est manifestement plus le cas et je le déplore.
Alors, force est d'envisager la suite si les craintes d'une solution privant des Belges de leurs droits fondamentaux se vérifient. C'est le seul propos de mon papier.
Bien cordialement.
Merci pour ces clarifications, Raoul-Marc, elles sont utiles pour aider à se positionner.
Pour ma part, je serais plutôt satisfait, après vous avoir lu, de savoir l’actuelle Belgique partagée en deux entités souveraines.
Jean-Jacques M’µ
Je crains que ça ne soit compliqué JJMU. Ca ne peut pas faire 2 entités parce que Bruxelles capitale et la partie germanophone.
Si j'ai bien suivi, c'est en partie là que se joue le combat, sur les communes à facilités dans la périphérie bruxelloise. Personne va lacher là dessus.
Et, je ne suis pas sûre que la Wallonie ait suffisamment de ressources et potentiel indutriel et économique pour l'indépendance. Et la volonté ? Je sais pas.
Et il y a, comme le mentionnait Raoul-Marc, le poids de l'histoire.
"Et, je ne suis pas sûre que la Wallonie ait suffisamment de ressources et potentiel industriel et économique pour l'indépendance. Et la volonté ?"
D'autres petits états européens ne sont pas mieux lotis (ex Yougoslavie).
Quand à la volonté de liberté et d'indépendance, elle est là, chevillée au corps, depuis toujours.
Lire absolument "Le chagrin des belges" de Hugo Claus
Hugo Claus, né le 5 avril 1929 à Bruges et mort le 19 mars 2008 à Anvers, est un écrivain, poète, dramaturge et réalisateur belge, et l'un des plus brillants romanciers contemporains d'expression néerlandaise.
Biographie[modifier]Fils d'un imprimeur, il s'enfuit de la maison paternelle et devient ouvrier saisonnier dans le nord de la France.
À Paris, Antonin Artaud devient pour lui un second père. Il participe à la révolution avant-gardiste de l'art d'après-guerre et fait partie du mouvement Cobra (1948-1951). Après un séjour en Italie où il apprend à connaître le milieu cinématographique, il retourne en Flandre et commence une carrière de romancier, poète, auteur dramatique, cinéaste et peintre.
À la fin des années 1960, Claus joue un rôle important dans le mouvement contestataire qui veut réformer la politique sociale et culturelle en Flandre. Au Festival expérimental de Knokke, en 1967, il choque l'opinion publique en faisant paraître sur scène trois hommes nus dans le rôle de la sainte Trinité.
En 1971, il est fait Chevalier de l'ordre de la Couronne.
Le Chagrin des Belges (1985, trad. de 1983 Het verdriet van België), est son premier grand succès international de librairie.
Pendant dix années environ, il fut le compagnon de l'actrice Sylvia Kristel. Tous deux ont eu un fils, Arthur, né le 10 février 1975, qui est également comédien.
Hugo Claus, atteint de la maladie d'Alzheimer, a choisi la date de sa mort et a demandé, comme la loi belge l'y autorisait, à subir une euthanasie[1],[2].
L'écrivain[modifier]Considéré comme un des romanciers belges les plus talentueux de son époque, Hugo Claus se définit lui-même comme un « flamingant francophile ». Il est surtout le critique du traditionalisme et du provincialisme de la société flamande, tout en portant à l'universel l'évocation de la médiocrité.
Profondément marqué par son enfance dans un internat catholique très strict, il a su évoquer dans Le Chagrin des Belges le comportement de ses compatriotes pendant la dernière guerre et peindre le Flamand fricoteur, conformiste et profiteur avec un réalisme qui rappelle celui de Pieter Bruegel l'Ancien ou de James Ensor. Il reste cependant fasciné par sa région maternelle qu'il ne cesse de recréer avec sensibilité et intelligence : « Maintenir les mœurs et les extases de la tribu : oui, c'est aussi le rôle de l'écrivain. Par exemple, Le Chagrin des Belges, je l'ai écrit pour que mes deux fils sachent comment leur père avait vécu dans une civilisation tout à fait étrange et néandertalienne. J'ai voulu leur montrer ce que c'était de vivre avant la guerre, pendant la guerre et après la guerre dans une toute petite communauté » (H. Claus, Le Passe-Muraille, Lausanne, 1997).
Le Passé décomposé, son dernier roman, paru au Seuil en février 2000, reprend les mêmes personnages que La Rumeur : « L'interrogatoire policier qui en constitue la trame, aussi serré et aussi ambigu que ceux de Crime et Châtiment, éveille une quantité de questions essentielles sur la condition humaine tout en recourant au grotesque qui déclenche un rire grinçant. C'est un livre selon mon cœur, fait de sang et de rire, de tendresse et d'horreur, d'obscénité et de poésie » (dédicace du traducteur, France Inter).
