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Réchauffement climatique : sérieuse contestation du modèle du GIEC
Pour continuer le débat (France Inter 7.12.09) :
http://www.dailymotion.com/video/xbemfj_sommet-de-copenhague...
Jean-Louis Borloo. Ministre de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable (en direct de Copenhague).
Jean-Pascal Van Ypersele. Climatologue, vice-président du GIEC, professeur à l'Institut d'astronomie et de géophysique à l'Université catholique de Louvain.
Vincent CourtillotGéophysicien membre de l'Académie des sciences, directeur de l'Institut de physique du globe de Paris. Auteur de "Nouveau voyage au centre de la terre" (2009 / Odile Jacob).
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(Mise à jour 28/11/09) Bonne nouvelle : FRANCE INFO donne la parole à Vincent Courtillot dans l'émission "Parlons Net !" d'aujourd'hui.
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Le professeur français Vincent Courtillot est géologue/géophysicien et membre de l'Académie des sciences. Il met en évidence dans cette conférence les incertitudes sur le modèle du réchauffement climatique tel que développé par le GIEC, à savoir l'influence du CO2 sur la température du globe. Le débat contradictoire qui a suivi la conférence est tout aussi intéressant.
A voir pour comprendre l'importance de l'épisode récent sur le piratage de documents sur le réchauffement climatique : l'institut piraté est celui qui refuse de transmettre à l'équipe du professeur Courtillot les données brutes établissant la fameuse courbe "en crosse de hockey".
Cette conférence a été donnée à l'occasion de la 2e édition des Journées Scientifiques de l’Université de Nantes, organisée le lundi 8 juin 2009.
Je découvre aujourd'hui ce brillant professeur et suis bien forcé de reconnaître que, contrairement à ce que je pensais jusqu'à maintenant, tout n'est pas clair au royaume du réchauffement climatique.
Conférence de Vincent Courtillot
Débat contradictoire


Tous les commentaires
Attention ...position négationiste!
On vous le dit tous d'accord: le débat est clos nous avons un coupable le CO2. Pratique d'avoir un coupable.
Chaque fois que la politique s’est mêlée de dire où était la vérité scientifique, la vérité admise par tous, les résultats ont été catastrophiques. La science n’est pas au service de la politique, et la politique n’a pas à instrumentaliser la science.
Pourtant concernant le climat c’est ce qui se passe.
Les politiques nous disent : le débat est réglé, c’est une certitude le CO2 est responsable du dérèglement climatique si vous dites le contraire vous êtes en mauvaise compagnie avec des gens comme Allègre.
C’est vrai Allègre avec ses certitudes est insupportable.
Mais si le seul argument est celui de la bonne ou mauvaise compagnie, alors comment ne pas voir que chez les partisans du CO2 « coupable » on se trouve aux côté de Sarkosy, Borlot, Cohn-Bendit…, qu’on a le soutien de tous les médias, de tous les journalistes en vue, du groupe PPR (FNAC…Conforama, Gucci, TF1 (donc Bouygues)) sponsors du film Home.
Tous ces gens dont l’idéologie de base est : moins d’état, dérégulation; libre concurrence, croissance économique illimité ( souvenez vous Sarkosy j’irais chercher les points de croissance avec les dents) se trouvent très à l’aise avec le CO2 comme coupable. Le CO2 est le coupable idéal de l’écologie libérale. La catastrophe due au CO2 , portée par une propagande massive, est politiquement efficace, elle efface les repères de classe au profit des repères de survie, tous coupables, tous menacés.
Pendant que nous regardons le taux de carbone monter, nous ne regardons pas du côté des taux de profits, nous ne regardons pas non plus la société qu’on nous prépare. Des réflexions sont engagées sur les droits à polluer individuels…sur quoi déboucheront ces réflexions ? Sur des droits à polluer individuels ? Allons-nous avoir une carte à puce sur laquelle seront crédités nos quotas, achats d’énergie primaire : plein d’essence ou de la cuve de fuel, acquittement d’une facture d’électricité ?… Autant dire qu’avec un tel dispositif il sera préférable d’être riche et habiter Séville sur son lieu de travail, plutôt que d’être chômeur à Amsterdam, propriétaire d’une vieille guimbarde et locataire d’un appartement mal isolé.
