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Mediapart et l’imprévisible : 1. une quête libertaire nostalgique

Calme semaine d’août. C’est le moment de méditer loin du capharnaüm de l’actualité. Le blogueur a tout son temps pour écrire ; le lecteur tout son temps pour lire.

Les médias, avides du petit potin élevé au rang de révélation bouleversante, lèvent le pied : mais les vraies tragédies, celles de la misère débilitante ou des répressions atroces, avec leurs souffrances obscures, leurs morts cachées ou exhibées, subsistent. Ils ont l’habitude, il est vrai, de tamiser ce qui est révoltant, indigne de la France, et de pousser un coup de clairon sur les horreurs lointaines. Alors en été, vous savez…

Mediapart, lui aussi en vacances, n’est pas tout à fait comme les autres. Raison de plus pour méditer sur ce gros bébé de trois ans et demi qui a bien profité. Papa Plenel lui a même donné un petit frère anglais, et un petit cousin tunisien est venu lui rendre visite il ya quelque temps. La famille semble se bien porter. Elle soigne sa toilette. Quand on devient un grand quotidien numérique, avec ses trois éditions, il ne faut pas se prendre les pieds dans le tapis.

Edwy Plenel ne s’en cache pas : il aime l’imprévisible. Avec le Club, il est servi. Il y a de tout. Il faut dire que la période nourrit les mécontentements, les passions, nobles ou moins nobles : celles-ci s’appellent des haines. Certains ont un champ visuel étroit : ils souffrent de presbytie, ou de myopie je ne sais, politique. Paris, comme d’autres grandes villes depuis de nombreuses années, se donne une plage aussi estivale qu’éphémère ? C’est un scandale : les SDF en ont-ils besoin ? J’ai vécu longtemps dans une grande ville où la vaste place du 1er-Mai était transformée en plage de vacances …pour ceux qui n’avait pas les moyens de partir. Et il y en avait des mères et des gamins ! Mais Paris n’a que des SDF, c’est clair : la ville est si chère…

Encore le blogueur a-t-il le mérite de se préoccuper du sort des plus malheureux. Quand on plonge dans ce marigot-là, il est difficile de ne pas trouver que tout va mal : l’exclusion, la mendicité, révèlent un abominable arrachement au sentiment de la dignité humaine ; et globalement la société s’en accommode trop facilement, hélas !

L’imprévisible, ce sont aussi les commentaires suscités par les articles. Imprévisible ? Mediapart n’a pas inventé Internet. Une tradition de débilité et d’insanité s’est installée dans certains sites. Mediapart s’en est plutôt bien sorti, mais certains commentateurs ne donnent pas trop envie de participer. La bile et, pire, la bave se substituent parfois avec excès à l’échange d’idées. Un éminent universitaire canadien développe l’idée que tout débat reste un dialogue de sourds. Il n’a pas tout à fait tort, mais on peut y mettre tant soit peu les formes : les évolutions qui comptent demandent du temps – l’imprévisible, l’inattendu tiennent en partie à l’impatience des changements attendus (des dizaines d’années, voire des siècles) et au sentiment d’impuissance qui en découle. Qu’est-ce que le temps court de la politique en comparaison du temps long de l’hstoire ? Et pourtant le Français de 1788, tout en voulant des changements concrets au plus vite, n’imaginait pas 1789, encore moins 1792-1793.

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Dans les conditions historiquement difficiles de 2011, comment mettre en avant dans Mediapart, la volonté de « guetter cet inattendu et cet imprévisible », à partir des articles de ses journalistes, des billets et commentaires de ses lecteurs ? Il n’est guère facile d’être un guetteur d’ombres, au risque d’évoquer de bien fantomatiques et impalpables revenants.

Depuis le début de Mediapart, les articles les plus recommandés, les plus lus et les plus commentés par les lecteurs bénéficient d’un signalement particulier en première page. Les plus commentés ne sont pas nécessairement les plus lus ni les plus recommandés et réciproquement. Mais tous, à leur manière, ont attiré l’attention des lecteurs, c’est l’indice qu’il se passe « quelque chose » dans les esprits.

