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C E QUI AUGMENTE CE QUI DIMINUE

Il y a ce qui augmente et ce qui diminue !C’est ainsi que nous apprenons à additionner et à soustraire  pour ensuite présenter un bilan qui doit en principe être a égalité entre ce qu’on appelle l’actif et le passif.  Pour le compte d’exploitation, c'est-à-dire les dépenses et les recettes de l’année, la rigueur gestionnaire doit faire apparaître plus de recettes que de dépenses afin de répartir des bénéfices, faire des investissements ou créer des réserves pour les mauvais jours à venir. La métaphore simpliste de la comptabilité s’applique également en politique, surtout en période électorale.

Le fameux « PIB » produit intérieur brut nous sert de bilan, il paraît qu’il est légèrement positif.  Le compte de résultat, y compris le remboursement annuel des dettes permet de dégager un très léger excédent sur les comptes généraux même si les comptes de l’Etat sont dans le rouge. Alors pourquoi une telle angoisse sur cette dette qui atteint justement près de 90% du PIB ? Simplement parce que l’ensemble des acteurs qui fabriquent de l’opinion économique pour les marchés financiers font comme si cette dette devait se rembourser en une seule fois dans un jour précis ! Dans ce cas plus rien ne peut fonctionner, adieu la maison si je dois rembourser la totalité de mon emprunt, plus d’entreprises et d’exploitations agricoles et surtout fini tous les états du monde, et en particulier les Etats Unis d’Amérique !

Il est vrai que plus la dette augmente, plus les remboursements empêchent de faire des dépenses utiles au fonctionnement de l’Etat ou de tous les emprunteurs. Jusqu’au jour ou ils ne peuvent plus rembourser et c’est alors la terrible crise de 2008 ou celle des Etats contraints d’emprunter pour rembourser et faire fonctionner leurs services. Aujourd’hui nous en sommes aux limitations de dépenses pour rembourser cette dette qui a principalement servi à restreindre les recettes pouvant provenir d’une plus juste répartition des taxes et des impôts. Pour faire court et brutal regardons du côté de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne pour voir comment les choix drastiques de réduction des dépenses pèsent en premier lieu sur les familles les plus modestes, les fonctionnaires et les retraités qui payent les dépenses inutiles d’un  Etat n’ayant jamais cherché de nouvelles recettes auprès des plus privilégiés du système.

Ces considérations banales pour ne pas laisser la panique irrationnelle s’inviter au débat en faisant l’impasse sur les raisons conduisant à cette situation. L’augmentation des dettes, celle du chômage, les réductions de moyens sont la conséquence de choix présentés comme logiques et ne pouvant se contester. Or cela est faux, c’est la manière dont on considère et agit sur la société qui entraîne cette situation où, finalement, les riches le deviennent plus et les pauvres ne font qu’augmenter !

Le PIB est positif, réjouissons nous ! Les carburants augmentent, les chômeurs aussi ! Il n’y a jamais eu autant de gens dans les prisons, les centres de rétentions ont fleuri sur nos territoires pour enfermer des enfants, des écoles fermes et le nombre d’enseignants diminue. La faute à la démographie et au luxe attaché à un enseignement de qualité pour des gens qui ne le mérite pas ? C’est de la colère je le reconnais mais il faut tout de même que l’on cesse de nous prendre pour des imbéciles ne rêvant que de séries télévisuelles.

22/02/2012

 

 

 

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