Pure spéculation que ce scénario ?
Nous sommes déjà dans cette logique : le droit à polluer payant pour les riches en lieu et place des réductions obligatoires qui devrait leur être réclamées ! Logique qui reporte l’essentiel du coût de la pollution sur les plus démunis, car proportionnellement à leur revenus ce sont eux les plus touchés.
J’enrage de voir des écologistes de gauche soutenir cette aberration antisociale au motif qu’elle répond à un progrès pour l’environnement. Alors que nous devrions y voir l’une des grandes réussites des « libéraux » qui en faisant l’éloge des comportements individuels réussissent à déconstruire les cadres collectifs et masquer des reculs de la solidarité et du politique.
En culpabilisant tout le monde, on oublie aussi de préciser que certains sont nettement plus coupables que d’autres, et que le rôle des pouvoirs publics est bien de garantir la justice sociale et environnementale. On oublie que la somme des comportements individuels ne fera jamais une décision collective et démocratique, tout comme la somme des intérêts individuels n’aboutit pas naturellement à l’intérêt collectif.
L’écocitoyenneté qu’on cherche à nous inculquer ressemble fort, au contraire, à un abandon progressif de la citoyenneté. Renvoyés à nos comportements domestiques (moins prendre la voiture, éteindre la lumière, trier ses déchets...) et à nos choix de consommateurs (acheter bio, recyclé ou recyclable...), nous sommes soigneusement écartés des véritables décisions politiques.
A terme en tombant dans le piège du parti pris scientifique, la cause écologique risque de se disqualifier…l’usage abusif du principe de précaution pour imposer des comportements au citoyen commence à créer de la méfiance (la campagne de vaccination de la grippe porcine le montre).
C’est dommageable pour la cause écologique.
Un discours fort, politique, hors prise de parti scientifique peut être tenu.
La vidéo que je mets en lien ici en est la preuve:
http://www.dailymotion.com/video/x90jh3_une-fille-de-12-ans-met-une-claque_news
Ecoutez cette jeune fille, s’adressant à des décideurs…à aucun moment elle n’a besoin du CO2 pour son argumentation. Pas besoin de ce piège idéologique pour elle. Ce qu’elle a à dire aux décideurs qui sont devant elle n’a nul besoin d’une pseudo caution scientifique. Elle ne prononce pas une seule foi les mots de réchauffement, CO2. Est-ce que cela enlève de la force à son discours ? Au contraire.
Je ne sais si elle est l’auteure de ce discours, en tout cas elle le dit avec conviction et une force admirable,visiblement elle comprend ce qu'elle dit, elle ne demande pas un marché du CO2, elle ne demande pas des réductions d’émission de gaz à effet de serre, et pourtant elle met l’accent sur toutes les plaies de notre société avec beaucoup plus de pertinence que tous les discours des écolo- libéraux asphyxiés au CO2.
Merci Le Gravier pour votre commentaire remarquable. J'approuve, bien évidemment ! Ma fille a 12 ans !
Salut Richard et merci pour ce billet, je partage tout à fait - comme le savent ceux qui me lisent - ce type de questionnement. Il faut faire une distinction majeure entre écologie - le bon rapport entre l'humanité et la planète - et écologisme, fruit de la manipulation politico-médiatique.
Tout juste ! merci pour ton commentaire.
Concernant l'argumentation de Vincent Courtillot, Jade Lindgaard nous propose aussi deux liens dans le tracker. ici et là
(je ne sais pas trop comment retrouver les liens - dans un article de Jade?)
Le lien manque en effet
Pour les "Dupond et du con-la-joie" (Courtillot et Allègre), c'est ici: http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/
Ivan, prenez la peine d'écouter la conférence de Courtillot et le débat qui suit. Cela vaut la peine.
Je n'aime pas Allègre (preuve dans mes favoris visible sur cette page), mais je découvre l'analyse de Courtillot et, le minimum que je puisse dire, c'est que j'ai maintenant un doute.
L'absence de débat en sciences est signe de dogmatisme.
Comme mentionné dans mon précédent billet, la réalité du pic pétrolier (court terme) me semble largement plus important que la problématique du CO2 (moyen ou long terme).