Depuis un bon nombre de mois, les billets des blogueurs de Mediapart sont soumis au même régime de la recommandation. Auparavant, le critère était le nombre de commentaires déposés. Un article blanc était ainsi sorti en première page : dans un journal, l’insolite retient toujours l’attention et libère tout particulièrement les plumes ou les claviers… Aujourd’hui, les plus recommandés (ce qui a priori n’empêche nullement le triomphe d’un canular) sont donc mis en valeur: d’abord dans la Une du Club, puis dans la Une du site. Mediapart opère toutefois en partie, selon leur intérêt propre ou leur actualité, une recommandation des billets, à la fois dans les blogs et dans les « éditions ».

La Une du Club et la première page augmentent toujours le nombre de lecteurs et le nombre de commentaires. L’intervention de la rédaction dans le choix de certains billets non seulement a un sens journalistico-politico-social, mais des conséquences sur leur lecture : c’est un appel à retrouver un intérêt, une originalité en phase avec le guet de l’inattendu.

La durée de la présence en première page ou en Une du Club dépend de la décision du responsable de la mise en page. Il est probable que le nombre de lecteurs commande le maintien ou non de l’article.

Depuis peu, Mediapart ne se contente pas de compter le nombre des commentaires qu’un article ou un billet inspirent. Il compte les recommandations attribuées à chacun des commentaires. Les cinq plus recommandés ont droit aux honneurs d’un encadré sur fond bleu.

A l’évidence, par rapport à ce qu’attendait la rédaction, cette expérience de mise en valeur des recommandations a donné (était-ce imprévisible ?) une image déformée de la discussion. Il fallait un correctif : le nombre des approbations ne peut se substituer à la mise en perspective des points de vue ; une accumulation d’enthousiasmes, même logiquement présentés, fait apparaître parfois de redoutables angles morts. Très vite, au moins pour les articles de la rédaction, il a fallu le faire précéder, avec la même présentation sur fond bleu, d’une sélection opérée par Mediapart soi-même. La vie du jeune Mediapart est décidément compliquée : même une réforme voulue pour faire surgir les attentes profondes du lectorat révèle, de façon intempestive, ses carences…

Ce qui explique que Mediapart ait besoin d’un soutien paternel ferme et constant. Mais être le père de Mediapart, ou l’un de ses parrains reconnus, ne va pas de soi. Mediapart, ce n’est plus le journalisme du siècle précédent, pourtant si proche. Car la nouveauté ne va pas de soi : elle s’invente, toujours à ses risques et périls. Examen du cas. Sans se prendre trop au sérieux, tout en gardant un bon soupçon de sérieux.

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Un journal selon le style ancien dispose d’un éditorialiste. Mediapart a Edwy Plenel.

Un éditorial donne la vision politique officielle du journal, une référence pour l’ensemble de la rédaction. Edwy Plenel rédige des partis pris.

Ce ne sont pas des prises de parti. Ce serait trop collectif : chaque journaliste est libre.

Le plus souvent, l’éditorialiste est unique. A Mediapart, François Bonnet se fend régulièrement de son parti pris ; Laurent Mauduit aussi.

Edwy, François et Laurent : le triumvirat de Mediapart. – Les géniteurs de Mediapart ont l’allure d’un père romain, à la vertu (journalistique, c’est ce qui intéresse ici) austère, intransigeante, inébranlable.

Edwy, François et Laurent n’écrivent qu’en leur nom, mais sont tous trois sur la même ligne. Aucune incohérence entre eux.

De loin en loin, d’autres parties prenantes ont pointé leur nez – comme Gérard Desportes qui aurait pu être le quatrième mousquetaire (le rôle de D’Artagnan était, hélas ! déjà pris). Car certains sujets semblent ne pouvoir être traités selon des règles purement journalistiques – après tout le billet (l’article) d’humeur a sa place dans un journal.