Hugo Claus s'est vu attribuer une cinquantaine de prix pour son œuvre[3], notamment
Bibliographie[modifier] Théâtre et scenarioThéâtre complet, L'Âge d'Homme, 4 vol., 16 pièces, 1990-1997Escal-Vigor, scénario de Hugo Claus d’après le roman de Georges Eekhoud. Préface et traduction Mirande Lucien, Lille, QuestionDeGenre/GKC, 2002.Grâce à des rééditions modernes, on connaît Escal-Vigor, le roman de Georges Eekhoud publié au Mercure de France en 1899. C'est le premier roman moderne où l'amour d'un homme pour un autre homme n'est pas présenté comme un vice honteux, mais comme un sentiment juste et légitime. Les bourgeois de Belgique, la patrie de Georges Eekhoud, ont entendu la nouveauté du propos et l'auteur a eu à se défendre en 1900 devant la cour d'Assises de Bruges pour atteinte aux mœurs. Mais ce qu'on ne connaissait pas, c'est l'adaptation du roman d'Eekhoud par Hugo Claus. Le grand romancier belge de langue néerlandaise, connu surtout pour Le Chagrin des Belges, son maître livre paru en traduction française en 1985, est aussi auteur de scénarios (une vingtaine) et réalisateur. On lui doit des films comme De Vijanden ("Les ennemis"), (1967), Vrijdag ("Vendredi jour de liberté") (1980), Het Sacrament ("Le sacrement") (1989) ou De verlossing ("La rédemption") (2001). Il adapta le roman de Georges Eekhoud Escal-Vigor en 1995 avec l'intention de le porter à l'écran. Mais le scénario est resté dans ses cartons et le film n'a jamais été réalisé. On peut supposer que l'histoire de ce scénario ressemble un peu à celle contée par Hugo Claus dans son roman Belladonna…
Mirande Lucien, qui a consacré sa thèse de doctorat à Georges Eekhoud, a traduit en français le scénario d'Hugo Claus. Les éditions QuestionDeGenre/GKC publient sa traduction poursuivant ainsi ce jeu de langue entrepris par Eekhoud : un Flamand de langue française.
PoésiePoèmes, Mercure de France, 1965Encre à deux pinceaux, écrit avec Karel Appel et Pierre Alechinsky, Yves Rivière, 1979Traces : choix de poèmes 1948-1985, L'Âge d'Homme, 1988D'encre et d'eau. Alechinsky, Yves Rivière, 1995Poèmes, L'Âge d'Homme, 1998Romans et nouvellesL'Amour du prochain, M. Sell, 1989 et Seuil, 19911950 - De Metsiers (La Chasse aux canards, Grasset, 1987)1962 – De verwondering (L'Étonnement, Complexe, 1986 et Stock, 1999)1969 - Vrijdag (Vendredi, jour de liberté, Complexe, 1980)1972 – Schaamte (Honte , Actes Sud, 1987 et LGF, 1990)1978 – Het verlangen (Le Désir, L'Âge d'Homme - Éditions de Fallois, 1990)1983 - Het verdriet van België (Le Chagrin des Belges, Julliard, 1985 et Seuil, coll. "Points", 2003)1988 - Een zachte vernieling (Une douce destruction, de Fallois, 1988)1988 - Gilles en de nacht (Gilles et la nuit, Calmann-Levy, 1995)1989 - De zwaardvis (L'Espadon, de Fallois, 1989)1994 - Belladonna (Belladonna, de Fallois, 1995 et LGF, 1997)1996 – De geruchten (La Rumeur, de Fallois, 1997)1998 – Onvoltooid verleden (Le Passé décomposé, Seuil, 2000)1998 - Het laatste bed (Le dernier lit, Seuil, 2003)PeintureHugo Claus imagier (Hugo Claus prentenmaker, 1988), œuvres picturales, choix de textes et traductions par Marnix Vincent, textes de Freddy De Vree et al., Anvers, Fonds Mercator / Paris, Éditions Albin Michel, 1988, 256 p., illus.Adaptation à l'écranLe Chagrin des Belges adapté en 1994 par Claude Goretta en trois épisodes de 90 minutes chacunAnecdoteAbsynthe Minded, un groupe belge, a adapté un poème d'Hugo Claus, Envoi, en anglais dans une chanson du même nom.Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hugo_Claus
ma fierté en tant que belge résident en France est d'avoir toujours gardé ma nationalité que beaucoup de français me raillent de façon plus ou moins méchante, plus ou moins raciste.Ce serait pour moi un drame de devenir français, comme pour la plupart des wallons.
D'ailleurs avant le début de la politique de restriction de l'immigration en 1974 personne ne voulait devenir Français. Même l'épouse de notre président de la république ne l'est devenue que par obligation, et sa précédente épouse avait déclaré "être fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines".
Vive la Wallonie trotskyste et libre !
Cordialités trotskystes et poutou
En tant que français résident en Belgique flamande, je n'ai aucune fierté de ma nationalité. Je ne considère pas que cela soit important: je suis le produit d'une certaine culture (en partie française) dont j'apprécie certains côtés - ça vaut d'ailleurs mieux pour moi - et qui a été complétée par l'apport des cultures parmi lesquelles j'ai vécu (Afrique. Allemagne, Pays-Bas).
J'en garde, entre-autre, un rejet viscéral des nationalismes.
