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Martine Aubry et ses amis pourront-ils reconstruire le PS ?
Les motions viennent enfin d’arriver chez les militants socialistes – après et non avant le week-end comme il était prévu. Tous les socialistes peuvent ouvrir leur album de motions : combien ont le désir de le faire ?
Car c’est là l'un des problèmes pour Martine Aubry et tous ceux, en particulier la « génération du changement », qui se sont associés à elle pour présenter la motion D « Changer à gauche pour changer la France ».
Curieusement, c’est la seule motion qui pose cette lancinante question du changement, si avidement attendu par les citoyens de France et d’Europe, si souvent éludé au nom du réalisme et des contraintes, de la prétendue absence de marges de manœuvres au temps de la globalisation et de la mondialisation.
Martine et son équipe n’y vont pas de main morte : ils mettent les pieds dans le plat.
Commençons par ce sur quoi ils finissent. Le PS est dans un triste état : « La première priorité est de retrouver l’envie d’être ensemble. Le Bureau National doit redevenir la véritable instance exécutive du Parti.Le Conseil National doit retrouver la place centrale de Parlement duParti. Réuni trop rarement, son déroulement est souvent factice… Résultat: les sujets sont traités superficiellement. […] Le Comité Economique et Social doit être réactivé. » Le PS est donc bien bas et Solférino n’est plus ce qu’il était. La condition nécessaire, mais non pas suffisante, pour changer en France, c’est donc d’abord de changer le parti et de changer dans le parti. C’est urgent car certains parlent de changer de parti quand d’autres ont déjà commencé à le faire.
L’exigence de changement se manifeste dans la manière d’aborder les questions politiques. Martine et les siens veulent retrouver le sens premier du socialisme : il s’agit de faire émerger de la société telle qu’elle est devenue « un nouveau modèle de développement économique, social etécologique ». Il faut progresser vers ce qui nous échappe aujourd’hui : « une société de solidarité,de responsabilité et de libertés dont nous devons être les architectes » et versun nouvel internationalisme avec l’Europe. »
La question de l’Europe est posée avec gravité :
« L’Union européenne n'a pas su apporter des réponses à la hauteur des enjeux […] Nous partageons tous l’analyse des dérives actuelles de l’Europe libérale et de la nécessité de la réorienter.
Les progrès réalisés dans les 30 premières années étaient fondés sur un consensus politique fort et implicite entre les Etats membres, autour de l’idée d’«économie sociale de marché», un mélange de régulation et de libéralisation […]. Ce consensus n’existe plus dans l’Union à 27. Pour beaucoup, la concurrence libre et non faussée semble être devenue un objectif dominant. La politique de la concurrence est maintenant parfois plus exacerbéeen Europe qu’aux Etats-Unis. »
L’action de la gauche européenne est soumise au même examen critique que le PS français lui-même : « La gauche française est en panne ….comme toute la gauche européenne. » Et le texte devient insistant : « Motif d’inquiétude supplémentaire : c’est toute la gauche européenne qui va mal ! »
Pour la motion de Martine Aubry et de sa génération du changement (des responsables politiques femmes et hommes trentenaires et quarantenaires), il faut retrouver le chemin des esprits et des cœurs de ceux qui souffrent le plus dans leur travail et leur vie personnelle, de ceux qui désirent au moins une amélioration de la vie pour leurs enfants. Ils veulent que le PS se dote d’un « projet de transformation sociale profonde », fondé à la fois sur une politique sociale, permettant de restaurer le pouvoir d’achat des petits salaires (revalorisations « significatives » et régulières du SMIC, blocages de certains loyers, allocation énergie financée par une taxe sur les superprofits des pétroliers...) et sur une politique entraînant les entreprises vers l’investissement, l’emploi durable et la valorisation du travail. Par exemple, le recours excessif à la précarité et les licenciements abusifs seront découragés par des mesures qui les rendront trop coûteux pour être une variable d’ajustement. C’est ce qui relève d’« un réformisme ancré dans le réel d’aujourd’hui. »
Il convient de lire attentivement ce texte : il ne peut être question de tout citer ici. Quand on le compare aux autres, on s’aperçoit qu’il a pour ambition non pas d’être le support d’une tendance de gauche dans un parti « social libéralisé », mais de donner des bases à un parti s’affichant sans complexe comme un parti de gauche. Le seul texte qui adopte une perspective analogue est la motion C, présentée par Benoît Hamon.
Il est peut-être regrettable qu’il existe deux textes aux orientations si complémentaires. D’autant plus que Benoît Hamon apprécie beaucoup Martine Aubry dont il fut le collaborateur au temps où elle était ministre. Moscovici aurait menacé de ne pas rejoindre la motion D si Hamon en était. Et au dernier moment, il a préféré rejoindre Delanoé et Hollande, sans doute parce qu’on lui a promis de devenir Premier secrétaire en cas de succès. Il est clair que Martine Aubry aura beaucoup plus de poids dans cette fonction – à condition que sa motion prenne l’avantage.
Martine Aubry, dans la période actuelle, est le symbole de ce qui s’est fait de mieux sous le gouvernement Jospin : les emplois-jeunes, la CMU, l’équilibre de la Sécurité sociale sur la base d’une création d’emplois sans précédent, les 35 heures. Car Martine sait remettre les pendules sarkozystes et autres à l’heure. Les enquêtes ont montré que pour ceux qui ont bénéficié des 35 heures, 85% sont satisfaits. Elle dit très clairement qu’il faut s’attaquer aux problèmes qu’ont connus les 15% restants. Et elle a des propositions : voyez son dernier livre.
Cette femme qui a créé la fondation Agir, et qui, un temps, a voulu connaître de l’intérieur une grande entreprise capitaliste (elle n’y a pas fait carrière et n’a pas touché de parachutes dorés), est de celles qui n’aiment pas le bavardage. Agir est son maître mot. Et depuis toujours elle a eu au centre de ses préoccupations le travail et l’emploi, en liaison avec l’entreprise, dans la perspective de transformer les relations entre le patronat et le salariat. C’est suffisamment rare pour être relevé.
Gageons que si elle devient effectivement le n° 1 du PS, la droite et le patronat, en tout cas celui qui a les yeux rivés sur les cours de la Bourse, ne lui fera pas de cadeau. Mais elle a du répondant. Et cela inquiète. La grande presse a choisi Delanoé…
Pour consulter le texte de la motion présenté par Martine Aubry : www.changeragauche.net
Prochains billets : Benoît Hamon pourra-t-il rejoindre La motion D ? – Bertrand Delanoé réussira-t-il à devenir le nouveau Hollande ? – Le mystère de la motion E.
(Comme je travaille, ces billets paraîtront au rythme qu’il me sera possible de tenir).


Tous les commentaires
Martine Aubry a d'éminentes qualités et tente un pari difficile. On ne peut que lui souhaiter bonne chance dans "son" entreprise. C'est une très bonne chose qu'elle ait repris (mais Delanoë aussi) certains des thèmes qui ont été portés d'abord par Ségolène Royal. Je ne suis pas sûr qu'elle ait bien intégré la nécessité des "quatre révolutions démocratiques" (entre autres) mais le monde ne s'est pas fait en un jour. (Et puis je ne veux pas faire de procès d'intention). Enfin on peut toujours espérer qu'avec Cambadélis à la manoeuvre la concurrence avant et pendant Reims sera parfaitement loyale (hum... qu'est-ce qu'il ne faut pas écrire pour donner des gages de bonne volonté !) Pour l'instant je parie toujours pour un rassemblement "tous sauf Ségolène" à Reims, et de ce point de vue, ce qui est écrit dans les motions importe peu. (On apprend que des coureurs du dernier Tour ont "été reconnus positifs", comme on dit, il ne faudrait pas que la même chose arrive au PS et qu'une majorité de circonstance se désagrège au bout de quelques mois. Mais le pire n'est pas toujours certain.) Que la meilleure gagne. Sur les postures dites "de gauche", il faut toujours garder à l'esprit que Guy Mollet, en son temps, a pris la SFIO contre Daniel Mayer en se disant "de gauche" (collectivisation des moyens de production, dictature du prolétariat, toussa toussa hem). L'esprit de gauche est dans l'audace et dans l'innovation, pas dans le raccrochage nostalgique à des vieux portemanteaux bouffés par les vers de bois. Salut et fra-ter-ni-té !
Merci beaucoup une fois de plus, pour ce texte nuancé et très clair , sur Agir , aussi, Mr René Lorient. . " C'est suffisament rare pour être relevé".
.... "on s’aperçoit qu’il a pour ambition non pas d’être le support d’une tendance de gauche dans un parti « social libéralisé », mais de donner des bases à un parti s’affichant sans complexe comme un parti de gauche." On verra la suite, mais rien que cette phrase redonne un tout petit souffle d'espoir. Rien que pour ça, merci, René !
Une contribution, encore une fois, utile ( par ces temps si difficiles )
La planète PS est un monde dissolu. Serval rêve d'un bain dissolvant pour Ségolène Royal (H2SO4 ou HCL ?) ,René Lorient aimerait dissoudre Hamon dans Aubry et Jean François Kahn voudrait bien dissoudre le tout. Peut être ,est ce lui qui sans rien faire aura gain de causes. A voir les amabilités qui fusent dans les blogs de médiapart entre les représentants des diverses écuries, cette dernière hypothèse devient plausible. Pour un observateur extérieur au PS, (ce qui ne veut pas dire impartial) il ressort,en particulier sur ce site , que pour ce qui est de soulever les passions, Ségolène Royal est la reine incontestable Je n'en déduis rien. Obama aussi, soulève les passions. Plus dure sera la chute! Mais bon, sans vouloir faire de peine à René Lorient, qui ,à part les militants ciblés, peut s'enthousiasmer pour Aubry, Delanoé, ou DSK? Au fait, existe-t-il encore au PS des gens contre l'économie de marché, contre la société de consommation, contre la croissance arrachée au bout des dents ? Résumons: existe-t-il encore des socialistes dans ce parti ?
La question n'est pas de s'enthousiasmer pour telle ou telle figure - on a vu ce qui pouvait en résulter. Il s'agit de trouver les moyens et les chemins pour que le PS retrouve une identité et une politique de gauche convaincante jusque dans des milieux qui ont pris leurs distances avec lui. N'oublions pas qu'aujourd'hui - en dépit de tout ce que l'on dit de lui et en dépit de tout ce qu'il fait ou ne fait pas, - c'est lui qui a la plus grande audience à gauche et qui est investi de la confiance des citoyens pour administrer nombre de collectivités locales. C'est donc du sérieux que ce congrès. Le PS s'est fissuré, divisé, replié sur lui-même et trop souvent en raison d'intérêts personnels ou de clans. La réflexion politique dans ses instances s'est affaiblie ; au lieu de discuter de la politique à adopter, la tendance s'est développée à se contenter d'une juxtaposition de topos sans volonté d'aboutir à des positions communes largement partagées. La motion D affronte la difficulté. Il ne s'agit plus ici de se retrouver derrière un "chef" dans le confort d'un "restons entre nous et tant pis pour les autres" ; la décision a été prise de parler de ce qui fâchait, car c'est le seul moyen de réunifier, de rassembler le PS. Et lorsque l'on aborde sans se fâcher ce qui fâchait, on s'aperçoit qu'en changeant la perspective - à gauche - et en faisant un examen critique, lucide, de la situation - ce qui est éminemment socialiste, - on trouve un langage commun et des propositions nouvelles : on retrouve la tradition de gauche tout en répondant de façon moderne à des questions nouvelles ou qui se posent autrement.
Merci René Lorient. Je suis proche de votre analyse. Je pense que le motion D (M. Aubry) est une motion forte pour un travail honnête pour amener un changement du Parti Socialiste et faire qu’il s’engage pour une politique réellement à gauche… Comme ancienne déléguée du personnel (CGT ) ayant été très engagée dans la mise en place des 35 h à France 3 National, je peux dire que l’application des 35h a été une avancée radicale dans l'organisation du travail : temps de travail compatible avec la vie de famille, heures supplémentaires contingentées et, enfin, justement partagées ; plus, the last but not the least : création d'emplois dans tous les services ! Oui ! création d’emplois et l’arrivée de nombreux jeunes. De quoi faire rêver…. J’ enrage encore quand je me remémore les marches en arrière, à ce sujet emblématiquement SOCIALISTE ! Quasi des excuses faites au patronat à propos de cette loi qui leur fut si gênante… venant, brut de décoffrage, de la bouche de certain/es socialistes, et pas des moindres et pas à n’importe quel moment ! Les faits font force de loi, écrivait Goethe : alors, oui, Martine Aubry a en poche de vrais brevets de Socialisme ! De plus elle possède une élégance d’esprit qui la rend estimable : elle sait même oublier ces « coups dans le dos… » Ainsi ses loyaux services pour le socialisme, peuvent lui permettre, le moment opportun, de dialoguer avec les socialistes qui comprennent que Le PS divisé, c’est, de plus en plus, comme une insulte faite aux citoyens de gauche.
Bonjour, Si les 35 heures ont été une réussite par les créations d'emplois occasionnées ( ce que je ne conteste pas) on peut tout de même s'étonner qu'aucune motion parmi les quatre "grosses" ( à ma connaissance ) ne propose d'aller plus avant dans la réduction du temps de travail. Il est très étonnant de ne pas vouloir poursuivre dans cette voie puisque succès. Et encore plus lorsque l'on pense que la productivité française est une des meilleures au monde. Que faisons-nous donc de cette productivité ? Cordialement.
Bon, très bien, tout est formidable; enfin, c'est un discours de gauche normal, classique, rien à dire; la motion Hamon, qui se veut la plus à gauche est déclarée également proche de la motion Collomb (Royal)... A suivre... Le paragraphe sur Hamon qui aime bien Aubry, mais Moscovici, qui était avec Aubry, ne voulait pas de Hamon, mais comme il est parti chez Delanoë, sûrement parce qu'on lui a promis..., donc entendez, sans que je le dise vraiment, que, la motion Hamon, qui par ailleurs (cela tombe bien) est proche de la motion Aubry, pourrait rejoindre la dite-motion Aubry... m' a amusée. Comme quoi, ça a commencé à changer, mais c'est toujours la même chose.. A part ça ? Eh bien, à part ça, M. Aubry veut-elle vraiment y aller, c' est à dire, en 2011, se présenter à la candidature pour la présidentielle de 2012 ? Moi je crois que non (je me souviens de ma déception quant à Delors, même si j'admets que cela ne soit pas automatiquement en relation). Et je crois que le but, c'est de préparer le retour de Dsk, pour 2012, et ça, je ne le souhaite pas... ps : un mot sur les 35h, parce que je sens bien qu'on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent, et qu'on (je veux dire ses soutiens), en fait un argument de poids, au moins égal au poids du nombre d'heures...bon mot en passant : Si, comme le dit M. Aubry "la politique n'est pas affaire de mensurations", ne nous laissons pas abuser par les chiffres... Tout d'abord, ce fut le projet de tout un gouvernement, ensuite, il a été laissé en friche, et il n'y a pas trop, à mon sens, de quoi le revendiquer comme un truc formidable de la gauche, mais je ne voudrais pas gâcher l'ambiance.