La vrai liberté, c'est s'autoriser au questionnement. Cela est valable pour le 11-Septembre, le vaccin contre la grippe A et j'en passe.
Sur le texte que vous nous proposez, j'avoue que je ne suis pas capable de prendre position. Je constate juste que des éléments nouveaux ont été apportés depuis par Courtillot allant dans sa direction (voir sa conférence, justement). N'oubliez pas que votre article date de décembre 2007 et que sa conférence date de juin 2009 ! (voir également celle de Strasbourg en septembre 2009 : son et image de moins bonne qualité, contenu plus développé)
Je souhaite juste que Monsieur Courtillot puisse continuer à travailler et s'exprimer librement ; que le débat scientifique puisse avoir lieu.
"L'absence de débat en sciences est signe de dogmatisme"
Exact ! Donnez vous la peine de replonger dans les publications du Giec, des articles des spécialistes de toutes les disciplines depuis 20 ans et vous verrez que c'est justement 20 ou 30 ans de débats, de données, pour essayer de dégager un consensus.
Ce n'est pas Courtillot qui a pu alimenter le débat ! Où sont ses publications ?
Donnez-vous la peine de chercher ! ...En commençant par visionner sa conférence.
Et toi, tu te bases sur quoi ? Sur les rapport FAUX de l'ONU comme le AR4, ou les donnees ont ete falsifie ? Quelles sont tes references ? Moi j'ai ca:
http://scienceandpublicpolicy.org/
http://www.climateaudit.org/
par exemple... Les publications, il y en a des tonnes pour dire que tout ca, c'est du blabla. Des publications qui ne viennent pas de la bande de Phil Jones, il n'y en a pas beaucoup.
Ce n'est pas parce qu'il est plus de minuit qu'il faut se laisser aller à la familiarité.
Moi je veux bien que l'on débatte. Seulement il faudrait quand même un peu de sérieux. Je précise que je n'ai regardé pour l'instant que les parties 1 et 2.
J'ai rêvé ou non? En fin de partie 1 et en début de partie, il dit qu'il y a réchauffement mais que c'est un phénomène naturel. Par contre en fin de partie 2, il n'y a plus de réchauffement mais carrément un refroidissement.
J'ai visionné en 1er l'enregistrement de Strasbourg de septembre 2009 (voir lien au-dessus), plus long. Courtillot est peut-être plus clair, vu le temps plus important à disposition. Le problème est la qualité sonore franchement mauvaise. Je vous recommande donc cet enregistrement plus récent (attention les oreilles !). Courtillot avance graduellement ses pions : il explique d'abord les observations qui ont construit l'argumentaire du GIEC puis amène ses observations propres. Cela explique peut-être la confusion.
Voulez-vous dire que vous n'avez même pas écouté les vidéos que vous avez mis en ligne? J'ai très bien entendu, je vous assure. Mes capacités auditives vont bien. Il n'y a pas de confusion possible.
@ Gollay
Très bon lien...Courtillot est impressionnant..
Pour Pépère qui a du mal à entendre .
Courtillot explique que le soleil a des cycles (taches,magnétiques etc...)d'une durée différente.
Nous sommes dans un cycle (à baptiser ) millénaire ,dont le début du dernier est l'an 1000 ou il faisait beaucoup plus chaud que de nos jours ( A Londres on produisait du vin par exemple ) suivi d'une période de refroidissement du 12eme au 20 eme .
Nous sommes donc au début d ' un nouveau cycle de ce style induit par le soleil et les perturbations de l'orbite terrestre .Donc le CO2 ne serait pas la cause ( la seule cause ) du réchauffement climatique ...
Contribution capitale, en effet. Merci Richard Golay.
le seul problème c'est que Courtillot , comme Allègre , n'a aucune compétence pour parler de ce sujet, il n'y connait rien !
voir par exemple le site http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/12/vincent-courtil.html
Allègre ça fait un bail qu'il n'a rien publié et que ses pairs le considèrent comme un malhonnête. Quand il était encore prof, il n'y avait plus un thésard qui voulait travailler sous sa direction.
