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La poésie contre l'oppression
Dans les années les plus sombres de l'Histoire de France, quelques écrivains, dont on connaît les noms, se perdirent dans la complicité avec l'oppresseur... Mais de poètes, point... La poésie est Résistance...Non seulement les poètes ne collaborent pas, mais la poésie se multiplie ."La guerre me révéla cette sensibilité que je n'ai cessé de traduire depuis et d'abord dans mes poèmes de résistance…" [P. Emmanuel, préface de l'anthologie de Poètes d'Aujourd'hui, Seghers ]..
A l'ombre de la barbarie nazie, en dépit des jours sombres, les poètes, les penseurs jamais n'oublièrent la beauté de la langue...La poésie est un lieu de liberté dans la mesure où elle manipule métaphoriquement le langage et où, par sa façon d'utiliser les mots autrement, elle est une forme de résistance contre le langage officiel, la fourchelangue ou la novlangue...
« Contre l’occupant, l’avilissement, la mort, la poésie n’est ni refuge, ni résignation, ni sauvegarde: elle crie. »
[ Pierre Seghers, 2004, La Résistance et ses poètes, Seghers, 616p. ]
A chaque effondrement des preuves,
Le poète répond par une salve d'avenir
[R. Char, 1948, Fureur et mystère ]
Jean Paulhan résume en quelques pages magnifiques, l’enjeu de la Résistance, et la force de la poésie, dérisoire et indispensable. «Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles.»
Il faut lire et relire le pavé poétique de Pierre Seghers, réédité en 2004 : la Résistance et ses poètes...


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On peut même dire que le poète est la bête noire de l'oppresseur : voire Lorca, Neruda, etc..., d'où hommage appuyé à Léo Ferré qui a demandé leurs papiers aux poètes : "...Spécialiste de la mistoufle Émigrant qui pisse aux visas Aventurier de la pantoufle Sous la table du Nirvana Meurt-de-faim qui plane à la Une Écrivain public des croquants Anonyme qui s'entribune À la barbe des continents Poète, vos papiers !"
Le poète est la bête noire de l'oppresseur... OUI...je retiens Federico Gaciia Lorca - On le vit marchant entre des fusils Par une longue rue Qui donnait sur la campagne froide de l'aube, encore sous les étoiles. Ils tuèrent Federico Alors que pointait la lumière. Le peloton de bourreaux N'osa pas le regarder au visage. Tous fermèrent les yeux ; Ils prièrent...Dieu lui-même ne te sauverait pas... - Federico tomba mort - du sang sur le front, du plomb dans les entrailles - ... C'est à Grenade que le crime eut lieu, Vous savez - pauvre Grenade ! - dans sa Grenade ! [...] On les vit s'éloigner... Taillez, amis, Dans la pierre et le rêve, à l'Alhambra, Une tombe au poète, Sur une fontaine, où l'eau pleure, et, éternellement dise : Le crime eut lieu à Grenade ... dans sa Grenade ! - Antonio MACHADO
Pour ceux qui veulent réentendre "Poètes, vos papiers" de Léo Ferré:http://www.youtube.com/watch?v=Hf4ijC0t9jA Et aussi, également de Léo Ferré, à l'Olympia en 1972: "L'Oppression". http://www.youtube.com/watch?v=DhjwQHJa0QE
Machado dort à Collioure, Trois pas suffirent hors d'Espagne, Que le ciel pour lui se fît lourd Il s'assit dans cette campagne Et ferma les yeux pour toujours... ARAGON.
Vous n'auriez pas vu ou croisé notre amie Brocéliande ou Brosse dans le sens du poil par hasard ma chère Néfertari ?? Cela fait qqs temps que l'on ne l'entend plus et bizarrement partout où vous êtes, elle n'est pas...... mmddrr de mmddrr !!! @ +NEO-
dianne Deux trous rouges au côté droit... Nature berce-le doucement, il a froid. . et puis... . Nazim HIKMET Les ennemis Ils sont les ennemis de l'espoir ma bien-aimée De l'eau qui ruisselle, de l'arbre à la saison des fruits, de la vie qui pousse et s'épanouit. Car leur front marqué du sceau de la mort, - dent pourrie, chair décomposée - ils vont disparaître à jamais. Et bien, sûr ma bien-aimée, bien sûr, Sans maître et sans esclaves Ce beau pays deviendra un jardin fraternel! Et dans ce beau pays la liberté Ira de long en large Magnifiquement vêtue de son bleu de travail. Ils sont les ennemis de Redjeb, tisserand à Brousse, Les ennemis de Hassan, ajusteur à l'usine de Karabuk, Les ennemis de la vielle Hatdjen , la paysanne pauvre, Les ennemis de Suleyman, l'ouvrier agricole, Les ennemis de l'homme que je suis, que tu es, Les ennemis de l'homme qui pense. Mais la patrie est la maison de ces gens-là, Ils sont donc ennemis de la patrie, ma bien-aimée. Nos bras sont des branches chargées de fruits, L'ennemi les secoue, l'ennemi nous secoue jour et nuit, Et pour nous dépouiller plus facilement, plus tranquillement, Il ne met plus la chaîne à nos pieds, Mais à la racine même de nos têtes, ma bien-aimée.
Merci pour ce poème de Nazim Hikmet. Neruda, Aragon, Brecht, Vitez, Césaire (un temps au moins), Breton ou Péret nous rappellent que si, de poètes fascistes ou collabos il n'y eut point (ou alors de mauvais...), nombre d'entre eux furent, avec des différences certes notables (staliniens, libertaires, trotskystes, nègres), animés d'un souffle révolutionnaire. Dirais-je que pour moi, du reste, l'idée du communisme est une poésie ?
L'idée du communisme sans doute...le communisme scientifique stalinien, c'est, à mon avis douteux.... Merci de rappeler Césaire...dont je joins ce poème extrait de "Cahier d'un retour au pays natal" - Partir. Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas . l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne un homme-juif un homme-pogrom un chiot un mendigot . mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot? . Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre. Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir et toi terre tendue terre saoule terre grand sexe levé vers le soleil terre grand délire de la mentule de Dieu terre sauvage montée des resserres de la mer avec dans la bouche une touffe de cécropies terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des hommes . Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre. . Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ». . Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai». Et je lui dirais encore : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. » . Et venant je me dirais à moi-même : « Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... » . Aimé Césaire ( 1913 - )
" Les yeux seuls sont encore capable de pousser un cri " - [René Char, "Feuillets d'Hypnos" in "Fureur et Mystère", Gallimard]
Vous demandez : - Où sont les lilas ? Et la métaphysique couverte de coquelicots ? Et la pluie aux mots criblés De lacunes et d'oiseaux ? - Voici : - Je vivais dans un quartier De Madrid avec des cloches, Avec des horloges, avec des arbres. De là on voyait au loin Le visage sec de la Castille Comme un vaste océan de cuir ! Ma maison s'appelait La maison des fleurs. De tous côtés Jaillissaient des géraniums ; c'était une belle Maison Avec des chiens et des enfants Raoul, tu te souviens ? Te souviens-tu Raphaël ? Frederico , te souviens-tu ? Toi qui dors sous la terre, Te souviens-tu de ma maison aux balcons Où la lumière de juin étranglait des fleurs dans ta bouche. [...] Et un matin tout prenait feu Un matin des brasiers Sortirent de terre Dévorant les hommes, Et depuis lors le feu La poudre depuis lors Et depuis lors le sang. Des bandits avec des avions, avec des Maures Des bandits avec des bagues et des duchesses Des bandits avec des moines noirs et des prières Vinrent du haut du ciel pour tuer les enfants Par les rues le sang des enfants Courut simplement comme du sang d'enfant. Chacals que les chacals repousseraient Pierres que le chardon sec mordrait en crachant Vipères que les vipères haïraient ! Devant vous j'ai vu le sang De l'Espagne se soulever Pour vous noyer sous une vague D'orgueil et de couteaux. [...] Vous demandez pourquoi ma poésie Ne parle pas du songe, des feuilles, Des grands volcans de mon pays natal ? Venez voir le sang dans les rues, Venez voir Le sang dans les rues, Venez voir le sang dans les rues ! - [ Pablo NERUDA, 1938, "L'Espagne au cœur", Denoël].
Ah Monsieur d'Ormesson, Vous osiez déclarer Qu'un air de liberté Flottait sur Saïgon ! FERRAT.
« Hypnos » est le nom de résistance de René Char et « Feuillet d'Hypnos » est comme son journal de résistance... "ces notes […] furent écrites dans la tension, la colère, la peur, l'émulation, le dégoût, la ruse, le recueillement furtif, l'illusion de l'avenir, l'amitié, l'amour. » - « A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert est mis. » - « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. » - "Le mal partout déjà est en lutte avec son remède".... [René Char, Feuillets d'Hypnos]
la poésie sans l'oppression c'est bien également, non ? - «Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.» [ Boris Cyrulnik ]
...La poésie trouve sa source dans la vie, avec ses rêves et ses hasards, ses épreuves et ses plaisirs...mais lorsque la vie devient invivable, lorsque l'oppression envahit tout l'espace, au point de faire croire qu'elle est toute la vie, des hommes se font poètes pour réintroduire la poésie dans la vie, au nez et à la barbe des oppresseurs...C'est dire que la poésie résiste à la fourche langue ou à la langue brune mieux que la littérature ordinaire ou que la philosophie.
oui bon , c'est mignon, selon que vous décidiez de dissertez sur cette question . - la poésie n'a cela dit jamais sauvé personne d'un bombardement ou d'une guerre. - mais peut peut-être éviter aux uns et aux autres de manquer de rêve ou d'idéal, la poésie en tant que liberté. - mais certainement loin d'être la seule réponse à l'oppression,
Qui a prétendu le contraire jlamo...lisez ou relisez René Char
enfin je vous laisse à vos obssessions , on ne réglera pas cette question sur ce forum malheureusement malgré toute la raison qui tente de s'y déployer. - vous défendez votre façon de voir le monde, c'est votre droit. - j'ai le droit d'avoir une conception différente du monde, dans laquelle la religion et le judaïsme notamment me posent problème.
et puis la poésie dont vous parlez peut prendre des atours complétement différents, la poésie ne se limite pas à votre conception des choses. - elle n'est pas forcément que message de paix, de liberté, de volupté ou de rêveries. - elle peut devenir révolte contre l'homme, déraison, folie, injustice pas seulement recherche d'une quelconque perfection humaniste. - donc la poésie peut également devenir la base de grandes folies, comme certains chants par exemple, ou toute forme de production culturelle qui guide les uns ou les autres vers une raison qui n'a jamais rien d'absolue.
Vous connaissez des poètes fascistes, jlamo ?
sans doute oui , je devrais pouvoir en trouver, ne serait-ce que des poètes italiens à la période de mussolini, l'art avait une grande importance pour le fachsime oui, il existe absolument sans doute des créations dont le lyrisme fait référence à cette époque, mais plus encore différents poètes ou écrivains trés proches du nihilisme et anonçant d'une certaine façon l'avènement de l'inhumain, de la destruction de l'homme au nom d'une quelconque perfection -
Non vous ne pouvez pas trouver un poète fasciste même italien ! Suffit pas d'être lyrique pour être poète...Au fait le nihilisme, ne sont-ce pas ceux qui veulent nous faire croire que tout est permis puisque la liberté est sans limite ? Et vous nous dites bien que ceux-là sont très proches du fascisme...donc pour la suppression de la liberté...etc...C'est un régal de vous lire jeune Jonathan...vous êtes d'une limpidité inhabituelle...
de toute façon il n'y a pas nécessairement de poètes fascistes, trotskystes, andalous ou mérovingiens, il y a les poétes, et la poésie. - le fachisme n'était pas spécialement tourné vers l'alexandrin, plutot la musique ou la sculpture et l'architecture, mais soyez certain que bien des poètes sans se réclamer de cette idéologie au XX ème siècle professaient dejà dans leur poésie cette recherche de perfection qui amena au nazisme. dont toutes les formes de patriotisme également de tendance proche du communisme. - la poésie grec par exemple, le fachisme s'est inspiré de nombreux écrits et récits, enfin on va pas refaire l'historique de l'idéologie du fachisme. - le futurisme italien en peinture par exemple anonce l'ère du fachisme.
Pas fach isme, jlamo scisme...
