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Magnette : la fin de l'omerta belge des eurolâtres bêlants

Dans un pays où l’eurolâtrie bêlante tient lieu de prêt-à-penser sur toutes les questions européennes, où l’affairisme généralisé s’accommode parfaitement des reculs démocratiques et du démantèlement des fonctions régulatrices et redistributrices de l’Etat, une voix vient de rompre l’omerta qui plombe en Belgique toute critique sur les orientations et le fonctionnement des institutions européennes.

Le ministre Paul Magnette, qui fut directeur de l’Institut d’études européennes de l’ULB (un des plus prestigieux centres de recherche et d'enseignement sur la construction européenne), dont seize ouvrages savants témoignent de son attachement à l’union des peuples d’Europe, a eu le courage de dénoncer certaines dérives de la construction européenne. Ce qui lui vaut, un tir groupé de critiques acerbes de la part de l’establishment politico-médiatique, les sarcasmes du porte-parole de la Commission européenne et le désaveu de ses collègues et du Premier ministre.

Et pourtant, il persiste. Et on ne peut que lui donner raison dès l’instant où, refusant tout dogmatisme, on pratique un libre examen des politiques et des pratiques de l’U.E.

Quelle est en effet la légitimité de la Commission européenne, cet aréopage de hauts fonctionnaires qui n’ont de compte à rendre à personne ? Les détracteurs de Magnette insistent sur le fait que les politiques conduites par la Commission ont été voulues par les Etats. Ce n’est pas faux, mais à une nuance majeure près : ils oublient de rappeler que la Commission dispose du monopole de la proposition. Ni les Etats, ni le Parlement européen n’ont le droit de proposer. Celui-ci est réservé à la Commission. Et ce qu’elle propose n’est jamais neutre, mais va toujours dans le sens du libéralisme économique le plus débridé. Contrairement aux fanfaronnades du porte-parole de cette Commission, celle-ci n’est pas un arbitre, mais un acteur idéologiquement orienté.

Qu’on en juge avec quelques exemples : c’est elle qui propose des accords de libre échange qui privilégient les intérêts des multinationales au détriment des intérêts des peuples ; c’est elle qui pousse avec un acharnement de tous les instants à la mise en concurrence de tous contre tous, à la libéralisation des activités de services, au démantèlement du droit du travail et des services publics au nom d’un droit prioritaire à la concurrence prétendument bénéfique pour les consommateurs. Si la concurrence a des effets positifs sur le prix du transport aérien et de la téléphonie mobile (dont on conviendra qu’il ne s’agit pas de besoins de première nécessité), par contre, il n’y a pas eu la moindre diminution du tarif du gaz, de l’électricité, de l’eau, des transports ferroviaires. L’espoir d’un accès pour tous à la santé et à l’enseignement s’éloigne au rythme des propositions de la Commission.

Quant aux orientations économiques et financières choisies par la Commission comme par la Banque Centrale Européenne – deux institutions qui échappent à tout contrôle démocratique – elles vont bien dans le sens redouté par Paul Magnette et des dizaines d’économistes libres d’a priori idéologiques : récession, baisse dramatique et durable du pouvoir d’achat, augmentation du chômage, accroissement des inégalités, appauvrissement général de la majorité, enrichissement d’une minorité. Face à la crise, conformément aux attentes patronales, la variable d’ajustement demeure encore et toujours les acquis salariaux et sociaux.

Ceux qui rejettent une telle perspective sont accusés, au nom du réalisme, d’être des utopistes ou des populistes. Mais cette accusation, massivement diffusée par l’establishment politico-médiatique, cache une vérité : ce qu’on nous présente comme le réalisme n’est en fait que la manifestation la plus totalitaire d’une idéologie : celle du primat du marché, du chacun pour soi, du rejet de l’autre.  A un tel choix idéologique, on peut opposer une vision de la société plus solidaire et plus juste, où l’intérêt général passe avant les intérêts particuliers. Il n’y a pas de fatalité. Des alternatives sont possibles. Merci à Paul Magnette d’avoir brisé l’omerta imposée par les libéraux de droite et de gauche.

