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Les primaires de la gauche: les dessous d'une campagne compliquée

II ne faut surtout pas que les primaires soient conçues comme «une sorte de supercongrès socialiste ou radical», explique, à juste titre, Jean-Pierre Mignard.

Cet avocat (de Mediapart entre autres), membre du conseil national du PS (motion Ségolène Royal-Gérard Collomb) a été désigné, avec Rémy Pautrat, haut fonctionnaire, et Catherine Barbaroux, présidente de l’ADIE, membre de la Haute Autorité des Primaires citoyennes, laquelle est chargée de suivre la régularité et le bon fonctionnement du scrutin des 9 et 16 octobre prochains. La direction nationale du PS, alors sous l’autorité de Martine Aubry, a su confier cette lourde responsabilité à des personnalités peu suspectes de complaisance envers la majorité issue du congrès de 2008.

La Haute Autorité a déjà eu, entre autres mérites, celui de déclarer officiellement close la liste des candidats aux primaires, en dépit de certaines demandes d’exception en faveur du cas DSK. Il ne peut y avoir d’arrangement avec les règlements adoptés. D’autres décisions ont été adoptées, destinées à assurer l’égalité de traitements entre les candidats, en particulier ceux qui se sont déclarés au sein du Parti socialistes. Ces recommandations, qui ont valeur de référence, sont publiées et consultables sur le site officiel www.lesprimairescitoyennes.fr.

Ceci dit, il n’est pas sûr que les craintes de J.-P. Mignard soient fondées. J’ai distribué des tracts en faveur des primaires dans des marchés en juillet-août. J’ai été surpris de constater l’intérêt qu’elles suscitent déjà. S’il est un obstacle à surmonter, c’est celui de l’information sur l’implantation des bureaux de vote. Il n’est pas négligeable. Dans les cantons ruraux, il faudra parfois se déplacer « hors de chez soi ». C’est dire que l’électorat urbain risque de peser plus.

Pour beaucoup d’électeurs de gauche, la primaire, c’est un pré-vote, que certains considèrent comme aussi important que le scrutin d’avril prochain, voire moralement quasi obligatoire. Les électeurs de gauche ont parfois déjà choisi définitivement leur candidat-e. D’autres attendent de voir et comparer, veulent demander l'avis d'un élu qu'ils connaissent. Les craintes d’une manipulation de la droite ou l’extrême droite n’apparaissent plus guère. Une ombre cependant : les marchés des quartiers populaires se montrent moins réceptifs que les autres. On y sent même l’influence du Front national.

Les primaires ne seront donc pas un « supercongrès socialiste ou radical », mais une authentique campagne électorale, avec tous les ingrédients habituels. Tout dépendra de la mobilisation « militante », étant entendu que les militants ne seront pas seulement les adhérents du PS mais tous les bénévoles qui voudront soutenir un des candidats. Ce seront ces bénévoles qui feront – peut-être – la différence. Il faut donc bien comprendre que pour élargir la participation au vote des primaires, ce qui sera décisif, c’est la mobilisation que sera capable de susciter chaque candidat-e autour de ses perspectives et de ses priorités. M. Aubry et S. Royal l’ont bien compris, l’une en doublant chaque responsable politique de sa campagne par une personnalité de la société civile ; S. Royal en relançant Désir d’avenir. A. Montebourg se fie pour sa part à Internet d'une manière très professionnelle.

L’analyse des parrainages ou soutiens des candidats permet déjà de comprendre ce qui traversera, au moins implicitement, les campagnes de chacun d’eux – d’elles.

LES PARRAINAGES ET LES SOUTIENSIl existe une différence de taille pour un candidat. Jean-Michel Baylet est présenté par le Comité directeur du Parti radical de gauche et n’a pas besoin des parrainages réclamés des candidats socialistes. Sa candidature a un sens essentiellement politique. Par delà un accord entre le PRG et le PS pour les sénatoriales, elle signifie que le PRG ne trouve plus de crédibilité à un accord entre radicaux de gauche et radicaux de droite (Borloo). Il s’engage à participer à une majorité présidentielle avec le PS et ses alliés. Il croit déjà à la possibilité d’une majorité de gauche au Sénat. Peut-être même est-il prêt à présenter un candidat pour la présidence de la Haute assemblée… Le souvenir de Gaston Monnerville, non sans raison, reste vivace chez eux.

Pour tous les socialistes une validation de candidature était acquise par des parrainages, avec un seuil minimum dans au moins une des quatre catégories d’élus : 1) Parlementaires socialistes ; 2) Maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants ; 3) Membres titulaires du Conseil National ; 4) Conseillers régionaux et généraux. Il est précisé que parrainage ne signifie pas nécessairement soutien (implicitement, c’est la reconnaissance de la valeur du candidat pour l’élection présidentielle), mais en règle générale le parrainage équivaut à un soutien.

