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Après le NPA, quelle suite ?
Le NPA, c'est fini. Il ne reste sous cette étiquette que la vieille LCR lénino-trotskiste avec son arrogance, son sectarisme, son dogmatisme. Triste échec d'une belle espérance ! Mais aussi terrible irresponsabilité de militants qui prétendent se préoccuper par priorité des plus faibles, des victimes de l'exploitation capitaliste. Avec une morgue qui est un aveu, ils ont fait, lors de ce congrès-enterrement, la démonstration de leur mépris pour celles et ceux qui souffrent et qui n'en peuvent plus d'attendre des changements qui ne viennent pas.
Quant à nous, les déçus et les trompés de cette pénible expérience, ce qui nous importe, c'est l'absolue nécessité et l'urgence d'une vraie alternative. Nous ne crachons pas avec dédain sur le suffrage universel qui offre à nos yeux, conjugué à une pression populaire pacifique, la seule voie vers cette alternative.
Nous sommes parfaitement conscients que le PS refuse de faire le bilan de ses dérives néo-libérales depuis le milieu des années 80 avec les orientations pro-multinationales et pro-banques données à l'Union européenne par Delors-Mitterrand, avec son appui à l'OMC de Pascal Lamy, avec les privatisations et les dérégulations de Strauss-Kahn, ministre de Jospin et aujourd'hui patron du FMI. Nous sommes parfaitement conscients que le PS a renoncé au socialisme démocratique de Jaurès. Notre lucidité est entière sur la poudre aux yeux écologique du PS et son refus d'instaurer une République différente, vraiment démocratique.
C'est précisément parce que rien de tout cela ne nous a échappé que nous considérons comme prioritaire le rassemblement de toutes les forces à la gauche de la social-démocratie. En France comme en Europe.
Un embryon de ce rassemblement existe : le Front de Gauche. S'agit-il d'un cercle fermé ou est-il ouvert à à celles et ceux qui partagent une même analyse et une même espérance ? Est-ce une fin en soi ou une étape vers un rassemblement plus large ?
Des questions qui nous interpellent aujourd'hui que se termine l'épisode NPA. Quelle suite donner à notre détermination ?
Soyons clairs : nous ne sommes pas des dissidents de la LCR comme ceux qui ont créé la Gauche unitaire, organisation membre du Front de Gauche. Nous ne pouvons la rejoindre. Nous la respectons, mais nous ne partageons pas son histoire et sa culture politique.
Nous sommes des altermondialistes, des écologistes radicaux, des écosocialistes, des autogestionnaires, des décroissants, des syndicalistes méfiants à l'égard des appareils, des internationalistes non-violents. Nous aimons la France dans sa diversité régionale et nous cultivons son multiculturalisme séculaire. Nous le savons, nous ne sommes en capacité de faire valoir notre point de vue que si nous restons unis. Mais est-ce l'heure de créer une structure politique de plus ? Pierre Bourdieu déjà, il y a plus de dix ans, déplorait l'inclination, de la gauche de gauche, à l'émiettement. Ne rajoutons pas des miettes aux miettes. Nous pouvons intégrer la FASE ou les Alternatifs. Il n'y a rien, fondamentalement, qui nous sépare d'eux. Nous les avons cotoyés dans les comités du « non » au TCE, puis dans les collectifs unitaires antilibéraux, mais aussi dans les luttes. Nous pourrons participer, à leurs côtés, à l'indispensable élargissement du Front de Gauche.
Ne nous dispersons pas.
rmj

Tous les commentaires
Déçu... vous n'êtes pas le seul.
Je me retrouve dans vos propos, à quelques détails.
"Nous ne crachons pas avec dédain sur le suffrage universel qui offre à nos yeux, conjugué à une pression populaire pacifique, la seule voie vers cette alternative."
Pas trop d'illusion, ni d'angélisme.
Ceux qui ont à y perdre ne laisseront pas faire sans réaction. (Ne soyons pas naïf au point de penser qu'ils se soumettront à la volonté générale.)
La vieille lutte des classes... il faudra bien défendre les avancées.
En attendant, nous n'en sommes pas là et j'aimerais bien, quand même, qu'on en prenne un peu le chemin.
Dommage que les gardiens de la pureté du dogme en aient choisi un autre. Faudra faire sans eux...
Mais, ce que j'en dis, c'est pas pour créer une tendance... juste pour garder un espoir.