Futur ex-abonné,
Vous exprimez un point de vue personnel. Il ne peut être assimilé celui de "la plupart" des Wallons.
Futur ex-abonné
@ Michel Philips
Je voulais simplement dire que, bien que Wallon de naissance mais ne m'étant jamais senti Belge, c'est avec plaisir que j'ai choisi de devenir Français.
Jamais, oh jamais, je n'ai subi de mes amis Français la moindre raillerie concernant mon accent. Tout au plus un questionnement :"Vous avez un accent, il vous vient d'où ?".
Comme quoi, autant de personne, autant de réactions !
Quelle tristesse!
Rien ne vaut la diversité.
mardi,
"Rien ne vaut la diversité."
La disparition de la Belgique ne signifierait en aucun cas la perte de la richesse de ses deux (trois) composantes : une population ne perd pas sa richesse en voyant son statut constitutionnel modifié !
Bonjour,
Moi aussi je garde ma nationalité parce que je ne veux pas me couper de mes racines premières. Et que, à ma connaissance, la double nationalité franco-belge n'est pas possible. Mais Cicéron disait : "ma patrie, c'est là où je suis bien". Et, à titre personnel, dans la France du sud, je suis bien.
Cela étant, le problème, à mes yeux, est de préserver les intérêts des Wallons, comme collectivité, au cas où la vie en commun entre Belges ne serait plus possible, sauf à renier des droits fondamentaux. Et, dans cette hypothèse, je ne vois aucune raison de brader les acquis démocratiques et sociaux que connaît la Wallonie aujourd'hui, même si elle n'a plus sa richesse d'autrefois.
Raoul,
"je ne veux pas me couper de mes racines premières"
Oui, je vous comprends. Moi, j'ai fait le choix, une fois arrivé en France, de devenir français. Je ne l'ai jamais regretté.
Je n'ai jamais renoncé à mes racines wallonnes, continue à me sentir viscéralement liégeois et wallon.
En même temps, cette naturalisation m'a permis de vivre à 100% cette nouvelle vie. Devenu français, j'ai pu faire une carrière de fonctionnaire, voter et critiquer sans retenue mon nouveau pays...car j'y paie mes impôts !
Je ne suis pas "le cul entre deux chaises" !
Non seulement dans le Sud je me "sens bien" mais il m'est même désormais impossible d'imaginer un retour, autre qu’occasionnel, sur ma terre natale. Un choix !
Et je partage, bien sûr, votre point de vue : " je ne vois aucune raison de brader les acquis démocratiques et sociaux que connaît la Wallonie aujourd'hui".
Je vous comprend tous les deux car cette question, je me la suis déjà posée.
Pour l'instant le problème ne se pose pas, mais demain, le citizenship si j'en avais la possibilité, pourquoi pas.
Mais la question est trés complexe quand il faut faire le choix. Si on adhére aux valeurs fondamentales du pays alors oui, mais que faire si ces valeurs se modifient à 360 degrés... ??? jusqu"à devenir en insupportables..
Raoul Marc,
"'une réalité déjà décrite en 1912 par le leader socialiste wallon Jules Destrée dans sa célèbre "Lettre au Roi" :
« Sire (...) Vous régnez sur deux peuples. Il y a en Belgique, des Wallons et des Flamands ; il n'y a pas de Belges. »
Tout est dit.
Reste le futur !
Né liégeois, devenu français, je vois le futur de la façon suivante :
-Disparition de l’État belge en tant que tel,
-Création de deux entités étatiques, l'une flamande, l'autre wallonne, à
l'instar d'Andorre, de Monaco ou du Liechtenstein.
-Référendum de rattachement pour la zone germanique. Statut spécial européen pour Bruxelles, ville européenne s'il en est.
Mais, bien sûr, comme vous, aujourd'hui, et bien qu'ayant perdu ma nationalité belge (La Belgique refuse toute double nationalité !), je suis convaincu que les Wallons auront la fierté de refuser tout rattachement à la France, surtout quand on voit ce qu'elle devient !
!
@Michel Philips,
La Belgique ne refuse pas toute double-nationalité mais refuse la conservation de la nationalité Belge lors de l'acquisition (volontaire) d'une autre nationalité... ce qui est un peu différent. La plupart des pays appliquent également cette règle.
Ainsi, si vous êtes né en France d'un parent belge et d'un parent autrichien (par exemple) vous acquérez (de droit - moyennant quelques autres dispositions) la nationalité Française (droit du sol) à la majorité, vous êtes Belge (droit du sang) ET Autrichien (droit du sang) dès votre naissance.
Vous avez alors, à 18 ans, une triple-nationalité parfaitement admise en Belgique... et remise en cause, ces derniers temps en France !!!!
Je propose le rattachement de la France à la Belgique.
" rattachement de la France à la Belgique" (sic) ???
La solution : l'Europe fédérale et démocratique des peuples et des régions solidaires!
Feu sur la Gironde !
Merci pour cet article.
Le portrait très flatteur de le wallonie doit sans doute être du au fait que vous avez choisi de vivre en France depuis un certain temps...