Seuls, Martine Aubry et François Hollande ont atteint le seuil requis dans les quatre catégories, ce qui manifeste le nombre et la variété de leurs parrainages. Leur publication a été faite à la suite d’un tirage au sort limité au nombre minimum requis dans une des catégories. Les autres n’ont acquis ce minimum que dans une seule catégorie. A. Montebourg et S. Royal dans celle des conseillers généraux et régionaux ; M. Valls dans celle des maires des villes de plus de 10 000 habitants.

Ce sont donc des élus qui présentent des candidats comme pour l’élection officielle. Ces élus joueront un rôle important dans la campagne des primaires. La répartition des parrainages aide à caractériser les candidatures. Celle de M. Valls apparaît ainsi comme une candidature urbaine, sans doute liée, dans son cas, à des populations socialement très hétérogènes, plutôt résignées au mal être, voire touchées par la désespérance – mais capables de coups de colère, – en quête de travail à n’importe quel prix.

Elle se différencie de celles d’A. Montebourg et S. Royal, nettement plus ouvertes sur la ruralité au sens large du terme. Leurs parrainages viennent des collectivités territoriales, traditionnelles comme les départements (socle électoral du Sénat avec les communes de petite taille) ou de création plus récente comme les Régions, dont les élus passent facilement d'une assemblée à l'autre. Ce sont des assemblées où, comme dans les municipalités de toute taille, l’on acquiert parfois tôt de premiers mandats.

En un sens, l’opposition entre ces deux types de candidatures se retrouve entre celles de F. Hollande et M. Aubry qui recouvrent un large spectre.

F. Hollande a conquis sa légitimité politique en Corrèze dans cet ensemble Massif central qui a donné à la Ve République trois présidents : Pompidou, Giscard d’Estaing, Jacques Chirac. En une vingtaine d’années, il a supplanté le chiraquisme en Corrèze à partir d’une carrière politique parisienne et d’un mandat de député, parcours analogue à celui de l’ancien « jeune loup » J. Chirac. A une différence près : Chirac est entré jeune au gouvernement et c’est à partir de son expérience gouvernementale qu’il a construit un parti pour réaliser son ambition présidentielle. F. Hollande n’a participé à aucun gouvernement ; c’est L. Jospin qui l’a choisi pour prendre la tête du PS ; mais il a su progresser en pratiquant une politique habile de cumul de mandats : député-maire puis député-président de conseil général.

Martine Aubry n’a pas exactement le même parcours. Elle a acquis sa légitimité d’abord à cause de l’intérêt passionné qu’elle a porté aux questions du travail qui sont au centre de sa réflexion économico-politique (et même de sa politique culturelle). Ses compétences l’ont conduite au gouvernement et l’ont fait remarquer de Pierre Mauroy. Elle a acquis la maîtrise de la gestion gouvernementale et sait tout de la gestion d’une grande métropole comme Lille à laquelle elle a donné, de façon définitive, sa vocation économico-culturelle internationale. D’une certaine manière, M. Aubry présente une dimension politique plus urbaine, voire plus moderne, et F. Hollande une dimension plus rurale, voire plus traditionnelle.

Un examen plus précis des soutiens de l’une ou de l’autre, même s’il reste sommaire, permet peut-être de le vérifier. Un plus grand nombre de sénateurs soutient F. Hollande. Une majorité de députés socialistes soutient M. Aubry. C’est la conséquence de discussions serrées entre le PS et le groupe socialiste du Sénat. J’en retiens deux. La première, sur la loi Hadopi. Alors que les sénateurs socialistes avaient voté en première lecture le projet de loi, M. Aubry, interpellée par Christian Paul, s’aperçoit que le PS s’aliène la jeunesse avec ce projet de type répressif. Le groupe de l’Assemblée nationale fait des propositions de taxe sur Internet pour financer les droits d’auteur que le libre téléchargement ampute. Le groupe du Sénat doit s’incliner.

Deuxième exemple. C’est du Sénat que vient la plus forte résistance à la remise en cause du cumul des mandats. M. Aubry refuse de revenir sur les décisions actées. Elle doit accepter un compromis pour sauvegarder l’un des points essentiels de sa volonté rénovatrice : la fin du cumul des mandats sera acquise seulement en septembre 2012. Les candidats aux sénatoriales devront signer un engagement dans ce sens pour voir leur candidature validée.

L’analyse des soutiens locaux de F. Hollande fait apparaître bien des élus en état de cumuler un mandat de parlementaire et de président d’exécutif local. Et aussi des parlementaires arrivant à la fin de leur troisième mandat de député sans espoir de devenir sénateur : ils tombent sous le coup des récentes règles de la rénovation du PS.