Avec vous pour percevoir à quel point un espoir politique nous échappe ici. À quel point les isolements respectifs de nos luttes et de nos justes revendications sociales se perdent dans le fracassant éclatement de nos forces dispersées, qui vont s’épuisant...
Il ne s’agit pas de désespérer. Mais comment, mais où donc rejoindre des énergies neuves qui ont la vitalité nécessaire et suffisante pour proposer un projet de construction participatif pour nos sociétés ?
Pour ma part, c’est en direction des politiques de l’économie sociale et solidaire que je me propose de chercher...
Le temps n'était pas compté pourtant : on avait largement devant nous de quoi s'organiser. Mais voilà, on sous-estime toujours la puissance de l'esprit clanique. De l'arrogance de ceux qui ont les clés. Toutes ces chicayas stériles laissent un goût amer à ceux qui se sont dit "ils n'oseront pas, ils vont en rabattre, il faut bien que la gauche vive"... Hélas, hélas... Des kilomètres d'analyses souvent fort justes, des kilomètres de propositions, des tonnes de contributions : tout cela a peu de "poids" face au réel : les micro-formations ont besoin de susciter des espoirs pour se construire. Elles ont besoin de les saccager pour garder leur fonds de commerce. Cela nous a valu cinq ans de sarkozye. En attendant la suite.
et oui rien de neuf ........... car on s'y attendait !
alors maintenant que Tout est clair, que la messe est dite, un seul espoir et de taille celui-ci :
http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/02/encore-une-revolution-populiste-victorieuse/
"Pierre Bourdieu déjà, il y a plus de dix ans, déplorait l'inclination, de la gauche de gauche, à l'émiettement." (RMJ)
" les isolements respectifs de nos luttes et de nos justes revendications sociales se perdent dans le fracassant éclatement de nos forces dispersées" (JJMU)
Constat que je partage entièrement.
(là est pour moi aussi une des différences qui fait que certaines révolutions du monde arabe réussissent (au moins leur première étape) et d'autres, non.)
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Autre constast que je partage.
"le PS refuse de faire le bilan de ses dérives néo-libérales depuis le milieu des années 80"
"le PS a renoncé au socialisme démocratique de Jaurès (...) refus d'instaurer une République différente, vraiment démocratique."
Et pour autant :
"Nous ne crachons pas avec dédain sur le suffrage universel qui offre à nos yeux, conjugué à une pression populaire pacifique, la seule voie vers cette alternative."
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La question enfin : comment avancer vers un changement social aujourd'hui, quels outils pour cela ? Où s'investir ?
Bon courage à ceux qui tenteront comme Raoul Marc Jennar de faire vivre des Alternatifs etc. (personnellement je suis entièrement découragée de la forme "partis ou groupe/réunions")
Que ces groupes se présentent aux élections me semble de plus une perte d'énergie : je vois leur rôle davantage comme celui de "poseurs de questions" à ceux qui postulent au titre de réprésentants.
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Alors, quelles perspectives autres concrètes pour rassembler "des énergies neuves qui ont la vitalité nécessaire et suffisante pour proposer un projet de construction participatif pour nos sociétés" (JJMU) ?
La voie de l'économie coopérative ? (JJMU)
Mais pourquoi pas aussi la voie de la communauté de blogueurs pour enfin, enfin, revisiter ces fonds idéologiques à la française, qui certes sont nos héritages, mais qui sont aussi ce nous mine, nous divise, bref, nous paralyse, voire, nous empoisonne !
Je me dis surtout deux ou trois choses, en voyant les événements de protestations dans les pays du Maghreb :
Les jeunes des pays occidentaux se sont soulevés cet automne, en Grèce, en Angeleterre, en France, et la frilosité de nos populations n'a pas soutenu ces mouvements, qui ne sont restés que protestataires.
Au Moyen Orient, au contraire, les jeunes de ces pays ont fondé leur colère d'abord sur l'impulsion, sur la spontanéité d'une juste colère, contre l'inacceptable (les positions des chefs de l'État étaient intenables : même notre ministre des Affaires étrangères, pourtant très complaisante avec ces régimes, a dû faire machine arrière, ne serait-ce que parce que les Nations Unies se trouvées embarrassées par de telles attitudes). Alors, et alors seulement, a pu se développer l'insurrection. D'autant qu'Israel et l'allié historique américain sont restés en retrait, dans la question égyptienne, laissant l'arbitrage de la situation à l'armée qui a hésité puis renoncé à intervenir.