Le premier triumvir, c’est incontestablement Edwy Plenel. Son dernier parti pris sur le 14 juillet a rassemblé plus de mille commentaires, dépassant largement les 523 commentaires de son parti pris précédent. On est proche du plébiscite ; des manifestations de dévotion apparaissent çà et là. Si nous ne sommes plus au siècle du culte de la personnalité (est-ce si sûr ?), nous sommes bien dans une société présidentialiste. On célèbre la parole du président de Mediapart comme d’autres célèbrent la parole du maître à penser ! Il existe sans doute un charisme de la plume… et de la fonction.

François Bonnet suit avec 626 commentaires au lendemain de l’arrestation de DSK et 608 pour un article sur la Lybie (293 et 417 peu auparavant). Laurent Mauduit recueille ses 301commentaires (seulement ?) pour un article clouant au même pilori néolibéral F. Hollande et M. Aubry.

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Désormais un article ne vaut plus seulement par son contenu ; il attire l’attention par la manière de réagir qu’il induit. Les nouveautés introduites pour la mise valeur des commentaires permettent, en effet, de mieux comprendre ce que vivent les Français, au moins bon nombre d’entre eux. Cela ne relève ni des lois de la statistique ni d’une sociologie rigoureuse ; cependant des tendances se manifestent, assez éclairantes : ceux qui se sentent le besoin d’écrire veulent parler d’eux-mêmes et, par delà leur vécu, des aspirations existentielles qui les animent. C’est là sans doute un imprévu intéressant.

Le commentaire le plus salué à la suite du parti pris d’E. Plenel sur le 14-Juillet, révèle un désir profond : le bonheur du changement, enfin vécu – de manière inopinée, certes, et éphémère, puisqu’il s’agit d’un bonheur de lecture. Le deuxième fait apparaître une quête de lumière dont l’avènement constaté doit se vivre sur un mode festif et par conséquent pacifique. Le troisième lie ce bonheur lumineux et paisible au « cosmopolitisme », c’est-à-dire à l’amitié entre peuples et nations. Le quatrième et le cinquième rappellent que le bonheur et la fête ne peuvent se goûter que dans la conscience de l’honneur collectif – et donc le refus de l’honneur perdu avec l’invitation de dictateurs peu ragoûtants. Ce n’est pas si mal, donc. De l’imprévisible liberté des commentateurs et des lecteurs émerge ce qui fait d’eux des lecteurs propres à Mediapart.

On peut cependant remarquer que d’autres invitations des dernières années, bien plus honorables, ne sont pas évoquées : l’ONU, le Brésil, la Grande Bretagne, l’Inde, l’ensemble des pays de l’Union européenne ont défilé sur les Champs-Elysées… Ce qui signifie que ces réactions plébiscitées sont d’ordre symbolique plus que politique. Le 14 juillet, il est vrai, n’est-il pas le symbole de la République : démolition de la vieille forteresse d’Ancien régime et Fête (fraternelle) de la Fédération ? Du coup, la république de Sarkozy est ressentie comme une résurgence de monarchie absolutiste. A Mediapart, on aime le symbolique parce qu’on n’aime pas toujours la politique et jamais celle de Nicolas Sarkozy.

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Avec F. Bonnet, la politique est bien présente, par exemple quand il s’agit de l’insurrection libyenne. Son article du 18 mars (jour anniversaire de la Commune de Paris !) sur la Lybie provoque un vrai débat. Il est dommage que le système de recommandations des commentaires n’ait pas été déjà mis en place pour savoir comment l’orientation de l’article a été reçue, en fonction de quelles préoccupations fondamentales, premières. Il commence par un constat de carence bizarre : l’incapacité des services de renseignements à organiser l’élimination physique d’un tyran tel que Khadafi (faut-il comprendre : ce qu’Israël sait faire ? Ou Obama lui-même avec Ben Laden ?). Le lecteur se trouve d’emblée hors les lois internationales…