Je vis en wallonie et je me permets de dire qu' en cas de "rattachement" la mariée n' est pas très jolie c'est le moins qu' on puisse dire...Politisation à l' extrème des des administrations publiques, des intercommunales, de la recherche, opacité totale quant au fonctionnement des institutions qui régissent le secteur de la culture, clientélisme, chômage endémique...
A mon avis un joli caillou dans la chaussure de notre grans voisin qui a, comme vous le dites très justement, d' autres chats à fouetter.
Pour le reste, la wallonie toute seule il vaut mieux laisser tomber car impossible.
Il ne reste que la dernière solution qui se résume à pas de solution du tout, c'est à dire l' impasse...
Et le choix qui s'impose est de prendre les jambes à son cou et d' aller faire sa vie ailleurs. Ce fut votre choix et je pense qu'il fut très pertinent.
+++ Voilà une très bonne description de la France. Merci
oiox,
"Pour le reste, la wallonie toute seule il vaut mieux laisser tomber car impossible."
C'est vrai il existe pour le moment un vrai esprit défaitiste en Wallonie .
Comment pourrait-il en être autrement quand on se penche sur l'histoire de cette région depuis 50 ans (disparition de l'industrie de l'acier, disparition des mines, dysfonctionnement grave des institutions,...) ?
Mais les qualités et les compétences de ses habitants sont grandes, reconnues depuis toujours. Oui, un avenir meilleur est possible et probablement plus vite qu'on ne le croit en cas de séparation d'avec la Flandre.
En y investissant à tout-va, les Hollandais l'ont déjà compris !
La Wallonie, c'est le cœur de l'Europe.
Un avenir est toujours possible...sinon il n'y a plus d' histoire.
Reste à savoir de koi il sera fait. Et là je ne partage pas votre enthousiasme.
Investir à tout va soit... Je ne vois que les chinois capables de racheter la dette wallonne (ils sont assez casse-cou pour le faire, comme ils l'on fait avec les américains)...Reste à attendre le retour de bâton et alors adieu Clara aux acquis sociaux...Il va falloir trimer dur (pour changer)
L' idéalisme naïf avec lequels nos voisins nous percoivent me touche vraiment
...
Pourquoi les chinois devraient-ils racheter la dette ?
Il serait plus logique que se soient les belges qui rachètent cette dette: l'état belge leur payerait un intérêt supérieur à ce que les banques donnent pour l'épargne, et inférieur aux taux (fluctuants) du marché. Les agences de notation n'auraient plus à noter.
Il faut rappeler que le montant de l'épargne en Belgique est, au moins, 2 fois celui de la dette.
oui c'est assez logique sauf que je ne sais pas de quel état belge vous parlez vu que dans cette hypothèse il n'y en aurait plus d' état belge.
cqfd...
"Un Etat ne se justifie que par les protections qu'il garantit à ses habitants, à tous ses habitants. S'il est défaillant, il doit changer ou disparaître."
Cette phrase devrait inspirer les élites de tous les pays européens - à commencer par les nôtres. Elle est brûlante d'actualité. A vouloir gouverner sans et contre le peuple, avec mépris et en niant tout processus démocratique, nos dirigeants signent l'arrêt de mort de structures étatiques qui, comme vous le dites, ont peut-être eu leur raison d'être, mais sont à présent des archaïsmes qui s'auto-entretiennent. Mûs par des forces sourdes et destructrices, certains états jouent contre les populations - et contre eux-mêmes - sous couvert d'adaptation claironnée à un nouvel ordre mondial. L'exemple de la Belgique sera un cas d'école, et s'il s'agit là de la scission de deux (quid des Germanophones ?) communautés linguistiques, on peut aisément immaginer sur quelles autres scissions la mise au pas de peuples snobés peut déboucher si le "consensus" vole en éclat, à grande ou à petite vitesse.
Un Etat ne se justifie que par les protections qu'il garantit à ses habitants, à tous ses habitants. S'il est défaillant, il doit changer ou disparaître... Mais s'il dote soigneusement et l'air de rien une élite autoproclamée en dépouillant les masses, il demeure
?...
J'aime la BD ! J'aime la bière blonde quant elle est bonne et j'aime les moules et frites. J'aime l'humour belge.
Est-ce un effet du hasard ? Je n'ai connu que des belges sympas et plus méridionaux que les flamandes de Brel. Bien qu'ils n'ai pas ma même plaque d'immatriculation que moi, je me sens proche des amis Flamand, de frères Wallon... Et, s'il est certains que ma connaissance de la Belgique est faite de clichés et d'anecdotes, je m'en excuse, je n'éprouve pas le besoin d'en connaître autre chose. Je leurs fait confiance sans pour autant être naïf car je me sens proche d'eux sur le plan culturel.
D'autre part je considère que l'expérience politique que traverse la Belgique constitue -Peut-être au corps défendant de tout ou partie du peuple de Belgique ?- une leçon introductive à l'avenir politique des peuples d'Europe. Car l'idée de Nation me semble avoir fait son travail et son temps dans l'évolution de l'humanité.