Le vers qui si souvent donne force à l'idée Lui qui donne à penser, à entendre et à voir Les invisibles voix chantant la liberté Couvrant les hurlements des loups de mediapart Car ils sont bien nombreux, ces enfants de Pétain Qui agissent dans l'ombre propice aux perversions N'écoutant leur courage que quand il ne dit rien Cruels envers les faibles, lâches envers les lions. En fait, des libertés des autres, ils n'ont que faire Leur but est de vomir, humilier et traquer Pour bien s'en rendre compte, lire leurs commentaires Pas un mot positif, pas la queue d'une idée Ni d'une information. Ces saigneurs se promènent Ayant avis sur tout, sur tous accumulant Les regards méprisants, les attitudes hautaines Qui pour eux sont de mise avec de tels manants. Qui leur donne ce droit ? Quelle divine cuisse Fit naître en ce bas monde individus si bas Ces malades mentaux, ces pervers pleins de vice Que l'on ne peut laisser prospérer sans combat ? Abandonner le site à ces tristes compères Qui tous se font champions de la libre expression Et qui pourtant nous tuent de leurs vains commentaires Poète, je me lève en criant : "Pas question ! "
Pas un mot positif ?? pas la queue d'une idée ?? Oh !!! mais que si, contrairement à ce que vous prétendez, joyeux chansonnier à la petite semaine et zélé délateur médiapartien. Application très positive et la plus rapide possible des décisions de Barack Hussein Obama et de son directeur de cabinet Ram Emmanuel, à savoir : - Démantelement immédiat des colonies d'OGM (colons russes) en palestine occupée et retour direct aux frontières de 1967; - Démantelement des lobbys sionards installés à l'étranger et parasitant toutes les politiques étrangères vis-à-vis de ce dossier (AIPAC USA et autres en France). Et enfin, les poètes palestiniens pourront peut-être s'exprimer au lieu d'être régulièrement sacrifiés sous les bombes depuis un demi siècle. Que du positif quoi et plein de bonnes idées. @ +NEO-
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et vous c'est quoi ses idées et propositions à cyrano ? - parceque à part juger les autres, je n'ai rien lu de vous qui soit le début d'une quelconque proposition ou réfléxion
Laissez le grand poète palestinien Mahmoud Darwich en paix, Verchoubrun...Vous ne le méritez pas !... il appartient à l'humanité... Il ne mélange pas le racisme et la défense de son pays et de son peuple. Je vous ai dit plus haut que vous êtes dans le camp des assassins et que votre langue brune à la Marcel D. vous disqualifie totalement pour la défense des valeurs humanistes...
Je suis dans le camp de Barack Hussein Obama, depuis le premier jour et la première heure de son combat politique. Vous êtiez dans le camp de Mac Cain comme tous les sionards hystériques et faiseurs de "guerres préventives de religion, de civilisation et/ou de pognon énergétiques" partout dans le monde pour créer des leurres et atténuer vos responsabilités. @ +NEO-
Vous mettez les gens d'autorité dans le camp que vous voulez, Verchoubrun... c'est une manière de dénier le réel pour le faire entrer dans vos obsessions racistes...tous le reste de votre logorrhée délirante c'est de la roupie de sansonnet ou de la bouillie pour les chiens et pour les chats...Vous n'êtes pas crédible en disant que vous êtes pour Obama, en employant la langue brune de Marcel D. après nous avoir expliqué que vous étiez un fan d'Ahmadinejad, du régime syrien, et de Pol Pot .. Les six au n' artichaut historique, vous saluent bien
Ca vous énerve bien qu'Obama commence à prendre les bonnes décisions, à nettoyer son administration, et à tancer Netanayou et son régime d'extrême droite. Je le comprends, mais en même temps, vous saviez bien que cela ne pouvait pas durer, trop d'injustices, trop de morts rituels, trop de vols de terre et de matières premières au nom des sionards, c'était plus possible. Il faut vous y faire mon vieux, bientôt la France aussi. Il faut juste assumer, c'est tout. @ +NEO-
Rire... Vous pensez que ça m'énerve ? Rire... Mais vous êtes d'une naïveté titanesque Vieux choubrun, avec votre, lyrisme messianique datant du néoderthal...Changez de Matrix ! Nous parlions de votre racisme et de votre langue brune, qui n'ont rien à voir avec Obama...et vous me relancez mécaniquement, réflexe pavlovien de vieux fasciste boutonneux, obsédé par le délire paranoïaque et conspirationniste, sur le drame du proche-orient...et je vous dis, vieille canaille raciste, que, contrairement à vos cris d'orfraie, vous desservez le camp palestinien...puisque vous incitez à la haine raciale...
Invectivez moi comme vous l'entendez, et attribuez moi tous les adjectifs ignobles possibles et inimaginables, peu m'importe. Barack Hussein Obama sauvera les poètes palestiniens et délivrera du mal. Vas-y Barack !!! @ +NEO-
Oh ! pov'petite victime ! L'est pas mignon le freluquet brun, avec son déguisement historique d'Adenoid Hynkel gesticulant dans la langue de Marcel D ? Longue plainte de l'invectiveur invectivé...le vertubrun en vierge outragée !.. A mourir de rire, tant vous versez dans le gros texte. Je reprends, vieille canaille fasciste : vous décrétez la réalité pour la faire entrer dans vos fantasmes idéologiques mécaniquement répétés..seulement voilà..la réalité vous emmerde prodigieusement...Elle n'a pas besoin de vous pour être.. Obama me réjouit, figurez-vous...et toc, prenez ça dans les dents... et davantage que vous...ça nous change de l'odieux Bush...et les dirigeants israéliens ont bien besoin d'être un peu rabroués...mais ce n'est pas du tout ce que vous dites, Verchou ! Vous attisez la haine raciste...pas Obama ! vous êtes le meilleurs adversaire de la cause que vous prétendez combattre... car votre véritable cause est le racisme...les palestiniens et Bush ne sont pour vous que prétexte à déverser votre fiel...en vous prenant pour le Messie de la Matrix
Vous n'adhérez pas à ma forme de radicalité renardblanc, à la bonne heure. Peut-être pourriez-vous alors nous faire un petit bilan SVP des résultats tangibles obtenus à ce jour par des mouvements plus softs, tels que votre petite association pour la paix depuis un demi siècle en palestine ?? Pourquoi les territoires occupés ne sont-ils jamais rendus ?? et pourquoi deviennent-ils inexorablement des vrais camps de concentration à ciel ouvert ?? Pourquoi l'implantation d'OGM (colons russes) est sans cesse développée dans les quartiers arabes et notamment à Jérusalem Est, où ils sont dorénavant près de 200 000 pour 290 000 arabes palestiniens, là même où ces OGM n'étaient pas 10 000 il y a 15 ans à peine ?? Pourquoi retrouve-t-on comme par hasard au sein de ces OGM, les mêmes qui tuaient "no limit" du tchétchène en russie il y a encore peu temps (et notamment Gaidamak le vendeur d'armes) ?? Pourquoi dans cette région les clés du patronat, sont toujours dans les mains des mêmes et comme par hasard jamais un arabe ou un palestinien à la tête d'une entreprise de taille moyenne ?? Si vous me répondez que seul le terrorisme ou le radicalisme sont les sources de tels déséquilibres plus quévidents depuis un demi-siècle dans cette région, il sera alors clair que vous vous fichez de la tête du monde quand même. @ +NEO-
Je n'adhère ni à votre racisme béat, ni à votre langue brune directement piochée dans la poubelle des années trente, ni à la manière de vous abriter derrière un conflit tragique pour dissimuler vos obsessions et vos délires haineux...
Oui, en bref vous nous dites en quelque sorte que vos mouvements "softs" et modérés n'ont rien obtenu de significatifs et tangibles pour l'apaisement des parties depuis plus de 5O ans. Beau Bilan........ Sauf bien entendu le laissez faire absolu d'une seule des parties et l'extension de son lobbying mondial pour parasiter les politiques étrangères. Joli Geste, rien à ajouter mais il ne faut dès lors pas s'étonner d'une montée des radicalismes, c'est une conséquence logique. Vas-y barack !!! fais justice STP et vite !!! Stop the sionards !!! @ +NEO-
Je n'adhère ni à votre racisme béat, ni à votre langue brune directement piochée dans la poubelle des années trente, ni à la manière de vous abriter derrière un conflit tragique pour dissimuler vos obsessions et vos délires haineux.
Personne ne vous demande d'adhérer à quoi que ce soit. On vous demande seulement des contre arguments à opposer aux questions ci-dessus. Vous n'en avez manifestement aucun, et ce malgré votre activisme militant au sein d'une association pour la paix en palestine. C'est bizarre quand même. Or, personne ne s'est jamais interrogé tant sur la légitimité de votre existence, ni même de vos résultats dans ce dossier. Nous nous y penchons dorénavant, l'heure des comptes a sonné mon petit renard, et tu ne feras plus le canard. @ +NEO-
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" Or, personne ne s'est jamais interrogé tant sur la légitimité de votre existence, ni même de vos résultats dans ce dossier. Nous nous y penchons dorénavant, l'heure des comptes a sonné mon petit renard, et tu ne feras plus le canard." Cela ne s'appelle-t-il pas une menace en bonne et due forme ? Décidément, il a tout pour plaire notre nazillon !
Les nazillons ne sont plus là où on croit Nefertari. Ceux qui portent les coups et martyrisent aujourd'hui ne sont plus les mêmes qu'hier, et bizarrement on aurait des difficultés à comprendre pourquoi, si le grand Boris Cyrulnik ne nous expliquait pas comment la résilience doit nécessairement s'articuler pour pouvoir s'accomplir. Le sionard n'est pas dans la résilience, il est dans la perpétuelle propagation du tragique et de l'innommable. @ +NEO-
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Des contre arguments ? Niark niark ! Mais p'tit nazillon d'mes deux, pour qu'il puisse y avoir des contre arguments encore faut-il des arguments... et d'arguments, point vous n'avez...seulement du ressassé datant des années trente copié/collé pavlovien de la langue la plus vile, la plus basse, la plus crasse. Celle qui appelle à la haine raciale !... Tout le reste n'est que fumisterie...votre radicalité historique (comme vous dites) pousse au crime...c'est dire que vous êtes un fervent partisan des massacres de Gaza et autres à venir, derrière votre masque à rade autour d'Obama qui ne trompe personne...Vous répétez au vu et au su de tout le monde " mmddrr....mmddrrr...plus c'est dégueu mieux c'est..."...
Tout en vous arrangeant bien renard, toutes vos invectives ne résolvent toujours aucunement le problème, à savoir pourquoi un peuple au XIXème de sur-hommes d'une communauté soi-disant sacrée peut martyriser à souhait, et progressivement asphyxier un autre peuple, spolier des terres promises ou non, et parasiter les politiques étrangères d'autres pays à la convenance de ses seuls intérêts. Cyrulnik et Obama posent les bonnes questions, alors que vous ne voulez à tout prix que les éviter, je ne vois d'ailleurs pas pourquoi ?? Votre voie est à terme une impasse complète renardblanc, il faut parler, poser les problèmes se concerter et faire en sorte comme le préconise d'ailleurs très bien Emmanuel Todd de laisser les peuples s'épanouir civilisationnellement à leur propre rythme et non pas au rythme fou et impitoyable que le mondialisme veut leur imposer, pour des rendements toujours plus haut, des armes toujours plus performantes, des différentiels à gommer aux fins d'un consumérisme à immédiatement établir partout, saut en seul lieu bien sûr où un seul peuple au-dessus des autres, l'élitisme des élitisme, peut absolument s'affranchir de tout. Quand on est trop au dessus de toute loi, on devient fatalement hors la loi, et le rappel et les corrections doivent inévitablement s'imposer. @ +NEO-
"Quand on est trop au dessus de toute loi, on devient fatalement hors la loi, et le rappel et les corrections doivent inévitablement s'imposer." ...
On crontre-argumente rarement en appliquant uniquement des réductions. @ +NEO-
"Crontre" ? "crontre" ? c'est pas mal ce "cron" ... ça vous donne un drôle d'R...... . - Cronchez-vous bien et réductionnez uniquement vos éructations appliquées Choubrun...si vous aviez des arguments poétiques, polis et politiques, pensez bien que ça se saurait...
"Que ça se saurait" ?? Vous nous proposez une gestion de la Rumeur comme seule alternative en quelque sorte au problème d'éradication massive de la poèsie en palestine ?? C'est pas très sérieux honnêtement. @ +NEO-
"Sérieux et honnêtement" ! Voilà deux mots qui, accolés à votre "pseudo-nom", composent une oxymore... ça fait un peu comme "une sublime horreur" ou "une belle figure laide" - "Rumeur" est un synonyme de "Vertubleu" et de "langue brune"
La Rumeur est un super groupe de Rap français et de poésie de la rue que j'apprécie beaucoup, certes, mais bon et votre bilan alors, toujours pas d'argument ?? @ +NEO-
"Argument" accolé à votre "pseudo-nom" est également un "oxymore" Un peu comme : - Le fou normal - L'irrationnelle raison - Un merveilleux malheur - Une obscure clarté Il serait fou d'opposer des arguments à l'irrationnel et à la haine aveugle...
Le fascisme, il y a bien longtemps que nous avons pensé que c'était une poésie, et la poésie même du XXème siècle (avec le communisme sans doute). Les petits enfants qui seront des garçons de vingt ans, plus tard, apprendront avec un sombre émerveillement l'existence de cette exaltation de millions d'hommes, les camps de jeunesse, les gloires du passé, les défilés, les cathédrales de lumière, les héros frappés au combat, l'amitié entre les jeunesses de toutes les nations réconciliées, José-Antonio, le fascisme immense et rouge. Je ne pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse. Robert Brasillach. - http://club-acacia.over-blog.com/categorie-10969480.html
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Robert Brasillach n'est pas un poète ! Le fascisme le séduit parce qu'il y trouve une esthétique ! Effectivement si le fascisme est une poésie, qu'a-t-il besoin des poètes ? Vous le croyez vous, gros nigaud, que le fascisme est une poésie ?
je pense que le nazisme exhaltait une certaine forme d'esthétisme qui a construit sa propagande, c'est tout ce que je veux vous signifier. - la poésie n'est pas nécessairement l'apanage de la résistance à l'oppression, puisque la poésie par ailleurs à permis de construire un certain nihilisme du monde , dont rimbaud, baudelaire et d'autres qui d'une certaines façon ont contribué au désenchantement du monde et donc du fachisme. - votre thèse c'est quoi ? que la poésie représente la quintessence de l'humanisme et de la liberté du bel esprit ? c'est faux ...