C'est terrible de voir des gens intelligents , curieux et honnêtes comme vous l'êtes , se tromper de cibles à ce point-là. Vous êtes manipulés par une nébuleuse d'executants de "Tina" que vous croyez dénoncer . Vous auriez dû suivre cette histoire de climat depuis le début, c'est à dire depuis 30 ans, pour comprendre la démarche des scientifiques et aussi des écologistes qui ont forcé la société à s'intéresser à leurs travaux, cette démarche qui s'oppose résolument à une manipulation politico médiatique. Les politiques ont finalement suivi, "feignant d'en être les organisateurs". Quant aux marketeurs ils ont flairé la piste. Par contre de très puissants lobbys organisent votre discours et votre contestation.
Si une part du travail scientifique est récupéré au profit des multinationales et du pouvoir politique, on ne peut tout de même pas le reprocher à des gens qui travaillent loin des médias, des intérêts financiers, depuis des décennies, et souvent avec peu de moyens. Pas d'entreprise liberticide et hégémonique dans cette affairelà, mais vous avez raison on ne peut pas en dire autant sur d'autres sujets comme la "pandémie" grippale, le nucléaire iranien, l'enquête sur le 11/9, etc ...Du coup ça devient difficile de se forger une opinion.
Etre sceptique, ça demande beaucoup de travail et de rigueur.
Effectivement. De la rigueur, toujours de la rigueur. Et de l'humilité aussi...
Allez écouter Courtillot sur FRANCE INFO. Vous verrez, ce n'est pas un monstre !
Vous voulez parler de rigueur ? Parlons de rigueur scientifique en effet. Ou est celle des scientifiques de l'ONU ? Raz du sol, zero...
Y'a ces deux liens, en Une, aujourd'hui :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/11/climat-france2-d%C3%A9rape.html
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr/
Je viens de voir la présentation et son débat contradictoire. Bon, alors voici ce que j'en ai retiré :
1/ La présentation de Courtillot me semble claire, argumentée par des faits. Il a bien fait la remarque que des lieux différents ont des courbes de température différentes, et que la "moyenne" de température, à un instant donné, sur plusieurs lieux, est en effet douteuse, car la température est une grandeur "intensive", contrairement au volume. On peut peut être s'en servir pour présenter des choses, mais on ne peut pas s'en servir pour en faire une argumentation scientifique. Concernant, les courbes de température elle-mêmes, on voit bien que pour une région du monde (l'Europe je crois...) il y a un saut vers 1987, puis après c'est plat. C'est encore différent pour l'Amérique du Nord. Ensuite , il y a ce problème de CO2 et le fameux effet de serre. S'il est vrai qu'il y a un effet de saturation de l'effet de serre par rapport à la concentration de CO2 dans l'atmosphère, alors il faut que des études s'attardent sur ce point absolument capital. C'est tout de même la base du "réchauffement climatique" tel qu'il nous est annoncé dans les médias....
2/ Concernant le débat : les questions ont surtout visé à discréditer Courtillot, et il n'y avait pas vraiment de questions précises. La seule question intéressante du point de vue de la rigueur de la présentation était de savoir pourquoi il n'a présenté que les températures minimales, sur une de ses diapos.La réponse de Courtillot était claire. Concernant les fameux liens vers France2 et autres, je trouve que ces tentatives de discréditation sont tout simplement infâmantes. Il y a beaucoup de haine et de jalousie de la part des contradicteurs de Courtillot. Dans la vie courante, il est habituel de voir des gens qui changent de métier ou qui possèdent plusieurs compétences. Pourquoi critiquer Courtillot sur le fait qu'un géophysicien (dont un commentaire perfide dit qu'il n'est pas physicien..c'est très con ce genre de commentaires) n'aurait pas de compétences pour s'occuper de climatologie ? A une certaine époque le CNRS se gargarisait de l'inter-disciplinarité.
Et qu'avez vous pensé du fait qu'à moment de sa conférence, il explique que la température a effectivement augmenté, mais pour des raisons naturelles, et que 10 mn plus tard, il nous dit que la température a baissé? Cela est-il sérieux?
Pourquoi critiquer Courtillot sur le fait qu'un géophysicien (...) n'aurait pas de compétences pour s'occuper de climatologie ?
La réponse est dans la question. Que dirait-on si un climatologue venait parler de géo-physique? En fait ce gars n'a pas plus de compétences que vous et moi en climatologie.
