Le président va aussi s'occuper de la culture. Faut-il s'en réjouir ?
Délégué général du nouveau Conseil pour la création artistique, Marin Karmitz, pour justifier son ralliement au Palais de l'Elysée, se félicite du retour de la culture dans le champ politique : « Il ne peut y avoir de véritable politique culturelle, porteuse d'un projet de société, si elle n'est pas directement soutenue par le président... [J'ai été] terrorisé quand la culture a disparu des préoccupations des politiques »(1), dit-il au Monde.
Soit. Encore faut-il prendre la peine d'analyser ce projet de société et comprendre sur quelles bases s'opèrerait le retour du politique dans la culture. Regardons donc de plus près la conception sarkozyenne de la culture, telle qu'elle s'est exprimée lors du discours au monde culturel à Nîmes, le 13 janvier 2009.
La culture fer de lance de l'identité
« L'identité n'est pas une pathologie », affirme d'emblée l'omniprésident. La société française a, selon lui, un besoin d'identité, auquel la culture doit répondre. À cette fin, il annonce la création d'un Musée de l'Histoire de France. Ainsi, l'affirmation, si souvent réitérée, d'un nécessaire renforcement de l'identité nationale, s'inscrit cette fois dans un discours sur la politique culturelle. Mais de quelle identité parle ici le Chef de l'Etat ?
La nation n'est pas une essence immuable, mais une construction artificielle, un mythe, une fiction partagée, « une communauté imaginée (2)». Le Chef de l'Etat avait déjà doté l'identité nationale d'un ministère. En revenant une fois de plus sur cette question, il cherche à redéfinir les termes du « nous » de la collectivité imaginaire qu'est la nation. Et, précisément, le « nous » que dessine sa vision d'une francité stable, ancestrale et permanente, nie toute pluralité, efface les apports de l'immigration, comme des religions non chrétiennes. Il exclut plus qu'il n'intègre, il fait de la mémoire des communautés minoritaires une ennemie de l'histoire nationale.
Le projet de création d'un Musée de l'Histoire de France, loin d'être anecdotique, est, au contraire, édifiant. Il s'appuie sur le rapport qu'Hervé Lemoine(3) a fait sur le sujet, à la demande des ministres de la culture et de la défense. M. Lemoine, dès le début de son texte, désigne sa cible : les mémoires minoritaires qui, en imposant à l'Etat une politique mémorielle, ont agi contre l'Histoire. Il propose de « revenir d'une histoire plurielle à une histoire singulière », avant d'énumérer une série de faits qui, selon lui, sont constitutifs de l'histoire de France sur la longue durée.
Sur les six dates que comporte cette histoire au pas de charge, trois célèbrent la nature chrétienne de la France et soulignent le rôle de l'Eglise dans son édification. « 732 : la bataille de Poitiers, qui arrête l'invasion arabe et change de ce fait l'histoire de l'Occident ; 1099 : la première croisade, qui témoigne de l'essor de l'Europe chrétienne ; 1685 : la révocation de l'édit de Nantes, qui confirme la tendance longue dans l'histoire de France " au choix de Rome " »...
L'énumération se poursuit avec l'évocation de 1789, de 1871 (« la répression de la Commune de Paris, qui fonde la possibilité d'une République bourgeoise sur l'écrasement d'une " révolution populaire " ») et se termine en 1962, avec « l'indépendance de l'Algérie qui marque la fin de l'empire colonial français et provoque le déplacement de plus d'un million de français », sans un mot sur les musulmans.
On l'aura compris, la France du futur Musée d'histoire nationale est chrétienne et bourgeoise. Elle ignore la contribution des immigrés à sa culture. Plus du tiers de la population française est pourtant issue de l'immigration, pour peu que l'on remonte à la troisième génération. La Cité nationale de l'histoire de l'immigration, ouverte au public mais jamais inaugurée, attend toujours une visite présidentielle.