Ma thèse est un constat, jeune jlamo : il n'y a pas eu de poète collaborateur fasciste ou nazi...la question est : pourquoi ? j'émets une hypothèse que vous pouvez aller chercher à travers mes propos... L'esthétisme nazi est un certain sens de la mise en scène et de la propagande. Rien à voir avec la poésie...Ni Rimbaud, ni Beaudelaire n'étaient nihilistes...Ces deux là n'ont en rien contribué au désenchantement du monde, mais au contraire à son enchantement...on ne peut tordre la réalité pour la faire entrer dans ses petits schémas idéologiques...Dire que Rimbaud et Beaudelaire on contribué au fascisme, c'est carrément gros texte...Si j'étais Harry je botterais votre Potter rieur en criant "Riddikulus !"
vous dites : la poésie est résistance, je dis non, c'est pas parceque il n'y pas eut de production poétique se réclamant du fachisme que la poésie demeure intégre de toute vicissitudes. - bien des poètes ont contribué à construire certaines images du monde, qui d'une certaine façon concluent aux dérives du monde moderne, sur fond de mysticisme ou de religion. - on ne peut pas considérer que poésie égale systématiquement résistance à l'oppression elle peut en être également le ferment. - rimbaud et baudelaire écrivaient à leur façon un désenchantement du monde et une certaine forme de nihilisme. - hitler lisait shakespeare
on peut citer louis ferdinand céline par exemple, juste pour dire que la poésie ou l'écriture n'ont rien d'absolu contre l'oppression et peuvent même en construire les bases ...
Louis Ferdinand Céline n'est pas un poète, mais un écrivain...Tous les écrivains ne sont pas des poètes et nous parlons justement de poésie...
de poésie, d'écriture, de création, ne soyez pas mesquin svp
M'est-ce qu'un ? Vous plaisantez jlamo ! relisez le début de mon billet : " Dans les années les plus sombres de l'Histoire de France, quelques écrivains, dont on connaît les noms, se perdirent dans la complicité avec l'oppresseur... Mais de poètes, point... La poésie est Résistance..." Je parle donc bien de poésie...et c'est bien le sujet du billet sur lequel je vous le rappelle vous écrivez des commentaires en rapport, pour éviter d'être encore caractérisé comme un troll pas drôle...
Gabriele d'Annunzio (1863-1938), le romancier a longtemps éclipsé le poète, dont l'oeuvre est en France, oubliée ne fût-ce que par manque de traductions, le dernier choix de poèmes remontant à 1912. Cette anthologie rend compte d'une poétique qui reprend les étapes d'une écriture fin de siècle dans les premiers recueils, et affirme ensuite l'originalité de celui qu'on appela «l'Imagnifico». Des cinq volumes des Laudi (1903-1918), dont chacun porte le nom d'une Pléiade, une large place a été faite à Alcyone (1903), journal lyrique d'un été toscan dans une nature enflammée par le soleil de midi, baignée par les fleuves et la mer, où resurgissent nymphes et faunes - déjà évoqués dans le récit d'un voyage en Grèce (Maia). La mélodie de «La pluie sur les pins» alterne avec de fascinantes incarnations comme celle de l'Été dans «Stabat nuda aestas». L'équilibre entre «poèmes d'amour» et «poèmes de gloire» va se rompre dans les derniers recueils, où dominent célébration nationale et déclamation civique D'Annunzio peut être considéré comme le dernier représentant de génie de la lignée des poètes qui ont vécu le mythe comme Éden perdu, rejoignant ainsi Leopardi, Hölderlin, Shelley ou Mallarmé.
Lorsque la Société des Nations s'occupa de découper les dépouilles des vaincus de la guerre de 14, d'Annunzio, aidé de son prestige littéraire (il ne cessa pas d'écrire pendant la guerre) et militaire, réussit un coup d'Etat dans le port de Fiume (Rijeka, actuellement en Croatie). Pour cela, il s'entoura d'une poignée de déserteurs et donna un cri à cette étrange armée : "O Italia O Morte". Cependant, alors que d'Annunzio voulait offrir cette conquête à sa patrie, cette dernière refusa le cadeau assez sèchement et le prince de Monte Nevoso, ivre de rage mais saisissant l'occasion de concrétiser politiquement son idéal esthétique, annonça la création de "l'Etat libre de Fiume". Pour la seule et unique fois dans l'Histoire, un utopiste, un esthète, un fou peut-être, put diriger souverainement un morceau de terre. Il s'entoura de nationalistes, d'aventuriers, de nihilistes, de poètes et d'artistes et rédigea la "Charte Canaro", constitution lyrique farfelue mais qui eut le mérite, contrairement aux nombreux manifestes de l'époque, de dépasser le simple stade de la déclaration de principes. Mais cet Etat, pensé et voulu comme une "œuvre d'art politique", imaginé par un homme à la culture trop étendue, aux références politiques trop multiples et trop abstraites (Dante, Nietzsche, Rome antique, Médicis, etc.) ne tînt pas : refuge de toutes les crapules et de tous les drogués – nombreux dans cette Europe des années 20 – il tomba dès la première estocade. Gabriele d'Annunzio avait tous les génies, fors celui de la politique. Début 1921, il fuit la ville bombardée, laissant à la postérité une constitution poétique, littéraire, avant-gardiste et, contrairement à ce que soutinrent, bien plus tard, les communistes des années de plomb, en rien fasciste. Le dandy n'était pas fasciste, même si Mussolini lui rendit des funérailles nationales
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%27Annunzio - Gabriele D'Annunzio, prince de Monte Nevoso est un écrivain italien, né à Pescara le 12 mars 1863 et mort à Gardone Riviera le 1er mars 1938. Principal représentant du décadentisme italien, héros de la Première Guerre mondiale, il soutint le fascisme.
lisez mieux jeune jonathan
Les mauvaises pensées sont comme des sirènes, Elles tourbillonnent telles des papillons blessés Et murmurent des mots d’amour insensés Dans des volutes de lumière païenne. . Les idées noires sont des ensorceleuses Aux grands yeux de chimères abandonnées Laissant dans leur sillage des ténèbres abominées Qui nous entourent d’une tristesse somptueuse. . Les souvenirs chagrins sont des spectres diaphanes Aux longues mains délicates et glacées, Qui depuis la nuit des temps effacés Chantent la douleur d’avoir perdu leur âme. . Alors les vagues de souffrance et de doute Viennent se fracasser sur les grèves désertées Quand le vent hurle sa haine du passé Et sa peur d’un monde sans cesse en déroute. . La mémoire des grandes batailles perdues Rugit dans les ruines de nos vies fragiles Et s’engouffre dans nos espoirs futiles De revoir un jour la lumière disparue. . Mais toujours, une lueur, une silhouette vacillante Se fraye un chemin de sable et de sel, Pour nous arracher à l’ombre mortelle Et nous faire regagner les plages apaisantes. . Les hommes ne sont que poussière Et leurs vies ne sont que des cris Qui montent et voyagent jusqu’à l’infini, En de pathétiques et inutiles prières. . . Néfertari. . A tous les aventuriers du magicobus....
dianne Je vous écris... ;o))
.Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force, ni les mauvaises pensées déguisées en sirène, cherchant à murmurer des mots doux insensés, ni les vaines idées noires aux grands yeux de chimères chaloupant sur la grève comme des ensorceleuses, ni les spectres diaphanes des souvenirs chagrins chantonnant la douleur et l'effacement du temps... - En regardant la houle qui caresse le rêve, nos cœurs ont la révolte à fleur de peau le cri tragique de l'homme semble inefficace, mais il est une preuve d'existence Alors, tant bien que mal, ce que nous travaillons c'est la beauté du cri nous y mettons de l'insolence, de la légèreté, du rire, de la poésie, de la tendresse et nous savons que rien n'est jamais acquis à l'homme
Respect pharaonique Renarblanc.... Pauvres morpions pitoyables qui ne pourront jamais comprendre le rire et le vent !
jlamo n'aime pas plus la poésie que la littérature, Renarblanc, il en fait profession de foi sur son blog : "j'aime pas la littérature contemporaine". Heureusement qu'il ne fait pas des émules. Donc, pour vous, qui aimez, Renarblanc, voici encore Victor Hugo : De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ? De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages, Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ? De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ? Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ? Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ? Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ? Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle? Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux, Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux Et si la servitude inutile des bêtes Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ? Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ? Oh! de nos actions qui sait les contre-coups, Et quels noirs croisements ont au fond du mystère Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ? Quand vous cadenassez sous un réseau de fer Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air, Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue, Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue, Croyez-vous que le bec sanglant des passereaux Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ? Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde ! Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde. Ne comprenez-vous pas que vous êtes méchants ? À tous ces enfermés donnez la clef des champs ! Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles ; Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes. La balance invisible a deux plateaux obscurs. Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs ! Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ; La volière sinistre est mère des bastilles. Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux Toute la liberté qu'on prend à des oiseaux Le destin juste et dur la reprend à des hommes. Nous avons des tyrans parce que nous en sommes. Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ? Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre. Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre Se penche, et te dévoue à l'expiation. Je t'admire, oppresseur, criant: oppression ! Le sort te tient pendant que ta démence brave Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave Et la cage qui pend au seuil de ta maison Vit, chante, et fait sortir de terre la prison. (LA LÉGENDE DES SIÈCLES)
Superbe, Victor-Hugo, encore - Je hais l'oppression d'une haine profonde, Aussi, lorsque j'entends, dans quelque coin du monde, Sous un ciel inclément, sous un roi meurtrier, Un peuple qu'on égorge appeler et crier, Alors, oh ! je maudis, dans la cour, dans leur antre Ces rois dont les chevaux ont du sang jusqu'au ventre ; Je sens que le poète est leur juge, je sens Que la muse indignée, avec ses poings puissants Peut, comme au pilori, les lier sur leur trône Et leur faire un carcan de leur lâche couronne, Et renvoyer ces rois qu'aon aurait pu bénir, Marqués au front d'un vers que lira l'avenir ! Oh! la Muse se doit aux peuples sans défense. J'oublie alors l'amour, la famille, l'enfance Et les molles chansons et les loisirs sereins Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain. - FEUILLETS D'AUTOMNE 1831)
si la littérature contemporaine, et la plupart de la production culturelle est d'essence fasciste , non je n'aime pas cette littérature.
...d'essence, vous dites ? êtes-vous sur qu'il ne s'agit pas de diesel ou de pet troll ?
T'as trouvé ton sens de l'humour dans un paquet Bonux?
Paic citron ... ça lave très bien
Ha ha ! (rire à gorge déployée d'une pharaone la tête renversée)
toute la culture renferme en elle ses contradictions, dont le fachisme est partie intégrante en tant que philosophie de toute chose, tout comme son contraire l'humanisme. - fachisme et humanisme sont différentes formes d'idéal qui tentent de résoudre nos contradictions, si vous parvenez à me présenter une production, oeuvres ou compositions qui s'extraient des contradictions inhérentes au monde, j'en serais fort intéressé.
Il y a une malhonnêteté intellectuelle à mettre sur le même plan humanisme et fascisme
dianne Mais il a gagné le prix du Trolldor avec cette assertion impérissable ! FZT again and again. :o))) Et il s'est piégé tout seul ! . Petit conseil de lecture pour que les choses s'éclaircissent : Lionel Richard, le nazisme et la culture (Petite collection Maspero) Où l'on apprend que le nazisme bannit l'art moderne... Tiens, tiens... et qu'il ne peut y avoir de poésie puisque c'est l'état qui définit les critères du beau. Il y eut des productions avec des textes découpés en lignes : hagiographie et coups d'encensoir ! Exaltation des vertus de la schlague et de l'ordre. Je trouve juste deux noms Carossa (mais il est mort en 56 et l'essentiel de son oeuvre est antérieur à 1933) et Agnes Miegel (qui n'écrit plus de poèmes après 1933), enbaumés tout vifs par un Robert Pitrou dans "Deutschland/Frankreich n°6, publié en 1943. Ils ont peut-être mis au garde à vous par paquets de douze pieds des proses thuriféraires mais même le lyrisme germanique a ses limites dans le conformisme. . Ah j'oubliais, c'est pas sur Wiki. Faut bosser là....
merci Dianne...le prix du Trolldor, il ne peut pas y échapper...il y met tellement du sien
Sur le diplôme, tu mets quel nom ? Lasvertulamo ? en attendant mieux ?
jlartubrunmover, vermochoujlabrun, jleramobrunva, vertumojlabrun, chouverjlabrunmo...on a l'embarras du choix
" Il y a une malhonnêteté intellectuelle à mettre sur le même plan humanisme et fascisme " , ben non liberté contre totalitarisme, vous voulez opposer quoi d'autre au fachisme ? - il y a une réelle mauvaise foi à ne pas reconnaitre que le régime nazi développait sa propre forme de poésie et de lyrisme, lié au nationalisme et à un certain " romantisme " allemand.