Raoul Marc JENNAR

Politologue et essayiste

Auteur de « Europe, la trahison des élites » et de « Quelle Europe après le non ? » (Fayard) 

Tous les commentaires

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Vous oubliez de rappeler que les institutions europeennes ne sont pas des electrons libres autonomes qui imposent des choses aux etats en venant de nulle part. Elles sont toutes composées de représentants des états (ministres ou politiciens divers) ou des citoyens et surtout, ont été construites par nos etats et donc, nos politiciens.

L'union européenne est donc ce qu'en font ses etats membres. Alors, arrêtez de tirer sur la conséquence de façon aveugle et attaquez-vous à la cause. Il suffit d'un changement de traité pour que le rôle d'initiative de la Commission soit étendu au PE (ce que je plaide). Qui ratifie un traité? Les états membres.

Quant à Magnette, il est selon mon humble opinion un pantin, une girouette (un politicien?) qui à l'approche des élections fait les gros bras socialistes dans la presse mais qui tient parfois des propos contradictoires à la chambre.

Puis-je me permettre de répondre à mon honorable contradicteur que l'existence de  ce qu'on appelle, dans le jargon des traités européens, les "compétences exclusives" a du lui échapper. Des matières qui ne relèvent plus des Etats membres. Certes, et j'en conviens avec vous, toutes les délégations de pouvoir et tous les abandons de souveraineté ont été consentis par les Etats membres. Mais était-ce pour l'usage qu'en font aujourd'hui des institutions sur lesquels la souveraineté populaire ne s'exerce pas ?

Quand on a l'occasion de s'entretenir avec certains acteurs de l'intégration européenne à propos de l'Acte unique de 1986 ou du Traité de Maastricht de 1992, les plus honnêtes veulent bien reconnaître qu'ils n'avaient pas envisagé les dérives ultra-libérales auxquelles nous assistons. Ces deux traités ont ouvert des portes pour lesquelles aucun verrou n'était prévu.

Ceux qui suivent au jour le jour les activités de la Commission européenne savent à quel point celle-ci est un moteur puissant du libéralisme économique le plus débridé. Il suffit, à titre d'exemples, de suivre les travaux de ce qu'on appelait jusqu'il y a peu le "comité 133" ou encore les positions qu'adopte, seul au nom des 27 Etats membres, le représentant de l'UE dans les négociations à l'OMC. Dans ce dernier cas, savez-vous que c'est sur la base d'un mandat, formulé dans les termes les plus généraux, que le Conseil des Ministres a donné le feu vert au Commissaire au commerce international et à son réprésentant à l'OMC pour négocier le programme de Doha dont l'ambition est de porter plus loin encore la mise en concurrence de toutes les activités humaines ? A propos de l'OMC, puis-je vous dire que, de même que je le rappelais pour certains négociateurs de traités importants, des députés m'ont dit que si on leur avait expliqué le contenu de l'Accord Général sur le Commerce des Serices (AGCS), ils n'auraient jamais ratifié les Accords de Marrakech à l'origine de cette institution et des accords qu'elle gère.

Avez-vous entendu parler du grand marché transatlantique, négocié sans publicité ni débat entre l'UE et les USA dont la réalisation implique la remise en cause de spécificités européennes majeures et nous contraint de nous aligner sur le modèle américain du chacun pour soi ? 

Ne soyons dupes ni des gouvernements, ni des institutions européennes. Dans l'état extrêmement médiocres des pratiques démocratiques nationales et européennes, il y a nécessité d'une vigilance lucide et il y a besoin d'un approfondissement significatif du contrôle démocratique. 