Le Chef de l'Etat enfonce le clou : « Je ne voudrais pas revenir sur les grands débats, parce que je vais avoir assez d'ennuis avec ce que j'ai dit, mais le débat sur les racines chrétiennes... En refusant d'aller au terme de ce débat, on a donné le sentiment à nos compatriotes que l'Europe était une menace pour notre identité... »
Il ne faudrait pas oublier, en effet, le discours du Latran, son affirmation des « racines essentiellement chrétiennes » de la France, son appel à la spiritualité, ses mises en garde contre une laïcité « épuisée », guettée par le « fanatisme »... On aurait aimé entendre notre président épris de transcendance, pourfendeur d'une morale laïque qui « s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme », s'exprimer, au nom d'une Europe dont il revendique le leadership, sur les dérapages de l'évêque Williamson.
L'identité n'est pas une pathologie, le nationalisme si. Plutôt que d'orienter la communauté imaginée vers une conception exclusive et nucléique de la nation, on aurait voulu voir celui qui, pendant les six mois de la présidence française de l'Union européenne, s'est pris pour le maître de l'Europe, affirmer l'avenir européen de notre identité, sur une base non pas historico-religieuse, mais axiologique, c'est-à-dire fondée sur des valeurs partagées. Heureusement qu'Angela Merkel s'en charge à sa place.
La culture pour surmonter la crise morale
Second élément de la doxa présidentielle : la culture doit servir à surmonter la crise morale dont souffre le pays. Pour le Chef de l'Etat, la crise actuelle ne serait pas économique, financière ou sociale, mais « morale et culturelle ». Ceux qui croyaient venu le temps des questions sur la régulation du libéralisme, les revenus, le partage entre salaires et profits, les conditions de travail, feraient fausse route ! La crise serait due à un égarement collectif, qui nous a fait perdre à tous le bon sens. Le remède, c'est la culture qui doit l'apporter : « il y a un besoin de sens et un besoin de repère dans la crise que nous traversons... C'est là où la culture a toute sa place. »
Dans cette exaltante mission de reconquête des esprits, les artistes seront à l'avant-garde des bataillons nationaux. « Pour vivre, tout homme doit travailler le jour, mais aussi rêver la nuit. Les artistes sont ceux qui rêvent la société... prédisent l'avenir, préviennent les risques : sans les artistes, la société mourrait... Dans un monde « désenchanté », je pense que la culture doit nous permettre de répondre à notre soif de sens. »
Nous voici à l'ère de l'artiste prêcheur, gestionnaire du risque social, producteur de repères, fournisseur de sens... À quand l'artiste policier ?
Postmodernisme et contradictions du pouvoir
Pour le reste, le discours de Nîmes s'inscrit dans la postmodernité qui marque de son empreinte l'ensemble de la pratique actuelle du pouvoir, mais masque mal ses contradictions.
La culture postmoderne est une culture de la citation, de l'emprunt ; elle célèbre le triomphe du simulacre, proclame l'avènement d'un monde d'où l'original a disparu au profit de l' « hyperréalité », d'un monde dans lequel les images ne représentent plus un objet réel, mais renvoient à d'autres images.
L'emprunt postmoderne peut prendre de multiples formes : copie, pastiche, citation ironique, imitation, reproduction. Il est toujours marqué par la nostalgie, la tentation du retour en arrière, la régression. Parmi les signes de cette postmodernité politique : le mélange de la culture savante et des cultures « populaires », c'est-à-dire commerciales.
La postmodernité, c'est aussi le règne des valeurs d'échange, qui transforme l'histoire en grand bazar dans lequel on vient puiser des événements et des héros, non pas en fonction de leur sens, mais de l'usage que l'on veut en faire : Jaurès, Blum, Guy Môquet...
La postmodernité, c'est le principe des équivalences généralisées, c'est un monde où l'on ne s'interdit rien car tout est possible.
Pourquoi, en effet, s'interdire la contradiction ?
Exalter l'importance « civilisationnelle » de la culture dans un discours de voeux, mais la soumettre à une cure d'austérité - rentabilité, réduction des budgets, alignement de la création sur les attentes du public... - dans la lettre de mission à la Ministre de la culture.
« Ensemble, tout est possible », disait le candidat. Le président tient parole : il célèbre l'identité nîmoise, glorifie ses racines méditerranéennes, mais exige que l'on oublie le passé pour se tourner vers l'avenir. De ce « désir d'avenir », l'architecture est la figure métaphorique. Figure dénaturée qui, pour le Chef de l'Etat, se résume à un geste. Un geste, non pas de l'architecte, mais du pouvoir...