à Lézard Je suis assez d'accord avec vous sur ce point, encore qu'il ne puisse guère être soulevé utilement (me semble-t-il) que dans le cadre européen. La crise (la vraie, celle de la sphère du réel) qui s'annonce peut-être mettra sans doute cela à l'ordre du jour. Aux intervenants ci-dessus j'ai nettement l'impression que certains socialistes ont oublié, lors de l'installation du nouveau logiciel (ralliement explicite à l'économie de marché régulée à gauche) d'une part d'installer le module complémentaire concernant la rénovation des institutions démocratiques, d'autre part de désinstaller complètement l'ancien logiciel: on continue à penser que le marché, malgré tout, c'est plutôt à droite, et l'étatisme plutôt à gauche... (comme du temps des illusions sur la collectivisation, voire la dictature du prolétariat). Je crois qu'il faudrait se débarrasser une bonne fois de cette illusion, pour laisser la place au débat entre, au pire, l'innovation et la frilosité, au mieux différentes conceptions de l'innovation. Mais ce n'est peut-être pas le rôle d'un congrès du PS ?
Le congrès se joue autour des choix de personnes, il n' y a aucune illusion à se faire...
Une certaine dose d'illusion est nécessaire pour être efficace : c'est nullement incompatible avec la lucidité. Les pessimistes, ceux qui ne savent pas rêver, ne sont pas faits pour la politique. Mais personne n'est obligé de s'y atteler (car c'est un sacré travail !). Quiconque réduit un congrès à des choix de personnes, veuillez m'en excuser, signifie à ses concitoyens la fin de la démocratie.
Je ne réduis pas, cher René Lorient, j'en suis autant désolée que vous. . A lire dans le Figaro : Martine Aubry : "Sarkozy apporte de bonnes réponses à la crise". C'est Dsk, qui lui a soufflé ça ou quoi ? Cliquer sur politique pour lire l'article (elle évoque aussi sa différence avec Dela noë : ça vaut le coup...) . http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/08/01002-20081008ARTFIG00496-aubry-sarkozy-apporte-de-bonnes-r . Egalement, sur l'AFP Crise : Sarkozy apporte de "bonnes réponses" (Aubry) ... - La maire de Lille Martine Aubry, qui tentera de s'imposer à la tête du PS au congrès de Reims en novembre, a estimé mardi que Nicolas Sarkozy apportait de "bonnes réponses" à la crise financière, mais a insisté sur le besoin de "contreparties" des banques. "Lorsqu'il y a crise comme c'est le cas aujourd'hui, le président de la République agit. Il agit dans l'urgence, et nous sommes un parti républicain responsable, nous devons l'accompagner dans cette action", a déclaré Mme Aubry sur France 3. "Il faudrait en revanche que les banques à qui on prête beaucoup d'argent aujourd'hui, qui sont celles qui ont utilisé ce système, puissent rembourser quand ça ira mieux", a-t-elle ajouté. Interrogée sur les réponses apportées par Nicolas Sarkozy à la crise financière, Mme Aubry a répondu : "les réponses pour garantir les dépôts des Français et pour agir chaque fois qu'une banque est en difficulté sont les bonnes réponses". "J'aimerais bien qu'il y ait des contreparties pour les banques", a-t-elle dit. "Nous aimerions tous mieux qu'il y ait des réponses plus coordonnées au niveau européen, à la fois sur le plan financier, et pas seulement les nouvelles règles qui vont être mises en place pour réguler le système, mais aussi sur la coordination des politiques économiques", a-t-elle ajouté. source : PARIS, 7 octobre 2008 (AFP) . Sans oublier J.P. Raffarin, qui estime que M. Aubry est la meilleure pour diriger le Ps : s'il le dit...
Curieux, pour ma part, j'ai beaucoup plus entendu JP Raffarin attaquer durement M. Aubry que lui reconnaître une quelconque politique qui aurait été dans le bon sens, (c’est-à-dire le sien .... Il vitupérait à satiété contre l 'instauration des 35h ) Le passé ne peut s’oublier aussi vite.... Nul//le ne peut dire quel sera le résultat du Congrès de Reims mais il est plus qu’ évident que les militant/es socialistes et qqs autres en attendent beaucoup, peut-être même trop ?
Oui, chère MG2, Raffarin, comme l'ensemble de la droite, a vilipendé les 35h (elle n'en parle plus du tout ces derniers temps d'ailleurs). Cette info a déjà été donnée par un abonné, à la suite de cette déclaration, et je me souviens de la riposte d'une mediapartienne "Ce sont les adhérents qui voteront pour le 1er secrétaire". Moi, je l'ai bien entendue, ces dernières semaines, à l'occasion d'une brève sur France Inter : "J.P. Raffarin estime que M. Aubry est la meilleure candidate pour le poste de 1er secrétaire du Ps" : preuve qu'il n'est pas rancunier.... En revanche, si je puis dire, il l'est, à l'égard de celle qui lui a ravi la présidence de la région Poitou Charentes...
Pessimisme dans l'analyse et optimisme dans l'action (attribué à Gramsci, mais ça remonte sûrement à l'Antiquité). . Théoriquement Aubry et Royal sont concurrentes ( voire partenaires dans la recherche et le dégagement de la ligne adéquate); je serais curieux de savoir à quand remonte leur dernière rencontre entre copines, et si elles ont discuté de l'orientation du PS à cette occasion. . Dans la pratique elles sont adversaires, voire (m'at-on dit) quasiment ennemies. C'est beau d'être séparées par un idéal commun. . C'est encore un aspect de la désinstallation imparfaite du vieux logiciel, dont je parlais plus haut. . Sur les 35 h, les deux motions (et les autres) sont sur la même ligne ma semble-t-il: excellente chose dans son principe, mauvaise application vers la fin, idée à reprendre dans une logique plus participative. Tout le monde est d'accord là-dessus, non ? C'est parti comme à Rennes, se chamailler sur des points d'accord. Le peuple de gauche va adorer.
Pénéloppe, Melchior, quelles sont vos réponses immédiates dans la crise actuelle ? Laisser couler les banques parce qu'elles sont capitalistes et qu'elles récoltent les fruits de leurs semences ultra-libérales ? Et en même temps laisser couler les entreprises qui ont leurs contrats de crédit avec icelles ? Sans se préoccuper de leurs salariés à toutes, qu'ils soient cadres, employés, ouvriers ? Bush et Sarkozy, de l'avis de tous, sont contraints de recourir à des mesures qui vont à l'encontre de tout ce sur quoi ils se sont fait élire. Au Congrès, à Washington, certains ont même refusé de voter le plan de sauvetage parce qu'il était "socialiste". Tout le monde admet que ces mesures qui condamnent en elles-mêmes le néolibéralisme peuvent, dans une certaine mesure, être utiles dans l'immédiat. Sarkozy et Raffarin, qui ne sont pas des enfants de chœur, essaient ce qu'ils font systématiquement depuis mai 2007 : faire croire que la gauche est d'accord avec eux. Martine Aubry et d'autres leur rappellent pourtant que ces mesures qu'ils adoptent dans l'urgence et les difficultés du moment, relèvent d'une philosophie qui avait sa valeur au moment où tout semblait aller bien. Au fond de vos commentaires, il y a le dépit et la volonté d'empêcher qu'un courant, emmené par M. Aubry au sein du PS, affirme son autorité non seulement dans ce parti mais dans le pays. Parce que cela vous dérange. Parce qu'une autre candidate, vous la citez, ne cesse de confirmer sa difficulté à être une femme d'Etat.
Oh René Lorient, voyons, restons calme : chacun avance ses arguments, rien de plus, rien de moins. Que vous pensiez que "l'autre candidate....", n'engage que vous...M. Aubry donne son avis sur la gestion de la crise : autant, sur un billet lui étant consacré, apporter quelques infos... Vous savez aussi bien que moi que les choix se font autour des personnes, et vous en donnez une preuve de plus. Ces informations ne sont pas adressées à ceux qui la suivront de toutes façons, mais à ceux qui sont à l' extérieur du ps, et s'intéressent, les malheureux, à ce qui va se passer au Congrès. Comme ils ne sont pas adhérents, ils ne reçoivent pas les infos que nous, recevons par mail en ce moment... C'est la vie !
Je ne sais pas s'il y a du dépit au fond des commentaires de peneloppe (je ne crois pas, mais elle s'en défendra toute seule, à moins qu'elle ne s'avoue dépitée... avouez donc, peneloppe, que vous êtes dépitée... bisque bisque rage...) . Pour ma part je n'ai absolument aucune raison de l'être, n'étant ni au PS ni à DA. Vous me prêtez une volonté que je n'ai absolument pas. Ne disais-je pas dans mon premier commentaire: "Que la meilleure gagne" ? Maintenant je ne sais pas s'il y aura un courant emmené par Martine Aubry, ou bien Martine Aubry emportée par le courant, on verra bien. Elle a bien du mérite, la pauvre dame, à concilier l'eau et le feu sous l'oeil sourcilleux de Cambadélis. . Il me semble que sur la crise et le refus d'une union sacrée bidon tous les ténors et sopranos du PS disent tous à peu près la même chose: qu'il faut évidemment empêcher le pire et l'effondrement du crédit à la production, mais que pour inspirer la confiance Talonnette III devrait commencer par renoncer aux aspects les plus criants de sa politique contre-productive (bouclier fiscal et tout le tralala). On n'est pas tous d'accord là-dessus ? . Je ne vois pas bien pourquoi vous me faites un procès d'intention (Cruchette aurait-elle dit une grosse bourde sans que je le sache ? Faut que j'aille voir ça) Mais c'est curieux comme les esprits s'échauffent déjà. Vous autres, au PS, tiendrez-vous encore six semaines sans disjoncter ? Décidément je n'ai pas envie de payer treize ans d'arriérés de cotisations pour aller me mêler de ce tohu bohu.
Bonjour, Trouvé ce soir sur le site du Monde : "Réagissant par ailleurs aux propos de Julien Dray, pour qui il faut veiller à ne pas "déconnecter" le congrès de la crise financière, d'autant que les motions du congrès de Reims "ont été écrites pour la plupart avant la crise financière", la porte-parole de Mme Aubry a jugé que ce n'était "qu'à moitié vrai". "C'est un peu vrai pour la sienne, celle de Ségolène Royal, c'est vrai pour Bertrand Delanoë et ceux qui sont entrés dans ce congrès à côté du contexte, en se ralliant plus ou moins au libéralisme", a-t-elle affirmé. Mais, a estimé Mme Rossignol, "ce n'est pas vrai pour la motion de Martine Aubry, ni pour celle de Benoît Hamon d'ailleurs". "Quand on met en avant dans notre motion le réarmement politique par la puissance publique, on est dans la réponse à la crise", a-t-elle ajouté." Cela me semble effectivement de bon augure pour éviter le choix des personnes. Pour cela une seule solution : aller au fond des choses au niveau des idées. Tel est mon souhait. Cordialement
Réponse à la crise par S. Royal sur RTL : L'interdiction des investissements en provenance des paradis fiscaux. "Rien ne serait pire que des décideurs politiques aujourd'hui qui colmateraient les brèches et consolideraient un système perverti, sans avoir le courage politique de le changer", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes. Elle a plaidé pour que "le pouvoir politique impose des règles aux banques, aux fonds spéculatifs", proposant en particulier que "tous les pays industrialisés décid(ent) de refuser les investissements en provenance des paradis fiscaux". Cette mesure, selon elle, "assainirait le système". Ségolène Royal a aussi suggéré que "tous les fonds de placements (soient) soumis à la réglementation à laquelle ils échappent aujourd'hui", et que "la rémunération des traders (soit) enfin réformée". AP
Dépitée, moi ? Non, que René Lorient se rassure : ce serait pas lui, qui le serait ? D'ailleurs, je suis de très bonne humeur : mon médecin va s'abonner à Mediapart. Eh oui, il me soigne, et je le soigne : un échange de bons procédés. Il m'a accueillie, cet après midi, en me disant " Y a de quoi être socialiste, en ce moment". Je lui ai raconté l'image de Georges de Furfande, notre abonné qui a comparé "le communisme et le capitalisme aux deux voûtes d'une cathédrale, qui s'effondrent l'une après l'autre", sur un billet de T. Tenisien, vous vous souvenez, Melchior ? ca l'a emballé, mon médecin...Il m'a dit "ok, je m'abonne"... je vais quand même suivre l'affaire...
Pénéloppe, vous êtes rigolote. Et vous faites rigoler tous ceux qui me connaissent. Tant mieux pour eux. Je ne suis pas un adepte des fans club, et je me prononce toujours en fonction des idées et d'une situation précise. Je suis comme Melchior, capable de quitter un parti, mais je ne puis croire longtemps qu'on puisse avoir une réelle efficacité sans le concours d'une grande organisation. Certes, ce n'est pas toujours drôle avec le PS et dans le PS, mais pour l'instant il me semble, ainsi qu'à d'autres, que tout n'est pas perdu. L'essentiel est de faire vivre, de faire s'épanouir cette petite lumière qui ne demande qu'à vivre et s'épanouir : une pensée de gauche, une pensée capable d'entraîner le grand nombre des obscurs et des sans grades. Je ne sais pas ce qui s'est passé : ce commentaire devait venir après celui de Pénéloppe de 20h20.