Et plus que tout, il y a urgence à revoir de fond en comble les traités européens. Mais où est la volonté politique ? Dans "Quelle Europe après le non ?", je me suis attaché à démontrer la faisabilité d'un certain nombre de réformes qui rendrait l'Union européenne "plus aimable", c'est-à-dire plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Comme le disait un des pères fondateurs, Paul-Henry Spaak, quand il y a la volonté politique, toutes les difficultés techniques sont surmontables. Mais, permettez-moi de me répéter, où est la volonté politique d'une telle Europe?

Chrétiens démocrates (l'UMP en France) et sociaux-démocrates sont les artisans des dérives ultra-libérales. L'extrême-droite prône le retour à un nationalisme dont on connaît les dangers. En Belgique, il n'y a rien de crédible à la gauche de la social-démocratie. En France, le Front de Gauche porte des propositions intéressantes et radicales de réformes de l'UE. Mais il appartient aux électeurs de décider de quel poids il pèsera dans les mois qui viennent.

 

Puis-je me permettre de répondre à mon honorable contradicteur que l'existence de  ce qu'on appelle, dans le jargon des traités européens, les "compétences exclusives" a du lui échapper. Des matières qui ne relèvent plus des Etats membres. Certes, et j'en conviens avec vous, toutes les délégations de pouvoir et tous les abandons de souveraineté ont été consentis par les Etats membres. Mais était-ce pour l'usage qu'en font aujourd'hui des institutions sur lesquels la souveraineté populaire ne s'exerce pas ?

Quand on a l'occasion de s'entretenir avec certains acteurs de l'intégration européenne à propos de l'Acte unique de 1986 ou du Traité de Maastricht de 1992, les plus honnêtes veulent bien reconnaître qu'ils n'avaient pas envisagé les dérives ultra-libérales auxquelles nous assistons. Ces deux traités ont ouvert des portes pour lesquelles aucun verrou n'était prévu.

Ceux qui suivent au jour le jour les activités de la Commission européenne savent à quel point celle-ci est un moteur puissant du libéralisme économique le plus débridé. Il suffit, à titre d'exemples, de suivre les travaux de ce qu'on appelait jusqu'il y a peu le "comité 133" ou encore les positions qu'adopte, seul au nom des 27 Etats membres, le représentant de l'UE dans les négociations à l'OMC. Dans ce dernier cas, savez-vous que c'est sur la base d'un mandat, formulé dans les termes les plus généraux, que le Conseil des Ministres a donné le feu vert au Commissaire au commerce international et à son réprésentant à l'OMC pour négocier le programme de Doha dont l'ambition est de porter plus loin encore la mise en concurrence de toutes les activités humaines ? A propos de l'OMC, puis-je vous dire que, de même que je le rappelais pour certains négociateurs de traités importants, des députés m'ont dit que si on leur avait expliqué le contenu de l'Accord Général sur le Commerce des Serices (AGCS), ils n'auraient jamais ratifié les Accords de Marrakech à l'origine de cette institution et des accords qu'elle gère.

Avez-vous entendu parler du grand marché transatlantique, négocié sans publicité ni débat entre l'UE et les USA dont la réalisation implique la remise en cause de spécificités européennes majeures et nous contraint de nous aligner sur le modèle américain du chacun pour soi ? 

Ne soyons dupes ni des gouvernements, ni des institutions européennes. Dans l'état extrêmement médiocres des pratiques démocratiques nationales et européennes, il y a nécessité d'une vigilance lucide et il y a besoin d'un approfondissement significatif du contrôle démocratique. 

Et plus que tout, il y a urgence à revoir de fond en comble les traités européens. Mais où est la volonté politique ? Dans "Quelle Europe après le non ?", je me suis attaché à démontrer la faisabilité d'un certain nombre de réformes qui rendrait l'Union européenne "plus aimable", c'est-à-dire plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Comme le disait un des pères fondateurs, Paul-Henry Spaak, quand il y a la volonté politique, toutes les difficultés techniques sont surmontables. Mais, permettez-moi de me répéter, où est la volonté politique d'une telle Europe?