Dans la société du spectacle, le vrai est un moment du faux, disait Guy Debord. Et dans le spectacle postmoderne, tout est permis. Le Chef de l'Etat, sans rire, appelle les Français à choisir Spinoza plutôt que Descartes. Spinoza convoqué à l'appui d'un étrange combat contre le penchant trop cérébral de notre école. Face aux enseignants trop cartésiens, le temps serait venu de réhabiliter le philosophe de l'émotion. Un Spinoza-TF1 en somme, contre un Descartes-Arte, dénoncé dans un bégaiement étranglé. Gare à la guerre d'audience.
Comment croire une seule seconde qu'il pourrait sortir du nouveau Conseil pour la création artistique autre chose qu'une mise en scène supplémentaire de l'activisme présidentiel, sur l'air déjà si souvent entendu du « coup de pied dans la fourmilière » ?
La culture, savante ou non, est aussi une affaire de morale. Au moment où était installé rue de Valois le nouveau Conseil issu de la volonté présidentielle, un footballeur, Lilian Thuram, indiquait qu'il avait refusé d'entrer au gouvernement « pour des raisons évidentes ». À l'ère postmoderne, la citoyenneté continue de montrer la voie.
RéEL
Groupe rassemblant des élus et acteurs publics et privés de la culture et des médias
groupereel@gmail.com
1. Le Monde, 14 janvier 2009.
2. Benedict Anderson, Imagined Communities: Reflections on the Origin And Spread of Nationalism.
3. http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/rapporthlemoine.pdf


Tous les commentaires
Après le "Réalisme socialiste", l"Hyper réalitarisme néolibéral" ? Marin Karmitz, on peut rêver qu'il ne sera pas l'éricbesson de l'art. Je suis curieux de voir ce qu'il pourra faire, s'il reste honnête et non éricbessonesque, dans un conseil ou comité ou je ne sais quoi dont il est censé être la cheville ouvrière mais qui est présidé par le présidenticule, amateur d'art et homme de culture bien connu. Sauf surprise, une démission éclatante sur le thème "j'ai essayé mais…" sera la seule sortie honorable de ce guêpier. Sinon, on comprendra que c'était un fromage. Et nous serons un certain nombre à penser Bon appétit, Monsieur, ô sinistre intègre en ajoutant tristement qu'il y en a qui ne sont vraiment pas dégoûtés.
Marin Karmitz ne pourra rien faire d'autre qu'avaler les couleuvres sarkozyennes. Le répertoire fondateur du Musée de l'histoire de France montre comment les dés ont été pipés et seront jetés. Décidément, tous les chantiers de Sarkozy sont putréfiés. Et ceux qui s'avisent d'y participer sont tous éclaboussés. Tant pis pour eux.
C'est terrifiant, c'est la noyade d'un président. Ses mots sont toxiques. Des enveloppes vides. Qui lui a soufflé de mettre la culture au rang des préoccupations du gouvernement ? Carla ? Peut être bien. On a l'impression qu'il se raccroche à n'importe quel tronc d'arbre pour sauver sa peau. Que Jacques Blanc rentre dans la commission, c'est naturel, depuis toujours il essaye de se rapprocher du pouvoir. Plus grave est le ralliement de Patrick Bouchain, même s'il ne veut pas que son nom apparaisse, il fait partie des conseillers. Karmitz je m'en fous. Les gauchistes de 68 ont toujours été légèrement troubles.
Ô mon Empireur, fusionnons le ministère de la Culture et le ministère de l'Identité Nationale. Enfin de l'économie (salutaire) au service du (bon) sens. Besson (Eric, pas Luc... mais bon...) Ministre de la Culture réalitariste néolibélulle. Poètes, vos papiers !
@Dominique W Tant qu'il n'y a pas de poètes dans ses petits papiers, on peut continuer à respirer. Le pire (l'empiré) n'est pas toujours sûr… Je ne sais pas qui sont les membres du bidule. Quelqu'un peut nous dire ?
En date du 2 février, ceux-ci étaient officiels (il semble, voir supra, qu'il y en ait de nouveaux (c'était prévu), ou des officieux...) : Marin KARMITZ - Délégué Général
Henri ATLAN Médecin, Universitaire, Philosophe. Est directeur d’études à l’EHESS et directeur du Centre de recherche en biologie humaine à l’Hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem.