Je suis allé chercher ça sur "Désirs d'Avenirs": (...) Changer le capitalisme, changer les objectifs du capitalisme. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui un désordre profond à la fois financier, économique et social. Donc, c'est très simple. Ce qu'il faut faire, c'est que le système financier ne soit pas au service de lui-même mais au service de l'économie et que l'économie soit au service du bien être, c'est-à-dire du développement humain et de l'écologie. Et là, on a eu un système financier qui s'est mis au service de lui-même. Tout le monde paraît surpris aujourd'hui ; mais voilà quand même un certain nombre de temps que les Economistes tiraient la sonnette d'alarme sur ce système devenu fou ; et rien ne serait pire, Jean-Michel Aphatie, que des décideurs politiques qui aujourd'hui colmateraient les brêches et consolideraient un système perverti sans avoir le courage politique de le changer. Apathie: Qu'est-ce que c'est, changer le système ? C'est, je le répète, mettre le système financier au service de l'économie et non pas l'inverse. Donc mettre en place des règles qui vont permettre de faire en sorte que l'économie bénéficie de flux financiers pour permettre de créer de l'emploi et de la valeur ajoutée parce qu'on ne parle pas beaucoup des petits épargnants et des entreprises. Or, si le système financier est suffisamment puissant, aujourd'hui, avec ses dirigeants qui sont très puissants, qui sont souvent très liés aux pouvoirs en place, arrivent à obtenir de l'Etat, c'est-à-dire des contribuables que l'on éteigne l'incendie mais que le feu continue à couver sous la cendre, c'est-à-dire un système qui va se rétablir tel qu'il est ; alors, à ce moment-là, la crise à venir sera beaucoup plus violente et beaucoup plus profonde. Et aujourd'hui, il faut juger les décisions des responsables politiques, à leurs capacités et à leurs courages et à savoir si oui ou non ils vont changer le système." (...) a priori, je ne vois pas de grosse bêtise. Vous, René Lorient, vous en voyez ? Vous pensez toujours que c'est soit une irresponsable incompétente soit une femme de droite ?
M'avez-vous vu jamais employer un tel vocabulaire ? Je m'exprimerai prochainement sur la motion Collomb, qui a accepté d'être cosignataire avec S. Royal à partir du moment où elle a renoncé à se porter candidate au poste de Premier secrétaire.
La question pour René Lorient, c'est Dsk en 2012...C'est ce qui l'intéresse, je crois. Rappelons que Dsk a fait 20% quant au choix des adhérents pour la candidate à la présidentielle de 2007, et S. R. 60%... René Lorient est il adhérent du Ps ?
Voir ma réponse plus haut. Les résultats du vote de 2006 ne préjugent en rien des résultats du congrès le mois prochain.
à peneloppe . DSK a fait une très bonne intervention sur la deux ce soir, très digne, tout-à-fait dans son rôle, et rappelant à la fin que certes il fallait éviter que la crise financière s'approfondisse mais qu'il fallait penser aussi aux crises de la sphère du réel qui pèsent si lourdement, en ce moment, sur le Tiers-Monde. . . Il y a des compétences, au PS... DSK est excellent en politique économique (personnellement bien meilleur que SR là-dessus, de même que Martine Aubry est plus "pointue" que SR sur les questions sociales, que Delanoë ferait un meilleur ministre de la Culture, que Fabius n'aurait pas son pareil pour présider le Sénat, ce qui en ferait le deuxième personnage de l'Etat... Hamon je le verrais bien Premier ministre... Mais ne rêvons pas, ils vont préférer s'entre-étriper jusqu'à plus soif, mettant leurs haines recuites autant qu'artificielles au-dessus de la France, au-dessus de la Gauche, au-dessus du Parti - tout ça je peux le comprendre - mais même au-dessus de la satisfaction de leurs aspirations personnelles: quelle abnégation.
Cher Melchior, depuis que je suis inscrite au Ps, en janvier 2007, je n'ai jamais autant pensé aux Misérables de Victor Hugo (ce qui me donne une occasion de penser à mon arrière-grand père, qui avait eu l'honneur de tenir un gland du cercueil du grand homme (parce qu'il avait obtenu le 1er prix de français-latin-grec, à l'âge de seize ans).
Bonjour Peneloppe, Alors tout va bien, votre grand-mère a touché le gland.... et Ségolène Royal interprète, à la perfection, à la fois la Petite Cosette et Jean Valjean… o) Rassurez moi, les Thénadiers ne seraient pas M. Aubry et je ne sais quel Socialo traître ? o) Je pense qu’un peu de calme s’impose, Un Congrès est le lieu idoine pour les confrontations de projets (d’où les 6 motions ) et plus elles sont élaborées et originales meilleure sera la synthèse … c’est là, où les militants/es, par leur vote, peuvent être responsables et exigeant/es. De plus, pour s’éloigner de tout angélisme, le Congrès est aussi une compétition d’ hommes et de femmes, le temps d’une remise de pouvoir d’un Premier Secrétaire à un Autre. Enjeu à la fois sérieux et décisif. Il semble évident qu’ apparaissent quelques affrontements, rivalités, déceptions, etc… (suggérons qu’ un peu de courtoisie et d’ intelligence subsistent ! ) G. Miski
Dites, chère MG2, il me semblait que vous aviez beaucoup vitupéré contre la vulgarité misogyne de Siné, cet été... Vous avez changé d'avis ?
Peneloppe, dernières rectifications, Comparer Ségolène Royal à l'attendrissante Cosette et au valeureux Jean Valjean n'a rien d’une obscénité... ou il faut aimer voir le mal partout ! Quant au gland, c'est vous-même qui le mentionniez... (en souvenir d'un souvenir de votre grand-père et de notre V. Hugo national ), j’ai juste effectué une ellipse, rien de plus usuel dans un échange. Puis, s’ il m'arrive d’ être impertinente ( quel délice devant certaines outrances ... ) la vitupération n'est pas ma cup of tea ! Relisez, il y a erreur de personne. Marcher sur les traces de Zorro demande de la perspicacité... chère Peneloppe. elle vous servira pour le Congrès de Reims. Alors... Alors, Kenavo
Voir l'article de Desportes en Une. . à Peneloppe Vous êtes de l'aristocratie républicaine, à ce que je vois. "A bas les Bourbons et ce gros cochon de Louis XVIII" a été longtemps mon cri de ralliement avec moi-même. Et quand j'étais jeune marxiste, c'était un déchirement pour moi de lire Marx traitant VH de "notable". Que dirait-il, VH, en voyant ces batailles de chiffonniers ? Il évoquerait des chiens qui se battent pour un os, puis: "l'Histoire passe, et dit: peuh !" D'ailleurs je me demande s'il ne l'a pas écrit ?
"Martine et son équipe n’y vont pas de main morte : ils mettent les pieds dans le plat" : vous ne croyez pas si bien dire ! Loin des grandes déclarations et autres motions, Martine et son équipe municipale lilloise ont récemment invalidé les listes présentées par le syndicat SUD de la mairie en vue des prochaines élections professionnelles du mois de novembre. Les représentants des groupes Verts et PC de la municipalité ont affiché leur désaccord avec la position prise par le PS, qui martèle que "Le juge est saisi, il tranchera". Belle conception de la démocratie que celle de cette enthousiaste "génération du changement" !
Il ne faut cependant pas jeter la pierre sur la seule Martine Aubry. Gérard Collomb, maire de Lyon et premier signataire de la "motion Royal", a également invalidé les listes présentées par le syndicat SUD de la ville de Lyon. Bertrand Delanoë, maire de Paris et premier signataire de sa motion aussi. Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et président du groupe PS à l'Assemblée a eu la même idée, à l'instar sept autres élus locaux de la même famille politique.
Dernière minute (et bien que ça n'intéresse pas grand monde sur ce blog) : le Tribunal administratif de Lyon a annulé par jugement du 10 octobre 2008 la décision du maire de Lyon et déclaré recevables les listes présentées par SUD !
Billet de blog ici
Elle est forte celle là ! Lorsque Ségolène Royal se présentait à la candidature de première secrétaire du PS, ses opposants y compris Aubry estimaient qu'il ne fallait pas mettre en avant le leader mais parler de la rénovation du PS collectivement. Aujourd'hui, il semble que seule Ségolène Royal, ait mis de côté la question du leader et revirement total chez ses concurrent(es) maintenant ils se singularisent de ce fait. Quelle constance ! En France, la place de la gestion aléatoire au plus haut niveau est déjà prise et c'est déjà de trop, seul Ségolène Royal tient parole et constance, comme pour le mandat unique.
Mon cher Gaebus, le billet que j'ai posté est un billet qui aborde le fonds de la motion D présenté au congrès du PS comme je le ferai avec d'autres motions, j'espère. Certains de mes commentateurs, c'est leur droit, ne peuvent s'empêcher de mettre l'accent sur les personnes même lorsqu'elles ne sont pas directement en cause. En tout cas, pour ce qui me concerne, Martine Aubry est toujours associée à son équipe, en particulier celle qui est présentée en tête de motion comme la génération du changement ; elle est associée à tous ceux qui font l'effort de penser ensemble et de se retrouver alors que des divergences les séparaient. Mais ils sont socialistes et ils ont voulu savoir comment retrouver cette communauté de Parti dans une politique refondée et un parti reconstruit. Ils ne sont pas dans le simplisme du slogan du type "seule...!" Ils ne renient pas leur passé, ils affrontent ensemble l'avenir ; du coup ils disent aussi du nouveau.
Est-ce du simplisme que de rappeler les faits ? Où alors faut-il croire toutes les paroles naïvement et se retrouver dans une France d'aujourd'hui qui fait la honte des démocraties ? Mon opinion est personnelle et est libre de la lire et d'en tenir compte qui veux.
Quelques uns ont dit récemment que les soutiens de S.R. étaient tellement terrifiants que cela constituait un motif supplémentaire de ne pas la suivre. Quand je lis les arguments de ceux qui soutiennent, M.A., je ne regrette vraiment pas d'avoir fait le choix que j'ai fait : Nous n'avons à l'évidence pas intériorisé, intégré, les mêmes valeurs.. . Les motions ont un peu dépassées par les évènements : il convient de suivre aussi l'actualité, écouter les candidats. Bien@vous tous.
La crise des subprimes date d'un an. Ceux qui lisent Mediapart ont pu en prendre très vite la mesure avec les articles de Martine Orange et de Philippe Riès. Deux motions, les motions C et D, ont soupçonné, et même un peu plus que soupçonné, la refonte politique, notamment au niveau européen, que cela devait entraîner. Les deux autres motions, présentées par Delanoé et Hollande, d'un côté, par Collomb et quelques autres dont S. Royal, d'un autre côté, se sont réfugiées dans des développements descriptifs de la situation - sans doute en attendant de voir. Comme ces deux motions sont animées par ceux qui, pour l'essentiel, tiennent encore les rênes du PS à l'heure actuelle, le Parti socialiste a montré longtemps beaucoup de discrétion sur le sujet. Mais voici que la situation devient très grave. Le PS commence à s'exprimer et tout d'un coup les animateurs des deux contributions qui aspiraient à faire du PS un parti de type démocrate (social libéral, ou blairiste, pour utiliser des mots désormais tabous), sont obligés de faire des pas vers une expression politique plus nette. De mauvaises langues disent : "c'est parce que le congrès approche." C'est le petit bout de la lorgnette. C'est parce que la position d'ouverture sur le néolibéralisme devient de plus en plus intenable. Et tant mieux. Il est plutôt réjouissant de voir que les socialistes sont obligés, pour les uns plus mal gré que bon gré, de se replacer sur une vraie ligne de critique du néolibéralisme. Ce que Martine Aubry a dit, parmi les premières, mais pas toute seule, avec force dans son dernier livre (ça fait quelques mois maintenant) : l'économie avant la finance; c'est maintenant repris, jusque dans les termes, par Désir d'avenir. On ne boude pas son plaisir !
La crise des subprimes date d'un an. Ceux qui lisent Mediapart ont pu en prendre très vite la mesure avec les articles de Martine Orange et de Philippe Riès. Deux motions, les motions C et D, ont soupçonné, et même un peu plus que soupçonné, la refonte politique, notamment au niveau européen, que cela devait entraîner. Les deux autres motions, présentées par Delanoé et Hollande, d'un côté, par Collomb et quelques autres dont S. Royal, d'un autre côté, se sont réfugiées dans des développements descriptifs de la situation - sans doute en attendant de voir. Comme ces deux motions sont animées par ceux qui, pour l'essentiel, tiennent encore les rênes du PS à l'heure actuelle, le Parti socialiste a montré longtemps beaucoup de discrétion sur le sujet. Mais voici que la situation devient très grave. Le PS commence à s'exprimer et tout d'un coup les animateurs des deux contributions qui aspiraient à faire du PS un parti de type démocrate (social libéral, ou blairiste, pour utiliser des mots désormais tabous), sont obligés de faire des pas vers une expression politique plus nette. De mauvaises langues disent : "c'est parce que le congrès approche." C'est le petit bout de la lorgnette. C'est parce que la position d'ouverture sur le néolibéralisme devient de plus en plus intenable. Et tant mieux. Il est plutôt réjouissant de voir que les socialistes sont obligés, pour les uns plus mal gré que bon gré, de se replacer sur une vraie ligne de critique du néolibéralisme. Ce que Martine Aubry a dit, parmi les premières, mais pas toute seule, avec force dans son dernier livre (ça fait quelques mois maintenant) : l'économie avant la finance; c'est maintenant repris, jusque dans les termes, par Désir d'avenir. On ne boude pas son plaisir !
La crise des subprimes date d'un an. Ceux qui lisent Mediapart ont pu en prendre très vite la mesure avec les articles de Martine Orange et de Philippe Riès. Deux motions, les motions C et D, ont soupçonné, et même un peu plus que soupçonné, la refonte politique, notamment au niveau européen, que cela devait entraîner. Les deux autres motions, présentées par Delanoé et Hollande, d'un côté, par Collomb et quelques autres dont S. Royal, d'un autre côté, se sont réfugiées dans des développements descriptifs de la situation - sans doute en attendant de voir. Comme ces deux motions sont animées par ceux qui, pour l'essentiel, tiennent encore les rênes du PS à l'heure actuelle, le Parti socialiste a montré longtemps beaucoup de discrétion sur le sujet. Mais voici que la situation devient très grave. Le PS commence à s'exprimer et tout d'un coup les animateurs des deux contributions qui aspiraient à faire du PS un parti de type démocrate (social libéral, ou blairiste, pour utiliser des mots désormais tabous), sont obligés de faire des pas vers une expression politique plus nette. De mauvaises langues disent : "c'est parce que le congrès approche." C'est le petit bout de la lorgnette. C'est parce que la position d'ouverture sur le néolibéralisme devient de plus en plus intenable. Et tant mieux. Il est plutôt réjouissant de voir que les socialistes sont obligés, pour les uns plus mal gré que bon gré, de se replacer sur une vraie ligne de critique du néolibéralisme. Ce que Martine Aubry a dit, parmi les premières, mais pas toute seule, avec force dans son dernier livre (ça fait quelques mois maintenant) : l'économie avant la finance; c'est maintenant repris, jusque dans les termes, par Désir d'avenir. On ne boude pas son plaisir ! Au fait, c'est la première fois que j'entends dire que les socialistes n'ont pas intégré les mêmes valeurs. C'est tout nouveau et ça vient de sortir.