La notion de "Culture" -donc d'affinité avec des "pratiques sociales"-, avec sa capacité de "distinction" et d' "incorporation" des aspirations individuelles devrait, un jour ou l'autre, supplanter le sectarisme (xénophobie ?) et l'assimilation (nationalisme ?) qui fonde le principe de nation.
Remarquez : Il n'y a pas besoin de "frontière" pour distinguer une "culture" et il n'est pas nécessaire de "liens du sol ou du sang" pour se reconnaître dans, par exemple, la Musique Brésilienne. Celle-ci peut se créer, se jouer et s'apprécier aux antipodes de Rio, elle reste Brésilienne vivante et reconnue part tout dans le monde.
En attendant, le choix des belges sera le mien. Mais ils sont les bien venus, d'autant qu'ils sont dans mon coeur.
Je ne veux pas casser l'ambiance mais toutes les interventions se résument à : la Wallonie doit-elle devenir française ?... sûrement pas car il n'y a rien de réjouissant à être français ; une telle éventualité ne peut se concevoir que dans l'autre sens, la France devenant Wallone.
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Mais il y a une question subsidiaire : la France veut-elle de la Wallonie ? je ne suis pas sûr que la réponse soit beaucoup plus positive car il ne faut pas confondre un sondage français et l'Etat français :
- Pour les français , ils accueilleraient la Wallonie au nom d'un fort lien culturel. Mais si j'en juge par le papier de RMJ ce lien est fortement distendu voire même inexistant.
- Pour l'Etat français je suis moins sûr : Le PIB/habitant de la Wallonie est inférieur de 10% à la moyenne européenne, son taux de chômage dépasse les 15% (celui des moins de 25 ans est autour de 30%)... donc un bilan économique désastreux.
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Alors, la mariée est-elle si belle ?
J'apprécie beaucoup votre billet et je le trouve particulièrement juste. Je suis à Bruxelles pour quelques semaines (raisons professionnelles). Et je confirme que l'air est devenu irrespirable entre les Wallons et les Flamands. Nous avons visité ce pays en tout sens, avec la conviction que la Belgique n'existe pas. Ce sont en fait deux pays côte à côte qui n'ont absolument rien en commun, ni langue, ni culture, ni passé ! Le racisme anti-français côté flamand est ridicule et pitoyable, il vont jusqu'à parler néerlandais à un français de passage, même quand il savent parler le français. Les panneaux routiers ne sont pas dans les deux langues, alors quand on vient de France inutile de vous dire la galère.
Le repli sur soi constaté dans tous les pays me fait peur, si l'Europe ne se fédéralise pas, la prochaine décennie pourrait voir une catastrophe majeure.
" Le racisme anti-français côté flamand est ridicule et pitoyable,"
Il ne s'agit pas d'un racisme anti français mais d'une colère et d'un esprit de vengeance, de revanche anti-Wallon-francophone .
Pendant plus de 100 ans les Flamands ont été quelque peu méprisé par les Wallons. Il y a des plaies qui sont longues à cicatriser.
Mais les Flamands n'ont rien contre les Français, peut-être juste un peu un regret de les entendre parler...français !
Bref faut pas se tromper de cible !
signé : un Wallon
mmmouais .... Ce n'est pas vraiment ce que j'ai ressenti, mais je ne demande qu'à vous croire !
Bonsoir Domie,
Le problème des flamands, c'est qu'ils n'ont aucun moyen de distinguer un francophone belge d'un francophone français... les deux parlant la même langue (à l'oreille d'un flamand). Comme il y a, statistiquement, moins de chance que l'interlocuteur francophone soit français que wallon... eh bien, autant manifester sa mauvaise humeur dans tous les cas, il y a moins de chance que ça tombe sur une étranger francophone que sur un de ces p*** de wallons... Et voilà. En Flandre, il n'y a pas de racisme anti-français, il y a juste un nationalisme dont on ne voit pas comment il pourrait avoir un côté positif. Le nationalisme, ça mène toujours toujours au même endroit...Et au XXIème siècle, à 250 kms de Paris, c'est exactement ce qui se passe. Un nationalisme hors d'âge. Hors d'âge ? Que nenni. Le nationalisme ne crèvera jamais !
Désolée, je suis d'accord avec votre version pour la plupart des flamands (pourquoi pas, je leur laisse le bénéfice du doute). Mais quand dans une entreprise le directeur sait trés bien que le consultant vient de France et donc parle Français, mais qu'il lui parle en anglais pour ne pas parler français, j'ai un doute ! Quand dans un "hotel-appartement" à Bruxelles, le proprio vous parle flamand ou anglais alors qu'il sait que vous être française et que vous devez faire celle qui ne comprend pas l'anglais pour l'obliger à vous parler un français qu'il parle d'ailleurs trés bien, j'ai un doute !
Pour tout le reste nous sommes bien d'accord : le nationalisme ne crèvera jamais ! Nous avons construit l'Europe pour arrêter les guerres, mais visiblement elle manque à un certain nombre.
" quand dans une entreprise le directeur (flamand) sait trés bien que le consultant vient de France et donc parle Français, mais qu'il lui parle en anglais pour ne pas parler français"
C'est encore, sans doute, "quelque part", toute sa rancune ancestrale anti wallonne qui "remonte"...