@Le père Vert Pépère
Vous avez une vision cloisonnée des sciences qui ne correspond pas à la réalité. Je doute que vous ayez reçu une formation scientifique ou technico-scientifique...
Doutez, cher Richard Golay, doutez. Cela semble être une seconde nature chez vous.
Sachez cependant que l'interdisciplinarité en science ne consiste pas à ce qu'un spécialiste d'un domaine A discute d'un domaine B. Cela consiste à ce que les spécialistes des domaines A et B travaillent ensemble sur les points de recouvrement de leurs domaines respectifs.
Vous avez raison. C'est ce qu'à essayer de faire ce chercheur français et son équipe en contactant l'institut à la base de la fameuse courbe en forme de crosse de hockey. Le fait que l'accès aux données brut (n'oubliez pas que Courtillot est un expert en traitement des signaux) lui ait été refusé ne vous émeut guère semble-t-il. Et ils n'ont pas été les seuls à se voir opposer un refus. Cela constitue une entorse grave aux principes fondamentaux de la recherche scientifique. Le fait que ce sujet soit d'une si grande importance laisse planer un doute sur l'intégrité de ces membres éminents du GIEC. L'épisode récent des documents volés et la découverte de leurs contenus est venu simplement valider le doute que l'on peut avoir dans la qualité du travail de ces tristes sirs qui confondent intérêt commun et fondamentalisme.
J'espère que vous avez pris connaissance de l'interview de Courtillot sur France Info hier ; un citoyen-chercheur par excellence !
"Le doute amène l'examen et l'examen la vérité." [Pierre Abélard]
Encore une fois, vive le doute...
Mais comme je vous l'ai dit plus tôt dans ce fil, le fait qu'il ait pu arriver à 2 conclusions opposées en 10 mn invalident quelque peu ses propos.
Désolé de vous le dire, mais vous n'avez pas compris le sens de ses propos.
Merci alfe pour ce commentaire que j'approuve.
Et la marmotte, elle met le papier autour du chocolat...
http://www.mediapart.fr/club/blog/thomas-goirand/031209/climate-gate-nous-ment-ont-propos-du-climat
Ce que l'on voit dans cette conference, c'est que le CRU de l'universite d'East Anglia etait, avant le scandale, deja considere comme totalement fumeux. Maintenant que le scandale a eclater, on comprend mieux pourquoi il refusait de donner leurs donnees... Je vous en SUPLIS, lisez mon petit article a propos de ce centre de recherche Anglais, et vous verrez pourquoi Courtillot a raison.
Hélas, il est plus facile de prendre une posture de victime et de manipuler son auditoire par quelques références détournées (par exemple Grudd 2008, qui conclut à l'opposé de ce qu'affirme Courtillot : qui l'a lu ?) que de faire avancer la science dans les revues à comité de lecture. Courtillot s'y essaie pourtant : pour l'instant, il se fait ramasser. Il a certes quelques articles publiés sur le climat (contrairement à Allègre), dont un au moins n'aurait jamais dû passer le filtre du "peer-review" (EPSL 2007). Mais les articles publiés sont le forum public des scientifiques professionnels, ils ne sont pas une preuve de validité scientifique.
Pour l'instant donc, Courtillot gesticule et prend des mines de victime (qu'espérait-il ? être applaudi pour avoir étalé dans les revues l'étendue de son ignorance du sujet ?). Et hélas, convainc quelques internautes pressés qui jamais, ne prendront les heures nécessaires (même avec un haut bagage scientifique) pour éplucher ses articles.
Le consensus est incompatible avec la science ? Quel âne peut gober ce discours ? Discute-t-on encore de savoir si la Terre est plate ou non ? La science n'est QUE consensus, elle est la même pour tous les êtres humains, quelle que soit leur religion, leur origine ethnique, leur culture. Son caractère provisoire n'est pas de même nature que celui de la mode. Si Courtillot n'a pas encore compris la PART de consensus qui se dégage des études sur le climat, c'est tout simplement qu'il n'a pas assez bossé le sujet.
Essayer de s'élever en rabaissant les autres n'est jamais une bonne chose à long terme. Mais en fin de carrière, Courtillot se fout peut-être de sa notoriété scientifique ; il est possible que l'ivresse des media lui suffise.