Laurent BAYLE Directeur Général de la Cité de la Musique.
Jacques BLANC Directeur du Quartz, Scène nationale de Brest.
Hervé CHABALIER - Journaliste, producteur de films Créateur et Président-directeur général de l’agence CAPA
Emmanuel ETHIS Universitaire, Sociologue de la Culture (spécialiste de la sociologie du cinéma et de ses publics), professeur en Sciences de l’Information et de la Communication. Président de l’Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse.
Vincent FREREBEAU Fondateur du Label indépendant « Tôt ou Tard ».
Dominique HERVIEU Danseuse, Chorégraphe. Directrice du Théâtre national de Chaillot.
Emmanuel HOOG Haut fonctionnaire. Président-directeur général de l’INA et Président de la Maison de la Poésie (Paris).
Laurent LE BON Conservateur du Patrimoine. Directeur du projet « Centre Pompidou-Metz ».
Olivier MEYER Directeur du TOP (Théâtre de l’Ouest Parisien) depuis 2005 et du Théâtre de Suresnes Jean Vilar depuis 1990. Directeur du Festival « Suresnes cités danse ».
Jean VINET Directeur du Centre des Arts du Cirque de Basse-Normandie (Cherbourg-Octeville).
Merci Dominique. Là-dedans il y en a que j'imagine mal sans une lon-ongue cuillère mais je suis souvent le naïf de service (et je l'assume et même le revendique). Tu l'as eue ta parenthèse, un peu courte, désolé. Peut-être le bon Noël Godin devra-t-il préparer quelques tartes bien crémeuses… On va voir.
@Jak Livchine Les gauchistes de 68 ont toujours été légèrement troubles Je t'emmerde ! Voilà sans nul doute ce que j'eusse été tenté de vous répondre à la lecture de cette assertion légèrement trouble et assez nauséeuse de par son caractère globalisant donc imbécile, si je n'étais, hélas, un garçon courtois. Seule raison que j'ai trouvée de m'interdire cette exclamation qui eût pourtant été d' une soulageante franchise…
à Virgil Brill Merci pour ce condensé de noms d'oiseaux que nous sommes certainement nombreux à avoir balancé à la face de ce "trouble" personnage pour qui tout traitre à une cause salit tous ceux qui ne l'ont pas trahie. Faudrait qu'il retourne apprendre au cours préparatoire que 3-1 n'égale pas 3.
Ce dont il faut surtout ne pas se réjouir c'est que des collabos de ce régime puant continuent d'en gravir les marches sans honte.
snp OK pour vos deux remarques. Vous n'êtes pas "contactable". Dommage.
Virgil Brill Je n'ai pas encore pris le temps de chercher comment cela fonctionne.
"Parmi les signes de cette postmodernité politique : le mélange de la culture savante et des cultures « populaires », c'est-à-dire commerciales." Ne s'agit-il pas là d'un raccourci ? Comment ça les cultures populaires ne seraient que commerciales ??? Pourquoi tout de suite ce mépris. La BD c'est forcément commercial ? Le théâtre en amateur c'est forcément commercial ? Les arts de la rue c'est forcément commercial ? Franchement ce genre d'assertion me désole et ne permet pas de faire avancer le débat. Sur le même sujet, beaucoup plus intéressant, le texte écrit par Jean-Michel Lucas (http://www.loizorare.com/article-27768513.html), dont voici un extrait "Le président aurait dû, simplement, affirmer qu'investir dans les arts signifie diversifier au maximum les opportunités d'expérimentations artistiques dans tous les domaines de notre vie collective, mais aussi organiser leurs interactions, dans le respect de la dignité culturelle de chacun. Au lieu de désigner des fantomatique "arts excellents", il fallait plutôt encourager, partout, les débats sur ce qui fait art et culture pour les uns pour les autres, dans la ville, au travail, dans la rue et ailleurs, dans tous nos territoires de vie."
Et que le P.S. est une sacrée réserve de migrants potentiels, de cul entre deux chaises ? Après étonnez-vous qu'il n'y ait pas de relève possible au petit camelot agité ?