Un exemple saisissant est celui du Puy-de-Dôme. Des élus en fin de 3e mandat (théoriquement non renouvelables selon les nouvelles normes du PS), traditionnels soutiens de L. Fabius, lui-même soutien affirmé de M. Aubry, se sont ralliés à F. Hollande. Le maire de Clermont-Ferrand, 75 ans, lui aussi ancien « fabiusien », déjà battu pour le renouvellement de son mandat sénatorial, montre son dépit en soutenant F. Hollande alors que son challenger plus heureux apporte son soutien à M. Aubry. Son fils, à peine quarante ans, déjà candidat suppléant aux législatives de 2007, ne le suit pas. Il sait que le cumul des mandats écarte sa génération de l’accès à des responsabilités nationales. Il a ouvert un blog en faveur d’Aubry. Il est amusant de constater comment ces vieux routiers de la politique vantent la mise en valeur de la jeunesse par F. Hollande, tout en refusant de céder leur siège à plus jeunes qu’eux.

En Indre-et-Loire, la nouvelle présidente du conseil général, députée en fin de mandat, s’est, elle aussi, rassurée de son éventuel cumul après les prochaines législatives en ralliant le camp Hollande avec Moscovici. F. Hollande a, en effet, promis que le PS ne contraindrait les parlementaires à aucune obligation non légale, c’est-à-dire imposée par le seul PS aux seuls socialistes. La régularisation en cas de loi votée pourrait se faire… au prochain renouvellement des députés et sénateurs …à partir de 2017 !

F. Hollande, pour trouver son créneau porteur, a choisi en toute conscience de s’appuyer sur un état d’esprit politique traditionnellement défendu par une majorité de sénateurs – chacun jugera selon sa sensibilité. L’éventuelle désignation de F. Hollande comme candidat risque donc de représenter un retour en arrière par rapport aux propositions de M. Aubry – et de la grande majorité des socialistes – en ce qui concerne la réforme du système politique.

PRIMAIRES : QUELLE CAMPAGNE ELECTORALE ?Chacun comprend donc que la campagne sera menée en partie par des élus dont l’avenir personnel se jouera avec la désignation du 16 octobre. Ils ne sont pas des novices en la matière et sont souvent capables de faire de gros scores. Des soutiens de M. Aubry, peu convaincus par la nécessité des mesures pourtant officiellement adoptées par le PS, affichent une attitude de « réserve impartiale » et ne mouilleront sans doute pas la chemise. D’autres élus, fidèles à leur habitude, attendront de voir quel est le résultat le plus prévisible pour faire un appel de dernière heure et venir au secours de la victoire probable.Le drame des élus qui souhaitent être califes à leur tour, c'est qu'il doivent choisir entre le soutien à leur mentor local et le soutien à une politique favorable au déblocage des responsabilités électives. Entre savoir se taire et savoir parler, difficile de trouver le bon chemin...

Pour toutes ces raisons, la candidature Hollande est loin d’être celle d’un challenger. La désignation des candidats aux législatives se fera en décembre, et la question du cumul des mandats, celle du nombre de mandats successifs, se poseront en d’autres termes selon le ou la candidate désigné-e. L’esprit de rénovation voulu par M. Aubry, mais aussi Montebourg, S. Royal, sera ou bien vivifié ou bien se dissipera. Il en sortira un PS décidé à poursuivre sa transformation en dépit des résistances ou un PS prisonnier de ses défauts comme le fut la SFIO il y a 40-50 ans. Les primaires vont engager plus qu’on ne le pense l’avenir du PS en tant que parti.

Face à cette offensive de socialistes qui pensent l’avenir avec les schémas du passé, invoquant parfois l’ « exception française », voire la spécificité d’une « culture française » (qui ne remonte pas au-delà de la IVe République pour l’essentiel), la campagne des primaires sera assumée – ou non, ou peu – par des bénévoles plus soucieux de l’avenir de la France, de leurs compatriotes que du leur.

Evidemment, pour les intéresser, ces bénévoles, il faut développer une politique qui soit à la hauteur des fonctions de président-e de la République. Dans le contexte de crise économique, monétaire aiguë qui prévaut depuis 2008, ce n’est pas le plus simple. Car il ne peut être question d’en rester à un historique de la situation et à la mise en évidence des causes de la crise. On peut se satisfaire d’un « non ! », demander de nouveaux traités (pourquoi pas ? mais en attendant, il convient toujours de respecter ceux qui existent), voire souhaiter la sortie de l’Union européenne. Mais rien n’est résolu.