Ce qui est dénoncé serait un « unanimisme béat » qui ne tient pas compte des réserves des pays lesquels, sans donner un vote d’approbation, se sont abstenus (mais un vote pleinement valide serait-il de facto invalidé du moment qu’il n’est pas unanime ?), des risques des opérations, de la complexité des problèmes logistiques à résoudre, de l’incertitude de la suite des événements, des arrière-pensées de N. Sarkozy – voire d’autres dirigeants du monde. Les 608 commentaires montrent que l’article a retenu l’attention des lecteurs.

C’est qu’en fait l’article se fonde sur une hostilité à la fois de principe et de circonstance à la mise en œuvre de la résolution 1973 des Nations-Unies. Position qui n’est pas nouvelle dans l’histoire : c’est celle des pensées pacifistes, des libertaires, et, dans certaines limites, des marxistes révolutionnaires. – En ce qui les concerne, F. Bonnet et E. Plenel pourraient revendiquer l’héritage antimilitariste, déjà lointain, de Jules Vallès, l’inventeur d’un journalisme révolutionnaire original, ouvert à toutes les églises socialistes du moment qu’elles sont révolutionnaires (tiens, tiens !), et de Séverine, sa fille spirituelle, une grande plume féministe et libertaire .

Position qui a toujours fait discuter à gauche, provoquant des divisions parfois féroces. C’est elle qui a été à l’origine de la scission entre socialistes et communistes à la suite de la boucherie de la Grande guerre. La mort de Jaurès, c’est l’élimination de cette position idéale par la réalité crue de l’assassinat – entériné judiciairement. C’est une position qui n’a pas tenu en 1914 face à la réalité du monde, ce qui ne l’invalidait pas en tant qu’idéal à ne jamais oublier. Lénine a eu le mérite historique de ne pas jeter aux oubliettes cet idéal en organisant la propagande de paix au sein de l’armée russe. On ne peut savoir le chemin qu’aurait choisi Jaurès. Il n’est pas sûr qu’il se soit accordé avec la position du Jules Guesde de l’union sacrée. Séverine qui l’admirait se retrouva parmi les socialistes adversaires de ce dernier et soutint, elle la libertaire, l’adhésion à la IIIe Internationale. Jaurès l’eût-il fait ? C’est peu probable pour des raisons philosophiques et politiques.

La Société des Nations puis l’ONU ont été créées pour concilier les réalités politiques et l’idéal de paix. C’est dire que l’ONU est inévitablement imparfaite, marquée par les tares des Etats, les partialités nées des alliances géopolitiques et entretenues outre-mesure par les intérêts de toute sorte, le plus souvent liés aux dominations sociales et économiques. Mais elle a pour ambition de rassembler l’humanité à travers les Etats auxquels elle a donné naissance et de trouver pour elle les moyens de vivre en paix.

Ambition actuellement au-dessus de ses forces dans certaines parties du monde, et en premier lieu au Moyen-Orient en raison du conflit israélo-palestinien, où tout se décompose dans le poison insoluble de l’intolérance.

Mais ambition qui progresse. Lors de la décolonisation, de la guerre du Vietnam, de l’éclatement de la Yougoslavie, l’ONU a joué un rôle bénéfique, depuis peu en relation avec le Tribunal international de La Haye. G. Bush n’a pu obtenir son feu vert pour sa guerre d’Irak fondée sur un mensonge. Il est toujours possible, et justifié, de critiquer l’ONU pour ses carences : elles marquent les limites d’une démarche, elles n’invalident pas le respect que l’on doit à ses décisions. C’est un appel à progresser, non une raison de renoncer.