Mais mon petit jonathan, un régime qui dit aux poètes ce qu'il faut écrire, ça fait de la bouillie pour les chiens et pour les chats, pas de la poésie... " Il existe une sorte d'homme toujours en avance sur ses excréments" [René Char, "feuillets d'hypnos]
certes, bien que l'état actuel ne m'autorise pas à écrire ce que je voudrais nécessairement et à le publier, cf orelsan ... - enfin là n'est pas la question, vous parliez de la poésie comme résistance à l'oppression ( de quelle poésie sagit-il ? ), je vous indique humblement que le régime nazi construisait également une certaine poésie, ce pourquoi je parle d'objectivité, et de ne pas considérer la poésie comme une oie blanche et parfaite en tant que remêde imparable contre l'oppression, car il existe une multitude de formes de poésies, et d'aucun ne peut prétendre que cette forme ci de poésie ou une autre serait prétenduement supérieure à une autre. et en tout état de cause jamais cette définition de la poésie comme résistance à l'oppression ne représente une vision définitive et si possible exhaustive.
Hehe...orelsan est votre idole ?...Nous cacheriez-vous des choses ?
Bon...je vous remets le conseil de Dianne (voire plus haut)...Apparemment vous n'avez pas lu - " Petit conseil de lecture pour que les choses s'éclaircissent : Lionel Richard, le nazisme et la culture (Petite collection Maspero) Où l'on apprend que le nazisme bannit l'art moderne... Tiens, tiens... et qu'il ne peut y avoir de poésie puisque c'est l'état qui définit les critères du beau. Il y eut des productions avec des textes découpés en lignes : hagiographie et coups d'encensoir ! Exaltation des vertus de la schlague et de l'ordre. Je trouve juste deux noms Carossa (mais il est mort en 56 et l'essentiel de son oeuvre est antérieur à 1933) et Agnes Miegel (qui n'écrit plus de poèmes après 1933), enbaumés tout vifs par un Robert Pitrou dans "Deutschland/Frankreich n°6, publié en 1943. Ils ont peut-être mis au garde à vous par paquets de douze pieds des proses thuriféraires mais même le lyrisme germanique a ses limites dans le conformisme." - Encore merci, Dianne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_de_langue_allemande - Le romantisme (vers 1796-1835) Aux Herder, Gœthe et Schiller, succède une seconde génération de romantiques en Allemagne. Celle-ci compte de grands noms comme Hölderlin et J. P. Richter et est divisée en deux écoles. L'école de Iéna, très cosmopolite, représentée entre autres par Novalis, Tieck, Schlegel, se réclamait proche de la pensée de Fichte. Elle élabora la doctrine romantique. L'école de Heidelberg, qui compta les noms de Brentano, Eichendorff, Arnim et les frères Grimm, se pencha moins vers la réflexion que vers le réel et tourna finalement au nationalisme culturel. - La littérature dans l'Allemagne nazie Le 30 janvier 1933, les nazis et leur chef Adolf Hitler prennent le pouvoir en Allemagne. Toute forme de littérature critique à l'égard du pouvoir est interdite, ainsi que les écrivains de gauche, communistes ou juifs. Des milliers de livres sont alors brûlés sur de grands bûchers. A partir de 1938, à la suite de la réunification de l'Autriche au Reich (l'Anschluss), la même politique va y être appliquée dans la province autrichienne. Le gouvernement exige alors des poèmes exaltant la patrie et le peuple allemand (Blut-und-Boden-Dichtung : La poésie du sang et de la terre, l'idéologie officielle étant appelée Blut und Boden ou BluBo), la seule littérature non-idéologique alors tolérée est une littérature de divertissement. Les opposants au régime sont menacés de mort, quand ils ne sont pas partis en exil. Ainsi meurent Jakob van Hoddis et Carl von Ossietzky. De nombreux écrivains restent dans leur pays, bien qu'ils s'opposent au national-socialisme. Ils sont condamnés au silence, laissent leur écrits dans leur tiroir ou se cantonnent à des thèmes non-politiques. Parmi les plus célèbres, Erich Kästner, Gerhart Hauptmann, ou Wolfgang Koeppen sont restés en Allemagne. Très rares sont les écrivains qui prennent parti pour le nazisme, dont Josef Weinheber et Erwin Guido Kolbenheyer. Quoi qu'il en soit, la littérature pro-hitlérienne n'a qu'un intérêt historique car présentant un caractère de grande médiocrité.
Mais vos volumineux copiés/collés apportent-ils quelque chose ? Il n'y a pas de poètes nazis !
Le gouvernement exige alors des poèmes exaltant la patrie et le peuple allemand (Blut-und-Boden-Dichtung : La poésie du sang et de la terre, l'idéologie officielle étant appelée Blut und Boden ou BluBo) - si vous ne faites pas l'effort de lire c'est inutile de " débattre "
Pafff ! Vous en faites une belle...FDZ....si le gouvernement dicte la poésie au poète, quelques serviles arrivistes en mal d'inspiration, peuvent coller à la consigne...mais ça ne suffit pas à faire d'eux des poètes !
mais cela c'est votre définition des poètes et de la poèsie, complétement subjective et approximative, tout état permet à ses contemporains de produire une certaine culture, de façon plus ou moins autoritaire, ce que notre état actuel permet également. - le fait est que d'écrire de la poésie se résume à faire des textes qui s'organisent en rimes et parlent de l'amour ou de la beauté, et que le régime nazi ne vous en déplaise le faisait également. - par conséquent, l'art poétique ne renferme en rien la quintessence d'une lutte quelconque contre l'oppression , et peut même au contraire contribuer à cette forme d'oppression par le pouvoir des mots.
Le fait que vous n'avez aucune idée de ce qu'est la poésie
le fait est qu'il y avait de la poésie sous le régime nazi, de la musique, des chants et de l'art , donc cela ne représente en rien ce que vous citez une forme définitive de résistance à l'oppression. - et votre définition complétement approximative et subjective de ce qu'est la poésie n'y changera rien.
Bon je vous remets les excellents conseils de Dianne (voire plus haut)... Visiblement, vous n'avez toujours pas lu - " Petit conseil de lecture pour que les choses s'éclaircissent : Lionel Richard, le nazisme et la culture (Petite collection Maspero) Où l'on apprend que le nazisme bannit l'art moderne... Tiens, tiens... et qu'il ne peut y avoir de poésie puisque c'est l'état qui définit les critères du beau. Il y eut des productions avec des textes découpés en lignes : hagiographie et coups d'encensoir ! Exaltation des vertus de la schlague et de l'ordre. Je trouve juste deux noms Carossa (mais il est mort en 56 et l'essentiel de son oeuvre est antérieur à 1933) et Agnes Miegel (qui n'écrit plus de poèmes après 1933), enbaumés tout vifs par un Robert Pitrou dans "Deutschland/Frankreich n°6, publié en 1943. Ils ont peut-être mis au garde à vous par paquets de douze pieds des proses thuriféraires mais même le lyrisme germanique a ses limites dans le conformisme." - - Toujours grand merci, Dianne
"le fait est que d'écrire de la poésie se résume à faire des textes qui s'organisent en rimes et parlent de l'amour ou de la beauté, et que le régime nazi ne vous en déplaise le faisait également." Je vous répète, jlamo : "écrire de la poésie se résume à faire des textes qui s'organisent en rimes et parlent de l'amour ou de la beauté" !!! Jamais lu plus stupide définition de la poésie. Voilà qui, effectivement, colle parfaitement à l'idéal fasciste de la Beauté, grâce auquel le fascisme séduisit les foules européennes. Et c'est avec ça que vous tentez maladroitement de nous séduire, petit brun ? Raté.
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voyez renardblanc, j'essaye juste de vous demander d'être un peu plus objectif . - la poésie existait sous hitler , c'est tout ce que je vous demande de reconnaitre, de piètre qualité sans doute, mais poésie tout de même. - le fachisme utilisait également la poésie pour fanatiser son peuple. donc difficile de considérer qu'il sagisse d'une arme ultime contre l'oppression. - à moins de se complaire de ne voir qu'une seule facette de la pièce.
Votre demande d'objectivité n'est pas audible...
c'est tout simplement que vous êtes de mauvaise foi
Gros texte
bon on a bien fait joujou, je vous laisse vous faire les dents, et me mépriser avec vos amis. - benêt, troll, nigaud, con etc ... et vive la poésie ...
Vous avez fait joujou, jlamo ?
je relance pas c'topic si vous êtes pas capable de comprendre ce que je dis.
Ne relancez pas jonath... à force de faire le troll partout vous oubliez les règles élémentaires de la phrase négative...ça fait désordre...
je vous trouve décidemment bien hautain, tout de même ...
C'est une matinée délicieuse le soleil illumine la campagne les abeilles butinent un papillon se pose délicatement à côté d'un mimosa les moutons bêlent les trolls et leurs comparses ne savent plus où donner de la tête des cloches tintent au loin tout est calme et paisible
voir totalement méprisant ...
Oui, totalement... mais, prisant les poèmes et ignorant les sots totalement invisibles et pourtant si prégnant ici le ciel est bleu un oiseau chante on entend le tic-tac de la pendule et puis des mots simples des mots comme camomille et manche à balai comme bête à bon dieu et béchamel banana split et nonchalence et pas des mots comme palimpseste, pechblende, ou cumulo-nimbus décalcomanie, stéthoscope, mâchicoulis ou anticonstitutionnellement....
c'est quoi votre problème avec les décalcomanies et les cumulo-nimbus ? - je suis daccord avec vous pour stéthoscope et mâchicoulis... - par contre camomille et manche à balai non, ni même béchamel.
une encre noire décide de ce code encore mince il mâche le chicoulis et met sa tête au scope le palimpseste boit sa came au mil du rêve dégourdissant le troll comme un manche à balai devant sa bouche bée chamelle du désert les dés calquent mamy en cumulo-nimbus pendant qu'il tente d'exploiter un gisement de pechblende
insignifiant ... - sans intérêt, épuisant, vain , futile, ennuyeux, verbeux, prétentieux, nocif, vaniteux, idiot .
un signifié, un signifiant, et hop...ça repart : la science ne serait pas la science, si elle n'était patience la sévérité est la continuation de la vérité par d'autres moyens le bonheur est dans l'erreur, non dans la terreur et le masque jamais n'abolira la plume
bravo, renardblanc, vous avez des lettres c'est cool, maintenant essayez d'avoir un peu d'intelligence , merci .
" le bonheur est dans l'erreur " - avec toujours des perles, qu'il faudrait ne pas relever pour ne pas vous agacer, vous en pensez ce que vous voulez, vous racontez des choses avec des jolis mots, mais sans aucun discernement malheureusement, - alors comme dit Lincunale, ça meuble, mais ça ne sert à rien, juste causer pour causer, et vous donner l'impression d'avoir le dernier mot. - c'est votre problème pas le mien, je ne joue pas de cette façon, pas dans ce genre de combat d'égo puéril et insensé, je vous l'ai dejà dit.
" la sévérité est la continuation de la vérité par d'autres moyens " - celle là est pas mal, au passage, vous vous ridiculisez d'aprés moi.
Rire inoui ...pas sage errements Riddikulus Nul n'entend le muet qui égrène des vers... c'est la sévérité de la vérité ou c'est la vérité de la sévérité à votre guise jonath l'erreur tait la terreur en cherchant le bonheur, alors que la terreur cherche à terrasser le bonheur de l'erreur
pour moi la sévérité n'est en rien la continuité de la vérité ( laquelle ? ) - et je pense qu'il n'y a aucun bonheur à vivre dans l'erreur, donc causer pour causer franchement c'est bien joli, mais ça apporte vraiment pas grand chose au débat.
pas de débat avec vous seulement des bas
je vous ai donné mes arguments vous en faites ce que vous voulez renardblanc ... - vous dites la poésie comme résistance à l'oppression, je confirme que c'est un peu léger et superficiel, voire orienté, ( sans par ailleurs remettre une couche sur votre relative obsession à parler de totalitarisme, d'oppression ou de hitler, car on peut se demander aujourd'hui avec sarko notamment de quel côté se situe cette oppression ), - vous dites que la poésie n'existait pas sous le fachisme, je vous ai démontré qu'il y a des poétes fachistes, qui certes sont peu connus, mais de dire la poésie représente un rempart contre l'oppression est faux et partiel, puisque à nouveau je le redis simplement et poliment, les mots et la poésie peuvent servir les totalitarismes ...
Dans l'objectif, il y a toujours le but à atteindre, dans l'oppression il y a toujours l'abject à attendre, mais dans la poésie il y a de l'adjectif à peindre, ce qui est une façon de contrer l'abject objet de l'objectif pour ne conter que sur le sujet sous jet du subjectif.
Rire..Excellent Lincunable
Normal, c'est un grand Magicobussien !
;o))
être paraphrasé par jlamo n'est pas être cité.