Si j'ai bien compris, René Lorient ne soutient pas particulièrement la motion dite Aubry, il la présente en premier parce qu'il faut bien commencer, mais il se propose d'analyser les autres avec la même objectivité bienveillante et sceptique. On ne peut qu'adhérer à ce projet, l'en remercier et attendre la suite. . D'autre part il n'a pas de prévention spéciale contre SR, ne la juge ni incompétente ni droitière; cela tranche avec bonheur sur la "conventional wisdom".
Je suis signataire, cher Melchior, de cette motion D que je soutiendrai partout où ce sera utile. Si l'on m'en laisse le temps, je donnerai mon point de vue sur les autres motions dans une perspective de discussion non point sceptique mais ouverte, non pas nécessairement bienveillante, mais avec le souci d'être de ceux qui se donnent les moyens de reconstruire un PS crédible. Quant à SR, j'avais dit en son temps que nul ne pouvait lui reprocher d'être candidate, mais je n'avais pas soutenu sa candidature pour des raisons de fond. Le résultat m'a conforté dans mon opinion. Elle a fait 47 % des voix au 2e tour, comme Jospin en 1995. Seulement Jospin partait de 42% d'intentions de vote au début de la campagne, en cas de présence au 2e tour, SR partait de 55 %. La différence, ce fut le programme - qui prit ses aises avec les positions du PS. Ceci dit, SR a sa place à la direction du PS, aujourd'hui comme avant. J'espère qu'elle y sera plus assidue, et donc plus utile, que dans un passé fort proche.
@René Lorient Jean Marie Padovani, dans ses billets de soutien à "la motion E", a annoncé la couleur. Vous, en revanche, nous dites, seulement tout à la fin, avoir signé "la motion D". Tout le reste est à l'avenant : circonvolutions, procès en incompétence de l'adversaire, insinuations à l'égard des soutiens, manipulation grossière (motion D et E, seules, ont vu juste, et bla bla bla...). Quand je dis que nous ne partageons pas les mêmes valeurs... Allez, à plus tard, ce jeu a assez duré, je crois...
Nous n'avons pas pas la même conception de la politique, sans doute, laquelle, entre nous, n'est pas un jeu. Chacun jugera si les termes que vous employez à mon égard ou à l'égard de mes propos sont ou non fondés. Au revoir donc, pénéloppe. Saluez bien Ulysse de ma part. Giraudoux avait fort bien compris qu'il y avait en lui l'un des ancêtres de la politique et de la diplomatie.
Je rappelle le titre du billet " Martine Aubry et ses amis..." Ainsi que les récentes déclarations de M. Aubry, sur "son" appréciation de la crise, et transmets cette information : . Hommage du rapporteur UMP à Dominique Strauss-Kahn PARIS, 8 octobre 2008 (AFP) - Le rapporteur UMP du Budget à l'Assemblée, Gilles Carrez, a salué mercredi "le cap budgétaire" tenu par le gouvernement face à la crise financière, tout en taclant le PS via un hommage à l'un des siens, Dominique Strauss Kahn, patron du FMI, lors du débat sur la crise à l'Assemblée. "Dans cette crise mondiale, la politique économique, sociale et budgétaire du gouvernement est la meilleure possible", a déclaré M. Carrez sous les protestations de l'opposition. M. Carrez a aussi regretté "l'absence totale de propositions de l'opposition, qui s'en tient à un discours idéologique déconnecté des réalités". "Quand on est socialiste, il faut être en poste à Washington pour faire des propositions qui, d'ailleurs, ne font que conforter celles du gouvernement", a-t-il lancé, dans une allusion au directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn.
@ René Lorient Bonjour, Merci à vous de situer l'enjeu du congrès au niveau des idées. Personnellement si je m'arrêtais à la seule personne de Martine Aubry je ne serais pas intéressé par cette motion tant je vous l'avoue ses positions antérieures ( TCE, deuxième loi sur les RTT) m'auraient laissé, pour le moins, perplexe. Mais lorsque je lis ce passage sur la question de l'Europe que vous relatez à l'intérieur de votre billet, je me rends compte du chemin parcouru par elle sur ce sujet. Oui il faut vraiment se replacer sur une ligne de critique du néolibéralisme. Martine Aubry a le courage de le faire et c'est bien. ( la "patte" de Laurent Fabius sur l'Europe n'y est sûrement pas étrangère) Que je sois pleinement d'accord ou pas avec cette motion, peu importe. Chacun est libre d'approuver ou non cette motion et on peut ne point y trouver des choses qui nous satisfassent pleinement et même peut-être les trouver ailleurs dans une autre motion mais je retiens cette démarche tenant compte du temps qui passe, de l'évolution du monde, des erreurs commises et cette démarche me semble constructive. Cordialement.
Donc je n'avais pas bien compris, et René Lorient tient Ségolène Royal pour "social-libérale" ou "blairiste". Cela allait peut-être sans dire, cela va mieux en le disant.
D'autre part, cher René Lorient, il faut être un peu sérieux sur les procès d'intention en "ouverture sur le néo-libéralisme". Là, il me semble que vous faites une "petite" erreur. Les gens qui faisaient une telle "ouverture sur le néo-libéralisme" ne sont plus au PS, ils ont rejoint Sarkozy. Ils ont rompu avec le PS pendant la campagne présidentielle et se sont ralliés à Sarkozy , non sans tapage anti-ségolénien. L'avez-vous déjà oublié ? Les "blairistes" ont lâché la candidate et son parti pendant la bataille. Il subsiste peut-être des bayrouistes du premier tour, mais ils ne sont pas sur la motion Collomb. Non non, je ne sais pas où ils sont; je ne veux pas le savoir. . Les six motions en concurrence sont favorables à l"'économie de marché sociale et écologique". On peut différer sur l'appréciation de celle des six qui incarne le mieux la poursuite de cet idéal (moi-même je suis partagé entre Collomb et le pôle écolo), mais on n'a pas le droit de faire croire que seule l'une d'entre elles en a le monopole. Non seulement ce ne serait pas moralement tout-à-fait irréprochable, mais en outre cela constituerait une faute politique. (D'autant plus que, quant à l'interprétation de cette formule, il y a déjà une belle diversité parmi les partisans de la motion que vous soutenez; ce serait dommage de faire tourner cette richesse en source d'affrontements internes...).
Cher Melchior, on voit que vous devez déjà treize années de cotisations pour être en règle avec le PS. C'est beaucoup moins simple que vous le croyez...
"L'ouverture sur le néo libéralisme" au Ps étant incarnée actuellement par Dsk, lequel est à la tête du honni FMI, par l'entremise de Sarkozy, et derrière la motion Aubry (à la tête de cette motion, en réalité); ces deux socialistes soutenant la réponse politique de Sarkozy face à la crise, celle-ci étant "il faut sauver le système" . La candidature Aubry au poste de 1er secrétaire étant soutenue par l' UMP : la boucle est bouclée. On est là, à des années lumière des "35 heures", en tant qu'argument politique.
à Peneloppe C'est là que nous sommes en désaccord. L'ultra libéralisme est favorable à la dérégulation la plus complète. Le libéralime raisonnable ordinaire est favorable à la régulation à droite. DSK est tout comme tout le monde au PS (à l'exception du seul Mélenchon) favorable à la régulation à gauche. On peut lui reprocher d'en avoir une vision timide - encore faut-il avoir de solides arguments - mais non d'être un néo-libéral, espèce intermédiaire entre ultra libéralisme et libéralisme bon teint. Autrement dit, il n'est nullement (à mon avis) à droite de Fabius. Quant au FMI on peut le honnir quand il fait une politique ultra ou néo libérale, pas quand il commence à changer son fusil d'épaule sous la houlette de notre bon camarade, à qui je souhaite une longue carrière là où il est (car il y faut de la continuité). Quant à "sauver le système", ce n'est pas sain d'en faire un thème de polémique au sein de la gauche. Il faut partir de deux évidences: l'une, que nous devons nous débarrasser de la dictature du capital financier (je rejoins SR, mot pour mot, là-dessus), l'autre, que nous devons sauver l'économie de marché productrice de valeurs d'usage (elle le dit avec d'autres mots).. Or dans le capitalisme tel qu'il est, l'effondrement naturel du capitalisme financier entraîne l'effondrement de la production réelle. Il faut donc tenir les deux bouts de la contradiction, et même soutenir (si possible comme la corde soutient le pendu) ce "grand cadavre à la renverse" qui nous écrasait debout et nous écraserait couché... D'un autre côté, la situation nous offre des opportunités, qu'un gouvernement socialiste saisirait, de dire aux financiers:" on vous tient la tête hors de l'eau, mes bonshommes, mais maintenant vous filez doux." Martine Aubry le dit, tout comme Ségolène Royal (qui le dit mieux à mon avis, mais c'est affaire d'appréciation subjective).
Melchior, "C'est parce que la position d'ouverture sur le néolibéralisme devient de plus en plus intenable." : René Lorient. Ce n'est pas ma phrase, je n'utilise jamais ce type de discours, qui ne veut rien dire, comme vous le soulignez, et plus que jamais à l'heure où nous sommes. (que veut dire exactement, dans cette phrase le terme "ouverture", je vous le demande ?) J'ai seulement regardé le doigt, et j'ai vu : "sauver le système" qui est de N.S. J'en ai déduit que : Soutenir la politique de N.S., face à la crise, revient, tôt ou tard, à faire sienne cette phrase. Ma réponse ne concerne pas une remise en cause de l'économie de marché : elle vise à pointer la différence qu'il peut y avoir entre "système" et "modèle". Je dois m'absenter...
@ Melchior, Je ne commenterai pas vos propos mais quelque chose m'échappe : "DSK est tout comme tout le monde au PS (à l'exception du seul Mélenchon) favorable à la régulation à gauche". Hamon serait donc pour la régulation à gauche et aurait signé une motion avec quelqu'un qui n'y est pas favorable. Vous pouvez développer. Qu"entendez-vous par "régulation à gauche" , pourquoi Hamon y serait favorable et Mélenchon, pas ? Qu'est-ce qui, selon vous, les différencie? Merci de votre réponse car je prends toujours du plaisir à vous lire. Cordialement.
Les faits font force de loi : toujours Goethe A l'actif de M. Aubry, mais cela n'en fait pas une icône, les 35h, la CMU, les retraites ! TOUS les acquis populaires remis en cause par N. Sarkozy dès sa prise de fonction. Comme est un fait : la main tendue à F. Bayrou (avec même l'idée d'en faire un 1er Ministre... Potentiel ? ) est du socialisme à la mouture Ségolène Royal. Comme symbole de gauche, cela date.... Et ne peut guère en faire une icône… Mais ce déplorable décompte des casseroles des un/es et des autres et de nos propres casseroles, militants/es maniables à outrance… ne fera pas bouger les choses. Soyons honnêtes : le PS a désavoué depuis un moment - 1983 - tous courants confondus - les termes politiquement incorrects de Lutte des Classes et Révolution….pour le bénéfice du marché... Peut-être que B. Hamon permettra de réintroduire, au moins dans le vocabulaire, ces concepts dans le logiciel PS ? Ainsi que les éventuelles & réelles prises en compte de la Réalité présente ! Peut-être que M. Aubry pourra s’y remettre… Elle a de l’expérience et du ressort. Alors, très important ce Congrès de Reims, pour nous militant/es, (que les médias caricaturent ou pas ) voir si derrière les phrases convenues et les postures attendues, le retour vers une Politique Socialiste est tangible. L’heure n’est pas à l’auto célébration d’avoir choisi entre A, B, C, D, E, F… la MOTION EXTRA… mais de se retrousser les manches, NOUS (encore là, et essayant d’être fier/es) et nos leaders ! G. Miski
"Lutte des classes" : abomination de la désolation ? Horrificque manifestation de la pensée de Marx ? La notion vient tout droit du grand "révolutionnaire" libéral politique que fut François Guizot. Celui que la révolution de 1848 a renvoyé définitivement à ses chères études d'historien (où il excellait, reconnaissons-le). Marx estimait que notre Guizot national, d'une grande intelligence historique, avait vu juste. Aujourd'hui, certains ont préféré au PS la notion de "confrontation sociale', ce qui ne me gêne pas outre mesure, à partir du moment où cette confrontation est considérée comme constitutive de la réalité de notre société.
à Lézard Au printemps dernier, les socialistes ont adopté une nouvelle Déclaration de Principes, dans laquelle figure enfin, explicitement, la référence à l'économie sociale et écologique de marché. (Il s'agit de l'économie de marché régulée, bien entendu, et non de l'EM sauvage des ultra-libéraux; comme, par force, tout le monde est maintenant pour la régulation je précise régulée à gauche - c'est-à-dire dans l'intérêt du Travail, par opposition à régulée à droite dans l'intérêt du Capital). Sauf erreur ou omission, seul le sénateur Melenchon a voté contre. J'en déduis que Hamon, Emmanuelli, etc. ont voté pour (j'espère ne pas vous induire en erreur). Sur les différences entre Hamon et Melenchon: je ne peux vous citer que les plus apparentes: Hamon partage une culture commune avec au moins certains ségolistes comme Peillon, il n'a pas pris parti pour les dirigeants chinois lors de la polémique sur le Tibet, il se pose pas la question d'une sortie du PS. Maintenant, comment peuvent-ils s'entendre sur un même texte ? C'est à eux qu'il faudrait le demander. Mais vous trouverez un attelage plus hétéroclite encore... Allons, je retire hétéroclite, disons oecuménique.
À MG2 Si vous entendez par Révolution le Grand Soir de Besancenot, instaurant la dictature du prolétariat et le Plan générateur de pénurie généralisée, en effet le PS a renoncé à cela, et je trouve que c’est heureux. Ne comptez ni sur Hamon ni sur Aubry ni sur quiconque pour revenir en arrière (même dans le vocabulaire). Si par Luttes de Classes vous entendez la préparation dudit Grand Soir, idem. . Notez bien quand même que l’idéal révolutionnaire (dans un sens plus sérieux) n’est pas absent du débat: Vincent Peillon vient d’essayer de montrer que la Révolution française n’était pas terminée, et SR parle assez souvent des « Quatre révolutions démocratiques » et de la VIième République. Mais il ne s’agit pas de couper des têtes en dansant la Carmagnole. . Si vous entendez par Lutte de Classes le combat multiforme des travailleurs pour combattre le capital financier qui les opprime et arracher la régulation de gauche des marchés, alors OK. A condition de ne pas en avoir une vision folklorique. . « Se retrousser les manches »: contre la dictature du capital financier et pour une régulation des marchés favorable aux travailleurs et, partant, à toute la société, oui. Pour démolir les copains des autres courants, voire ceux du sien (le match Cambadélis-Moscovici a quand même été un grand moment de La Rochelle, mais quelque chose me dit qu’on n’a encore rien vu…), alors non. Sans moi en tous cas.
