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Pourquoi Mitt Romney va remporter la primaire républicaine
Les républicains adorent détester Mitt Romney. La mode n'est pas nouvelle. Déjà en 2008, le sénateur de l'Arizona John McCain, le gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee ou le sénateur du Tennessee Fred Thompson, tous trois pourtant adversaires dans la course à la primaire républicaine, avaient décidé de faire front commun contre l'ancien gouverneur du Massachusetts.
Trois ans plus tard, McCain, Huckabee et Thompson ont disparu de la scène politique... Mitt Romney, lui, est de nouveau candidat pour représenter ses « amis » républicains dans la course à la Maison Blanche.
Trop rigide, trop riche (sa fortune personnelle est estimée à plus de 200 millions de dollars), trop intello (il est diplômé avec mention de l'école de droit et de l'école de commerce de l'université d'Harvard, l'une des meilleures du pays), trop mormon (à l'exception de JFK, qui était catholique, tous les présidents des Etats-Unis sont protestants)... Il ne trouve guère grâce aux yeux de l'intelligentsia républicaine.
Pourtant, si les conservateurs s'accordent sur leur aversion envers Mitt Romney, ils ne semblent pas près pour autant à trouver un terrain d'entente sur le bon candidat pour lui faire face. Et c'est cette dispersion qui permet au Bostonien de rester en tête des sondages.
Il faut dire que le combat prêterait presque à rire. D'abord, il y a Herman Cain, ignare et fier de l'être (« si vous me demandez qui est le président de l'Ubeki-beki-beki-stan-stan... Je vous dirais que je ne le sais pas... Et je dirais même : en quoi ça aide à créer des emplois de savoir ça ? ») Un Herman Cain accusé de harcèlement sexuel, un Herman Cain pour qui la solution pour lutter contre l'immigration illégale est de construire des barrières électrifiées et des douves remplies d'alligators... Bref, pas vraiment un Herman Cain présidentiable.
Il y a également le gouverneur du Texas Rick Perry, qui oublie les points importants de son propre programme et reste bouche bée devant les caméras (voir le post précédent). Rick Perry qui donne comme petit nom à ses bottes de cowboy : Liberty et Freedom... Rick Perry qui ne trouve pas utile de rebaptiser son ranch « Tête de Nègre » quand il l'achète...
Et puis Ron Paul, l'éternel candidat libertarien, qui espère plaire aux républicains en proposant de légaliser la drogue et la prostitution, d'autoriser l'immigration illégale sous prétexte que les chefs d'entreprises en ont besoin et qui a toujours voter contre la guerre en Irak et en Afghanistan. Avec un tel programme, il ne peut même pas se présenter pour les démocrates car son ultra-libéralisme le pousse à vouloir couper toutes les aides gouvernementales...
On n'oubliera pas Michele Bachmann, même si elle a complètement déserté la scène médiatique depuis que son modèle, Sarah Palin, a décidé de ne pas se présenter. Ni Newt Gringrich, qui s'il tente un come-back de dernière minute depuis que Cain est dans la tourmente, représente aux yeux de tous la continuité avec la vieille école Bush. Autre inconnu en France, Rick Santorum est lui tellement conservateur, notamment sur la question de l'homosexualité qu'une campagne a été lancée par les associations gays sur le net. A chaque fois que l'on tape son nom sur google, on trouve désormais cette définition : « Santorum : 1. résidu de sperme et de lubrifiant découlant d'un rapport anal. 2. Sénateur de Pennsylvanie. » Pas sûr que ce soit ce que les Américains attendent de celui qui les représente dans le monde entier.
Enfin, John Huntsman n'a pas beaucoup plus de chances de l'emporter. Véritable clône de Mitt Romney (mormon, riche, mêmes traits physiques...), cette ressemblance a fait dire au comédien Jon Stewart dans son Daily Show : « Si on a le choix entre les deux frères Baldwin, on préfère toujours l'original Alec à la copie William... »


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Pourquoi tant de fautes ? C'est dommage, le post est en lui même intéressant, hélas votre inculture le dévalorise.Faites-vous relire SVP.