La question pour les socialistes est de faire apparaître que les vraies solutions passent par le rééquilibrage sensible des efforts demandés et la réorientation social-écologique de la politique économique. Les salariés ne peuvent sans dommage pour l’économie même se soumettre à une austérité qui réduit le pouvoir d’achat, l’emploi. Maîtriser la dette, réparer les dégâts des politiques menées en Europe notamment depuis 2004, ne peut se faire qu’en frayant de nouvelles pistes, y compris de conception écologique, pour faire reculer les dogmes du néolibéralisme – auxquels la social-démocratie, sous une forme ou une autre, a donné sa caution dans les 30 dernières années, Tony Blair et G. Schroeder en tête. Même le SPD a tiré les leçons de cet échec majeur dans un travail, encore à prolonger, avec les équipes du PS français.

Il est clair que certains – dont Hollande – restent dans la continuité d’une vision social-libérale remise au goût du jour. L’essentiel, c’est la dette et la fiscalité. F. Hollande occupe depuis le début le terrain de F. Bayrou en 2007. Il ne faut rien promettre qu’on ne puisse tenir. Annoncer une augmentation du budget national de la culture alors que les collectivités locales peinent à suivre aujourd’hui, c’est se montrer sous le profil d’un horrible menteur (d’une horrible menteuse). Oser le dire en Avignon qui fut l’un des berceaux de la lutte des intermittents du spectacle semble en phase avec les comportements de certaines collectivités territoriales pour lesquelles la culture est toujours la première sacrifiée sur l’autel de l’austérité. C’est cet esprit-là que F. Hollande a caressé.

Tout ne sera pas possible. Les électeurs de gauche en sont tout à fait conscients. « Vous croyez que vous pourrez changer un peu quelque chose pour nous ? » ai-je entendu ces dernières semaines. Il faut donner de son temps pour convaincre que ce quelque chose est possible et qu’il ne sera pas futile. F. Hollande a donné à comprendre aux intermittents du spectacle qu'il ne fallait pas se faire des idées. Les petits salaires, tous ceux qui sont au SMIC, ont vite transposé le :message, hélas !

« Nul n’ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m’y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès. » (Martine Aubry)

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10/08/2011, 17:04 | Par jean_paul_yves_le_goff

Que de mots pour donner un semblant de respectabilité à une embrouille de magouilles qui ne concerne que les militants-croyants-bienpensants-formatés !

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jpylg

10/08/2011, 20:14 | Par ujamaa en réponse au commentaire de jean_paul_yves_le_goff le 10/08/2011 à 17:04

"Perroquets" finit par nous manquer.

10/08/2011, 20:52 | Par rené lorient

jpylg est si rapide dans sa lecture que je n'ai pas même eu le temps de faire apparaître ce lien qui mérite d'être connu :

http://www.martineaubry.fr/article/crise-de-la-dette-quelles-mesures-pour-remettre-leconomie-devant-la-finance

 

10/08/2011, 17:17 | Par rené lorient

Désolé, cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps et je ne sais que faire.

10/08/2011, 17:19 | Par jean_paul_yves_le_goff

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Il y a un fil que je viens de lire qui s'intitule "Réflexions autour d'un perroquet formaté".

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http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-philips/100811/reflexions-autour-dun-perroquet-formate

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J'ai beaucoup aimé le perroquet signant "15h58" quand il écrit :

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" Il arrive bien souvent que le langage permet de tricher. Il offre même l'illusion que l'interlocuteur «réfléchit».

(…)

réfléchissons sur les dégats que fait une pensée (c'est trop dire pour de simples et insipides commentaires) se donnant l'illusion de la pensée. Le formatage est l'ennemi de la liberté de penser.

(…)

Le formatage c'est dangereux. (…) Parce que le «politiquement correct» surtout avec les mots, c'est du vrai formatage. "

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10/08/2011, 18:06 | Par rené lorient en réponse au commentaire de jean_paul_yves_le_goff le 10/08/2011 à 17:19

Vous ne savez qu'insulter. Ne vous vous étonnez point qu'une fois encore je me dispense de faire attention à vous.

11/08/2011, 18:09 | Par Vingtras en réponse au commentaire de rené lorient le 10/08/2011 à 18:06

Ne vous mettez pas en colère,cher rené lorient,votre billet est tout à fait intéressant et nous apporte les infos indispensables.

Effectivement, ces "primaires" s'annoncent comme étant un fait majeur pour le retour au pouvoir de la gauche.

10/08/2011, 17:34 | Par dianne

Votre développement mérite lecture René Lorient. Et pas seulement pour se jeter sur le flacon de vitriol. Car vous balayez tout le champ des enjeux propres à cette gauche-là.

Je vous remercie de tenter cette explication en relevant toutefois ce qui à mon sens pose problème :

La direction nationale du PS, alors sous l’autorité deMartine Aubry,

Il faudrait écrire "toujours sous l'autorité de Martine Aubry". Car c'est elle qui mène la danse des alliances et des distributions de prix à venir. Ce qui fait que l'affaire est déjà mal engagée sur le plan de la transparence. On voit d'ailleurs rappliquer en son entour les ravis de la gamelle qui lui font allégeance a priori.