Chrétiens démocrates (l'UMP en France) et sociaux-démocrates sont les artisans des dérives ultra-libérales. L'extrême-droite prône le retour à un nationalisme dont on connaît les dangers. En Belgique, il n'y a rien de crédible à la gauche de la social-démocratie. En France, le Front de Gauche porte des propositions intéressantes et radicales de réformes de l'UE. Mais il appartient aux électeurs de décider de quel poids il pèsera dans les mois qui viennent.

 

Puis-je me permettre de répondre à mon honorable contradicteur que l'existence de  ce qu'on appelle, dans le jargon des traités européens, les "compétences exclusives" a du lui échapper. Des matières qui ne relèvent plus des Etats membres. Certes, et j'en conviens avec vous, toutes les délégations de pouvoir et tous les abandons de souveraineté ont été consentis par les Etats membres. Mais était-ce pour l'usage qu'en font aujourd'hui des institutions sur lesquels la souveraineté populaire ne s'exerce pas ?

Quand on a l'occasion de s'entretenir avec certains acteurs de l'intégration européenne à propos de l'Acte unique de 1986 ou du Traité de Maastricht de 1992, les plus honnêtes veulent bien reconnaître qu'ils n'avaient pas envisagé les dérives ultra-libérales auxquelles nous assistons. Ces deux traités ont ouvert des portes pour lesquelles aucun verrou n'était prévu.

Ceux qui suivent au jour le jour les activités de la Commission européenne savent à quel point celle-ci est un moteur puissant du libéralisme économique le plus débridé. Il suffit, à titre d'exemples, de suivre les travaux de ce qu'on appelait jusqu'il y a peu le "comité 133" ou encore les positions qu'adopte, seul au nom des 27 Etats membres, le représentant de l'UE dans les négociations à l'OMC. Dans ce dernier cas, savez-vous que c'est sur la base d'un mandat, formulé dans les termes les plus généraux, que le Conseil des Ministres a donné le feu vert au Commissaire au commerce international et à son réprésentant à l'OMC pour négocier le programme de Doha dont l'ambition est de porter plus loin encore la mise en concurrence de toutes les activités humaines ? A propos de l'OMC, puis-je vous dire que, de même que je le rappelais pour certains négociateurs de traités importants, des députés m'ont dit que si on leur avait expliqué le contenu de l'Accord Général sur le Commerce des Serices (AGCS), ils n'auraient jamais ratifié les Accords de Marrakech à l'origine de cette institution et des accords qu'elle gère.

Avez-vous entendu parler du grand marché transatlantique, négocié sans publicité ni débat entre l'UE et les USA dont la réalisation implique la remise en cause de spécificités européennes majeures et nous contraint de nous aligner sur le modèle américain du chacun pour soi ? 

Ne soyons dupes ni des gouvernements, ni des institutions européennes. Dans l'état extrêmement médiocres des pratiques démocratiques nationales et européennes, il y a nécessité d'une vigilance lucide et il y a besoin d'un approfondissement significatif du contrôle démocratique. 

Et plus que tout, il y a urgence à revoir de fond en comble les traités européens. Mais où est la volonté politique ? Dans "Quelle Europe après le non ?", je me suis attaché à démontrer la faisabilité d'un certain nombre de réformes qui rendrait l'Union européenne "plus aimable", c'est-à-dire plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Comme le disait un des pères fondateurs, Paul-Henry Spaak, quand il y a la volonté politique, toutes les difficultés techniques sont surmontables. Mais, permettez-moi de me répéter, où est la volonté politique d'une telle Europe?

Chrétiens démocrates (l'UMP en France) et sociaux-démocrates sont les artisans des dérives ultra-libérales. L'extrême-droite prône le retour à un nationalisme dont on connaît les dangers. En Belgique, il n'y a rien de crédible à la gauche de la social-démocratie. En France, le Front de Gauche porte des propositions intéressantes et radicales de réformes de l'UE. Mais il appartient aux électeurs de décider de quel poids il pèsera dans les mois qui viennent.