Dans les grandes lignes, à la louche, le scénario est celui-là : les armées de chaque pays adoptent le soutien à la jeunesse si cette jeunesse est cruellement outragée : les principes des Droits de l'homme sont devenus les axes de penser des généraux et des officiers, quand bien même il reste des tortionnaires et des geôliers dans un pan réactionnaire des forces armées en place.
Deux preuves de ce que j'avance :
1. la diplomatie en témoigne : ne serait-ce que par l'image que tentent de préserver les tyrans face à l'opinion publique internationale (lire dans les pages de l'Iran, par exemple, les annonces officielles autour de Sakineh ou des deux homosexuels condamnés à la peine de mort : ce sont les arguments droit-de-lhommistes qui sont invoqués en premier lieu) ;
2. l'utilisation d'Internet : l'interview du patron de Wikileak révèle combien la connaissance des divisions des dirigeants de la planète sont des atouts de la population quand elle est informée. D'ailleurs, la première tentative des dictateurs aura été d'interdire l'accès électonique, et il s'est trouvé une distribution bas débit pour détourner l'interdiction et conserver la volonté de se maintenir sur place.
Je suis long.
Juste pour dire que la colère et l'envie sont nécessaires. L'un sans l'autre n'aboutissent pas. Et d'une.
De deux : il faut un intérêt supérieur, au-delà des divisions. Et, pour en revenir au NPA, preuve est faite que ses animateurs n'ont aucune conscience d'un intérêt supérieur (collectif, populaire) à atteindre. Je n'ai pas dit "préserver", il n'existe pas encore : "ATTEINDRE" !...
Pardon. Je suis vraiment trop long.
"Les jeunes des pays occidentaux se sont soulevés cet automne, en Grèce, en Angeleterre, en France, et la frilosité de nos populations n'a pas soutenu ces mouvements, qui ne sont restés que protestataires."
Très juste : en France il nous manque un relais entre les jeunes aux prises avec de réels problèmes sociaux présents et à long terme, et , et ... (je ne sais pas comment nommer le relais qui manque- les adultes étaient nombreux dans les manifs sociales françaises, la génération de 68 aussi, mais... un contact manque ou est empêché avec la génération qui est directement concerné par la pire de la situation économique et sociale).
JJMU et Fantie, cela rejoint ce que je pense, je le dis ainsi (n'y voyez aucun cynisme) : la situation sociale entre l'Egypte, la Tunisie et la France n'a rien à voir ; on pourrait dire qu'en france on n'en bave pas encore assez, ce qui permet un certain isolement des gens en difficulté, un repli toujours réel sur l'entre-soi.
Pour se soulever de manière radicale, oui, JJMU, il y faut un désir fort, celui qui peut exister lorsqu'on a le sentiment du "rien à perdre".
D'ailleurs l'émiettage de la gaucheradicale l'exprime : on a encore le loisir d'ergoter, l'important ne se voit pas encore.
Il faut dire que le système d'ensemble fonctionne à merveille : décervelage en règle, sans donner l'impression qu'on décervèle (alors qu'en Tunisie, tout le monde ou presque savait ce qu'était un pouvoir totalitaire).
Je ne vois qu'une possibilité : que chacun milite sur le terrain, et réclame partout et toujours la possibilité de penser, de questionner ...et refuser de s'abaisser à la guéguerre (pas de lutte plusterribles que les luttes fratricides !)
Mr JENNAR vous vous contredisez et faites le même jeu que Bezancenot, car quand vous écrivez ce qui suit :
Nous sommes parfaitement conscients que le PS refuse de faire le bilan de ses dérives néo-libérales depuis le milieu des années 80 avec les orientations pro-multinationales et pro-banques données à l'Union européenne par Delors-Mitterrand, avec son appui à l'OMC de Pascal Lamy, avec les privatisations et les dérégulations de Strauss-Kahn, ministre de Jospin et aujourd'hui patron du FMI. Nous sommes parfaitement conscients que le PS a renoncé au socialisme démocratique de Jaurès. Notre lucidité est entière sur la poudre aux yeux écologique du PS et son refus d'instaurer une République différente, vraiment démocratique.