Quand on est juge et partie, rien de juste ne peut sortir du chapeau. C'est pour cela que la déclaration de Reims de Mme Aubry résonne curieusement aux oreilles de ceux qui n'ont pas tout à fait perdu la mémoire : elle ne devait pas se présenter.

Elle est dans la même situation que sarko ministre de l'intérieur et candidat.

10/08/2011, 20:45 | Par ujamaa en réponse au commentaire de dianne le 10/08/2011 à 17:34

Concernant MA...

- Sacré nom d'une pipe ! Je suis candidate !!!

C'est le problème insoluble. J'ai dit ça ?

13/08/2011, 20:58 | Par Menez.guen en réponse au commentaire de dianne le 10/08/2011 à 17:34

Chère Dianne,je connais bien celui qui se cache sous le nom de René Lorient,mais je ne révèlerai pas son identité contrairement à lui même qui n'a pas hésiter à révéler la mienne dans un fil où nous nous opposions,alors ses analyses "savante" et orientées......il peut se les garder.

16/08/2011, 20:56 | Par dianne en réponse au commentaire de Menez.guen le 13/08/2011 à 20:58

Merci d'avoir éclairé ma lanterne chère Menez.guen. Rendons justice à l'auteur pour la qualité de sa rédaction qui ne laisse pas de doute sur ses engagements. Sourire

10/08/2011, 18:25 | Par gaspadyin

Je ne comprends pas où vous voulez en venir, René Lorient.

Peut-être êtes-vous en service commandé pour rallumer la lampe quelques instants; il faut montrer que le parti des notables pourris bouge encore.

Comment fait-on pour être à l'UMPS de nos jours ???

Ceci dit, je veux vous annoncer un truc E-NOR-ME !

Après avoir voté pour eux ds les années 80, je suis arrivé à haïr les pourris socialeux, au point d'être sûr et certain et totalement déterminé sans l'ombre d'une hésitation de voter en faveur de Marine L.P. au second tour si elle était opposée à un pourri socialeux ( donc certainement Aubry ou Hollande).

NEANMOINS , et voilà l'énormité, un article de .... (trou de mémoire!) un blogueur connu sur M2, m'a convaincu d'aller voter à cette élection de clowns, parce que c'est une manière de s'opposer à l'ignoble individu qui se prend pour un président.

C'est ma première motivation.

La seconde est de souhaiter participer ( même très modestement) à un éventuel terrrrrrrrrrrrrrrrible embarras au sein de ce parti de pourrismenteurs manipulateursprofiteursmafieuxsalopards.... en favorisant Montebourg ou Royal.

Si cela venait à exister, ce sera bref. Il faudra écumer les radios, peut-être mm la télé, et qqs journaux en ligne.

Bref, car, malheureusement, les 2 seuls personnalités importantes et intéressantes, sont tjs au PS.

Donc: " coude-à-coude, DROITE! ALIGNEMENT! "

11/08/2011, 09:38 | Par rené lorient en réponse au commentaire de gaspadyin le 10/08/2011 à 18:25

Ce qui signifie aussi que si Martine Le Pen est devancé par Sarkozy, vous voterez pour ce dernier...? !

10/08/2011, 19:15 | Par utopart

Intéressant à lire.

Le lien entre les primaires et les désignations des candidats aux élections législatives et sénatoriales est bien mis en évidence et utile pour mesurer le poids de chaque candidat à la présidentielle sur les prétendants à ces postes qui seront leurs meilleurs ambassadeurs d'autant qu'ils auront reçu l'assurance d'être retenus.

Je trouve également un déséquilibre important entre les "CV" de candidats.

Seuls Hollande et Aubry voient leurs parcours explicités (positivement) et sont les seuls pour lesquels vous parlez de légitimité conquise pour le premier, acquise pour la seconde.

Je ne suis pas un fan béat de Ségolène, mais occulter son action de présidente de région est assez énorme!!

Je ne suis pas certain que ce soit un gage d'objectivité de votre part et j'ai le sentiment que votre billet a pour seul objectif de focaliser les votants aux primaires sur ces deux candidats fortement privilégiés par votre billet.

Pour ma part, simple citoyen encarté nulle part, j'irai voter et ferai campagne pour qu'un peu de vent démocratique souffle dans le PS.

10/08/2011, 20:51 | Par rené lorient en réponse au commentaire de utopart le 10/08/2011 à 19:15

La légitimité de S. Royal est indiscutable, ne serait-ce que parce qu'elle a déjà été candidate, malheureuse mais non calamiteuse.

Ce n'est pas parce que le sujet traité, y compris dans l'optique de Mediapart (Hollande-Aubry bonnet blanc et blanc bonnet), me conduit à un "parallèle" que j'ignore les autres.