C'est pas de l'inculture, c'est la flemme de lancer le correcteur d'ortographe automatique ...(que j'utilise quand je doute) c'est sûr qu'on est plus crédible quand on est lisible...sinon d'accord avec vous Cyan...
Si un type "a toujours voté", on a un PARTICIPE passé.
Dans la phrase "à toujours voter blanc, on perd la couleur" VOTER est un INFINITIF. Tu vois, il y a un accent, mais pas au même endroit !
C'est pas dur : essaie encore !
Intéressant ce cours d'orthographe légèrement méprisant ou hautain au choix en réaction à un article sur le conservatisme
En fait, le cas Romney montre le degré fou d'hypocrisie dans lequel s'est enfoncé depuis des lustres la politique et l'élite conservatrice américaine. Romney est un véritable représentant du succès à l'américaine. Hors, il se retrouve villipendé justement parce qu'il est supposé être hors des clous sur deux domaines à la source même de l'américanisme: la religion et la réussite personnelle (scolaire et financière).
Donc, en priorité, les républicains les plus militants reprochent à Romney sa religion. En soit, c'est un cas unique et littéralement schryzophrénique lorsque l'on connait la sacro-sainte attache à la liberté de culte que peuvent avoir la majorité des américains. Mais pas pour un mormon... Le fait que par exemple, Sarah Palin soit membre d'un groupe protestant évangélique que l'on qualifierait en France de sectaire ne semble pas les faire bouger. Sans parler du niveau d'imbécilité crasse de certains candidats évoqués dans l'article et dont on se demande jusqu'où il est compatible avec une pratique religieuse digne de ce nom.
Hors, il est intéressant de noter que pour la plupart des universitaires et analystes des mouvements religieux, les mormons sont les seuls religieux pouvant être qualifiés d'américains puisque leur religion est née dans l'est et qu'elle s'est épanouie dans l'ouest avant de s'étendre à d'autres pays. On évitera soigneusement certaines sectes apocalyptiques ou sciences-fictionnesques locales pour étayer la comparaison.
Mais surtout, cela montre que 150 ans après les lois anti-mormones, le fait d'être mormon n'est toujours pas acquis pour les évangélistes américains qui ont définitivement du mal avec la liberté de penser et de culte quand il ne s'agit pas du leur. Et quand on connaît le corpus théologique et moral actuel desdits mormons, on voit mal ce que les évangélistes (la religion de tous les autres candidats républicains) peuvent leur reprocher. Alors que toute personne sensée voit très bien quoi reprocher auxdits évangélistes.
Concernant la réussite personnelle scolaire, le niveau terrifiant de nullité des échanges entre les candidats républicains a de quoi interpeller sur le niveau général de la population américaine mais aussi du débat public. Et ça c'est pas du tout une bonne nouvelle lorsque l'on connaît les défis du moment.
Là encore, Romney fait figure d'OVNI. On peut ne pas être d'accord avec les idées du candidat (et c'est peu dire) mais le traitement médiatique et humain terrifiant qu'il subit ne peut qu'interpeller quand on regarde le reste de la scène politique conservatrice. On a devant nous une formidable mise en garde sur l'effet débilitant de chercher à plaire à tout prix au plus grand nombre. Et sur l'absence réelle de formation de l'élite politique depuis plusieurs décennies. Le règne de la médiocrité a atteint des sommets.
Enfin, la réussite financière de Romney n'a rien d'exceptionnelle quand on la compare avec les moyens des autres candidats. Elle est certes un peu au dessus du lot mais sans plus, Cain ou Ron Paul ayant des moyens nettement supérieurs. Cela d'ailleurs ne le rend pas forcément plus autonome des lobbies divers.
Mais voilà, il cumule. Ce qui rend les fondamentalistes républicains nerveux. Et le débat prend des proportions qui ont de quoi attérer le spectateur externe un peu formé.
Cela montre le poids acquis par les extrêmes au sein du Parti Républicain et sa dépendance vis-à-vis de ses étranges compagnons de route. En aucun cas des bonnes nouvelles même si l'on ne partage pas le point de vue de ce candidat.
Perso' je m'en fous complètement des fautes si le sujet est intéressant ; il l'est. Merci à vous.