Il y a pas mal d’années, J’avais vu un bon film sur l’Abbée Daens
Ca dépeint explicitement la condition des ouvriers flamands du XIXe sciècle et leur affrontement avec la bourgeoisie francophone.C’est une partie du problème… Et michel a raison, les flamands ne font pas une allergie aux Français en temps qu’individus mais au français en temps que langue.
Bonjour,
Dans mon papier, j'ai reconnu l'origine légitime de la naissance de ce qu'on a appelé un temps, le "mouvement flamand". Et le film remarquable sur l'abbé Daens illustre parfaitement le sort tragique du prolétariat flamand au XIXe et dans la première moitié du XXe. Un sort qui était d'ailleurs le même que celui du prolérariat wallon (je suis bien placé pour le savoir, ma grand mère étant issue d'une famille de paysans flamands très pauvres et mon grand père d'une famille de mineurs wallons).
C'est contre la bourgeoisie flamande s'exprimant en français (et non pas la "bourgeoisie francophone", formule qui laisserait entendre que ce sont les Wallons qui exploitaient les Flamands) que se sont d'abord insurgés les Flamands réclamant leurs droits légitimes. Ils appelaient leurs bourgeois qui préféraient le français au flamand des "fransquillons". Et le slogan "fransquillons buiten" (=dehors) fit longtemps partie des propos entendus lors des manifs flamandes.
Mais depuis les années cinquante, la Flandre domine très largement la vie politique belge. Et, basculement entre une lutte pour des droits légitimes et un nationalisme de plus en plus outrancier, elle a obtenu l'élimination de toute trace francophone sur le sol flamand (ex: l'expulsion de la section francophone de la séculaire université de Louvain, en 1968).
Vous avez bien fait de rectifier mon propos qui n'était pas clair. il s"agit bien de la bourgeoisie flamande s'exprimant en français.
A cet époque, je n'ai pas un pays qui me vient en tête ou le sort du prolétariat était enviable et l'église, me semble t-il y, jouait plus le jeu de la bourgeoisie que du prolétariat, en Belgique ou ailleurs.
C'est pourquoi des abbés comme Daens dérangeaient beaucoup.
Merci pour ce billet qui prouve, par son activité, que le sort de cette Wallonie que nous aimons en intéresse plus qu'un.
Cordialement
Isabelle
Au XIXe siècle et début du XXe, en France, les ouvriers Français, vivaient également dans une forme d'esclavagisme et les affrontements avec l'"élite" industrielle et la riche bourgeoisie de l'époque ne manquaient pas ! Demandez à Jaurès !
Je pense que justifier et banaliser cette rancoeur anti français n'aidera pas les Flamands à réaliser qu'ils ont changé d'époque. Parce que c'est l'excuse que j'entends sans arrêt et qui pour eux justifie tout. Non, il n'y a aucune justification à envoyer paitre sèchement et presque méchamment une personne cherchant la FNAC, simplement parce qu'elle le demande en français (et ce n'est qu'une petite anecdote). Nous ne sommes plus au XIXe siècle, il faut quand même espérer qu'ils ont évolué depuis, sinon c'est gravissime et ça ne justifie pas ce "racisme anti-français", même si cela ne concerne que la langue.
Les bretons ont eu à souffrir de la nationalisation à marche forcée de la langue française, parlez leur de la façon dont on les a obligé à parler le français, jusqu'à oublier leur propre langue, c'était cruel et incompréhensible pour nous aujourd'hui. Je vis en Bretagne, et les bretons sont les gens les plus accueillants et les plus agréables possible.
Il ne s'agit pas de justifier cette rancoeur, mais bien de ne pas oublier son existence.
J'ai plein d'amis flamands qui me racontent en français, alors que je parle le néerlandais, les luttes violentes qu'ils ont du mener dans les années 60 pour pouvoir étudier en flamand à l'université. Et des employés flamands dont le patron ne s'exprimait, à Anvers, qu'en français.
Ceci pour comprendre que les plaies ne se referment pas si vite.
S'y ajoutent les flamands décomplexés qui ne veulent pas partager leur richesse avec la wallonie, maintenant en crise.
Je ne sais pas si la volonté de se séparer l'emportera, mais la raison n'est pas à l'oeuvre dans ce qui se passe actuellement, ce qui veut dire qu'on ira probablement vers une "solution" perdant-perdant.
Une chose est sur, les wallons sont nos frères , doivent-ils être rattachés à la France , je n en sais rien mais si celà devez arriver, on les prends, avec leurs bagages, leurs dettes, leur système , tout tout
alain le taxi
Je n'y comprends rien à cette histoire entre Flamons et Wallands. Je me dis simplement que les nationalismes sont les vers dans le fruit d'une Europe décidément mal barrée...
Pour moi, ce sera une moules-frittes wallone avec une bière rouge flamande!
Faut quand même dire que les moules, ça s'élève près de la mer : en Belgique, la côte est...flamande !