J'admire votre sens du dialogue qui se réduit à un appel à motion de censure. Pour le débat politique, c'est un peu limité, non ?

10/08/2011, 20:55 | Par utopart en réponse au commentaire de rené lorient le 10/08/2011 à 20:51

Monsieur lorient

Si vous le dites et si en plus vous l'écrivez on ne peut que vous croire !!!

Et celle de Valls? et de Montebourg ??

Et la vôtre ????

Bonne campagne Monsieur lorient...eur!!! Sourire

 

 

10/08/2011, 21:03 | Par utopart en réponse au commentaire de rené lorient le 10/08/2011 à 20:51


J'admire votre sens du dialogue qui se réduit à un appel à motion de censure. Pour le débat politique, c'est un peu limité, non ?

Dites-vous Monsieur lorient !

Non je n'appelle pas à la censure, je rétablis un équilibre démocratique en permettant à ceux qui ne partagent pas le point de vue du billet qu'ils puissent être comptabilisés au même titre que ceux qui le recommandent.

 

Il est vrai que sur Médiapart la notion de démocratie est très élastique.

J'ai demandé à ce que le score des "recommander" des articles des journalistes soient affichés.

Il m'a été répondu que ce n'était pas prévu, ni à l'ordre du jour.

 

 

 

10/08/2011, 22:36 | Par utopart en réponse au commentaire de rené lorient le 10/08/2011 à 20:51

@ rené lorient saison 2

J'admire votre sens du dialogue qui se réduit à un appel à motion de censure avez-vous écrit!

 

J'ai lu ceci sur votre blog à propos de la recommandation des commentaires :

 

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A l’évidence, par rapport à ce qu’attendait la rédaction, cette expérience de mise en valeur des recommandations a donné (était-ce imprévisible ?) une image déformée de la discussion. Il fallait un correctif : le nombre des approbations ne peut se substituer à la mise en perspective des points de vue ; une accumulation d’enthousiasmes, même logiquement présentés, fait apparaître parfois de redoutables angles morts. Très vite, au moins pour les articles de la rédaction, il a fallu le faire précéder, avec la même présentation sur fond bleu, d’une sélection opérée par Mediapart soi-même. La vie du jeune Mediapart est décidément compliquée : même une réforme voulue pour faire surgir les attentes profondes du lectorat révèle, de façon intempestive, ses carences…

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Pourquoi me faire un mauvais procès d'intention ??

En son temps plusieurs abonnés se sont "insurgés" contre la recommandation des commentaires, les avez-vous soutenus ?

Avez-vous eu connaissance de cette fronde ?

Connaissez vous le tracker?

Savez-vous que des abonnés ne peuvent plus s'exprimer sur Médiapart?

Savez-vous que la vie existe autour de vous??

11/08/2011, 12:30 | Par Senon en réponse au commentaire de utopart le 10/08/2011 à 19:15

Je trouve cet article vraiment étrange : il débute par une mise en garde de M.Mignard demandant que "les primaires ne deviennent pas un supercongrès" et, au fil des lignes, on constate que vous faites tout pour que ce "supercongrès" ait lieu ! Vous pésélectionnez les deux chouchous des sondages en nous montrant tous leurs mérites ...qui se résument justement à aligner des bataillons de cumulards en tout genre ! Or, je suis persuadé que le devoir de la gauche est de se débarrasser de ces gens là . Et pour ce faire, je voterais sans hésiter pour Ségolène Royal . Pourquoi ? parce qu'elle n'est entravée par aucun cumulard, pour la bonne raison qu'elle est parfaitement décidée (comme en 2007) à imposer le mandat unique des élus . Ce serrait un appel d'air à de nouvelles couches de la société comme les femmes (dommage de devoir les appeler ainsi!!) , les jeunes et les minorités . Sans parler de l'importance nouvelle donnée au parlement . Je suis en outre persuadé que ce serait enfin l'amorce d'un renouvellement et rajeunissement du PS, peut-être, mais surtout de toute la gauche qui connaitrait de sérieux reclassements . Comment s'étonner que cette candidate est en ce moment honnie des barons du PS et d'une majorité de la classe dirigeante ?

10/08/2011, 19:16 | Par utopart

Pour "dérecommander" ce billet, recommandez ce commentaire

 

On peut recommander un billet, c'est facile et prévu par le système actuel et le compteur est visible près du titre du billet.

Par contre, on ne peut exprimer sa désapprobation autrement que dans les commentaires et le nombre de "dérecommander" n'est pas comptabilisé.

Sauf si ce commentaire sert à cela.