Le parti-pris de F. Bonnet du 18 mars se place nettement, et par principe, hors du champ politique des institutions internationales. Cette démarche explique d’ailleurs l’incompréhension d’E. Plenel face au vote du PS en faveur des frappes aériennes en Lybie. Que dit M. Aubry au lendemain du vote de la résolution 1973, adoptée avec l’accord de la Ligue arabe ? Elle « se félicite de la détermination de la communauté internationale réunie à Paris pour mettre en œuvre la résolution 1973, enfin adoptée par l'ONU pour protéger le peuple libyen » et exprime le souhait d'une mise en œuvre « sans délai » des « moyens » qui permettront « de faire cesser les massacres, et, fort de ce soutien, au peuple libyen de retrouver la paix et d'aller vers la démocratie ».

Que rappelle Jean-Luc Mélanchon lui-même ? « La résolution commune de l'ONU est partie du Parlement européen qui a impliqué le groupe social-démocrate, une partie du groupe GUE dans lequel je siège, le groupe des Verts, c'est ça cette résolution, c'est à elle qu'il faut dire merci. » Ce sont les Verts qui semblent imprévisibles et auraient plutôt à expliquer leur vote différent à Paris et à Strasbourg. Est-ce ce type d’imprévisibilité qui séduit E. Plenel ?

L’intervenant socialiste au Parlement est pourtant clair : cette approbation ne vaut pas «solde de tout compte». Il pose les conditions du PS : «au delà de l’action militaire, il faut définir une issue politique dans un cadre mutilatéral, avec les partenaires de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de l’Union européenne.» Il condamne le«largage d’armes» aux rebelles libyens, «qui semble éloigné de l’esprit et du texte» de la résolution de l’ONU et entame «le crédit» de l’opération.

Comme pour se donner bonne conscience, Mediapart donne le lien avec les documents qui aident à comprendre cette position – sans en faire état ! Quel sens faut-il donner à cette manière de procéder ? Nos valeureux journalistes de Mediapart pensent au fond d’eux-mêmes que l’ONU n’est qu’un « machin », pour reprendre l’expression du général De Gaulle agacé de ses condamnations de la guerre d’Algérie et de la place qu’elle prenait sur la scène internationale.

D’autant plus que le PS a fait connaître depuis quelques années déjà sa volonté d’engager le rapatriement des forces françaises en Afghanistan. Paul Quilès a rappelé il y a peu ici même sa position au lendemain du renversement de talibans et comment Bush a imposé une conception interventionniste menant à l’impasse alors que d’autres options étaient possibles. Dès 2002, la droite était au pouvoir et s'est concentrée sur son hostilité à la guerre d'Irak. Le PS a condamné « la dérive à l'œuvre» qui ne cesse de conduire à un glissement «vers une guerre d'occupation». Si «la France ne peut pas se désengager brutalement de l'Afghanistan», le PS a voté «contre une conception politique et militaire qui nous conduit dans une impasse».

Il est facile de déclarer qu’une guerre est imbécile. Quelle guerre ne l’est pas ? Mais que la communauté internationale ne puisse prendre des mesures cadrées contre un régime qui menace ses concitoyens d’un bain de sang, ou de détruire la capitale par des lancers de missiles au cas où la rébellion l’investirait, voilà qui est inacceptable en ce début de XXIe siècle, même pour des pacifistes. L’ONU est bien imparfaite. Mais si l’esprit critique demeure une exigence, il ne doit pas permettre à des tyrans de mener impunément des répressions sanglantes. Il existe désormais des tribunaux internationaux pour les juger. Après Nuremberg, combien imaginaient qu’il puisse en exister d’autres ? L’imprévisible de l’histoire, par delà bien des oppositions et des atermoiements, a fini par s’imposer : ne laissons pas ces tribunaux tomber en désuétude.

(La suite prochainement…)

Tous les commentaires

03/08/2011, 22:17 | Par jean_paul_yves_le_goff

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Tiens ! Rvla René Lorient ! Avec sa clairvoyance !

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D'ici qu'après Philippe Corcuff il découvre l'état de décomposition intellectuelle et morale de la gauche, y a pas des kilomètres.