@ Melchior Merci pour votre réponse. Jean-Luc Mélenchon n'a pas voté contre mais s'est abstenu sur cette Déclaration de principes. Et savez-vous pourquoi ? Ce qui y est dit sur l'Europe, à tort ou à raison, ne lui convenait pas. Tout le monde à gauche est pour la régulation, y compris le PC et même Besancenot. ( Qu'on le veuille ou non, interdire les licenciements comme il le propose est une régulation) Le problème de tous ces gens de gauche c'est que personne ne met le curseur au même endroit. Je ne veux pas défendre particulièrement JLM ( car parfois il s'emporte un peu avec des mots pas toujours appropriés) mais concernant le Tibet il a regretté que tout le monde "encense" le Dalaï-Lama car selon lui c'est loin d'être un personnage que l'on doit aduler et dit par ailleurs que cette position ne faisait pas de lui pour autant un adorateur du régime chinois dont il ne niait pas les exactions. Un peu si vous voulez (toutes proportions gardées) comme le fait de ne pas avoir d'affinités particulières avec Ségoléne ( par exemple) ne fait pas de vous pour autant un adorateur de Nicolas Sarkozy ou de Martine Aubry ou de Benoît hamon ou de JLM ou d'autres. Benoït Hamon, vous avez raison, n'a jamais posé la question de la sortie du PS. Je ne les départagerai pas là-dessus car à mon humble avis tout dépendra non seulement des votes des militants mais aussi de la nouvelle direction que se donnera le PS et surtout de sa ligne politique future et de sa stratégie d'alliances. Aujourd'hui le problème ne se pose pas, mais demain ?... Cordialement à vous.
à Lézard Merci pour ces précisions sur Melenchon, qui de toutes façons est remonté dans mon estime depuis qu'il a pris la défense de Ségo à propos du Zénith... Besancenot n'est pas pour l'économie de marché, il ne veut pas la réguler mais la détruire. Il est contre tout licenciement, pas seulement les licenciements abusifs comme propose Ségolène. Autant alors "faire une loi" contre le chômage, comme le proposait Tapie en son temps (il ignorait que le chômage est déjà anticonstitutionnel). De la part de Besancenot, il s'agit d'une stratégie non seulement anticapitaliste, mais anti économie de marché. Je serais d'accord avec lui s'il propsait un mot d'ordre de concertation obligatoire sur l'emploi dans l'entreprise, ce serait beaucoup plus astucieux. Ou je me trompe beaucoup, ou Hamon ne songera même pas à sortir du PS. Quant aux alliances, il me semblait qu'il y avait consensus général: on rassemble toute la gauche (enfin, toute celle qui veut bien se rassembler) et ensuite on essaie de rassembler une majorité de Français... Qui n'est pas d'accord ?
Cher René Lorient, ' Pourriez-vous commenter le passage intitulé "un nouveau monde" (page 94, 1ère colonne) de la motion de Martine Aubry qui me parait tout à fait important. Il y a un usage contradictoire qui est fait me semble-t-il de la thèse du "choc des civilisations". Au début du paragraphe, la motion parle de l'idéologie du "choc des civilisations" attribuée à l'unilatéralisme américain. Mais au milieu, quand il s'agit de parler des puissances émergentes, le choc civilisationnel devient, vingt ans après l'effondrement du mur de Berlin, la réalité. Comment interpréter, comprendre, cette contradiction dans l'analyse des relations internationales? ' merci par avance de votre réponse.
Le texte mérite en effet un commentaire pour répondre à votre lecture attentive. L'expression "choc des civilisations" dans l'un et l'autre cas est entre guillemets, ce qui signifie ici qu'elle n'est pas acceptée comme une expression fondée en vérité., pas plus que celle de "mondialisation heureuse" elle-même mise entre guillemets. Le 1er paragraphe évoque l'apparition d'un monde nouveau, à la suite de la chute du mur de Berlin puis du 11 septembre, ce qui a entraîné une nouvelle géostratégie dont les caractéristiques sont énumérées, au nombre desquelles l'élaboration de l'idéologie du "choc des civilisations". Quel est ce monde nouveau ? Un monde où l'Occident n'est plus le centre du monde, mais où Chine et Inde, par exemple, prennent de plus en plus une place importante. Le monde devient objectivement multipolaire. Les illusions de 1989-91 sur un monde unipolaire autour de la "mondialisation heureuse" fondée sur les critères économico-politiques occidentaux se sont vite dissipées. La menace, c'est (allusion aux époques du colonialisme et de la guerre froide) le retour des empires régionaux ou semi-continentaux derrière l'idéologie du "choc des civilisations". D'où la conclusion : " le choix entre la voie conflictuelle et la voie coopérative est devant nous." Le choix des socialistes, selon la motion D, est clair : la voie coopérative. Il convient, pour l'occident comme pour les pays émergents de "se dépasser" et non de "se braquer". Je crois avoir donné un commentaire exact.
Cher René Lorient, Le texte dit: " "choc des civilisations": la Russie, la Chine, L'Inde, mais aussi l'Amérique du sud et l'Afrique veulent accéder à la puissance(...)" L'expression est entre guillemets car elle est une citation. La volonté de puissance (expression très nietzschéenne) des pays émergents est l'expression du choc. Le choc est donc bien une réalité admise. Et là, qui peut suivre au PS une analyse qui fait de ce choc le tournant de la situation ouverte en 1989?
@Alexy Fortin Je n'ai pas l'intention de rejouer "Le mariage de Figaro" devant d'éventuels Bridoison. J'ai donné mon avis sur l'emploi des guillemets. Vous en avez un autre. Je donne donc le texte qui, apparemment, provient d'au moins deux textes préalables, et la couture n'est pas nécessairement satisfaisante. Voici le texte de la motion. Chacun se fera une opinion : "A. Un monde nouveau La mondialisation comporte de nombreuses potentialités positives sur le plan économique et culturel. Mais elle exacerbe la concurrence avec les pays à bas salaires et affaiblit les marges de manoeuvre régulatrices des Etats. A travers elle, le capitalisme financier remet en cause les compromis sociaux établis dans chaque pays, substituant ainsi le précariat au salariat. Elle coïncide avec une nouvelle géostratégie issue de la chute du Mur de Berlin et du 11 septembre,aux dimensions inquiétantes : prolifération nucléaire, idéologie du « choc des civilisations », unilatéralisme américain, explosions des inégalités Nord / Sud, crise alimentaire et énergétique, nouvelles pandémies et épizooties. Un monde multipolaire, le retour des empires Dans la globalisation, l’Occident n’est plus au centre du monde. La montée en puissance des pays émergents, constitue un événement sans précédent. A rythme constant, la Chine sera bientôt la première puissance économique du monde. L’entrée de 20 % de la population mondiale dans le concert des nations économiquement développées ne peut s’opérer sans conséquences majeures. D’autant plus que l’Inde se réveille en même temps que la Chine ! Ces bouleversements auront des effets considérables aux Etats-Unis,au Japon et en Europe. Quand s’est effondrée l’Union soviétique, la thèse de « la fin de l’Histoire» fut en vogue parmi les élites occidentales. On parlait de « mondialisation heureuse ». On croyait que l’alliance des droits de l’homme, de la démocratie et de l’économie de marché allait venir à bout des guerres, des crises économiques et des inégalités ! Vingt ans ont passé et la réalité est bien différente. « Choc des civilisations » : la Russie, la Chine, l’Inde, mais aussi l’Amérique du Sud et l’Afrique veulent accéder à la puissance - les événements récents, JO de Pékin ou crise géorgienne l’ont montré. Le choix entre la voie conflictuelle et la voie coopérative est devant nous. Que va faire l’Occident face à cette nouvelle concurrence :se dépasser ou se braquer?Oui,le futur dépend autant de la réaction des pays développés à leur propre déclassement que de l’ambition des pays émergents."
D'Alexy Fortin à René Lorient, Merci d'avoir mis le texte complet. Il montre bien qu'il s'agit là d'un tournant dans l'analyse du monde que font les initiateurs de la motion D. Analyse que je ne partage pas. La motion Aubry prône une coopération mais face à un choc civilisationnel qu'est-ce que la coopération? Pas un mot sur la démocratie et la gouvernance mondiale dans ce passage pas plus que sur l'Europe renvoyée à un autre chapitre (on en fait dans cette partie qu'une critique de l'europe concurrence). Pas un mot sur la place de l'état nation et de sa crise. Pas un mot sur son dépassement dont la crise financière illustre pourtant aujourd'hui la nécessité. Le thème de la motion reste dans le cadre national comme son nom l'indique: "changer à gauche pour changer la France". ' Qu'est ce que la France? la question est posée bien au delà de la reconnaissance de la multiculturalité que le texte effleure en proposant le vote des immigrés aux élections locales. La nationalité a changé, elle est multi-ethnique. Il suffit pour s'en convaincre de sillonner les communes des grandes métropoles françaises et européennes. ' Face à cette réalité le texte assimile culture et civilisation (page 108). "La culture n'est pas pour nous une question parmi d'autre mais un élément central de la vision de la société que nous défendons parce qu'elle ouvre le cœur et l'esprit, parce qu'elle assure la conciliation entre l'homme, sa libre pensée, et le collectif, la société que nous défendons, parce qu'elle laisse sa trace". Bref, la civilisation c'est avoir de la culture. L'universalité culturelle qui fait qu'une culture plus une autre culture fait une seule et même culture en tant que telle, est abdiqué au profit d'une culture commune comme plus petit dénominateur commun qui "fait trace". ' Le fait communautaire que nous vivons en France et en Europe est passé sous silence. On cache le problème dans une condescendante multiculturalité. Mais la civilisation européenne a changé. De Sevran en Seine Saint Denis au Faubourg de Marseilles en passant par Bort-les orgues en Corrèze, Bayonne au Pays Basque et tant des d'autres provinces, les interactions dont résultent les opinions et les mœurs (la civilisation selon le Littré) sont révolutionnées. C'est un bouleversement profond qu'il s'agit de prendre en compte en reconnaissant d'abord le fait communautaire dans la République et à l'échelle européenne (mais comme on a rejeté le TCE et sa charte des droits fondamentaux comme point d'appui). Nous demeurons engoncé dans un cadre national et dans une conception encore superstructurelle de l'état avec son inévitable catalogue de mesurettes jamais appliquées et sa promesse d'incarner la responsabilité (page 105 ses suites). Nos visions des politiques urbaines se limitent à un slogan "lutter contre les ghettos" l'appel incantatoire au civisme, le tout noyé dans une vague promesse intenable de mixité sociale qui masque l'ethnicisation de nos communes. Le débat sur l'immigration ce limite à une simple question d'intensité du freinage des flux, d'une plus ou moins grande porosité de nos frontières doublé de l'appel au développement du Sud. Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que vivent les habitants de notre pays et de notre continent. ' Ce n'est pas un choc civilisationnel, c'est une révolution. La citoyenneté telle que nous la connaissons est dépassée. Les Etats nations sont impuissants à juguler la crise financière (l'hypercrise pour faire tendance). L'internationalisme invoqué dans le texte comme un souvenir de jeunesse, n'est pas à la hauteur de ces enjeux. Reims ne sera que la mise en place des équipes présidentielle c'est déjà pas mal. C'est en conformité avec le raccourcissement des cycles électoraux mais c'est inadapté au rythme des ruptures inauguré en 1989 que l'hyper crise financière que nous visions prolonge. C'est en conformité avec l'esprit des institutions mais c'est en décalage avec les réalités locales. Comme intervenant en banlieue parisienne ça n'est pas sans poser quelques questions.
Il y a une phrase extraordinaire dans cette motion D, qui résume assez bien l'ensemble de la teneur cette motion, toute entière tournée vers l'économie, sous toutes ses coutures, et dans laquelle on sent vraiment la patte de Dsk : "Nous limiterons sérieusement les parachutes dorés à des montants définis dans les conventions collectives" ! p.97 A-2 C'est t-y pas formidable ça ? Sur ce, ciao...
De l'art d'extraire une phrase dans un texte qui comporte 22 pages bien serrées. Voici le contexte : " Nous proposons aussi de taxer les entreprises qui abusent des emplois précaires, avec, comme cela existe dans le domaine du handicap, un prélèvement pour les entreprises dont la proportion d’emplois précaires dépasse un certain seuil. Seuil qui pourrait être adapté par branche professionnelle, par la négociation, en fonction des nécessités. Les entreprises qui s’engageraient dans un plan de résorption de l’emploi précaire en seraient exonérées. Le prélèvement servirait à les y aider, et à mieux indemniser les salariés victimes de la précarité. Le CDI doit redevenir la règle. " Par ailleurs, nous sommes favorables à interdire la détention de stock-options pour les principaux dirigeants exécutifs d’entreprises qui les détournent de leurs objectifs initiaux. Les stocks options doivent être réservées aux jeunes entreprises en croissance, où elles sont vraiment utiles. Nous limiterons sérieusement les parachutes dorés à des montants définis dans les conventions collectives. Cela n’empêche pas de redistribuer les bénéfices via l’intéressement et la participation, sans que cela ne se substitue aux salaires. Tous ces mécanismes devront être soumis à l’impôt au même titre que les revenus salariaux. Il faut sanctionner les licenciements abusifs, décourager totalement les licenciements boursiers en faisant payer aux entreprises qui en ont les moyens le reclassement des salariés et la recréation des emplois supprimés. En même temps, des entreprises peuvent traverser une mauvaise passe, et les banques ne sont parfois plus là pour les aider. Nous sommes favorables à la création de fonds français ou européens destinés à accompagner les entreprises saines sur le plan économique mais qui peuvent rencontrer des difficultés passagères. " Voilà un ensemble de propositions qui supporte la comparaison par sa cohérence et son souci à la fois de promouvoir un nouveau mode de production et de nouveaux comportements dans l'entreprise.