Le poète ne peut pas longtemps demeurer dans la stratosphère du Verbe. Il doit se lover dans de nouvelles larmes et pousser plus avant dans son ordre. [René Char, Feuillets d'Hypnos]
"On ne peut apprendre au crabe à marcher droit" [Aristophane, La Paix]
@Renarblanc @jlamo, Vos longs échanges ont quelque chose de pathétique. On perçoit une absence de mauvaise foi et, en même temps, il est clair que les deux points de vue sont inconciliables, tant les références à des échelles de valeurs basiques pour chacun de vous sont en jeu. Puis-je apporter mon éclairage? Je pense, comme Renarblanc, que la poésie, la vraie, est totalement inconciliable avec un régime fasciste ou tout autre régime totalitaire (type URSS, Chine, Pinochet, etc). Pourquoi? Tout simplement parce que ces régimes sont incompatibles avec la personnalité, les fondements profonds constitutif des poètes. Pourquoi? Le poète, le vrai, est viscéralement un écorché et surtout, un rebelle. S'il n'est pas un rebelle, à la recherche de quelque chose d'autre, de plus grand, de plus libre, de plus vaste, hors des sentiers battus, ce n'est pas un poète. Le vrai poète ne peut s'exprimer que dans un univers libre. La vrai poésie impose d'aborder le réel, la vie par un autre angle, d'une autre manière. Par des chemins où "tout ce qui imposé" est inacceptable et incompatible, par essence. Il y a donc quelque chose de constitutif, d'essentiel, de primaire chez le poète (et qu'il n'a pas choisi, il est ainsi!) mais qui est incompatible avec un régime totalitaire. C'est comme si on pensait faire vivre des plantes là où il n'y a pas de CO2: la synthèse chlorophyllienne impose la présence de CO2! Qu'il y ait des gens qui aient pu vivre dans des régimes totalitaires en se prétendant poètes: c'est possible. Qu'ils aient pu exprimer leur poésie, je doute...ou, alors, ce n'est plus de la poésie, celle dont nous parlons quand nous employons ce mot! Enfin, Poésie et métier d'écrivain sont deux choses différentes. Bien à vous
Merci de cette intervention, M. Philips... Je pense que nous nous comprenons
un poète qu'elle qu'il soit fait toujours parti d'un système, qu'il sagisse de la démocratie, qui semble nous permettre d'être tous libres, ou de totalitarismes qui nous obligent à vivre selon des rêgles trés étroites. - la thèse de renardblanc est de dire : la poésie nous sert contre l'oppression. - la liberté de penser, avec des mots, des poèmes, oui bof c'est joli à exprimer dans les mots, mais si cela était vrai la poésie s'enseignerait à chaque coin de rue et nous serions tous poétes. - je ne crois pas que les choses soient ainsi malheureusement, et il me semble que la poésie n'a rien d'absolue pour nous défaire de quelconques formes d'oppressions, cela me semble trés léger et superficiel de dire cela.
jlamo, Discuter, si peu que cela soit, exige le respect de certaines règles. Si l'on s'en écarte, ce que l'on a toujours le droit de faire, on risque en même temps que les autres ne respectent plus non plus ces règles vis-à-vis de vous. C'est ce qui vous arrive sans cesse! Vous avez fait le choix de vous simplifier la vie en vous dispensant des plus élémentaires règles de politesse en matière de communication (orthographe plus que aléatoire-et pourtant, c'est si facile d'utiliser le correcteur automatique sur PC, refus des majuscules, etc, etc), du coup, vous vous étonnez que l'on s'en prenne à vous sur des modes "désagréables". Vous l'avez cherché, mon vieux, vous l'avez cherché! Relisez-vous, souvent ce que vous écrivez est obscure, difficile à comprendre car vous écrivez un peu comme vous pensez, en mettant les mots les uns derrière les autres, sans ponctuation, avec pas mal de désordre. D'où souvent, incompréhension. Un peu plus de rigueur, que diable. Commencez par essayer de vous mettre un peu à la place de votre interlocuteur en respectant un minimum de règles de bienséance et vous allez voir que, tout de suite, les choses iront mieux. Comment peut-on être respecté quand on ne respecte pas les autres? Bien à vous
jamais de la vie, j'écris simplement, et certes sans majuscules, parceque je ne disserte pas ou rarement sur ce forum, je cause, pour moi c'est différent, c'est mon droit il me semble, je met des majuscules lorsque je fais une dissertation, ici je pourrais en mettre occasionnellement, bref ... - je m'exprime tout à fait correctement il me semble et de façon à me faire comprendre le mieux possible, ce que vous me reprochez me semble injustifié.
et ce n'est pas moi qui traite les autres de troll, de benêt, de gros nigaud du matin au soir etc ... je vous signale ...
"cela me semble très léger et superficiel de dire cela", jlamo.
"troll, benêt et gros nigaud" sont des euphémismes quand jlamo pérore en déclarant qu'un poète est obligé de vivre en totalitaire sous régime totalitaire et en démocrate sous régime démocrate. Il y a des poètes qui ont résisté au totalitarisme en mettant leur vie en danger. Voyez René Char. Merci à M. Philips pour son éclairage.
non, vous ne comprenez pas ce que je vous dis, parceque apparemment vous semblez sacrément borné et sans aucun discernement, - j'e tente vainement de vous dire que la poésie ne représente en rien la quintessence d'une quelconque résistance à l'oppression puisque les mots ont servi et servent encore les régimes totalitaires ? - comprenez-vous la nuance ?
NON
jlamo écrit : "la poésie ne représente en rien la quintessence d'une quelconque résistance à l'oppression puisque les mots ont servi et servent encore les régimes totalitaires". Les mots servent à tout, jlamo. À tout. "La vie ne ressemble à rien. La littérature ressemble à rien." Georges Perros Vous savez que là, jlamo, vous bouffez ma nuit de vos dents ébréchées ? Mais quelles réparties vous soulevez ! Petit provocateur. Et sincère, avec ça…
ben c'est vraiment regrettable pour vous ...
;o))
Lorsque je me suis abonné ,à Mediapart .Je croyais pouvoir dialoguer, pouvoir entretenir quelques propos contradictoires meme . ;a Avec certains.Depuis un peu plus d un mois que je lis regulierement differentes interventions je note avec desagrement que les echanges (quelques soient les sujets abordés) finissent toujours par des insultes et tres tres souvent emiseent par les memes peudos. La POESIE et son role, est un ecxellent sujet de diaogueS , meme passionnés, meme vindicatifs,Vous pourriez ,Vous abstenir des insultes (le porte paroles Lefebvre VOUS inspire t il autant) Ne pensez pas que je sois un (beni oui oui) j,aime bien la prococation, mais l insulte gratuite est desesperente. Je ne ne m adresse pas à tous mais beaucoups se reconnaitront;encore qu il en est un qui ne soit pas intervenu, , la poesie ne l interresse peut etre pas! encore une "PETITE" interrogation.Vous utilisez toujours le meme pseudo ? Si vous avez des comptes à regler un autre site vous accueuillera avec plaisir ! J ose esperer que la direction de MEDIAPART est bien consciente de ces desagrements( doux euphemisme) JE SAIS QU UN COURRIER LUI A ETE ADRESSE! La poesie à p lus tard !
Merci à vous saine colère... Si vous saviez comme je la partage, votre saine colère... J'aurais bien discuté poésie avec vous.... ;o(
Il est encore tres tard ou trop tôt ! juste queques mots. Vous partez en vacances; alors quelles soient calmes , paisibles,emplies de poésie . excusez moi, je n ai pu vous repondre plus rapdement . Peut etre en septembre quelques echanges sur la poesie ? Vaste sujet! cordialement
Voyez donc la profession de foi de Jlamo sur son blog, Saine Colère : "J'aime pas la littérature contemporaine". Avec ça nous sommes éclairés. Le seul contre exemple à la poésie résistante de jlamo est un écrivain italien adulé par Mussolini pour son nationalisme antérieur au fascisme. Nous sommes loin du contre exemple. Quelques écrivains collaborationnistes de la dernière guerre : Drieu la Rochelle, Céline, Brasillach... Des poètes ? Point.
Ezra Pound, jamais entendu parler ? Fan club de Mussolini, antisémite: n'empêche que ses Cantos, entre autres, sont lus et relus, étudiés, partout dans le monde.. Arrêté à la Libération, il n'échappa à la mort que sur interventions... d'autres poètes et écrivains, dont un certain nombre de résistants, sans doute un peu moins enclins aux catégories. Quant à Maïakovski, avez-vous lu ses poèmes regroupés sous le titre "Staline" ? Pas exactement résistant à l'oppression pourtant déjà bien engagée. Et à sa mort, le plus bel hommage qui lui fut rendu fut celui de Marina Tsvetaeva, exilée. Qui rendait hommage au poète, par delà ce qui les séparait. Mais vous avez raison sur un point: la poésie est rebelle, y compris aux catégories.
Erza Pound ... Gagné ! un pseudo poète pro nazi... Vous connaissez ses poèmes ?... Moi non... En Mussolini, Pound voyait non seulement un homme d'Etat qui avait renversé la ploutocratie, mais quelqu'un qui avait fait de la politique une forme d'art. Pound déclara: « Mussolini a dit à son peuple que la poésie est une nécessité de l'Etat, et en cela il a exprimé à Rome un niveau de civilisation plus élevé qu'à Londres ou Washington ». ça vaut bien "le fascisme est une poésie de" de Brasillach... L'art de Mussolini ? Tous les poètes le connaissent ! - Deux jours après la mort de Mussolini, Pound fut capturé dans sa maison par les partisans italiens après qu'il ait tenté sans succès de se rendre aux forces américaines. Après avoir mis un livre sur Confucius dans sa poche il partit avec les partisans, s'attendant à être exécuté. Au lieu de cela il finit dans un camp américain à Pise construit pour les prisonniers de guerre les plus brutaux. Pound fut enfermé dans une simple cage de fer au plancher en béton, dans la chaleur brûlante, éclairé en permanence pendant la nuit. Pound eut un effondrement physique et fut transféré dans un centre médical, où il obtint de pouvoir travailler sur les «Pisan Cantos». En novembre, il fut envoyé à Washington et emprisonné. Il fut déclaré fou et envoyé dans une institution pour fous criminels à St. Elizabeth. Là sa production littéraire continua, et il traduisit 300 poèmes chinois traditionnels qui furent publiés à Harvard en 1954. Parmi ses nombreux visiteurs, il devint le mentor de John Kasper, un jeune intellectuel fougueux (KKK) qui parcourait le Sud pour faire campagne en faveur de la ségrégation raciale, provoquant le rappel de la Garde Nationale dans le Tennessee. Rien à voir avec un poète. - En 1953, Pound n'avait pas encore fait l'objet d'un diagnostic formel. Des enquêtes par le Ministère de la Justice reconnurent que Pound avait tout au plus des «troubles de la personnalité». Au milieu des années 50 diverses figures et magazines influents firent campagne pour la libération de Pound. Après 13 années d'enfermement, l'inculpation de Pound pour trahison fut abandonnée le 18 avril 1958. Le 30 juin il partit pour l'Italie, faisant le salut fasciste aux journalistes en arrivant à Naples, et déclarant «toute l'Amérique est un asile de fous». Il continua avec les «Cantos» et resta en contact avec des personnalités politiques comme Kasper et Mosley. Il continua à s'opposer avec défi au système américain dans des interviews à des magazines en dépit des plaintes des diplomates américains. A cause de son engagement politique, Pound ne reçut pas les honneurs qui lui étaient dus après sa mort le 1er novembre 1972. -
renardblanc possède la singulière faculté et talent de pouvoir dire à lui seul contre tous, ce qu'est un poète ou non, c'est fabuleux.
:o)))...à lui tout seul contre tous....vous êtes tous jlamo ?
l'histoire qui reconnait des personnes comme poètes s'inspirant des régimes totalitaires ... - mais pour vous c'est pas de la poésie, parceque un poète ne peut exister sous un régime totalitaire, puisque ce régime lui dicte sa poésie ... - bref ... prenez un peu également connaissance de la transmission et de la conversation entre chaques poètes, au travers des différentes époques, notamment en allemagne d'avant guerre et avec la poèsie victorienne notamment ... pour vous élargir un peu le champ de vision ...
c'est inutile de parler de poésie contre les totalitarismes, si vous vous refusez à un minimum d'exhaustivité et d'objectivité, pour ne considérer en tant que poésie seulement ce qui vous arrange de considérer selon votre façon partiale de considérer ce qu'est la poésie. - les poètes ou artistes maudits ont bien heureusement tout leur intérêt en dehors des considérations politiques que la pensée unique ou que les société des hommes ne souhaitent les maudire et les ignorer.
"objectivité" ça ne colle pas avec jlamo...
on ne saisit peut-être pas bien l'intérêt ou l'utilité de ce genre de débat, mais à ce moment là on laisse le terrain à toutes formes d'ignorances et d'approximations pour ne penser le monde et la culture que sous un angle partiel et partial. - c'est peut-être inutile de débattre, on ne gagnera rien à terme de cette conversation, mais peut-être simplement la capacité de ne pas se complaire dans des simplismes qui représentent bien souvent les bases des totalitarismes. - si l'on renie certaines vérités, on renie également les idées que renardblanc semble défendre, on ne fait que contribuer à ce que l'ignorance ne permette de construire les mêmes pièges que l'on souhaiterait dénoncer.
Moi je suis contre Renarblanc ! Tout contre.
Hummmm...comme il est agréable de vous avoir tout contre moi, Nefer.. nous birouettons si bien ensemble...
vous vous en êtes restée à harry potter, donc vous êtes tout simplement pas crédible.
Vous avez le Potter rieur, mon cher Harry
et vous en êtes resté à Brasillach : "le fascisme est une poésie" ce qui est assez décrédibilisant
Sur Ezra Pound, pseudo poète, que vous ne semblez pas connaître effectivement, il y a remède: les Cantos ont été réédités il y a quatre ou cinq ans, Gallimard a publié nombre de ses poèmes, d'autres éditeurs aussi ( rééditions récentes) les cahiers de l'Herne lui ont consacré deux tomes. Il est étudié dans les universités américaines, moins en France, mais tout de même. Sans compter la solide demi douzaine de biographies qui lui ont été consacrées que je n'ai pas en tête, mais amazon est là... A propos de sa bio: différentes versions, on s'en doute. Nul ne conteste sa passion pour Mussolini - gout de l'absolu, si on veut, mais passion quand même - quant aux écrits antisémites, ils existent. Par contre, son internement fut largement dû aux interventions de ses amis écrivains et poètes qui lui évitaient ainsi un procès. On doit bien trouver, sur internet, trace de ce que pensaient de lui ses pairs. Pardon, j'ai écrit avant de lire ce qui suivait.
