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Si on parlait de la crise

On parle beaucoup de la crise. Mais la crise est pour qui ? Les stations de ski étaient archi pleines, les restaurants sont également pleins. Mardi soir je suis allée au théâtre à Avignon (prix de la place 56 €) : également plein. Alors la crise est toujours pour les mêmes : les jeunes à la génération 1000 € à condition qu'ils travaillent, les travailleurs pauvres, les classes moyennes actuellement tirées par la bas, ceux qui vivent dans la crainte de perdre leur emploi et ceux qui chaque jour l'ont perdu.

Pendant ce temps, les banquiers, qui par appât du gain facile ont mis le monde à feu et à sang, continuent leur vie luxueuse tout en profitant des largesses de l'Etat. Où est la morale ? De qui se moque-t-on ? Jusqu'à quand le tissus social va-t-il tenir ? Va-t-il craquer ?

Renée Julien

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Me dire ce que vous en pensez.

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Madame Estratat, Ne pensez-vous pas qu'il faille abandonner des mots tels que "crise" ou "morale", mots qu'ont mis sur le marché de la domination les Maîtres du Capital afin de donner le change ?

Abandonner les mots "crise" ou "capital" pourquoi pas, mais les remplacer par quoi ? Les gens qui souffrent et s'épuisent à regarder les trains passer tandis qu'ils restent sur le quai de la gare ne vont pas supporter encore longtemps cette situation. Que va-t-il se passer alors ? Une explosion sociale ?

Madame Estratat, La question que vous posez, "les remplacer par quoi ?", est fondamentale. Chercher des mots autres que ceux de la domination pour dire la domination : un vrai travail ! La bataille politique est d'abord celle des mots.

Tout à fait d'accord. Commençons par changer les mots. Olivier BESANCENOT est dans cette voie. Qu'en pensez-vous ?

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