"Il faut sanctionner les licenciements abusifs, décourager totalement les licenciements boursiers en faisant payer aux entreprises qui en ont les moyens le reclassement des salariés et la recréation des emplois supprimés." J'en connais une qui s'est fait traiter de Cruche populiste pour beaucoup moins que ça il y a peu chez Antoine Perraud... SR a eu le tort de dire la même chose au zénith, et aussitôt "haro sur la bourrique" ! . Mais je ne vois pas le "nouveau mode de production" promis.
Découvrant ce blog aujourd'hui, je suis abasourdi par les tombereaux de haine que vous vous déversez les uns sur les autres, chers amis socialistes et toutes motions confondues. Ce n'est donc pas qu'une querelle de chefs, c'est bien plus profond que cela... Et pendant ce temps, Sarkozy continue à parader, à faire croire qu'il sauve le monde et à mettre en oeuvre sa politique, dans l'indifférence générale (ou du moins dans la vôtre). Ressaisissez-vous, mettez votre intelligence, votre énergie et l'acuité de vos analyses au service du vrai combat, ou on est à peu près sûrs d'en reprendre pour 5 ans de plus la prochaine fois ! Merci d'avance (un ex-"compagnon de route" de Solférino)
réédité Vues de l'extérieur du PS, les batailles de leadership, dont le substrat politique argumenté reste souvent flou, semblent d'autant plus inquiétantes pour la gauche que le PS devra bien s'organiser d'une façon à peu près unitaire après le choix du premier secrétaire.
à Phirenard . Rien n'est plus profond qu'une querelle de chefs. Les idées, on peut en discuter, les partager (la preuve, sur les licenciements abusifs tout le monde est d'accord...). Mais les querelles d'égos et les luttes pour les places, ça... La machine à perdre passe du ronronnement au rugissement (surtout depuis que SR a renoncé au secrétariat, avez-vous remarqué ?) . à Art Monika . Moi aussi je vois les choses de l'extérieur, depuis toujours (sauf quelques mois en 93-94). Ce qui m'a plu dans l'entreprise ségoliste, c'est la manière de secouer l'édredon. Mais que de poussière ! . Je crois que l'unité ne sera pas mise en cause jusqu'au choix du premier secrétaire. C'est après la marginalisation consommée de SR que la coalition anti-SR, ayant perdu son ciment et sa raison d'être, risque de voler en éclats. A ce moment, tous aux abris ! Mais qu'est-ce que l'éclatement par trop plein d'un parti d'un petit pays occidental, au regard des problèmes de la planète ? Le monde se réchauffera bien sans nous.
C'est bizarre : ce billet a cependant souvent été commenté sur son contenu, et même sur les mots, voire les guillemets, en ce qu'ils feraient tel ou tel sens. Où y a-t-il de la haine ? Tout est mesuré pour l'essentiel dans ce débat. Il y a débat d'idées et les personnes, sauf exception, ne sont impliquées qu'en tant que porteuses d'orientations, de conceptions du PS. Il y a débat parce qu'il y a différences et même parfois divergences sur le fonds. Faut-il se le cacher ? Il y a des ségolénistes anciens ou nouveaux qui s'expriment et éprouvent le besoin de comparer leur référence idéologique à d'autres références idéologiques. Ils sont les bienvenus, mais ce n'est pas pour autant que je les suivrai s'ils ne m'ont pas convaincu. Le débat permet d'aller plus loin et - vous pouvez le constater - de lire et faire lire des textes qui n'auraient sans doute pas été lus ou lus de la même manière. Je me demande parfois si ces hauts cris sur ceci et cela qui montrerait des divisions, des déchirements insupportables, ne sont pas proférés pour discréditer le débat en tant que débat. Ce qui signifierait :"A quoi sert de débattre ? " Le tout assorti de deux réponses à la fois opposées et complémentaires : "De toute façon les jeux sont faits" et " Tu es pour machin chose, n'est-ce pas ? Alors, tu le soutiens, tu votes comme lui : il faut faire confiance !!!" Des partis de ce type, ça c'est déjà vu : ça se termine mal en général.
"de lire et faire lire des textes" . Hum, vous vous avancez beaucoup, là ! J'ai déjà lu quelques-unes des 21 contributions, je n'ai nullement l'intention de "ma farcir" les 6 motions : privilège du non adhérent. . S'ils sont incapables de se mettre d'accord pour dire aux militants et au peuple de gauche sur quels points ils sont en désaccord, quels points précis il y aura à trancher... D'ailleurs dès le dépouillement des votes des sections les jeux seront faits: il n'y aura pas débat de fond au congrès (il n'y en a jamais). Il y aura succession de discours, de monologues juxtaposés que seuls écouteront les chefs de claque pour indiquer aux sous-chefs de claque à quel moment il faut faire le brouhaha. . L'essentiel se fera en coulisses et en commissions de synthèse, où il n'y nullement une discussion sur le fond, mais un marchandage en fonction des rapports de force entre courants: tu me passes le paragraphe où il est indiqué que, et moi je te passe le début de la troisième partie, pour mettre tel sous-courant sur la touche. Laisse-moi calculer (bruit de calculette additionnant les pourcentages.) Et en échange on n'est pas chiens, on vous assure deux places de plus au Bureau national. Et un poste de sénateur pour X à Y. Tope là ?- Mais ça entre en contradiction avec tel passage, ça devient incohérent. - Aucune importance, personne ne lira jamais le texte final. . Sauf les historiens, qui y verront des merveilles. Est-ce que quelqu'un peut me rappeler quel était le débat de fond entre Jospin et Fabius au congrès de Rennes ? Quelqu'un s'en souvient ? Peut-on me dire en deux mots quelle était la différence essentielle entre les deux motions ? . Et à la fin, tout le monde brandira des roses en les tenant par leurs tiges préalablement débarrassées de leurs épines, et embrassons-nous Folleville et passez muscade. . J'ai t-i' pas raison ? C'est-i' pas comme ça que ça s'est toujours passé dans la tradition depuis, hum, mettons 1946 ? Allez, le PS est le pire des partis (à l'exception, il est vrai, de tous les autres).
@ Melchior, Oui vous avez raison sur Rennes. L'enjeu était un enjeu de pouvoir et la succession de François Mitterrand. N'oubliez pas Rocard, Premier ministre d'un gouvernement dans lequel Jospin était ministre de l'Education. (No 2) Peu de différences "idéologiques" entre les motions en question, c'est vrai. Mais, nous ne sommes plus à Rennes et en même temps nous y sommes encore. Nous n'y sommes plus parce qu'aujourd'hui la crise est là et à ce propos je vous invite à aller sur le site du Monde de ce soir où on y voit que les antilibéraux au PS commencent à avoir le vent en poupe et qu'il faut donc , comme le dit Réné Lorient, nous placer du côté de la critique du néolibéralisme dont certains reconnaissons-le n'étaient pas les plus ardents adversaires. ( entre le "il faut sortir de l'idéologie punitive du profit" et "socialiste et libéral") Mais du point de vue de certaines motions nous sommes toujours à Rennes. Pouvez-vous me donner les différences idéologiques entre la motion Royal et celle de Delanoë par exemple ? Qu'est ce qui les différencie vraiment ? Hormis....une lutte d'égos bien sûr et la volonté pour chacun d'être là en 2012. Cordialement.
à Lézard L'enjeu est toujours "un enjeu de pouvoir et la succession de François..." les néo-libéraux veulent une régulation (pas trop forte) à droite, les socialistes enfin ralliés à l'économie de marché (tous ! même Melenchon m'avez-vous dit) veulent une régulation à gauche. Je me permets de vous renvoyer au point 3 de mon billet "Science lugubre et recherche du bonheur" sur la différence entre les deux. . "il faut sortir de l'idéologie punitive du profit": ça sonne Ségo, mais Aubry contresignerait sans hésiter, j'en suis sûr. Le profit est légitime en économie de marché: il est, anticipé, à l'origine de l'action d'entreprendre et, après coup, la condition de l'investissement futur. Ne pas confondre le profit légitime de l'entreprise avec le superprofit de l'exploiteur ou le paraprofit du prédateur ou du parasite. Avec les entrepreneurs, on doit se mettre dans une situation "gagnant-gagnant". . Ségo a reproché à Delanoé de se dire "libéral" (Aubry l'a fait aussi) parce que le mot prête à confusion et qu'on n'a vraiment pas besoin de ça en ce moment, mais il est clair que dans son esprit à lui il s'agit du libéralisme politique et non d'un clin d'oeil au libéralisme économique ultra ou néo ou classique. . Pour Rocard à Rennes: il avait été fermement "prié" par Mitterrand de se mêler de ses affaires... . Pour ce qui est des égos, je devine assez bien le destin probable de l'égo Ségo. Il y avait autrefois un brave et honnête politicien du nom de Pierre Mendès-France, qui avait une vision claire de ce qu'il fallait pour le pays. Il fut vilipendé, ostracisé (utilisé quelques mois quand même) et définitivement tenu à l'écart. Il fit deux bouts de chemin avec le PS (dont il n'était pas membre), qui furent deux échecs: le Front républicain avec Guy Mollet, la candidature en ticket avec Gaston Deferre. On ne m'ôtera pas de l'idée que c'est à lui surtout que pensait Edgar Faure disant: "Avoir raison c'est un grand tort". Il finit sa carrière politique ministre d'Etat sans portefeuille de Mitterrand et mourut (l'histoire finit bien !) avant d'avoir à connaître les principales turpitudes du règne. Aujourd'hui sa mémoire est unanimement respectée, sauf à l'extrême-droite, et chacun le cite en exemple pour ne pas avoir à s'en inspirer.
@ Melchior, D'abord les socialistes ne sont pas ralliés à l'économie de marché mais à l'économie sociale et écologique de marché. Je ne souhaite pas exprimer mon désaccord ici sur certains points de votre intervention (1/ je ne crois pas que Delanoë ne parlait que du libéralisme politique. 2/Si le profit est nécessaire la répartition capital/travail envisagée par la motion E me semble très légère) car cela nous entrainerait plus avant sur des motions de personnes autres que celle de Martine Aubry qui est défendue par René Lorient même si je reconnais bien volontiers vous y avoir entrainé en posant cette question de la différence entre SR et BD. Nul doute que nous aurons l'occasion de nous croiser de nouveau sur ces points. Merci à vous pour ces échanges. Très cordialement à vous et à bientôt :-)
Pour ce qui est de l' Europe, la motion Collomb-Royal est aussi plutôt percutante ; je donne seulement quelques extraits: "D' un référendum à l' autre le rejet qui s' est exprimé à chaque fois, sauf en Espagne, marque l' échec d' une méthode" , "Ne nous voilons pas la face, nous sommes aujourd' hui plus loin de l' Europe sociale que nous ne l' étions en 2000" Les propositions ne manquent pas; la première est originale et donne une méthode pour passer des intentions à la pratique: "L'union des 27 semble certe bloquée... mais rien n'interdit à la France d'être le fer de lance d' un groupe de pays pionniers, plus conscients que d' autres de l' urgence sociale et économique qui frappe les citoyens européens" .... " Cette stratégie déjà utilisée avec succès pour l' euro est la seule à même , par des voies démocratiques, d' approfondir l' intégration européenne avec le plus grand nombre de pays possibles"; ces pays volontaires créeraient un nouveau pacte"...qui promouvrait ( j' abrège ) une politique industrielle ... monétaire...énergétique...en luttant efficacement contre le changement climatique. "Européaniser le parti socialiste en renforçant les collaborations avec les partis socialistes et sociaux-démocrates de l' Europe " "L' Europe sociale, c' est d' abord une Europe qui n' empêche pas les Etats de décider du niveau de solidarité qu' ils souhaitent" Cette dernière conception me semble la plus réaliste, dans un premier temps, car si la France souhaite un SMIC, un plafonnement de certains loyers etc..... pour l' Europe, ainsi que le souhaitent M Aubry et ses partenaires ( ce que je trouve un objectif formidable) ils n' expliquent pas comment et dans quels delais ils comptent imposer ces exigences à 27 pays !! Pour ce qui est des 35h, dans certains secteurs elles sont bien perçues, elles ont sans doute créé des emplois ... mais les présenter comme un succès irreversible alors qu' actuellement la durée légale du travail peut être "discutée" dans chaque entreprise, alors qu' elles ont mis en grandes difficultés de petites entreprises, et alors qu' elles n'ont pas été accompagnées de créations d' emplois dans les hôpitaux entraînant d' énormes difficultés, me parait abusif... et puis pourquoi M Aubry et L Jospin n'ont-ils pas accompagné leur candidate lors de la campagne présidentielle? les 35h étaient l' attaque préférée de l' UMP, soit disant coupables de tous les problèmes économiques de la France, et ils auraient été les mieux placés pour les défendre; de plus, cela aurait donné une dimension collective au projet du PS . Je n' a jamais eu connaissance d'une évaluation en chiffre et en nature des emplois créés par ceux qui défendent les 35h. Pour ce qui est du changement dans le parti (brièvement), la démocratie participative prônée par S Royal dès la présidentielle, et appliquée efficacement via internet pour la mise en place de la contribution Royal n' est plus un objectif à mettre en place, et c' est un changement fondamental. Dans la motion Collomb-Royal, le changement est prévu, reposant sur le respect des militants, des résultats de leurs votes ( donc pas de cacophonie), le renforcement des moyens des fédérations, la création d' universités socialistes de la connaissance, pour former à la culture et à la politique le militants et sympathisants... Enfin, le regroupement dans une même motion avec M Aubry, de Mrs Fabius, et Bartolone ( soutien de DSK), représentant 2 courants qui ont pendant des années semé la "zizanie" au sein du PS me laisse perplexe... il ne faudrait pas que la cacophonie continue.