Alors si pas d'accord avec ce billet, ne vous génez pas, cliquez ci-dessous.

retrouver dans le fil des discussions

10/08/2011, 21:06 | Par dianne

Pourquoi voudriez-vous "dérecommander" ce billet ? Il ne gêne personne, personne n'est obligé de le lire. On peut discuter du fond calmement ce qui n'est pas le cas partout. Et si je peux me permettre, rien de déséquilibré en l'occurrence dans les recommandations puisqu'elles viennent toutes souligner des billets qui pulvérisent l'argument initial. C'est bien organisé c't'affaire...

10/08/2011, 21:06 | Par utopart en réponse au commentaire de dianne le 10/08/2011 à 21:06

@ Dianne

Pourquoi ne proposerais-je pas la possibilité de "dérecommander" ??

Cela ne gène personne, n'a rien d'obligatoire et un score minable signifierait que l'article est apprécié mais surtout pas que ma démarche est inutile.

Démocratie oui !!!

10/08/2011, 21:16 | Par Axel J

Les recommandations de commentaires, ça ne marche globalement pas.

Ainsi par exemple, ce qui s'intitule pompeusement "les cinq commentaires les plus recommandés", est en fait tout simplement les cinq premiers commentaires qui ont été faits sous le texte initial, maintenus en tête par toute une majorité de lecteurs qui ne vont pas plus loin,

puisque le phénomène panurgique du clicage sur les mêmes, qu'on avait bel et bien prédit au moment du lancement de ce système, survient dans 99% des cas, et à un niveau qui va bien au-delà des prévisions les plus pessimistes d'alors.

 

Non seulement ils cliquent seulement les cinq premiers commentaires, non seulement ils ne vont pas plus loin, mais il y a pire:

Une vraie tendance à décourager de poursuivre sur les fils de discussion, donc une occlusion de certains développements ultérieurs, qui passent totalement inaperçus.

10/08/2011, 21:17 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Axel J le 10/08/2011 à 21:16

 

Les recommandations de commentaires sont totalement stupides.

10/08/2011, 21:17 | Par dianne

Bon mais tout cela n'est pas imputable à M. Lorient.

10/08/2011, 21:24 | Par Axel J en réponse au commentaire de dianne le 10/08/2011 à 21:17

 

J'ai un a-priori favorable envers René Lorient, que je ne voulais pas entamer. C'est la raison pour laquelle j'ai interrompu ma lecture de son texte, dès que j'ai senti, dès les premières lignes, que ce serait un truc long et indigeste écrit dans une sorte de novlangue à la Mignard et sa "candidature de DSK qui aurait sublimé toutes les autres"...

 

10/08/2011, 21:51 | Par dianne

A son actif

-Oui les primaires suscitent de l'intérêt hors des cercles habituels politisés

-Oui les votes urbains seront décisifs car les ruraux feront peu volontiers 10 bornes pour aller s'exprimer au chef-lieu.

-Oui c'est un "pré-vote" car si les stratégies sont différentes les résultats seront les mêmes : les votants vont tenter de peser sur le premier tour de la présidentielle, par excès ou par défaut, en service commandé ou pas

-Oui les quartiers écoutent le FN avec quelque intérêt

-Oui la campagne de terrain est importante quoique... je ne vois pas bien ce que l'apport de "société civile" ajoute car cette société civile de l'entourage Aubry, on ne la voit pas les mains dans le cambouis, plutôt un peu trop à la télé

-Oui l'establishment fait plus confiance à Aubry Hollande qu'aux autres. On comprend pourquoi.

-Oui l'analyse de l'appartenance des soutiens politiques est crédible. Même remarque que ci-dessus. Le gratin ne va quand même pas se déjuger après Reims. Ces "parrainages" en sont la suite logique.

 

Ceci dit

 

-Mme Aubry a parlé de rénovation. Et Monsieur Montebourg la veut. Ce qui fait une sacrée différence. D'où le fameux "temps du PS qui n'est pas celui de la justice".

-Pourquoi cet éloge de son passé ministériel ? Elle n'est pas la seule à avoir assuré ce type de mission dans les prétendants. Tout autant passionnés qu'elle. Et qui n'ont pas forcément porté respectueusement les directives de Strauss-Kahn.

-Les députés et les sénateurs soutiennent qui Aubry, qui Hollande.

On ne va pas tarder à s'apercevoir que ceux qui ne les soutiennent pas sont plus nombreux et ne hantent pas forcément les couloirs du Parlement. Et que ce n'est pas forcément un bon calcul que de mettre en avant des élites démonétisées...

-Par ailleurs, Mme Royal n'a pas eu à "relancer" DA, vu que l'activité ne s'y est jamais éteinte depuis 2007.

 

Passion pour Aubry, cumul (le terme est utilisé plus d'une fois ici) et "retour en arrière" pour Hollande, ruralité pour Royal et Montebourg, les énervés pour Valls. Monsieur Lorient, c'est un joli manifeste mais qui, vous le comprendrez mérite quelque discussion.