C'est précisément parce que rien de tout cela ne nous a échappé que nous considérons comme prioritaire le rassemblement de toutes les forces à la gauche de la social-démocratie. En France comme en Europe.
Un embryon de ce rassemblement existe : le Front de Gauche. S'agit-il d'un cercle fermé ou est-il ouvert à à celles et ceux qui partagent une même analyse et une même espérance ? Est-ce une fin en soi ou une étape vers un rassemblement plus large ?
comment pouvez-vous nier les dires et écrits répétés de J.L Mélenchon sur la dérive du PS et la nouvelle orientation qu'il veut donner au Front de Gauche, comment ?
Je ne comprends pas bien le raisonnement de Marsouin, et je crains qu'on ne se mette à ergoter, là.
Il y a des alternatives au libéralisme. Le NPA et la gauche plurielle en étaient. Tirant les leçons de l'émiettement, qui a conduit aux catastrophes électorales précédentes, nous pouvions nous montrer plus conciliants, plus humbles, moins arrogants contre les erreurs des uns ou des autres, et les positions sans doute contestables qu'on pouvait contester, en marchant ensemble, comme on se transforme dans la vie, en avançant, un pas après l'autre. Se buter sur des principes et rester crispé à son starting-bloc, c'est peut-être avoir raison, mais c'est avoir raison sur place, pendant que les autres courent et raflent les médailles et se font applaudir et inscrivent leurs noms dans l'histoire.
Ce qui avait été l'intelligence d'un Besancenot il y a encore quelques années, par son brillant, par sa prestance, n'est resté qu'une promesse hélas démentie par les réalités.
"des syndicalistes méfiants à l'égard des appareils" ... des appareils syndicaux ?
Bonjour Marsouin 55,
Je ne vois pas en quoi je nierais les écrits et les dires de Jean-Luc Mélenchon duquel peu me sépare. Où aurais-je écrit cela ?
Mais peut-être considérez-vous que Jean-Luc est à lui seul TOUT le Front de Gauche.
Je n'ai pas, jusqu'ici, observé un réel enthousiasme du PCF pour ouvrir le Front de Gauche à la FASE et aux Alternatifs. Ni pour critiquer le PS. Ni pour répondre positivement à la proposition de Jean-Luc de permettre des adhésions individuelles. D'où mes questions.
Plutôt que de me faire des procès d'intention, questionnez les partenaires du PG. Et ne faites pas prendre des fessies pour des lanternes.
à Raoul Marc Jennar qui dit :
Je ne vois pas en quoi je nierais les écrits et les dires de Jean-Luc Mélenchon duquel peu me sépare.Alors si il y a si peu de diffèrence entre vous, qu' attendez-vous pour appeler les décus de la LCR à le rejoindre ?
Je ne me permettrai pas de vous faire quoi que ce soit comme procès et je sais très bien que c'est plus que compliqué de rassembler des opinions pourtant presque semblables sur le fond, mais je pense sincèrement que J.Luc est plus qu' ouvert au dialogue sincère et accepte même les critiques.
c'est certain qu' il n'est pas à lui tout seul le FdG et que les adhérents purs et durs du PCF ont du mal à admettre qu' un autre les représente ............ mais à EUX comme à ceux de la LCR, je leur pose une seule question :
Voulez-vous orientez la politique de gauche sur une véritable orientation de GAUCHE, pour le bien de TOUS et surtout des petits ?
C'est la seule question à, se poser ..et quand ces partis abandonneront-ils donc le passé et leur sigle, tout cela est démodé, il faut aller de l'avant !
Ceux qui sont honnêtes dans leurs démarches ne devraient plus avoir de question à se poser et seulement analyser la donne actuelle afin de se donner le maximum de chances de réussite en 2012 ./
très humblement, Raoul Marc Jennar, je vous demandais, pour comprendre, et donc pour "ne pas prendre des vessies pour des lanternes" :
" "des syndicalistes méfiants à l'égard des appareils" ... des appareils syndicaux ?
je vous remercie par avance,
et, restant votre obligé,
je vous prie de croire, Monsieur, à ma très sincère gratitude pour votre décryptage de l'actualité.