Il semble qu'Erza Pound soit l'exception qui confirme la règle, avec toutes les nuances émises par Pierre Ferron...
Quant à Maïakovsky il s'est suicidé, l'année du Congrès dit "des Vainqueurs".
Pour Maïakovski, il y a erreur : il n'a jamais écrit de recueil de poèmes sous le titre "Staline"...Il prend certes parti pour la Révolution en 1917 et compose un poème à Lénine, mais il s'agissait du rêve révolutionnaire... Sa lucidité tardive l’opposera vers la fin à la critique officielle ( « Je joue des coudes à travers la bureaucratie, les haines, les paperasses et la stupidité »). Ses pièces seront cinglantes (« la Punaise » 1920, et « les Bains » 1929). Mais c’était bien trop tard. Déjà il servait d’alibi et l’on avait trop besoin de lui pour l’exclure ou le déporter comme tant d’autres. Momifié tel qui l'était par le régime, ses ruades n’avaient plus aucune importance. Il meurt en 1930. Il est donc faux de dire que c'est un poète stalinien...C'est un poète que Staline a utilisé à son profit en lui faisant des funérailles nationales... Cela s'appelle une récupération
merci
de rien...
"Ezra (Pound) ne donnait jamais d'explications sur ce qu'il écrivait (...) Je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi vivant, intelligent et mystérieux (..)" William Carlos Williams
En 1902, William Carlos Williams entre à l’Université de médecine de Pennsylvanie. Il se lie avec Ezra Pound, Hilda Doolittle (plus connue sous le nom d’H.D.) et le peintre Charles Demuth. Le commentaire de William Carlos William concernant Erza Pound est daté...
Bonjour , je n'ai pas pris ce commentaire, sur wikipédia .. comme celui que vous recopiez...J'ai tous les poèmes de W.C Williams ( mort en 1963), et tous ses livres, dont un, qui se nomme "autobiographie", où plusieurs chapitres sont consacrés à Pound, ils ont été amis malgré leurs différences , toute leur vie.. rien de daté là... (Mais il sera intéressant, à son retour de vacances, de demander son avis sur Pound, à Patrice Beray..) http://www.mediapart.fr/club/blog/patrice-beray/120709/poemes-de-la-bombe-atomique
Bonjour à vous...oui, vous avez bien raison de souligner l'amitié "malgré leur différence"... le cœur a ses raisons que la raison ignore... Il demeure néanmoins intéressant de dater la citation de W.C.Williams concernant Erza Pound, ce qui vous est sans doute possible de faire, puisque vous avez l'intégrale de ses écrits, que je n'ai pas (comme vous le soulignez justement)... Quant à Erza Pound, dont je ne connais pas les poèmes, mais dont je sais qu'il fut fasciste et antisémite, je veux bien juger sur pièce...Les quelques citations de lui que j'ai pu glaner, ici ou là, n'ont aucun caractère poétique. Il est toutefois bien étonnant, si valeur poétique il y a, que la force de l'œuvre, ne soit parvenue à éclipser le naufrage idéologique...Aucun poète de ma connaissance ne fait référence à lui...quelques traces d'amitié chez Hemingway...guère plus...En revanche, Louis Ferdinand Céline malgré ses errements coupables a laissé une œuvre toujours saluée par ses pairs... Attendons donc le retour de vacances de Patrice Beray, puisqu'il semble être à vos yeux, le spécialiste d'Ezra Pound.
Renarblanc écrit : "si valeur poétique il y a" !!! Comme vous me décevez, Renarblanc. Cette polémique sur la valeur d'opposition de la poésie, et votre diktat "il n'y a pas de poésie de collaboration" m'énerve un peu. Valeur ? (actuelle ? --- ;o))) à jlamo) Vous avez dit "valeur" ? J'entends déjà le tintement des médailles… Et pourquoi donc vitupérer Pound, que vous n'avez pas lu ? (il reste honnête de nous le dire ; entendez-vous, jlamo, qui avez si peu lu ?) La poésie est ce qui se fait avec les mots. Point. "Un poète c'est quelqu'un qui invente des mots" aurait dit un bûcheron canadien, à raison. Que résister impose à la poésie de libérer métaphoriquement les oppressés, je n'en disconviens pas. "Les plus beaux chants sont des chants de revendication." Léo Ferré Me maudirez-vous pour avoir écrit ce soir, dans Toulouse qui vit à quelques kilomètres de sa prison pour étrangers de Cornebarrieu, ces quelques vers : Une branche que le vent chasse Et qui passe obscure Devant le réverbère Ombre mobile Essuie-glace de la nuit Sur les pierres blanches du quai Et la Garonne que le vent plisse Toulouse déserte câline Garde sa province Le monde va Toulouse est amarrée à son fleuve à ses canaux L'eau sans marée la traverse Immobile Pesante sous l'été Il est tard Je rentre Empli de ta beauté Crucifié de bonheur
D'autre part, la lecture du billet de Patrice Beray, auquel vous me renvoyez évoque un poète japonais Tôge Sankichi et W.C. Williams...mais rien sur Erza Pound... L'amitié de W.C.Williams pour Erza Pound, suffit-elle à faire de ce dernier un "poète" ?
Pour les dates..Williams dit que quand il rendait visite à Pound à Ste Elizabeth..celui ci avait 65 ans, et qu'il n'avait pas été déclaré coupable, mais malade. Pour le reste, comme le dit kaltenbruner, Williams est très loin d'être le seul à admirer Pound ! ( dont il connaissait effectivement tous les poèmes de "jeunesse" que Pound détruisait..) http://freenet-homepage.de/autres-espaces/pound.html Comme c'est mon dernier jour de vacances, à bientôt, en septembre..Je relirai Pound que je connais moins, d'ici là.
A bientôt alors...et merci pour tous ces renseignements... Effectivement Pound a été déclaré souffrant de "trouble de la personnalité", et il semble, d'après Wikipédia, que cela fut une manière de le faire échapper à une condamnation en le dé-responsabilisant de ses actes... Le lien auquel vous me renvoyez ne me convainc pas de sa force poétique...je serais néanmoins ravi de découvrir un grand poète...et d'élucider ce mystère : que peut-être la poésie d'un poète pro-nazi ? Je pars en vacances demain et reviens en septembre Au plaisir de vous retrouver
Ezra Pound était beaucoup plus du coté de Antonin Artaud, par exemple, que de Mussolini. De ce dernier, du fascisme, de la politique en général, cet Américain fasciné par la culture européenne (grecque, latine, puis japonaise et chinoise... en fait toutes les formes poétiques, du monde entier) ne suivait pas grand chose. C'est son exhaltation, surtout, qui l' a desservi. On l'a une peu confondu avec d'Annunzio, Malaparte... mais là non plus, pas grand chose à voir. Plutôt Walt Whitman, Thoreau. C'est un Américain du XIXéme siécle qui crée la poésie du XXéme, à l'instar d'un Mallarmé, si l'on dire. D'un souffle créatif (l'habitude du "gueuloir", lui aussi: à la limite, lui aussi, comme souvent les grands poétes. Il a beaucoup inspiré des poétes actuels, et fut discuté dans les pages de la revue Tel Quel des années 70. Sollers, jeune, en a beaucoup parlé. Un grand poéte. Son supposé "fascisme" est quelque chose de moins prégnant que les éructations Célinienne, je crois. Si cela vous intéresse, Renard, j'ai posé un de ses poémes sur mon blog, extrait des "Cantos".
Merci, pour tous ses renseignements, Pierre...Cela m'intéresse, évidemment beaucoup... je vais m'attarder sur votre blog
J'ai encore, parmi les rares livres conservés jusque là, un "A.B.C. de la lecture", recueil des cours qu'il donna à l'Université. Passionnant. Et les "Cantos". Un souffle, un peu limite, mais une création qui en a inspiré plus d'un. Ginsberg, par exemple. En fait toute la "beat generation" s'est inspiré de la "forme" de Pound. Y compris du point de vue de la mise en page, et de la typographie. Il est vrai que Pound connaissait Mallarmé, certainement: à cette époque, à l'époque de Pound, l'Amérique était encore fascinée par l'Europe. Et Pound, dans son exhaltation, a probablement confondu Rome avec la Rome antique, et les Anciens Grecs. Une culture purement littéraire, pourrait-on dire, et de classe. (Bonnes universités américaines. Bourgeoisie riche et violemment antisocialiste. Contre les communistes: n'en parlons même pas).
Pound serait donc l'exception qui confirme la règle...je vais le lire en septembre...Merci à Pierre, Bérangère et kaltenbruner de m'avoir signalé cette exception
juste pour rappel - http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_de_langue_allemande - Le romantisme (vers 1796-1835) Aux Herder, Gœthe et Schiller, succède une seconde génération de romantiques en Allemagne. Celle-ci compte de grands noms comme Hölderlin et J. P. Richter et est divisée en deux écoles. L'école de Iéna, très cosmopolite, représentée entre autres par Novalis, Tieck, Schlegel, se réclamait proche de la pensée de Fichte. Elle élabora la doctrine romantique. L'école de Heidelberg, qui compta les noms de Brentano, Eichendorff, Arnim et les frères Grimm, se pencha moins vers la réflexion que vers le réel et tourna finalement au nationalisme culturel. - La littérature dans l'Allemagne nazie Le 30 janvier 1933, les nazis et leur chef Adolf Hitler prennent le pouvoir en Allemagne. Toute forme de littérature critique à l'égard du pouvoir est interdite, ainsi que les écrivains de gauche, communistes ou juifs. Des milliers de livres sont alors brûlés sur de grands bûchers. A partir de 1938, à la suite de la réunification de l'Autriche au Reich (l'Anschluss), la même politique va y être appliquée dans la province autrichienne. Le gouvernement exige alors des poèmes exaltant la patrie et le peuple allemand (Blut-und-Boden-Dichtung : La poésie du sang et de la terre, l'idéologie officielle étant appelée Blut und Boden ou BluBo), la seule littérature non-idéologique alors tolérée est une littérature de divertissement. Les opposants au régime sont menacés de mort, quand ils ne sont pas partis en exil. Ainsi meurent Jakob van Hoddis et Carl von Ossietzky. De nombreux écrivains restent dans leur pays, bien qu'ils s'opposent au national-socialisme. Ils sont condamnés au silence, laissent leur écrits dans leur tiroir ou se cantonnent à des thèmes non-politiques. Parmi les plus célèbres, Erich Kästner, Gerhart Hauptmann, ou Wolfgang Koeppen sont restés en Allemagne. Très rares sont les écrivains qui prennent parti pour le nazisme, dont Josef Weinheber et Erwin Guido Kolbenheyer. Quoi qu'il en soit, la littérature pro-hitlérienne n'a qu'un intérêt historique car présentant un caractère de grande médiocrité.
la poésie est elle musique ? l'art est-il poésie ? - peut-on dire alors que la musique ou l'art servent contre l'oppression ? - je ne pense pas ... pas aussi simplement
Non, jlamo. La poésie ne sert pas. La poésie n'est pas serve. On reconnaît bien là l'idéologie quasi fasciste qui règne sur notre pays (et notre langue ; tout comme ce néofascisme règne par elle, qu'elle torture et rend serve), selon laquelle il est absolument nécessaire d'évaluer l'effet et la cause de tout. Tout. La poésie, comme la vie, ignore ces balances-là. Elle est. "La poésie n'est pas une vocation, c'est une charge." Lisez ces neuf pages : "Rester vivant" - publié avec "La poursuite du bonheur" par Flammarion en 1997 - dont l'auteur a par ailleurs démérité : Michel Houellebecq.
dites ça à renardblanc, c'est le titre de sa contribution de blog pas le mien , je vous signale ...
.
en tout état de cause, la poésie ne se limite pas aux poèmes certes, et poème ne fait pas poésie, c'est noté.
maintenant, je veux bien que l'on considère que la liberté de penser représente un rempart contre les totalitarismes, de créer, de faire de la poésie, que les fachismes certes tentent d'étouffer cette part créative, mais pas de faire deux camps, avec d'un côté les poétes gentils, tous du bon côté, et de l'autre le fachisme, c'est beaucoup trop simple, la poésie serait alors l'unique ultime remêde contre le mal, contre les contradictions de chacuns et de nos différentes organisations politiques, c'est du totalitarisme à l'envers et relativement prendre cette question à la légère il me semble.