Mais, c'est vrai, historiquement les frites auraient une origine liégeoise (friture de pomme de terre pour remplacer une friture de petits poissons pêchés dans la Meuse!) !
"Car la France de 2011 n'est pas, loin s'en faut, celle que nous aimons"
Loin s'en faut. Une partie de ma famille vit en Belgique et s'en trouve fort bien. Entrer dans le giron de la France ? Je crois que ce serait plutôt une bonne nouvelle que les troupes wallonnes, nanties d'une expérience qui vaut son pesant d'humanité, viennent se joindre aux autres pour épauler l'exigence de renouveau démocratique dans "l'hexagone". Au fait, il aurait quelle allure ?
Mais au fait, qui va garder Albert ??
C'est une blague bien sûr...
et le siège "gouvernemental" si l'on peut dire, de l'Europe ?
Les lobbies, dont les plaques montent à l'assaut des immeubles du quartier dit "de l'Europe" à Bruxelles.
Ce sont eux les vrais "boss".
RMJ, vous décrivez parfaitement la France de Sarkozy, cette France reagano-poujado-vichyste, agrémentée des frasques strauss-khaniennes. Vous avez raison de la déconseiller à nos voisins wallons. Mais avez-vous à leur recommander une autre patrie d'accueil en Europe, qui pue moins la libéralisation financière et le repli patrouillotard ?
Bonjour,
Dans un autre papier sur le même sujet écrit il y a deux ans sur mon blog (jennar?fr), j'ai regretté qu'on n'ait jamais étudié sérieusement, la faisabilité, en cas de nécessité, d'une Wallonie indépendante plutôt que d'une Wallonie rattachée à un de ses grands voisins et, par affinité culturelle, à la France en particulier.
En pensant aux êtres qui me sont chers et qui vivent en Wallonie, je voudrais, pour eux, que la Wallonie préserve certaines spécificités positives dont manifestement, à les lire ci-dessus, certains n'ont pas conscience et qui disparaîtraient si la Wallonie devait se fondre purement et simplement dans la France telle qu'elle est aujourd'hui.
C'est la raison pour laquelle je plaide pour que les responsables wallons, si cette extrémité devait survenir, négocient le cadeau qu'ils feraient à la France en lui permettant d'augmenter son territoire et sa population en obtenant un statut de très large autonomie,voire un statut d'association.
vichyste non, pétainiste oui, hélas !!!














tout le monde a l' air bien à l'ouest par ici
...
Et la Sibérie qu' en pensez vous?
La Belgique n'a historiquement aucune justification nationale. Elle est le fruit de luttes d'influences et de partages religieux entre la France, l'Espagne, l'Autriche et les princes germaniques. Elle s'est construite, catholique et espagnole, en opposition à la Réforme protestatnte qui triomphait en Hollande.
Aujourd'hui il reste une capitale, un roi, un drapeau et européannité. La Belgique aurait intérêt à sortir de l'idée nationaliste pour devenir une euro-région, libre de tout Etat.
C'est en effet le sens de l'histoire dont ils pourraient écrire la première page. A rebours de tous ces nationalimes et souverainismes qui nous font si peur aujourd'hui !
On ne peut, Monsieur Raoul, vouloir le beurre, l'argent du beurre et la laitière en prime. En plus il se trouve que la situation de l'ex Congo, par exemple, devrait vous rendre un peu plus humble concernant l'eldorado créé par la Wallonie.
Mais chaque jour qui passe apporte toujours un peu plus la démonstration que ce qui devait être un nouveau contrat de mariage pour les francophones n'est qu'une étape vers une émancipation totale pour les néerlandophones.
C'est ce que je ressens aussi chaque fois que je rends visite à ma fille française, mariée à un Wallon qui vit à Bruxelles !!!
Solution ???
J'ai bien peur qu'il n'y en ai qu'une, celle que ma fille a choisi faire en sorte que ses enfants soient totalement bilingues pour qu'ils puissent faire un choix de liberté !!!
M'est parvenu l'information selon laquelle il deviendrait pratiquement impossible, pour une personne francophone qui ne parlerait pas aussi le flamand, d'acheter un immeuble ou appartement sur la côte belge (territoire flamand).
Tout juste serait "autorisées" les locations : une façon d'empêcher les francophones (Wallons) d'avoir des biens en Flandre ! Étonnant, non ?
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Michel,
Je doute fort que cette information soit correcte, ne serait-ce que par la levée de bouclier qu'elle aurait provoquée, sans parler de son inconstitutionalité.
Les tentatives (non-officielles) faites dans les communes de la périphérie bruxelloise, avaient en leur temps fait la une des journaux.
Oui, d'où mon "deviendrait" ! Merci
Désolée Chris, mais c'est vrai ! Certaines communes flamande interdisent la location et la vente à tous francophones ne sachant pas s'exprimer correctement en flamand. Il y a pourtant eu pas mal d 'articles écrit sur le sujet depuis un an !
Certaines communes flamande interdisent la location et la vente à tous francophones ne sachant pas s'exprimer correctement en flamand.