11/08/2011, 08:59 | Par rené lorient en réponse au commentaire de dianne le 10/08/2011 à 21:51

Que la discussion se poursuive donc.

Sur Désir d'avenir, vous en savez peut-être plus que moi. Dont acte.

Vous me permettrez de souligner que M. Aubry a elle-même nommé A. Montebourg secrétaire national à la rénovation, charge dont il s'est démis, estimant son travail accompli, pour préparer sa candidature aux primaires. Elle a, en particulier, été convaincue d'organiser des primaires et elle l'a fait. Elle a refusé toute remise en cause en mai-juin alors que des voix s'élevait en ce sens. Elle fera tout pour mettre fin dans les meilleurs délais au cumul des mandats de parlementaire et de membre d'un exécutif territorial. Et certains voient déjà se profiler avec elle la fin d'autres cumuls (entre exécutifs territoriaux), ce pour quoi je la soutiendrai aussi, comme toutes celles et tous ceux qui le proposeront.

Je ne vois pas ce qui vous permet d'affirmer que j'associerais "les énervés" à M. Valls, mot qui n'a jamais été de mon vocabulaire politique. Il est de ces maires qui administrent une ville soocialement compliquée à rassembler politiquement. Il fait correctement son travail. Je pense simplement que les populations au milieu desquelles il vit lui posent des problèmes politiques qui expliquent certaines de ses positions qui ne sont pas toujours exacterment celles du PS.

11/08/2011, 11:02 | Par dianne

AM se démet parce qu'il n'a aucun espoir d'être entendu. On conteste l'honnêteté de son travail et la conclusion logique est "que rien ne change". Rénovation, vraiment ? Personne n'est dupe.

J'aurais dû parler de fébrilité plutôt que d'énervés concernant M. Valls.

D'autre part, la ruralité, sans doute moins propice à un vote massif au primaires pour des raisons techniques, étant d'office caractérisée comme domaine de SR et AM, Hollande étant passéiste, enfin c'est ce qui apparaît de votre mise en perspective, vous donnez le résultat final au fil d'une analyse extrêmement orientée.

Ne parlons pas de Baylet : votre analyse est sans doute juste. Encore qu'il ne faille jamais sous-estimer l'impact du cocufiage permanent organisé par le PS à son sujet. Il en a peut-être ras le bol ! Et si on consent à porter l'analyse au Sud de la Loire, il n'est pas sans influence. Car bercer les communautarismes au nom de la paix urbaine de façade est rien moins qu'un déni des principes républicains. La laïcité, ces sortes de choses...

14/08/2011, 01:58 | Par passifou

Fantastique.

 

Voilà une analyse lucide, et absolument édifiante.

 

Le Ps est au service de ses élus, et les élus sont à leur propre service. D'où la mollesse de la lutte contre Sarkozy, pendant toutes ces années, de désastre à tous les niveaux. On préfère les grandes manoeuvres en interne, à la lutte sur le terrain. et que l'ennemi s'enfonce tout seul, pour se faire élire par défaut, et surtout ne pas s'engager à changer ce qu'il faudrait.

 

D'où l'extraordinaire silence, et le total consensus de ses soutiens avec les marchés boursiers.

 

La grande claque viendra sanctionner leur comportement à la prochaine élection parlementaire, après les présidentielles. Les élections européennes ne leur ont rien appris.

 

Pour ce qui est des problèmes des électeurs qui ne participent pas à la foire d'empoigne pour les places de notables, on s'en fout.

 

Voilà pourquoi SR est tellement haïe, et rejetée, elle ne parle pas de nourrir des politiciens avec la politique, mais de politiciens qui nourrissent la France avec leur travail.C'est cela la politique par la preuve. Et non pas les grandes envolées jamais suivies d'effets, avec à la clé, les atterissages de militants en forme de crash, quand on voit la première secrétaire du PS d'accord avec Sarkozy sur l'âge de la retraite, avant de se faire recadrer, ou soutenir Lagarde au FMI.

 

C'est toute la différence entre les apparatchiks, et les gens de progrès.

 

Il faut espérer que tous ces pourris se retrouveront bientôt au chômage, et que ceux qui les remplaceront se préoccuperont un peu plus des autres chômeurs, ceux qui sont désespérés depuis si longtemps, et ces jeunes qui ne se voient plus d'avenir, ou ces anciens qui sont enterrés avant d'être morts.

 

Quelle honte...

 

Vals n'avait pas tort, ce Parti ne devrait plus s'appeler Socialiste...

 

Ni lui non plus d'ailleurs, depuis longtemps.

 

Quand on pense que ces gens osent se présenter à la présidentielle avec cette étiquette.

 

L'UMP n'a pas le monopole des tartuffes, même si le record qu'elle détient sera difficile à dépasser.

 

pf simeoni.

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