Cette phrase n’affirme nullement que les cultures populaires sont nécessairement commerciales. Sinon, pourquoi les guillemets ? Je comprends plutôt qu’elle vise un certain usage du populaire pour justifier le commercial. Les exemples ne manquent pas : exigence que la création réponde désormais aux goûts du public, choix du monde de Disney comme décor amoureux… On pourrait aussi évoquer les humoristes au comique gras… Mais la pauvre Princesse de Clèves serait encore plus déprimée !
Peut-être. Mais dans ce cas, il conviendrait aussi de mettre "culture savante" entre guillemets non ? Cette idée de hiérarchisation de la culture, de "l'excellence artistique" c'est celle de la politique culturelle depuis sa création avec quelques exceptions (les cafés-musique, les projets culturels de quartiers, les classes à projets à artistiques et culturels...). Et cette idée de politique d'excellence culturelle se heurte à des tas de difficultés (échec de la démocratisation, injustices, baronnies, manque de réactivité face à la culture "vivante"...). Je me permets donc de citer une nouvelle fois JM. Lucas (ancien du cabinet Lang et ancien Drac Aquitaine) que ferait bien de contacter ce Groupe rassemblant des élus et acteurs publics et privés de la culture et des médias (c'est-à-dire?) : "L'art est fait de mouvements, d'inventions, d'expérimentations et sa vertu première est de nourrir le parcours de chacun d'entre nous de références nouvelles qui construisent notre représentation autonome du monde, sans subir la tutelle personnelle du président guidant nos choix !!! Et si « l'excellence artistique » devait exister, nul ne sait pour autant quels réseaux la feront naître d'ici ou d'ailleurs, mais à coup sûr, dans le dos des procédures rigides qui voudraient en unifier la source !".
pour ceux qui me connaissent légère et drôle , là je ne plaisante pas. *La culture au service de la politique *la désignation de boucs émissaires: 100 paps, terroriste de gauche..... etc ne vous rappellent rien? D'accord , nous pouvons encore parler sans risquer d'être fusillé dans un stade et avoir les mains coupées ...mais bailloner , faire taire , intimider, laver le cerveau à coup de tf1 .....;ça s'appelle comment? "on ne baillone plus , on fait dire". C'est encore pire: c'est de jouer de notre capacité de réflexion, d'esprit critique qui nous donnent notre richesse , notre liberté . En tout cas qu'on ne compte pas sur moi pour apprendre :"Sarko nous voilà....."
Je trouve cette tribune excellente et particulièrement éclairante sur les contradictions et les dangers du discours de notre omniprésident qui passe, sans avoir peur du ridicule, du nationalisme réactionnaire à l'ultra-relativisme culturel!
Je pense qu'il y a matière à offrir des déjeuners organisés autour des effets artistiques. De fausses valeurs se cachent, de vraies valeurs se cachent, qu'on pouvait soupçonner au lieu de critiquer. Loin de l'autorité et sa nécessaire concision et assurance vérifiée, fragiliser pour mieux solidifier fait partie des défis qu'on peut donner à une partie de la mise en scène. Par exemple, l'excès de partage clé fait peur. Sans doute faut-il désintégrer par compréhension dynamique certaines peurs qui renforcent les clichés qu'on se fait écouter l'un l'autre. Il faut aussi pousser en permanence vers les vraies valeurs de la sagesse et des cohérences souterraines. Avec un guidage de notre chaleur instable au sein des circulations riches de vraie vie, fragiles et sensibles qui nous composent. Un message dynamique ne peut être bien contrôlé qu'enregistré. Sont décris dans cet e-book gratuit dans une efficacité forte, respectueuse, les méthodes possibles, tenant compte de toutes les difficultés mises à jour, dans le but de construire un bain culturel populaire bon et nourrissant, humain, restaurateur de cohérence et soutenant les qualités paradoxales et les détails admirables. Toute vérité est bonne à expliquer. Une boîte à idées centrale et efficace plutôt qu'un bouillon prêcheur de tournure futile ou de vérité insatisfaite en plus. Par contre, je ne remets pas en cause la nécessité de ces dernières. Un bel arbre tient aux feuilles comme aux racines. http://www.lookmybook.com/index.php/ouvrages/fiche/172
Merci au groupe ReEL pour cette deuxième intervention éclairante sur Médiapart.
Merci au groupe ReEL pour cette deuxième intervention éclairante sur Mediapart.