Je ne peux pas parler en leur nom, mais j'ai cotoyé au NPA des militants syndicaux. Certains avaient quitté la CGT, d'autres la CFDT. Ils avaient tous rejoint Sud et ne voulaient plus la logique d'appareil qui transforme peu à peu le syndicalisme de combat en syndicalisme d'accompagnement. Ce sont les appareils des grandes centrales syndicales qui ont refusé la grève générale au moment du conflit sur les retraites. Certes, la grève générale est le moyen pacifique ultime. Mais la question des retraites n'est-elle pas un enjeu majeur ?
merci de votre réponse...
elle est correspond bien à ce que je supputais...
oui, ces centrales là vont porter longtemps de lourds fardeaux, au souvenir d'un rendez-vous manqué avec l'histoire des luttes sociales.
Je trouve qu'on a là avec ce qu'ont fait les grosses centrales, une métaphore parfaite de notre monde, ou au moins de la France. La prise de risques n'est plus, je veux dire celle qui brave ce qui est pensé impossible (et sans parler des partis établis). Du coup se déchaîne ici ou là de la rancoeur, et place est faite aux combats besogneux et fratricides.
@ Raphaël JORNET,
Oui, mais il y a la aussi, chez les " appareils syndicaux" français, paties prenantes de la CES, quelque chose que je rapprocherais soit de l'idée du " grand soir syndical européen", soit , et c'est encore pire, de l'idée de"co-gestion du capitalisme", sous l'influence conjointe des syndicats anglais et allemands..
De toutes façons, rien à espérer de ce côté-là.
le PS refuse de faire le bilan de ses dérives néo-libérales
Pas tout le PS. Mais comme tout est logique, au fond, on risque de voir confier les clés du pouvoir à celui qui incarne le mieux le libéralisme de combat contre les pauvres. Il suffit de taper le mot "candidature" dans n'importe quel moteur de recherche...
Concernant M. Mélenchon, pour lucide que soit son constat, je doute qu'il fédère au point de lui faire barrage. La castagne c'est bien, il en faut pour affronter la meute... mais la capacité à agréger, c'est autre chose....
Les dirigeants du NPA préfèrent combattre les idées du PG et du Front de Gauche plutôt que celles de la droite.
En cela il font le jeu du socialisme néo libéral de la droite du PS, qui fait la même chose.
Un espoir reste, que soient nombreux leurs militants à ne pas faire cette erreur, pour donner une chance à la gauche anti capitaliste, même si elle n'est pas Nouvelle.
Oui Danivance mais qui, mais quand, mais où ?
C'est si court un an...
@ Dianne,
qui ?!!!
suivez ce lien :
http://www.jean-luc-melenchon.com/
et lisez, lisez et comparez avec les autres, comme ceux du PS tous autant qu' ils sont !
Il est certain que J.Luc Mélenchon par les formules, les paroles qu'il ose dire en public sur les plateaux de télé et radio, marque les esprits et commence même à faire peur aux socialistes .. qui n'ont plus rien de socialistes !
C'est pourquoi quand J.Luc dit vouloir faire au premier tout des présidentielles un score à deux chiffres, ce n'est pas sans arrière pensée , et même s'il ne passe pas devant le PS il pourra peser autrement qu' avec les 1 % de la LCR ou de LO, car ce sera ces scores là ........... pour ces "purs et durs" !!!
à quoi bon ? à quoi ça sert .............. A RIEN ./
Seul J.Luc Mélenchon a les capacités de débattre, d'argumenter, de contredire les orateurs adverses, il est le seul à la hauteur, n'en déplaisent aux communistes et EUX aussi ils faut qu' ils l'admettent !
Dans la vie, il faut savoir ce que l'on veut, du bla, bla .............ou des RESULTATS
Merci de ne pas crier marsouin...
Et de ne pas balancer des superlatifs à la louche : je sais ce qu'il énonce, ce qu'il propose, ce qu'il mène comme luttes. Qu'il soit désormais incontournable c'est une chose. Qu'il nous évite DSK en est une autre. Comme vous dites : pas de blabla, des résultats...
Dianne,je ne crois pas que JLM et le FDG puissent faire quoi que ce soit pour empêcher l'arrivée de DSK. Par contre des luttes sociales massives en 2011 contre les lois et les projets libéraux peuvent peut être convaincre les militants du PS de ne pas le choisir. Ils sont très sensibles aux sondages et choisiront le candidat le mieux placé dans l'opinion.