 

Puis-je me permettre de répondre à mon honorable contradicteur que l'existence de  ce qu'on appelle, dans le jargon des traités européens, les "compétences exclusives" a du lui échapper. Des matières qui ne relèvent plus des Etats membres. Certes, et j'en conviens avec vous, toutes les délégations de pouvoir et tous les abandons de souveraineté ont été consentis par les Etats membres. Mais était-ce pour l'usage qu'en font aujourd'hui des institutions sur lesquelles la souveraineté populaire ne s'exerce pas ?

Quand on a l'occasion de s'entretenir avec certains acteurs de l'intégration européenne à propos de l'Acte unique de 1986 ou du Traité de Maastricht de 1992, les plus honnêtes veulent bien reconnaître qu'ils n'avaient pas envisagé les dérives ultra-libérales auxquelles nous assistons. Ces deux traités ont ouvert des portes pour lesquelles aucun verrou n'était prévu.

Ceux qui suivent au jour le jour les activités de la Commission européenne savent à quel point celle-ci est un moteur puissant du libéralisme économique le plus débridé. Il suffit, à titre d'exemples, de suivre les travaux de ce qu'on appelait jusqu'il y a peu le "comité 133" ou encore les positions qu'adopte, seul au nom des 27 Etats membres, le représentant de l'UE dans les négociations à l'OMC. Dans ce dernier cas, savez-vous que c'est sur la base d'un mandat, formulé dans les termes les plus généraux, que le Conseil des Ministres a donné le feu vert au Commissaire au commerce international et à son réprésentant à l'OMC pour négocier le programme de Doha dont l'ambition est de porter plus loin encore la mise en concurrence de toutes les activités humaines ? A propos de l'OMC, puis-je vous dire que, de même que je le rappelais pour certains négociateurs de traités importants, des députés m'ont dit que si on leur avait expliqué le contenu de l'Accord Général sur le Commerce des Serices (AGCS), ils n'auraient jamais ratifié les Accords de Marrakech à l'origine de cette institution et des accords qu'elle gère.

Avez-vous entendu parler du grand marché transatlantique, négocié sans publicité ni débat entre l'UE et les USA dont la réalisation implique la remise en cause de spécificités européennes majeures et nous contraint de nous aligner sur le modèle américain du chacun pour soi ? 

Ne soyons dupes ni des gouvernements, ni des institutions européennes. Dans l'état extrêmement médiocres des pratiques démocratiques nationales et européennes, il y a nécessité d'une vigilance lucide et il y a besoin d'un approfondissement significatif du contrôle démocratique. 

Et plus que tout, il y a urgence à revoir de fond en comble les traités européens. Mais où est la volonté politique ? Dans "Quelle Europe après le non ?", je me suis attaché à démontrer la faisabilité d'un certain nombre de réformes qui rendraient l'Union européenne "plus aimable", c'est-à-dire plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Comme le disait un des pères fondateurs, Paul-Henry Spaak, quand il y a la volonté politique, toutes les difficultés techniques sont surmontables. Mais, permettez-moi de me répéter, où est la volonté politique d'une telle Europe?

Chrétiens démocrates (l'UMP en France) et sociaux-démocrates sont les artisans des dérives ultra-libérales. L'extrême-droite prône le retour à un nationalisme dont on connaît les dangers. En Belgique, il n'y a rien de crédible à la gauche de la social-démocratie. En France, le Front de Gauche porte des propositions intéressantes et radicales de réformes de l'UE. Mais il appartient aux électeurs de décider de quel poids il pèsera dans les mois qui viennent.

 

Merci,M.JENNAR, Texte Magnifique,Analyse Remarquable et d'une Rare Lucidite!! Effectivement,comme l'ecrit GUITOUT,des Textes comme le votre ,on aimerait en lire plus souvent,mais le votre existe et c'est deja un veritable rafraichissement de l'Esprit en ces Temps de Chape de Plomb Dogmatique,de Doxa Neo/Liberale et de Pensee Unique Assimilee a une Verite Revelee!!! Et encore Bravo.

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