Ce fil commence à manquer de poésie... Personnellement, je pense que l'âme du poète est sensible à de très nombreux stimuli, aussi variés que la beauté, l'amour, la mélancolie, la souffrance, la mort... Mais je ne le trouve jamais aussi grand que dans l'exaltation que procurent l'opposition ou l'épopée, et non la flatterie ou les conventions d'un air du temps. Qui se souvient des poètes de cour ? Qui peut oublier les poètes poussant parfois le cri d'un peuple et étant les seuls à pouvoir être écoutés ? Le vers est tout, le vers est idée, le vers est musique, le vers émeut, le vers parle aux cinq sens (Camille, ta gueule), le vers est même souvent vermifuge anti-cons, et je l'aime pour tout cela... Il m'arrive parfois, et j'en ai "honte" (entre guillemets parce qu'il ne faut pas déconner quand même) d'en (ab)user avec des cons alors que cela ne leur fait aucun mal et que ça me fait un bien fou, mais fou... (je ne cite pas de noms, tant il y en a) . Sur un site de consultations juridiques, j'expose un jour un problème assez ardu en peu de mots et pose une question précise, demandant la citation d'un texte précis. Me répond à plusieurs reprises, sur le forum d'abord, puis par MP, une contributrice se prétendant "avocate, qu'elle vient ici faire du social, que ses conseils se font payer IRL et fort cher,..." qui en fait ignore les textes de base et affirme du haut de sa robe des "faits" contraires aux textes et à la jurisprudence en ma possession. Je lui fais part de ces documents, lui demandant pourquoi sa position est autre. Insultes et disparition soudaine... Je lui ai donc envoyé ceci : . Merci bien, mais… * A suivre une opinion, je préfère la mienne Je sais qu'au moins les faits y seront respectés Et si un jour d'ici, je suis déconnecté J'échapperai ainsi à vos pauvres antiennes. * Je ne suis pas juriste, soit ! la belle affaire ! A l'époque bénie de mes humanités Seuls les cancres finis embrassaient la carrière Si vous le désirez, je peux vous en citer. * Un mien voisin de banc, en sixième, âgé, Ne dut je crois passer qu'à ma proximité… Bac deux ans après moi, c'est l'Université Qui le fit dans le droit docteur et agrégé. * Nous nous voyons souvent et nous aimons encore Pour tout ce que je suis, il sait pourquoi il m'aime Et pour tout ce qu'il est, toujours je fais de même Amitié et respect régissent nos rapports. * Il a du droit, je pense, une conception Etrangère à la vôtre, et d'une élévation Qui satisfait de fait à l'idée de justice, D'éthique, de morale, et ce sans artifices. * Lui, il ne prétend pas, tels certains, être diacre De secte d'initiés excluant les profanes Il sait très bien, l'ami, bien loin des simulacres, Que parfois, sous la robe, on voit les pieds d'un âne. * Car qu'est-ce que la Loi, sinon du pur français ? Cette loi que chacun ne saurait ignorer ? Est-elle réservée aux seuls gardiens d'un temple, Papes autoproclamés, ne montrant pas l'exemple ? * De par son origine, elle fut conçue pour Etre accessible à tous, et de tous bien comprise Afin qu'elle s'applique sans la moindre méprise Au portail de l'usine, au retour des labours. * Qu'en avez-vous donc fait ? Cette confiscation, Toutes ces procédures faisant obligation, Où les faits évident sont soumis à la forme, Où la justice passe à côté, par vos normes. * Que n'ai-je donc vécu au temps de Salomon Ou aux temps moins anciens du roi saint Louis, le bon Qui, chronique le dit, officiait sous un chêne ? Les glands seuls sont témoins de l'historique chaîne. * Je sais "lire", mordious, et nomme un chat un chat ! Quand le texte dit "blanc" et lors qu'un avocat Veut me convaincre à mort qu'il dit sans doute "noir"… Par principe ! et ne connaissant rien de mon histoire ! * Parlant de tout, de rien ! de textes ? surtout pas ! Juste son opinion ! et justifiée par quoi ? Par le fait qu'il ait fait des "études de droit" ? Par des jurisprudences ? le pauvre, il n'en a pas… * Le concept de ce site, offrant conseils gratuits, Est bien propre à aider les gens dans la merdouille Car je pense abusifs pour les plus démunis Trois cents euros de l'heure à sortir de leurs fouilles * * Le moins qu'on puisse attendre au delà des réponses C'est un peu de respect, de chaleur, de confiance Et non sous des dehors de fausse charité Un mot, par ci, par là, parfois même "insulté" * Non, décidément, non, je ne peux être en phase Avec certaines gens… Si au moins l'arrogance Tenue dans leurs propos leur valait compétence… Mais las, d'arguments? point ! Ce n'est que vide et phrases ! * Je l'affirme, en ce jour, la Justice est bien loin Elle obéit pourtant à de simples principes Mais il se trouvera toujours un simple humain Pour que la vérité dans "sa loi" se dissipe. . * 120 € HT la demi-heure de consultation (non préparée) quand même.
Bien sûr il faut savoir s'entendre sur ce qu'est la poésie. Néron aussi écrivait des poèmes en regardant brûler Rome... et Hitler était un petit peintre autodidacte avant de collectionner les oeuvres des autres...
Néron aussi écrivait des poèmes en regardant brûler Rome... - donc bon ... - il ne sagit pas de tout mettre dans le même sac, c'est tout .
Ah bon ! parce que Néron était à Rome quand l'incendie a commencé à la ravager ? Première nouvelle...
en voilà un érudit...
Moi, je savais pas...
moi je ne fais que reprendre ce que dit lincunable, j'ai pas vérifié concernant néron, et je n'en sais rien, je ne connais pas tout
Reprendre, ça sert à quoi alors ? Tu veux battre un record du nombre de commentaires, c'est ça ? Néron était à Antium au début de l'incendie, et les mauvaises langues disent qu'il aurait chanté en jouant de la lyre, pas question d'écriture de poème... Bref, tu n'es qu'un perroquet... non ?
c'était sans conséquence, il sagissait de comprendre le fond du propos, on est pas là pour pinailler de cette sorte, - bref, vous êtes qu'un rabas joie non ? - quel boulet ce type ... adressez-vos remarques à l'incunable, moi je ne fais que rebondir sur le fond et le sens de sa contribution, qui demande peut-être davantage de rigueur concernant la vie de néron, mais je comprend son message en substance ...
Les ballons crevés rebondissent maintenant ? Vive mediapart et les trolles, j'en apprends tous les jours... . Plus sérieusement, si vous avez encore un soupçon de raison, vous arrive-t-il de relire vos prestations journalières, sur mediapart et ailleurs ? Z'en avez pas marre de jongler avec vos 36 000 identités ? . Vous rendez-vous compte que si vous étiez dans une liste de suspects des Experts, la corne de vos doigts vous trahirait ? (zut, j' aurais pas dû dire ça, il va se poncer les doigts maintenant... oui, mais on le retrouvera par les caractéristiques de la pierre ponce... ah, c'est malin, maintenant, il va en acheter trois ou quatre différentes... ben, c'est bien... tu trouves ça normal, toi, un mec (ou une fille d'ailleurs) qui en achète quatre différentes... oui, mais elle va pas payer par carte bleue, elle est pas si con... tu crois ça ? regarde le nombre de fois où elle s'est coupée... pourquoi me dis-tu "Tais-toi !"... ah Ok, c'est bon, j'ai compris...)
le feuilleton de l'été, je vous parle pas cyrano, vous me parlez pas ok ?
simplement quelques noms renardblanc : - agnes miegel - borries von munch haunssen - erwin guido kolbenheyer - stefan george - bodo schutt - http://books.google.fr/books?id=tDAw4aekYEEC&pg=PA114&lpg=PA114&dq=po%C3%A8mes+de+agnes+miegel&source=bl&ots=tbhOnDFxZ8&sig=dDFrXHDvexdH8-iikrMU1Etj4a8&hl=fr&ei=sCltSv-eN47UjAfgiJ20Cw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1 - Schumann, Gerhard - http://www.polunbi.de/pers/schumann-01.html - Der Ruf geht nicht an alle. Keiner hört ihn, der ihn im eignen Herzen nicht vernimmt. Der Schwur fährt nicht aus allen. Keiner schwört ihn, den nicht der innre Stern zum Schwur bestimmt. Und keiner ist, der feig und witternd schlich nach billigem Glück und schmutzigen Händlerdingen. Hier sammeln sich jene, die mehr als sich – die Ruhm – und mehr als Ruhm – das Reich erzwingen. Schweißt aus den Stolzen und den stumm Getreuen die Garde, die den letzten Sturm besteht, die keinen Tod und keine Tat bereuen, wenn sie die Fahne edelt und erhöht. Und zeigt der Welt das neue erzne Maß: Den Edlen Ehre und dem Pack den Haß! - http://www.republique-des-lettres.fr/983-adolf-hitler.php - Stauffenberg lui-même a beaucoup à voir avec la littérature: très littéraire dans son enfance, grand lecteur de Guillaume Tell et Wallenstein, les drames de Schiller, il a joué Lucius dans le Jules César de Shakespeare. Il lit Hölderlin, Rilke. Et surtout il est un disciple de Stefan George, et disciple d'élection. Il semble que l'ascendant de Stefan George ait été très fort... En souabe, il y a eu les poètes comme Hölderlin ou Schiller qui appartiennent à toute l'Allemagne cultivée, et il y avait malheureusement au moment du nazisme un chantre célébré et honoré par le régime qui s'appelait Gerhart Schumann que personne ne connaît plus, mais qui avait alors une place très importante dans l'organisation culturelle du nazisme. Mais l'influence de George, une action en faveur du renouveau de la culture était sûrement pour beaucoup dans la décision de Stauffenberg. Stefan George n'était pas seulement un poète, il voulait créer une école, au sens platonicien, former des jeunes gens pour fonder une nouvelle culture qui aurait son modèle dans la culture grecque: l'idéal héroïque et aussi la participation à la vie politique en faisaient partie... - " j'étais une feuille dans l'espace sans limite maintenant tu es pour moi mon sol natal, tu es mon arbre " - ( baldur von schirach : au furer )
et sans doute la meilleure des démonstrations et explications consiste à lire cet extrait : - http://books.google.fr/books?id=tDAw4aekYEEC&pg=PA103&lpg=PA103&dq=gerhard+schuman&source=bl&ots=tbhOnDGBZ7&sig=wT1zX6hOrrcge8tX_xnLHumhR2g&hl=fr&ei=KC9tStLCC8ShjAf1scieCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6
kairos
Cher Renarblanc, j'ai comme vous et plusieurs autres contributeurs l'intuition que la poésie est essentiellement rebelle, et donc tendanciellement résistante à un ordre oppressif. Mais il me semble moins certain qu'elle garantisse toujours et partout la lucidité sur le contexte politique et social, qu'elle serve de vaccin universel tel que jamais un poète ne puisse au moins momentanément s'égarer. Vous convenez que Pound peut être une exception. Ce que vous dites de d'Annunzio laisse transparaître qu'un poète peut apprécier non un régime totaltaire mais l'imagerie qu'il s'en fait. On pourrait d'ailleurs sans doute trouver quelques autres cas de collusion par illusion avec un régime fasciste, dont par exemple Marinetti (auteur tout de même du Canto, eroi e macchine della guerra mussoliniana).Les exemples sont, je crois, plus nombreux encore s'agissant d'un régime léniniste ou stalinien. Peut-on dire qu'Aragon cessait d'être poète lorsqu'il faisait l'éloge du "petit père des peuples"? Le cas de Maiakovsky est particulièrement intéressant parce que certains de ses plus beaux poèmes expriment une aspiration à une révolte si radicale, si soucieuse de traquer le "vieil homme" jusque dans l'intimité de la sphère domestique qu'ils peuvent servir à légitimer/esthétiser le développement d'une emprise totalitaire. Je pense en particulier à "Désembourbez l'avenir", que je trouvais magnifique lorsque j'avais une vingtaine d'années et qu'aujourd'hui, après avoir pris la mesure des révolutions culturelles et des rééducations mentales, je trouve simultanément beau et inquiétant.
Je crois qu'il pourrait être intéressant de rappeler ce que signifie le "poïen": n'est-ce pas "faire être ce qui n'est pas"? Et rappeler ce dialogue/hiatus incessant entre le "koïnon" ("foule, commun, vulgaire, opinion"?)* et l' "idion" ("particulier, idiot, idiosyncrasie, idiome" Quelque chose de l' "eidos"?)** *l'opinion? Parménide? **l'idée, le "trait de génie"? Héraclite?
kairos C'est pour ça que que" la poésie ne rythmera plus l'action mais elle sera en avant" (Rimbaud), création ou rien... Et ne pass oublier "poïon", la qualité, en écho...
A la "bêtise au front de taureau" répondre "avec les armes de la poésie" ?
Il est en effet à remarquer, que les poètes n'existent que parce tout est bâillonné en eux. Mais l'expression même de "poésie contre l'oppression" semblerait indiquer une volonté d'en faire. Alors non : on ne peut pas écrire un poème en l'ayant longuement réfléchi, prémédité. Et est-ce que les fleurs seraient à ranger dans le dossier "utilité" ? Un mot poétique surgit, ou ne surgit pas, et le poète le note simplement, parfois sur un bout de papier froissé. Il y a ceux qui ont la grâce, ce don de la parole... C'est très rare... . Mais à peine parle-t-on poésie, qu'elle est déjà tuée...
Vous connaissez des poètes fascistes, jlamo ? - Non vous ne pouvez pas trouver un poète fasciste même italien ! Suffit pas d'être lyrique pour être poète...Au fait le nihilisme, ne sont-ce pas ceux qui veulent nous faire croire que tout est permis puisque la liberté est sans limite ? Et vous nous dites bien que ceux-là sont très proches du fascisme...donc pour la suppression de la liberté...etc...C'est un régal de vous lire jeune Jonathan...vous êtes d'une limpidité inhabituelle... - marrant ...