Bonjour Josie ! Je commencerai par la fin. Vous ne comprenez visiblement pas qu'en politique, pour changer, il faut "prendre langue" avec ceux qui s'étaient séparés. Ce qu'a fort bien compris Mitterrand il y a quarante ans quand 1) il a réuni progressivement au sein d'un même parti ceux qui l'avaient quitté pour former d'autres organisations politiques ; 2) quand il a engagé des discussions programmatiques avec le PCF, ce que ne voulait pas la vieille SFIO. C'est ce qu'on appelle surmonter les obstacles. C'est essentiel pour élaborer une politique de changement. Vous montrez une certaine méconnaissance du PS : Claude Bartolone travaille depuis longtemps avec L. Fabius... Plus important : sur les 35 h, ces chiffres existent depuis déjà longtemps et ont été discutés, mis en cause par la droite. On estime qu'en chiffres nets les 35 h. ont créé autour de 400 000 emplois. Quant à vos critiques, justifiées, sur la durée légale du travail qui peut être "discutée" dans chaque entreprise, elles ne peuvent s'adresser qu'à la droite et à Sarkozy en particulier. Vous pouvez lire le dernier livre de Martine Aubry (ce n'est pas une bible, c'est un témoignage que chacun, vous en premier, peut discuter à son tour) : "Et si on se retrouvait..." aux éditions de L'Aube. Pour ce qui est de la méthode pour faire progresser l'Europe, voici un extrait de la motion D : "L’Europe n’a avancé que dans la différenciation, grâce à l’initiative d’un groupe de pays et parce que les autres ont admis de rester, durablement ou provisoirement, en dehors. A 27 pays membres, bientôt à 30 et peut-être davantage, l’« Europe différenciée » peut être le meilleur moyen pour progresser vers plus d’efficacité. Les "coopérations renforcées" en fournissent l'instrument. Compte tenu de la diversité d'attitude des Etats européens, il apparaît raisonnable, dans cette perspective, d’avancer plus vite avec un premier cercle ou une avant-garde de pays euro-volontaires." Ce qui renvoie à une théorie maintes fois développée, depuis des années, par Laurent Fabius, celle des trois cercles. Elle n'est pas foncièrement originale mais elle a le mérite d'être claire : le premier cercle, c'est celui des coopérations renforcées, le 2e c'est celui qui rassemble sur les bases communes de l'UE, le 3e c'est celui des partenariats avec les pays qui n'ont pas a priori vocation à rejoindre l'UE. C'est devenu le bien commun du PS, vous en faites la démonstration.
de Alexy Fortin à René Lorient et Josie ' Josie voulait sans doute parler JC Cambadelis plutôt que de Bartelone. Sa remarque sur une alliance hétéroclite est tout de même valable. A fortiori si la perspective est le rapprochement avec la motion conduite par Hamon. Si Hamon lui-même vient de l'équipe Aubry (les filins de la manœuvre sont des cables), le rapprochement avec Emmanuelli est beaucoup plus acrobatique. Quand à la mélenchonerie que dire...Dans les réunions de Politis le sénateur de l'Essonne à l'oreille dure ne cesse de fustiger la social démocratie comme à la belle époque de Maurice Thorez (voir les œuvres complètes livre deuxième, passionnant). Aubry qui est plutôt issue du social christianisme va avoir du mal à piloter cette escouade si toute fois elle se compose. ' Josie selon vous ne comprendrait pas qu'en politique il faut prendre langue pour changer. Ce que fit Mitterrand avec le PC et le MRG à partir de 1970 est adossé à une défaite sans combat pour la présidentielle de 69, de la SFIO (5% pour monsieur X) et un score du PC en la personne de ce bon Duclos de 21,27% !! Y avait-il pour Mitterrand d'autre choix que de débattre pour changer? D'autant que Rocard et son PSU réalisait tout de même 3%. La deuxième gauche émergeait. Celle-là même qui au congrès de Rennes (faisons un grand bond en avant par dessus les histoires et la grande histoire) réaliseront 28% pour Jospin et Rocard 24 % faisant ainsi exploser le Mitterrandisme. Cette deuxième gauche au sein du PS vient d'ailleurs d'exploser entre Delanoé et Aubry ce qui n'est pas un mince événement puisque c'est ce courant qui en creux ou en plein, au pouvoir ou dans l'opposition interne, structurait la vie intellectuelle du PS, la 1ère gauche n'étant qu'un musée d'idées des années trente (il faut bien des conservateurs). Enfin il faut tout de même parler du Cas Royal, orientation marketing et télévangelisme. Elle est elle aussi issue de la mouvance social-chrétienne de notre bon Delors (le même qui nous permit grâce à sa défection en 1995 de connaître les joies de la Chiraquie pendant 12 ans) donc même "humanités" que Martine Delors, la fille. ' La question titre de l'article : Martine Aubry et ses amis pourront-ils reconstruire le PS ? avait le mérite de la clarté. On lui doit une réponse tout aussi claire: NON et de plus ce n'est pas souhaitable. Il y aura sûrement une équipe Delanoé forte qui restructurera la vie marketing et électorale du PS avec ou sans les amis d'Aubry. L'avantage est que S. Royal sera marginalisée à l'intérieur du PS et que l'on pourra peut-être parler du fond plutôt que de ses états d'âmes.
Bonjour Josie, Pourriez-vous m‘ indiquer, car depuis quelque temps je me pose la question, ou se trouve la différence entre un débat participatif et un débat - tout court - ? Parfois je pense qu’il en est des slogans politiques comme de la pub ? Juste effet de redondance. ex : La lessive qui lave plus blanc que blanc… Pour avoir assisté et animé quelques débats « participatifs » pendant les présidentielles (dans le 18ème Paris) je vous assure, en toute honnêteté, que c’était principalement les militant/es - toutes tendances réunies - et les sympathisant/es qui participaient à ces débats et les animaient de leur mieux et que le public non militant ou non sympathisant n’était pas toujours aussi présent, assidu et participatif que vous aimez le croire…. Soyons lucides la TV a été beaucoup moins participative mais plus suivie ! Par ailleurs j’ai suivi un meeting de L. Jospin et B. Delanoë soutenant la candidature de Ségolène Royal., ils y furent tout à fait exemplaires d’intelligence et conviction. G. Miski
à MG2 . Tout débat n'est pas "participatif": vous avez des "conférences-débat" où le public est admis à poser quelques questions, sans plus, pour faire rebondir le discours inchangé du conférencier... . La formule "débat participatif" est elliptique, il conviendrait de lire: "débat réunissant des citoyens, qui sont "de très bons experts de ce qu'ils vivent"(SR) dans une perspective de démocratie participative". Cette perspective est développée page 200 à 204, juste avant un passage sur la VIème République, dans le Ségo-Touraine auquel tout le monde se réfère sans l'avoir lu, qui s'intitule: Si la Gauche veut des idées. . Je ne sais pas comment cela marche à Paris XVIIIème, il paraît que les Poitevins et les Charentais font moins leurs timides que ces grands dadais de Parisiens (ou alors, c'est peut-être qu'on les laisse plus parler). . J'ajoute que le débat participatif n'est guère un instrument adapté aux campagnes présidentielles: à ce moment là l'orientation et le programme doivent être déjà constitués, on les propose, on ne les modifie plus. Non, la démocratie participative concerne plutôt la définition de la politique à mettre en place (définition qui devrait commencer, mettons, en janvier 2009) et le contrôle de la politique mise en place (échéance fin mai 2012 en étant très optimiste).
édité à 11h: Désolée, René Lorient, c'était effectivement hors sujet. Toutes mes excuses.
bonjour MG2 Personnellement je n' emploie jamais l' expression que vous citez, car un vrai débat, pour moi, ne peut qu' être "participatif", c.a.d que chaque participant peut s'y exprimer. La démocratie participative implique que chacun, et pas seulements les élus et responsables, puisse s' exprimer, proposer des idées, des solutions, qui seront réellement et prises en compte pour les choix politique à venir. Je rappelle que pour la rédaction de la contribution de S Royal en juillet, elle s' est faite sous forme d'un site spécialement mis en place ( congrésutileetserein.org); toute personne qui le souhaitait pouvait s' y exprimer...; une modération intervenait. Les thèmes étaient donnés sous forme de questions. Plus de 2000 contributions y ont été traitées par une vingtaine de spécialistes (économistes, sociologues chercheurs ....), qui étaient présentés sur le site. Ils en ont fait la synthèse pour enrichir les orientations déjà prises. Auparavent j' avais assisté dans la région Rhône-Alpes, à une autre forme, initiée par le Président du conseil régional, J J Queyranne. Tous les habitants de la région, divisée en plusieus secteurs, ont été invités à participer à une réunion décentralisée (il y a 4ou 5 ans). Plusieurs centaines de personnes dont des représentants d' associations, d' entreprises, des particuliers..étaient présentes à la 1ère réunion, face à des conseillers régionaux, et à des professionnels. Plusieurs thèmes ont été choisis, et un aller-retour de paroles bien organisé, a permis de définir les sujets à débattre, la mise en place de groupes de réfexions. A la fin, chacun a écrit un nombre limité de questions et/ou propositions. Ensuite, après leur exploitation (qui a duré plusieurs mois), des réunions par thèmes ont été organisées avec les volontaires (cela prend du temps et demande un investissement intellectuel), pour aboutir finalement à des réponses convenant à la majorité des participants, après discussions menés par des animateurs spécialisés. J' ai été impressionnées par le sérieux, l' organisation impéccable, le respect porté à chacun, et le fait qu' on aboutisse dans le temps prévu à de bonnes réponses. C' était REMARQUABLE, et c' est alors que j' ai été convaincue par la démocratie perticipative. Evidemment, ce qu' on nous a montré à la télé était une façon téléguidée et limitée par le temps de montrer une volonté d' écoute de la base, mais heureusement, ce n' est pas seulement sur ces petits instants où quelques français ont pu s' exprimer que ce sont construites les propositions ! Quant à L Jospin et B Delanoë, il ont joué le jeu honnètement lors de la campagne présidentiel et c' est bien de le souligner. Malheureusement, L Jospin, qui nous avait "laissé tomber" pendant 4 ans, a jugé bon après la présidentielle de sortir un livre à charge contre S Royal. Ensuite, il y a 2 jours, DANS LA MOTION de B Delanoë, j' découvert ces recommandations, en parlant des MILITANTS: "...ils sont le PS, et ils ne ménagent pas leur temps et leurs efforts bénévoles pour le faire gagner ..... il y a urgence à mettre un terme aux dérives vers ...... la transformation des courants d' idées .... en clubs de supporters... ils veulent choisir en toute liberté. ils ne sont pas idolâtres ni SERVILES" Personne n' est nommé, mais tout le monde comprend. Voilà comment il stigmatise ( à tord) et il MANQUE DE RESPECT pour des milliers de militants socialistes qui donnent de leur temps, qui essaient d' aider à construire des projets, qui sont convaincus de la nécessité d' une politique sociale.... Je connais des amis qui préfèrent se détourner de la politique ("tous pourris"), ou qui se contentent de croire ce genre d' affirmations sans fondement, véhiculées avec délectation par les médias. "Il faut en vouloir pour rester" disait un militant en réunion jeudi. Et oui nous en voulons...pour le changement. Je ne persisterai pas longtemps si le congrès n' est pas suivi de changement. Puisque Delanoë' m' attaque comme "militante-qui-se-sent-concernée", je contre-attaque ( Que c' est laid ces affrontements!! il faudrait sans doute que je tende l' autre joue !! Et bien non). Qui a dit pendant les municipales: "je serai maire de Paris à temps plein"? "je n' ai pas le projet d'être candidat pour être 1er secrétaire, ni d' être candidat à la présidence de la République, je suis un homme LOYAL et RESPONSABLE ..." ? Puis 10 jours après son élection: "... si en plus j' ajoute un livre et que je vous dis" je ne veux vraiment de responsabilités qu' à la mairie de Paris", je me fous de vous; et bien ça n' est pas dans mes habitudes" ... (ouaf ,ouaf !!!) Je n' ai fait que des citations de discours, dont je vous laisse juge.
Melchior, ArtMonika, Josie, vous êtes les bienvenu(e)s pour discuter de mon billet et des idées de la motion D comparées aux autres motions ou à vos propres convictions. Mais honnêtement, vous donnez depuis ce matin un tour à ces commentaires qui n'a plus rien à voir avec le billet, même de très loin. Faut-il considérer que vous avez décidé - à ma place, ceci soit dit - de mettre un terme à la discussion de mon billet ? Je suis prêt à en prendre acte. Je peux vous annoncer que je vais en publier un d'ici demain sur le thème "Bertrand Delanoé sera-t-il le nouveau Hollande ?" Vous pourrez décharger votre vindicte sur lui. A mon avis, ce n'est pas très bien, mais au moins ce sera dans le sujet. Hugh ! j'ai dit.
Cher René Lorient, Dans ce cas, n'oubliez pas MG2, dans votre petit tour de table, soutien, si nous avons bien compris, de la motion D, qui visiblement en est encore à confondre débat et démocratie, (comme sur un autre billet, le patercipatif et le participatif, sic), et qui pose une question qui relève de la motion E, lesquels soutiens - josie, en l'ocurence - se doivent de lui répondre....en toute démocratie participative. Bien@vous.
Peneloppe bonjour, Je note une sorte d’aptitude à l’établissement de « fichier » chez vous…. en faites vous un additif au débat participatif ? Certes c’est dans l’air du temps…. mais Le 16 Oct manif contre l’établissement du fichier « Edvige » J’y serai ! G. Miski
Disons que je suis attentive : une qualité de militant, non ? Le militantisme étant bien souvent un rôle bien ingrat, c'est bien connu. C'est pourquoi nombreux ne s'y risquent guère, préférant faire un pas en avant, deux pas de côté, trois pas en arrière...
Disons, version procédurière de l’action militante… et bien Peneloppe poursuivez donc, si cet aspect vous sied ! Kenavo
Après tout ce qu'on balance contre S.R., simple droit de réponse...
René Lorient Mittérand a réussi à se faire élire avec une stratégie qui a fonctionné à l' époque, mais malheureusement, deux ans après (il a alors appelé au gouvernement le jeune Laurent Fabius, le plus jeune ministre...il a fait confiance à un jeune, lui!) , il a dù changer de politique et oublier de nombreuses promesses. S' il s' agit de gagner pour gagner, sans pouvoir appliquer la politique prévue, alors j' abdique. J' entends encore des critiques de cette période. J' espère que vous avez eu connaissance de l' article de Laurent Mauduit, qui évoque " l'encombrant héritage du PS" à propos de la crise financière. Si on fait le bilan des bienfaits apportés à la France par Mrs Fabius et DSK, qui ont été les initiateurs de la dérégulation des finances, du démarrage de grandes nationalisations, et qui, de plus, sous la houlette du "consensus mou" de F Hollande, ont participé en premier lieu à rendre les messages du PS inaudibles, depuis 2002, je pense comme de nombreux français qu' ils devraient laisser la main. Tous trois ont mené le PS depuis 2002, et on voit où il en est!!!( Bien sûr, il y a eu du positif, mais il aurait fallu pouvoir le consolider). Même l' organisation du congrès en excède plus d'un; la lecture des motions est une véritable punition, et si on les lit , on n' est pas sûr d' être capable de s'y retrouver! S'il faut être un expert en politique pour en arriver là, ils ont "tout faux" ceux qui continuent de croire que c' est une bonne organisation. Bien que bien que je ne sois pas une aussi brillante politique qu' eux, ou que vous, j'ai longtemps voté pour les faire élire, donc j' assume cette part de responsabilité.Ils ont bien "gagné" leur vie, grâce au dévouement de militants bénévoles et à nos votes, et personne ne leur fera de tord. Ils devraient avec un peu de modestie, passer la main. Il semble que vous vouliez (je reprends la formule) "faire du neuf en regardant l' ancien" Si vous regardez les autres motions, la plupart des représentants qui les mènent incarnent, eux, réellement, le changement. Si on veut le changement, il vaut mieux changer d' équipe! Sans pour autant renier les conseils de nos sages...mais les choses évoluent si vite! Pour ce qui est des 35 heures, bien sûr il y a eu du positif ... pas seulement. Merci de ces chiffres... mais je continue de penser que c' est avant le 6 mai qu' il aurait fallu les défendre avec force, aux côtés de la candidate, pas après, les attaques étaient très violentes. Il est vrai que Sarkozy est passé par là depuis ...mais si tous les socialistes avaient soutenu leur candidate, il n' en serait pas là, et tout le monde se souvient de la tête des "poids lours " dans le meeting. C' est comme si on avait préféré faire élire Sarko !