Luttes sociales massives ? 2003 (les enseignants, seuls, face à une partie du salariat qui les traitait de planqués alors qu'ils annonçaient en détail ce qui allait suivre pour tout le monde), actions contre les retraites, etc... ? Elles ne mènent à rien en France. Tout se délite, se casse la gu... dans l'indifférence générale. Pourvu qu'il y ait quelque chose à voir à la télé...
Pour DSK, je crois savoir qu'en sa grande sagesse, notre président lui a offert un cadeau empoisonné (qui est une cage dorée) avec son poste au FMI, de sorte que les statuts de cet éminent organisme (je parle du FMI, pas de DSK) lui interdisent d'entrer en lice pour les prochaines présidentielles avant... quelque temps.
Et d'une.
De toute façon, même sans DSK, la gauche s'est largement libéralisée sous prétexte de réalisme économique.
D'autre part, si j'en crois ces économistes dont nous abreuvent les medias ces jours derniers, les électeurs français fonctionneraient davantage, pour les présidentielles, en référendum sur la sanction économique du président sortant qu'en programme électoral. Bref, qu'importe la politique, plus ou moins sociale, si les chiffres du chômage ont été baissés et que les chiffres de l'insécurité ont été à la hausse, eh bien, la droite passera ! voilà tout !...
Et ça, c'est l'indicateur officiel du printemps 2012 qui le dira.
"Nous sommes des altermondialistes, des écologistes radicaux, des écosocialistes, des autogestionnaires, des décroissants, des syndicalistes méfiants à l'égard des appareils, des internationalistes non-violents. Nous aimons la France dans sa diversité régionale et nous cultivons son multiculturalisme séculaire."
Ce "nous" est déjà, pour le moins, un nous divisé en orientations différentes. C'est, au mimimum, un nous pluraliste.
Il n'y a plus de "vieux" noyau "lénino-trotskiste" au NPA. Par contre il y a peut être de jeunes militants qui veulent retrouver une "voie léniniste" dans l'oubli de l'expérience historique réelle qu'ils n'ont pas connu. Il faut leur répondre politiquement et leur dire pourquoi cette voie est une impasse. Mais pas les traiter de "vieux noyau" alors qu'on a soi même un certain âge...
Comment donner vie à un nouveau mouvement pluraliste, et donc qui n'a pas réponse à tout, pour faire de la politique autrement c'est à dire pas forcément dans le seul cadre des élections ? Telle est la seule question.
Ni le Front de gauche (issu de la tradition du PCF), ni le NPA (issu de la tradition bolchévique-léniniste) ne réussissent à débattre de manière pluraliste.
Il ne suffit pas de défendre la liberté du pluralisme des partis. Encore faut il commencer à donner l'exemple d'une voie pour débattre et agir ensemble de manière pluraliste, c'est à dire en n'étant pas d'accord sur tout et au minimum en s'interdisant l'invective (ceci est valable pour Melenchon dont la manière de débattre ne passe absolument pas).
La voie pluraliste de faire de la politique reste à trouver.
Visiblement ni "le débat de tendances" (qui a duré pendant près de 40 ans à la LCR) ni la personnalisation présidentialiste, que ce soit à la Mélenchon ou à la Besancenot, ne sont la bonne méthode.
L'affrontement Mélenchon-Besancenot en 2012 dans le cadre du premier tour des présidentielles serait pour le coup une vraie farce électorale
Je mets le lien vers votre billet, 2ième DB :
duel-melenchon-besancenot-en-2012-bas-la-farce-electorale
Hélas, hélas, hélas, 2iemDB dit très clairement ce que je ne pensais que trop confusément depuis longtemps. J'aurais aimé pouvoir lui donner tort.
@Marsouin55 Attention camarade, nous savons tous très bien ici que l'unité est une chose bien fragile... Il suffit de quelques phrases, de quelques intentions mal interprettés pour tout foutre par terre. C'est pourquoi, ce que vous écrivez est absolument à proscrire. On ne fait pas l'unité à coup de campagne de pub et de vérités toutes faîtes. ""Seul J.Luc Mélenchon a les capacités de débattre, d'argumenter, de contredire les orateurs adverses, il est le seul à la hauteur, n'en déplaisent aux communistes et EUX aussi ils faut qu' ils l'admettent ! Dans la vie, il faut savoir ce que l'on veut, du bla, bla .............ou des RESULTATS" Je peux comprendre que vous soyez entousiaste devant Mélenchon, devant ses idées intéréssantes et ses grandes qualités d'orateurs. Cependant, respectez l'opinion de chacun, s'il vous plait! Parlons entre nous du programme, de la stratégie, laissons à chacun le soin de décider lui même du casting. Et puis, Jean Luc le dit très bien d'ailleurs, on veut abolir la cinquième république et passer à une république parlementaire. Alors, comme dirait une chanson bien connue: "Ni sauveur, ni tribin..."