Certes Mithra-Nomadeblues, on n'écrit pas les poèmes en les ayant longuement réfléchis mais en les ayant particulièrement ressentis. Exemple : France, Ils disaient tous Ma France ou la France éternelle Et chacun te prenait un peu de plume à l'aile Mais quand l'ennemi arriva Les guérites étaient là Mais plus les sentinelles Ils disaient tous Ma France ou la France éternelle Moi je t'aimais et je ne disais rien, Je n'avais pas seize ans, France, tu t'en souviens Ils disaient tous ma France ou la France éternelle Je n'ai rien dit, moi, j'étais trop enfant J'ai pris le fusil de la sentinelle Et puis c'est fini maintenant France, pardonne-moi si je te le rappelle Je me sens si seul par moment. Jean-Pierre Rosnay, alias bébé dans le maquis, 16 ans.
Je soumets à votre sagacité cette phrase de Flaubert, que j'ai entendu citée par Pierre Michon : "L'esthétique est une justice supérieure." Vivement septembre, et le retour de Renarblanc !
Que de grands mots, Renard, que de grands mots en si peu de lignes.
Et que penser de Zweig (Stefan) , écrivain mais aussi poète, qui refusa de résister, de s'engager. Il n'est pas bon, je crois, de raisonner en certitudes. Et tous ces poètes qui soutinrent la dictature de Staline...
VIENTOS DEL PUEBLO ME LLEVAN : Vientos del pueblo me llevan, vientos del pueblo me arrastran, me esparcen el corazón y me aventan la garganta. Los bueyes doblan la frente, impotentemente mansa, delante de los castigos: los leones la levantan y al mismo tiempo castigan con su clamorosa zarpa. No soy de un pueblo de bueyes, que soy de un pueblo que embargan yacimientos de leones, desfiladeros de águilas y cordilleras de toros con el orgullo en el asta. Nunca medraron los bueyes en los páramos de España. ¿Quién habló de echar un yugo sobre el cuello de esta raza? ¿Quién ha puesto al huracán jamás ni yugos ni trabas, ni quién al rayo detuvo prisionero en una jaula? Asturianos de braveza, vascos de piedra blindada, valencianos de alegría y castellanos de alma, labrados como la tierra y airosos como las alas; andaluces de relámpagos, nacidos entre guitarras y forjados en los yunques torrenciales de las lágrimas; extremeños de centeno, gallegos de lluvia y calma, catalanes de firmeza, aragoneses de casta, murcianos de dinamita frutalmente propagada, leoneses, navarros, dueños del hambre, el sudor y el hacha, reyes de la minería, señores de la labranza, hombres que entre las raíces, como raíces gallardas, vais de la vida a la muerte, vais de la nada a la nada: yugos os quieren poner gentes de la hierba mala, yugos que habéis de dejar rotos sobre sus espaldas. Crepúsculo de los bueyes está despuntando el alba. Los bueyes mueren vestidos de humildad y olor de cuadra: las águilas, los leones y los toros de arrogancia, y detrás de ellos, el cielo ni se enturbia ni se acaba. La agonía de los bueyes tiene pequeña la cara, la del animal varón toda la creación agranda. Si me muero, que me muera/ Si je meurs, que ce soit con la cabeza muy alta./ tête et regard bien hauts Muerto y veinte veces muerto,/ Mort, vingt fois mort la boca contra la grama,/ la bouche contre le sol tendré apretados los dientes/je serrerai fort les dents y decidida la barba./et maintiendrai droit le menton. Cantando espero a la muerte,/En chantant j'attends la mort, que hay ruiseñores que cantan/ à l'image des rossignols qui chantent encima de los fusiles/au-delà des fusils y en medio de las batallas./et au milieu de la bataille. . Miguel Hernández, poété autodidacte, a attendu la mort et a laissé la vie dans un cachot franquiste pour avoir osé écrire et "chanter" sa vérité à lui. De vérités telles que celles-ci: : EL NIÑO YUNTERO Carne de yugo, ha nacido más humillado que bello, con el cuello perseguido por el yugo para el cuello. Nace, como la herramienta, a los golpes destinado, de una tierra descontenta y un insatisfecho arado. Entre estiércol puro y vivo de vacas, trae a la vida un alma color de olivo vieja ya y encallecida. Empieza a vivir, y empieza a morir de punta a punta levantando la corteza de su madre con la yunta. Empieza a sentir, y siente la vida como una guerra, y a dar fatigosamente en los huesos de la tierra. Contar sus años no sabe, y ya sabe que el sudor es una corona grave de sal para el labrador. Trabaja, y mientras trabaja masculinamente serio, se unge de lluvia y se alhaja de carne de cementerio. A fuerza de golpes, fuerte, y a fuerza de sol, bruñido, con una ambición de muerte despedaza un pan reñido. Cada nuevo día es más raíz, menos criatura, que escucha bajo sus pies la voz de la sepultura. Y como raíz se hunde en la tierra lentamente para que la tierra inunde de paz y panes su frente. Me duele este niño hambriento como una grandiosa espina, y su vivir ceniciento revuelve mi alma de encina. Lo veo arar los rastrojos, y devorar un mendrugo, y declarar con los ojos que por qué es carne de yugo. Me da su arado en el pecho, y su vida en la garganta, y sufro viendo el barbecho tan grande bajo su planta. ¿Quién salvará este chiquillo menor que un grano de avena? ¿De dónde saldrá el martillo verdugo de esta cadena? Que salga del corazón de los hombre jornaleros, que antes de ser hombres son y han sido niños yunteros. . SENTADO SOBRE LOS MUERTOS (dédié á la revolte des peuples soumis) Sentado sobre los muertos que se han callado en dos meses, beso zapatos vacíos y empuño rabiosamente la mano del corazón y el alma que lo mantiene. Que mi voz suba a los montes y baje a la tierra y truene, eso pide mi garganta desde ahora y desde siempre. Acércate a mi clamor, pueblo de mi misma leche, árbol que con tus raíces encarcelado me tienes, que aquí estoy yo para amarte y estoy para defenderte con la sangre y con la boca como dos fusiles fieles. Si yo salí de la tierra, si yo he nacido de un vientre desdichado y con pobreza, no fue sino para hacerme ruiseñor de las desdichas, eco de la mala suerte, y cantar y repetir a quien escucharme debe cuanto a penas, cuanto a pobres, cuanto a tierra se refiere. Ayer amaneció el pueblo desnudo y sin qué ponerse, hambriento y sin qué comer, el día de hoy amanece justamente aborrascado y sangriento justamente. En su mano los fusiles leones quieren volverse para acabar con las fieras que lo han sido tantas veces. Aunque le falten las armas, pueblo de cien mil poderes, no desfallezcan tus huesos, castiga a quien te malhiere mientras que te queden puños, uñas, saliva, y te queden corazón, entrañas, tripas, cosas de varón y dientes. Bravo como el viento bravo, leve como el aire leve, asesina al que asesina, aborrece al que aborrece la paz de tu corazón y el vientre de tus mujeres. No te hieran por la espalda, vive cara a cara y muere con el pecho ante las balas, ancho como las paredes. Canto con la voz de luto, pueblo de mí, por tus héroes: tus ansias como las mías, tus desventuras que tienen del mismo metal el llanto, las penas del mismo temple, y de la misma madera tu pensamiento y mi frente, tu corazón y mi sangre, tu dolor y mis laureles. Antemuro de la nada esta vida me parece. Aquí estoy para vivir mientras el alma me suene, y aquí estoy para morir, cuando la hora me llegue, en los veneros del pueblo desde ahora y desde siempre. Varios tragos es la vida y un solo trago es la muerte. . NANAS DE LA CEBOLLA (á son fils de quelques mois, alors qu'il est en prison et sait que sa femme est poursuivie et n'a pas de quoi l'alimenter) La cebolla es escarcha cerrada y pobre. Escarcha de tus días y de mis noches. Hambre y cebolla, hielo negro y escarcha grande y redonda. En la cuna del hambre mi niño estaba. Con sangre de cebolla se amamantaba. Pero tu sangre, escarchada de azúcar cebolla y hambre. Una mujer morena resuelta en lunas se derrama hilo a hilo sobre la cuna. Ríete niño que te traigo la luna cuando es preciso. Tu risa me hace libre, me pone alas. Soledades me quita, cárcel me arranca. Boca que vuela, corazón que en tus labios relampaguea. Es tu risa la espada más victoriosa, vencedor de las flores y las alondras. Rival del sol. Porvenir de mis huesos y de mi amor. Desperté de ser niño: nunca despiertes. Triste llevo la boca: ríete siempre. Siempre en la cuna defendiendo la risa pluma por pluma. Al octavo mes ríes con cinco azahares. Con cinco diminutas ferocidades. Con cinco dientes como cinco jazmines adolescentes. Frontera de los besos serán mañana, cuando en la dentadura sientas un arma. Sientas un fuego correr dientes abajo buscando el centro. Vuela niño en la doble luna del pecho: él, triste de cebolla, tú satisfecho. No te derrumbes. No sepas lo que pasa ni lo que ocurre.
Et puis, la justification intellectuelle de l'expression poétique de la part du maître de la métrique castillane: Gustavo Adolfo Bécquer RIMA III Sacudimiento extraño que agita las ideas, como huracán que empuja las olas en tropel; murmullo que en el alma se eleva y va creciendo como volcán que sordo anuncia que va a arder; deformes siluetas de seres imposibles; paisajes que aparecen como un través de un tul; colores que fundiéndose remedan en el aire los átomos del Iris que nadan en la luz ideas sin palabras palabras sin sentido; cadencias que no tienen ni ritmo ni compás; memorias y deseos de cosas que no existen; accesos de alegría impulsos de llorar; actividad nerviosa que no halla en qué emplearse; sin rienda que lo guíe caballo volador; locura que el espíritu exalta y enardece embriaguez divina del genio creador... ¡Tal es la inspiración! gigante voz que el caos ordena en el cerebro, y entre las sombras hace la luz aparecer; brillante rienda de oro que poderosa enfrena de la exaltada mente el volador corcel; hilo de luz que en haces lo pensamientos ata; sol que las nubes rompe y toca en el cénit; inteligente mano que en un collar de perlas consigue las indóciles palabras reunir; armonioso ritmo que con cadencia y número las fugitivas notas encierra en el compás; cincel que el bloque muerde la estatua moldeando y la belleza plástica añade a la ideal; atmósfera en que giran con orden las ideas, cual átomos que agrupa recóndita atracción; raudal en cuyas ondas su sed la fiebre apaga; oasis que al espíritu devuelve con vigor... ¡Tal es nuestra razón! Con ambas siempre en lucha y de ambas vencedor, tan sólo el genio puede a un yugo atar las dos. RIMA IV: No digáis que agotado su tesoro,/ Ne dites pas que son trésor épuisé, de asuntos falta, enmudeció la lira:/par manque d'affaires, muette est restée la lyre: Podrá no haber poetas; pero siempre/Il se peut que l'on manque de poètes; mais toujours habrá poesía./il y aura de la poésie. Mientras las ondas de la luz al beso palpiten encendidas; mientras el sol las desgarradas nubes de fuego y oro vista; mientras el aire en su regazo lleve/Tant que l'aire transportera perfumes y armonías;/parfums et harmonies; mientras haya en el mundo primavera,/Tant qu'il y aura un printemps ¡habrá poesía!/Il y aura de la poésie! Mientras la ciencia a descubrir no alcance/Tant que la science n'arrivera à découvrir las fuentes de la vida,/les origenes de la vie Y en el mar o en el cielo haya un abismo que al cálculo resista; mientras la humanidad siempre avanzando,/Tant que l'Humanité toujours en évolution no sepa a do camina;/ne sache pas où elle va; mientras haya un misterio para el hombre,/tant qu'il y aura un mystère pour l'Homme ¡habrá poesía!/Il y aura de la poésie! Mientras sintamos que se alegra el alma sin que los labios rían; mientras se llore sin que el llanto acuda a nublar la pupila; mientras el corazón y la cabeza batallando prosigan; mientras haya esperanzas y recuerdos, ¡Habrá poesía! Mientras haya unos ojos que reflejen los ojos que los miran; mientras responda el labio suspirando al labio que suspira; mientras sentirse puedan en un beso dos almas confundidas; mientras exista una mujer hermosa, ¡Habrá poesía! . Oui, la poésie contre l'oppression et le conformisme!
et cette autre de Federico Garcia Lorca : El paso de la siguiriya Entre mariposas negras, va una muchacha morena junto a una blanca serpiente de niebla. Tierra de luz, cielo de tierra. Va encadenada al temblor de un ritmo que nunca llega; tiene el corazón de plata y un puñal en la diestra ¿Adónde vas siguiriya, con un ritmo sin cabeza? ¿Qué luna recogerá Tu dolor de cal y adelfa? Tierra de luz cielo de tierra Le pas de la Séguirilla Parmi les papillons noirs, va une brunette moresque à côté d'un blanc serpent de brume. Terre de lumière, Ciel de terre Elle va enchaînée au tremblement d'un rythme qui jamais ne s'établit; elle a un coeur en argent et un poignard dans la main Où vas-tu, siguiriya, de ce rythme décervelé? Quelle lune soulagera ta douleur de citron et de bouton de rose? Terre de lumière Ciel de terre. (traduction Gilles de Seze)