@ domie
C'est ce que j'ai entendu aussi sauf que ce n,'est pas la flammand qu'ils veulent entendre mais le néerlandais, le flammand étant la languee des paysans et le néerlandais la langue des egns bien sous tous rapport !!!
J'ai commenté, au mois de Juillet, cet état de fait avec des camarades de gîte de nationalité néerlandaise qui m'ont affirmé strictement l'inverse !!!
Je cours à une seconde lecture du "chagrin des belges*", j'ai dû sauter des pages !!!
*http://www.amazon.fr/Chagrin-Belges-Hugo-Claus/dp/202057926X
@ Michel Philips votre information est parfaitement exacte.
En flandre aucun document officiel ne peut être rédiger dans un autre dialecte que le flamand.
Je vous invite à lire sur le site du journal Le Soir l'avis et les commentaires de Mr. François Perin.
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-08-07/francois-perin-finissons-en-855343.php
Il faudrait s'entendre
Il n'est pas impossible d'acheter sur la côte belge, mais tout doit se faire en flamand, langue officielle de la Région flamande, de même qu'un flamand doit tout faire en français quand il achète un bien en France ... ou en Wallonie !!
Il n’y a plus qu’une issue, à laquelle les politiques ne se résolvent pas : devenir une région de France, graduellement. Quel est l’intérêt de s’acharner à vouloir un gouvernement belge ? C’est que cela fournit un grand nombre d’emplois de ministres, et de cabinets ministériels. Alors, on tire sur la corde.
Source : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-...
"Il n’y a plus qu’une issue,"
Pourquoi être si réducteur et manquer à ce point d'imagination ?
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@ Michel Philips
C'est en effet bein triste de lire "Il n’y a plus qu’une issue,"
La question belge est la même que celle qui a étét posé en Tchéquoslovaquie ou en Yougoslavie.
Dans ces 2 cas la réponse a été la même et elle a été bien triste !!!
EN ce qui concerne la YOugoslavie, lire l'excellent article du Monde Diplomatique du moi d'Août :
Dans les Balkans, le souvenir de l’unité perdue resurgit
Balade en « Yougonostalgie »
Vingt ans après le tragique éclatement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, la nostalgie de l’ancien Etat commun se ravive dans les républiques héritières. De la Slovénie à la Macédoine, le « camarade Tito » fait toujours l’objet d’un culte. Que représente ce sentiment, où se mêlent le regret d’un Etat puissant, respecté sur la scène internationale, et les souvenirs idéalisés d’un socialisme « à visage humain » ?
Par Jean-Arnault Dérens
Au printemps 2011, l’étoile rouge des partisans yougoslaves a fait son apparition sur les pièces de monnaie européennes. La Slovénie, premier Etat de la République socialiste fédérative de Yougoslavie (RSFY) à avoir rejoint l’Union européenne, et premier des « nouveaux membres » admis en 2004 à avoir adopté la monnaie commune, a frappé une pièce de 2 euros à l’effigie de Franc Rozman, dit Stane, un célèbre commandant partisan, mort en novembre 1944 dans des circonstances restées douteuses. Cette initiative a suscité l’indignation de la droite slovène, mais la pièce est âprement recherchée par les collectionneurs et les « yougonostalgiques », toujours aussi nombreux.
Le 25 mai dernier, la cérémonie de la stafeta (« flambeau de la jeunesse ») a été célébrée à Belgrade avec une ampleur inédite depuis vingt-cinq ans. Dès le matin, des milliers de personnes se sont rassemblées devant la Maison des fleurs, la villa de Tito, où le président à vie est enterré, dans le quartier chic de Dedinje. La foule, brandissant drapeaux rouges et bannières de l’ex-Yougoslavie socialiste, attendait impatiemment l’arrivée de la stafeta, partie cette année d’Umag, en Istrie, dans l’ouest de la Croatie. La stafeta était l’un des rituels majeurs, établi dès 1945, de l’ancienne Yougoslavie. Cette course de relais partait chaque année d’une ville différente de la fédération pour arriver à Belgrade le 25 mai, jour anniversaire de Tito, rebaptisé « jour de la jeunesse ». Le relais était remis au maréchal dans le stade de l’Armée populaire yougoslave (JNA) au cours d’une cérémonie grandiose.
Après la mort de Tito, le 4 mai 1980, la tradition a survécu quelques années, avant de disparaître en 1987. Elle a été relancée il y a trois ans, suscitant un enthousiasme croissant. Cette année à Belgrade, parmi la foule composite, il y avait beaucoup de vétérans, qui expliquaient n’avoir jamais manqué l’arrivée de la stafeta, et des enfants venus avec leurs parents ou leurs grands-parents, mais aussi un grand nombre de jeunes d’une vingtaine d’années. Seule (...)
Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique d’août 2011 actuellement en kiosques.
Jean-Arnault Dérens.
Votre comparaison à ses limites, que je n'ai pas envie d'aborder ici.
Simplement: il y a Bruxelles, qui nous mène plus au vers le cas (toutes proportions gardées) de Jérusalem.
Il est probable que la partition aurait déjà eu lieu si il n'y avait pas ce problème.
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