Cher René Lorient Je ne voudrais pas polluer les fils de commentaires de vos billets plus longtemps. J'avais cru comprendre que vous vous posiez la question de savoir si Martine Aubry et ses amis réussiraient à sauver le PS, et il ne me semblait pas que mes interventions étaient vraiment éloignées du sujet. Toutes mes excuses. Je m'en vais voir plutôt ce que dit de la situation le papa de la Dame du Beffroi, c'est en Une du journal. Pour les manoeuvres au sein du PS, comme je n'ai pas le pouvoir de m'y opposer, et perdu au fil des ans toute capacité de m'indigner de ce genre de choses (soupir),je m'en amuse.
Il y a quand même quelques crispations, autour de cette motion D.... J'ai des doutes quant à ses qualités démocratiques : mais est-ce vraiment sa préoccupation ? Elle en est curieusement absente, ainsi que cela a été souligné, à part sur les parachutes dorés, dont les montants devraient être discutés par les partenaires sociaux, afin de les inscrire dans les conventions collectives : on comprend mieux, tout d'un coup, pourquoi, on devrait reporter le congrès, afin de réactualiser quelques motions...ou les remettre au goût du jour, ou les rendre davantage politiquement correct, ou, ou.... Moi aussi je vais lire ce que papa dit... Je ne suis pas contre, à priori, le patercipatif...Mais je préfère la motion E : Ce que je m'attends à trouver, dans une motion, ce n'est pas un cours général sur la situation économique mondiale (je lis Mediapart, pour ça, je suis bien informée), mais que l'on me propose des solutions claires accessibles à un vaste lectorat, de tous niveaux intellectuels, et qui ne soient pas en contradiction avec mes valeurs.
Cher René Lorient Merci pour vos billets qui nous aident à comprendre les différentes motions , même celles qui ne sont pas votre choix . Continuez !
René Lorient, c' est vrai, j' ai souvent débordé, mais est-ce qu' il faut saucissonner en ce qui concerne le changement (donc la référence au passé) dans le PS? Il y a tout de même un fil conducteur chez les porteurs des motions A et D: rassembler les représentants "du passé" pour réussir le "tout sauf Ségolène"( il faut le vouloir pour ne pas le voir! 4 ou 5 livres sont sorti l' année dernière pour le dire). Pas étonnant que l' on trouve de nombreux points communs dans les trois motions. Ceci dit, il est vrai que dans la motion de M Aubry figurent de nombreuses propositions sociales très intéressantes, si elles peuvent être financées. Ce qui me gène, c' est que ses partenaires risquent d' empêcher leur application par leurs divergences, comme ils ont rendu inaudible le PS depuis 2002, si elle l' emportait. Mais si enfin ils se disciplinaient......
Lundi matin. Je viens de relire les commentaires d'hier. On commence à tourner en rond. Chacun pense que le PS va mal et que ses divisions, - certains dans la presse disent même ses déchirements, - deviennent insupportables. Et devant la motion présentée par M. Aubry et "sa génération du changement" (sur laquelle nul ne dit rien : cela permet sans doute de dire à bon compte qu'il faut changer les têtes), quelques-uns d'entre vous font la fine bouche : "Ils signent ensemble ; curieux ils se sont opposés il n'y a pas si longtemps." Eh oui ! Pour reconstruire l'unité d'un parti, il faut d'abord que ceux qui se sont opposés se reparlent, retrouvent ce qui les fait appartenir au même parti, découvrent le point de vue politique permettant de dépasser les divergences en restant fidèles à eux-mêmes et aux valeurs de leur parti. C'est pourquoi, à mon sens, la motion D, en réussissant cette entente sur le fond, en prenant en compte l'état peu exaltant de la gauche française et de la gauche européenne aujourd'hui, est un gage d'avenir. Évidemment, leur terrain de retrouvailles est celui de la gauche. Pour la motion D, comme pour la motion présentée par Benoît Hamon, les alliances sont à gauche, et tout élargissement ultérieur ne peut se faire qu'en respectant ces alliances et une orientation programmatique de gauche. Des alliances avec des militants ou sympathisants du modem, dans les dernières municipales, ont parfois eu lieu, et ont respecté ces principes en règle générale. C'est le cas de Lille et de Martine Aubry qui a expressément suivi les décisions du Bureau national du PS : c'est évoqué clairement dans le texte de la motion D. La nature des prochaines élections européennes et des présidentielles de 2012, la concurrence avec le PS que F. Bayrou ne cesse d'animer, font déjà qu'au PS, les partisans d'une alliance nationale et programmatique avec le modem sont naturellement obligés de mettre la sourdine sur ce point. Apparemment, tout le monde, à l'heure actuelle, est d'accord pour faire en sorte que le PS atteigne une influence d'environ 35% des suffrages. Ce qui n'est possible en France qu'avec un PS solide sur des positions de gauche, apte à donner une alternative à la politique de l'UMP mais aussi aux politiques passées de la social-démocratie européenne. C'est là qu'il y a débat entre les motions C et D, d'une part, A et E de l'autre. Ceci dit, il est une autre ligne de partage : la rénovation du PS en tant que parti. La motion A, celle que présentent Delanoé et Hollande, se retrouve en difficulté sur ce point.
Je crois qu' il faut laisser chacun être juge, après lecture des motions, après les arguments ici présentés ici et ailleurs, de voir si l' équipe et la motion de M Aubry incarne le mieux le changement, que tout le monde chacun se donne comme objectif .... pour faire le "bon choix". Je suppose que, quel que soit le résultat, les socialistes retrouveront enfin le sens de la fraternité et du respect des votes .
On peut proposer et défendre n'importe quoi avec n'importe qui et cela donnera rien ou tout en fonction de l'individualité des personnes. http://www.mediapart.fr/club/edition/ps-bon-gre-congres/article/131008/prelude-a-cette-edition-mon-avis
à Gaebus Pas vraiment d'accord. L'exposition des projets politiques passe aussi par leur mise en mots. Il est légitime d'aller chercher la logique politique dans les textes. Le travail de René Lorient est utile et même nécessaire, et il faut l'en remercier.
Monsieur Melchior Griset-Labûche, J'apprécie votre : " Pas vraiment d'accord." et je l'accepte volontiers comme le contenu de votre réponse. Cependant conviendriez-vous avec moi que dans le cas des dires et écrits du programme de celui qui est aujourd'hui à l'Elysée : les textes et les actes n'ont rien à voir, surtout pour tous ceux qui n'ont suivi sa campagne électorale que sur TF1, Le Figaro, Europe 1 et j'en oublie. Et qu'avec un tel personnage, en "exemple" les meilleures intentions écrites ne valent que ce que l'électeur en a cru. Une simple précision, et, heureusement bien sûr, comme vous me le suggérez, que tout le monde ne ressemble pas aux pires individus que cette planète héberge. Cordialement, Gaetano Buscemi
à Josie Je forme comme vous le voeu pieux que "les socialistes retrouveront enfin le sens de la fraternité et du respect des votes ." cela fait du bien de rêver... Mais blindez-vous d'avance contre les désillusions, c'est plus prudent.
@gaebus Si vous en restez aux slogans de N. Sarkozy, je suis d'accord. Si vous considérez son programme, si vous le comparez à celui du Medef, vous vous rendez compte qu'il veut en permanence le mettre en œuvre : comme les Français sont rétifs au néolibéralisme et même hostiles à l'ultralibéralisme, il louvoie. Et ce n'est pas si simple pour lui, surtout dans cette terrible crise financière qu'il essaie de mettre sur le dos de quelques grands gestionnaires de banques alors qu'elle est l'aboutissement des conceptions qu'il a vantées comme la pure modernité.. Voyez comme envers et contre tout il tient au bouclier fiscal : ce n'est qu'un exemple. @josie Il s'agit effectivement de trouver des méthodes de travail et des comportements nouveaux - même s'ils ont déjà existé dans le passé : se parler et discuter quand on n'est pas d'accord ; sauf motif valable, c'est-à-dire exceptionnel, venir aux réunions quand on siège à une direction ; lorsqu'on est présent, ne pas s'asseoir en formant des petits clans qui causent entre eux pendant que les autres s'expriment ; lorsque l'on s'exprime, ne pas se contenter de faire un topo censé donner la vérité définitive et intangible ; ne pas crier au scandale quand on entend une position divergente, et chercher les arguments les meilleurs pour aller plus loin dans la discussion et adopter la décision la plus large possible. De ce point de vue, Martine Aubry, Laurent Fabius, Cambadélis, Arnaud Montebourg, pour ne prendre que ceux qui ont été parmi les protagonistes de ces dernières années, se sont rencontrés pendant plusieurs mois avec un principe de base : on examine tout ce qui a pu nous séparer, on voit comment on peut trouver une position commune adaptée aux besoins du moment, si c'est possible. Des positions divergentes sont toujours fondées sur des raisons qui ont leur validité, surtout quand elles ont convaincu des parties non négligeables de l'opinion. La question est donc de trouver ce qui permet de dépasser les divergences (ce qui demande du courage et du temps) et de retrouver une unité à un point de vue supérieur. Bref, il s'agit de passer du négatif au positif. La manière de construire l'Europe divisait le PS : la motion D montre qu'il est possible de retrouver un socle commun et, du même coup, la possibilité de parler dans l'harmonie pour l'avenir. C'est montrer un certain sens des responsabilités quand on a la volonté de promouvoir une "génération du changement". L'unité du PS, le souci de retrouver en lui le sens de la fraternité passent par là. Ce n'est pas en restant entre soi, en se refusant à affronter les questions épineuses qu'on progresse.
René Lorient, le jour où vous cesserez de dire que la dernière candidate à l'élection présidentielle fait chaque jour la preuve de son incompétence, on pourra commencer à discuter : ce n'est pas votre discours ronflant qui remplacera ces mots, que vous avez écrits plus haut. Ceci est inadmissible, et vous discrédite, d'entrée de jeu, je suis désolée. . En attendant ce jour béni, voici une information pour les lecteurs, qui apporte un bémol à votre discours bien lissé : . Alain Minc : "Martine Aubry est une grande amie de plus de 40 ans et je trouve que c'est une personnalité formidable par son authenticité. Elle ferait un assez bon adversaire pour Nicolas Sarkozy ". . On appréciera le "pour" N.Sarkozy . http://www.rmc.fr/edito/info/60803/minc-aubry-un-assez-bon-a...
Je vous mets au défi de produire ce mot d'incompétence sous ma plume. Si vous voulez le savoir, j'ai des amis à gauche, à droite, à l'extrême gauche et pas à l'extrême droite. Je les respecte, ils me respectent mais ils savent qui je suis et que mon amitié ne peut être une caution à leurs idées ou à leurs choix politiques. Certains disent aussi qu'ils sont mes amis, mais je n'ai pas exactement ce sentiment pour eux. Ceci dit, comme tout le monde, je préfère cela à être détesté. C'est humain. La politique des petites phrases, voilà aussi ce qui doit finir. Tout une presse ne vit que de cela. La gauche en mourra, si jamais elle continue à se placer sur ce terrain-là.
@ René Lorient, Vous, vous êtes fort pour dire les choses sans jamais les avoir dites. Bonjour peneloppe, si vous lisez ce post.
Votre commentaire (adressé aux soutiens de SR, plus haut) : . "Au fond de vos commentaires, il y a le dépit et la volonté d'empêcher qu'un courant, emmené par M. Aubry au sein du PS, affirme son autorité non seulement dans ce parti mais dans le pays. Parce que cela vous dérange. Parce qu'une autre candidate, vous la citez, ne cesse de confirmer sa difficulté à être une femme d'Etat. 09/10/2008 18:38Par René Lorient " . Oseriez vous dire que vous ne désigniez pas S. Royal par : "une autre candidate, vous la citez, ne cesse de confirmer sa difficulté à être une femme d'Etat." ? Si ce n'est elle, c'est qui, exactement ? Certes, vous allez vous empresser de répondre que vous n'avez parlé que de "difficulté", pas de compétence : je vous fais grâce de la nuance, mais pas de votre intention...
Est-ce de l'incompétence que de ne pas être encore une femme d'Etat ? On peut avoir beaucoup de compétences sans l'être. De Gaulle dans ses mémoires reconnaît en Maurice Thorez les qualités d'un homme d'Etat alors qu'il ne partage nullement ses positions. Un homme ou une femme d'Etat s'impose par sa valeur même à ses adversaires. De Gaulle, Mitterrand, furent des hommes d'Etat : Michel Rocard n'a pas réussi à le devenir.
Que Alain Minc ait une grande et très ancienne amitié pour Martine Aubry ne discrédite évidemment pas cette dernière. En aucune façon. Mais c'est curieux qu'il éprouve tant le besoin d'en faire état juste maintenant. On dirait que les sarkozystes trouvent la Ségolène un rien encombrante depuis quelque temps. Trop incisive, peut-être ? (Voir entre autres son discours d'Athènes sur Désirs d'Avenir). C'est vrai que s'il faut se la farcir trois ans comme chef de l'opposition... Quelle plaie ! Il n'y a pas qu'à ses petits camarades qu'elle donne des boutons.
Alain Minc est de ceux qui veulent toujours montrer qu'ils sont l'ami de ceux qui comptent. Martine Aubry ne serait-elle pas en train de revenir au premier rang de celles et ceux qui comptent ?