La suite ?
Un laboratoire d'idée, et point.
Les laboratoires d'idées pullulent. On leur a même trouvé un nom générique : think-tanks. Et puis... Une fois rangés les dossiers, classées les communications, publiées les conclusions, chacun retourne à ses petites affaires et ça fait juste un rond dans l'eau de plus.
Le problème des think tanks c'est quand ça devient un métier : on a donc des experts, pas inutiles mais des experts quand même : qui vivent des problèmes dont ils s'occupent, si j'ose dire.
Une expertise collective citoyenne, ça se serait autre chose, en termes de dynamique.
Quoi qu'il en soit, être pessimiste est peu intéressant en pratique !
Peu intéressant ? Alors que cristallise sous nos yeux le projet d'une non-gauche de gouvernement portée par tous ces experts ? Pessimiste, on le serait à moins. Nous sommes dans l'entonnoir. A moins d'un truc à la tunisienne qui file une bonne fois les chocottes à tous ces arrogants tenants du "pragmatisme". L'expertise collective, Attac a essayé. Et a réussi, quoi qu'on en dise. Mais de là à ce que les divisions blindées qui nous préparent le règne de DSK prennent les travaux en compte...
Le NPA, c'est fini. Il ne reste sous cette étiquette que la vieille LCR lénino-trotskiste avec son arrogance, son sectarisme, son dogmatisme.
Raoul-Marc Jennar vous fites un passage éclair au NPA, en fûtes une tête de file aux élections, puis êtes parti. Ainsi la LCR n'était que méprisable selon vous. Les militants provenant de ce courant, dont beaucoup restent obscurs toute leur vie militante sans avoir moins de mérite politique que vous, investis dans les syndicats et les associations, ne méritent que ces qualificatifs insultants? Dont acte.
Quant à nous, les déçus et les trompés de cette pénible expérience, ce qui nous importe, c'est l'absolue nécessité et l'urgence d'une vraie alternative.
"Déçus et trompés": portez plainte pour escroquerie, peut-être? Votre malheur est un peu surjoué.
La campagne présidentielle commence.
Assez bien vu peut être ...
Avec tout mon respect, si je comprends bien par le titre de cet article, vous attendez quelque chose de ce congrès même si vous avez quittez le NPA il y a déjà quelque temps? Si vous auriez été élu au parlement européen, vous porterez le même regard à la position du NPA à ce moment et où vous etiez l'un des porta drapeau ?
Une deuxième point qui me taraude, vous pensez que les idéaux de la gauche, qui reculent depuis les années 80, vont avancer seulement parce que le Front de Gauche fera 8 ou 9 pour cent dans les prochaines élections présidentiels, ou parce que ils vont pouvoir élire plusieurs députes ou sénateurs? Nous n’oublions pas que le discours des Partis socialistes les années 70 était, sur certains points, plus à gauche même que certains des propositions du PG aujourd'hui.
Je pose ces questions car aujourd’hui il existe une tendance à beaucoup critiquer le processus de création du NPA, tout le monde parait suivre de près les moindres discussions pour dire, tout de suite après, vous voyez c’est le vieilles pratiques lenino-troskistes. Et après dire venez, le Front de Gauche vous offre une place.
Que le NPA n’a pas su, jusqu’à aujourd’hui donner les réponses que beaucoup des militantes se posent, et surtout, qu’il n’a pas été capable de se transformer en l’instrument moteur d’un processus pour avancer sur l’unité de la gauche extra institutionnelle, c’est un fait. Mais dire que la réponse se trouve dans le Front de Gauche, sans que nous sachons ce qu’il propose, mis à part évidement le fait que presque tout le monde est plus ou moins d’accord pour que Melenchon soit candidat, me parait un raccourci un peu court. J’aimerai bien que le site du PG nous propose les vidéos sur les discussions internes comme le présente le NPA.
Bien à vous
Claudio