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jpylg

03/08/2011, 22:51 | Par Arpège

Quelque chose me dit que votre billet d'indolentes réflexions estivales pourrait remporter le jackpot mediapartien !

03/08/2011, 23:10 | Par noelmarchal

Mélenchon! René, et pas Mélanchon!

Aucune importance , c'est juste pour prouver que je me suis farci toute la tartine de "on refait le match".

04/08/2011, 07:27 | Par rené lorient en réponse au commentaire de noelmarchal le 03/08/2011 à 23:10

Pour Jean-Luc, c'est exact. Une confusion avec Philippe Melanchton, éminent disciple de Luther.

04/08/2011, 16:32 | Par Boris Carrier

Beaucoup de choses dans ce billet. En picorant:

 

Concernant la sélection des billets et articles à succès en première page: "tous, à leur manière, ont attiré l’attention des lecteurs, c’est l’indice qu’il se passe « quelque chose » dans les esprits" ... pas d'accord: c'est plutôt l'expression habituelle du réflexe grégaire qui tient plus du phénomène de la mode que d'un quelconque réflexion profonde.

 

 

 

A propos de la Libye, "que la communauté internationale ne puisse prendre des mesures cadrées contre un régime qui menace ses concitoyens d’un bain de sang, ou de détruire la capitale par des lancers de missiles au cas où la rébellion l’investirait..." trois choses:

 

- le discours belliciste reprend cet argument en boucle sans tenir compte du démenti des faits: les menaces ne se sont jamais concrétisées et l'expression "bain de sang" relève de la vile propagande.

 

- la composition du CNT porté à bout de bras par les belligérants n'est pas au-dessus de tout soupçon, loin s'en faut.

 

-la Syrie, elle, réprime bien plus durement les manifestations et cela n'émeut pas autant nos gouvernements (pas de pétrole là-bas)

 

 

 

04/08/2011, 01:29 | Par Serval

Je ne savais pas que tu étais le scénariste de "Derrick".

 

C'est à peu près aussi long et chiant qu'un de ces épisodes.

 

Sérieux ? Tu prévois une suite ? Remarque, tu auras du lectorat...Il n'y a pas de canicule cette année

 

 

04/08/2011, 08:01 | Par rené lorient en réponse au commentaire de Serval le 04/08/2011 à 01:29

Derrick ? Diable ! Que de lecteurs en perspective ! Médiapart est prêt à m'engager pour les 25 années à venir ?

04/08/2011, 08:18 | Par MissFaff en réponse au commentaire de rené lorient le 04/08/2011 à 08:01

Trés drôle !!!

Vous m'avez fait rire avec cette réplique ;

04/08/2011, 08:05 | Par rené lorient en réponse au commentaire de Serval le 04/08/2011 à 01:29

doublon

04/08/2011, 07:36 | Par AA Bradley

Encore un donneur de leçons. Qu'est-ce que vous avez donc toujours à geindre comme ça, Monsieur "qui se croit plus intéressant que tout le monde", Monsieur "qui aimerait ne pas avoir à se mélanger avec les torchons", Monsieur "qui estime que Médiapart devrait être réservé à des gens biens comme lui".

04/08/2011, 07:54 | Par hector carignan

Je me suis un peu assoupi, mais le dernier paragraphe, et pas seulement parce que c'était la fin, m'a plu, vraiment... Vous avez fait un effort, ce n'est pas comme ces blogs qui vous balancent une citation sacrée ou une phrase "enfant d'une nuit d'Idumée" ! Je suis curieux de la suite, je ne dis pas impatient...

06/08/2011, 09:34 | Par pierre sélim Lebrun

René LORIENT,bonjour,

vous mentionnez un cousin tunisien de "Médiapart"; il s'agit de qui? ont-il un lien internet?

dans l'attente de vos bons avis, bien à vous.

Pierre Sélim LEBRUN

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