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El Lobo, itinéraire d'un matador Arlésien

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 El Lobo pendant une tienta (épreuve de sélection des vaches chez un éleveur)

 

Rencontre avec un torero Arlésien qui a abandonné son habit de lumière, mais pas son âme de matador.

 

Sur la Place du Forum, au cœur d’Arles, le Tambourin, “bar des aficionados”, ne passe pas inaperçu. C’est qu’à l’intérieur, une tête de toro et de nombreuses affiches rappellent que le fils de la maison est un matador.

Charlie Laloë n’est pourtant pas Arlésien de souche. Né à Bagnolet, en région parisienne, il arrive à Arles petit garçon, et découvre la corrida. L’enfant est ébloui et n’aura qu’un rêve, devenir torero. « Ma mère n’était pas vraiment d’accord » confie celui qui est devenu El Lobo quand il a pris son alternative et est devenu matador de toros. Mais l’obstination et le travail font céder les parents, et Charlie s’entraîne à l’école taurine, puis combat des toros et fait sa première mise à mort, à 13 ans. « Un moment que je n’oublierai jamais » dit-il.

 

Ensuite, commence pour lui un autre combat, plus difficile : se faire remarquer dans les novilladas (corridas de jeunes toros), pour se faire adouber par l’élite des matadors. Il ne faut pas moins de 20 novilladas pour pouvoir prétendre à l’alternative. En 1999, la même année qu’un autre Arlésien, Jean-Baptiste Jalabert, il est confirmé et prend son nom d’El Lobo (le loup), alors que Jean-Baptiste devient Juan Bautista.

 

El Lobo affronte alors des bêtes adultes, plus massives, plus combatives, plus dangereuses, « tout à fait autre chose que les novillos ». Mais les places sont rares, et les postulants nombreux. Après quelques années à courir après des contrats, il préfère abandonner en 2005, conscient des difficultés à pénétrer ce milieu taurin si fermé. Celui qui a pris des coups de corne et coupé des oreilles a trouvé une place modeste dans la brasserie familiale. « Mais je resterai toujours un matador au fond de moi » explique Charlie, qui continue de s’entraîner et s’achète un toro quand il peut, pour le toréer, juste pour lui. « J’ai arrêté avant de devenir aigri, le milieu est très dur, et je ne me vois pas en suppléant.

 

J’essaye de garder intacte ma passion, et je l’exerce quand je peux, pour le plaisir ». Au printemps il a remis son habit de lumière, pour accompagner Sébastien Castella (un Français de Béziers, parmi les meilleurs matadors du monde), le temps d’une corrida à Nîmes en faveur des Haïtiens sinistrés. « Je l’ai fait parce que c’était pour une bonne cause, et c’est vrai qu’en entrant dans l’arène on a toujours ce même frisson, la marque d’une peur qu’il faut surpasser ». Comme dans d’autres secteurs, la vie du torero n’est pas facile, et si quelques vedettes se partagent des salaires mirobolants, beaucoup ne vivent pas de leur passion, alors que d’autres vont jusqu’à payer pour participer à des corridas (une situation à rapprocher de celle des pilotes de course automobile). El Lobo a donc préféré redevenir Charlie, et il apporte maintenant ses connaissances aux élèves de l’école taurine, quand il peut, en suivant de près la carrière des jeunes toreros Arlésiens.

 

Quand on lui pose la question de savoir comment il réagirait si son fils devenait un jour matador, il lève les yeux au ciel en espérant que non ; puis il se reprend, et dit que « s’il le veut vraiment, je ne pourrais pas l’en empêcher, mais je préférerais qu’il ne soit qu’un simple aficionado, pour pouvoir partager cette passion avec lui ».

 

Un article du Rimbusblog

Tous les commentaires

Comment peut-on encore glorifier la corrida ?

Glorifions alors les distractions sadiques et arriérées sous toutes leurs formes : les combats de coqs, de chiens,de magoustes contre serpents !

Pourquoi pas aussi quelques Chrétiens et quelques lions réunis dans l'arène pour faire passer un moment à des spectateurs avides de sang ? Dont des enfants,  (le toreros dont l'article fait la bio apologétique n'a-t-il pas mis à mort à 13 ans ?)...

Merci pour votre commentaire, tout les avis sont bienvenus.

Je dirais qu'il s'agit d'une "tienta",la tienda, c'est un genre de magasin, une boutique. les toreros vont tienter chez les ganaderos pour tester les vaches,car chez les toros, la mère transmet le caractère et le père,la beauté. Il existe aussi des tientas de males, qui se font à l'aide des chevaux au coeur des collines de chênes et d'oliviers ou les toros vivent en liberté.

Merci, je corrige

Je n'ai jamais assisté à une corrida (quelque fois à la télé). Je n'ai jamais chassé. Je n'ai jamais fumé.

Mais j'en ai marre des interdictions de toute sorte. Marre des anti-corridas, des anti-chasseurs, des anti-fumeurs et de quelques autres anti ..... Et je mange du foie gras malgré le gavage.

 Bravo Rimbus d'oser braver les anti-corridas, même s'ils sont en majorité.

Il faut apprendre a apprécier les spécificités du pays où on vit. Chez moi on est des ruraux, et les plaisirs de la campagne ne sont pas ceux de la ville... La sensibilité non plus. Et en Camargue, les anticorridas ne sont pas en majorité. Ceux qui n'aiment pas ça ne s'en occupent pas, et laissent leur voisin a ses plaisirs particuliers.

Je n'ai jamais excisé une femme, je n'ai jamais gazé un juif, je n'ai jamais violé un enfant.

Mais j'en ai marre des interdictions de toutes sortes. Marre des anti-mutilations, des anti-nazis, des anti-pédophiles ... et de quelques autres anti ... (notamment, les anti-anti Clin d'oeil).

Mise sous cette forme, la prose de raybor devient effrayante. Bien sûr, raybor ne défendra aucune des propositions précédentes : il lui semble juste de condamner la pédophilie, l'excision du clitoris ou les génocides. Il lui semble même juste d'en interdire la pratique à ceux qui seraient tentés d'y céder. Pour ma part, je condamne la torture d'animaux et je trouve juste de l'interdire à ceux qui la pratiquent. 

Si Médiapart devait continuer sur la voie de l'apologie de la torture des animaux, je me désabonnerai. 

 

 

Pourquoi refuser de comprendre, Zozette ? Comprendre qu'une société d'où disparaît la mort et ses apparitions réelles (et non moins symboliques) est une société hygiénique. Et donc conforme à l'idéal fasciste de la pureté.

Ah, si les salades hurlaient, quand on les cueille, quand on les émince, quand on les arrose de vinaigre, quand on les mâche… vous comprendriez qu'on torture les salades.

Bien à vous, 

Merci de votre commentaire.

Naja,

Vous avez gagné un point carotte!

http://insolente0veggie.over-blog.com/article-25612549-6.html

  d'accord avec vous .

Zozette Milane,

Rimbus publie de temps en temps un billet traitant de la corrida.Cela ne signifie pas que "Mediapart fasse l'apologie de la torture des animaux". J'espère que les billets de Rimbus (rares) continueront, dussiez-vous vous désabonner

Je suis abonné à La Dépêche du Midi et les compte-rendus des corridas y tiennent une bonne place. Je ne les lis pas car je ne suis pas "aficionado", mais ne suis pas choqué par leur présence.

Ce qui me choque, c'est (je sais, ça n'a rien à voir) les défilés militaires. Mais c'est une autre histoire !

Je suis un blogueur indépendant de la rédaction de Médiapart, cet article a été écrit pour un autre journal des Bouches-du-Rhône, donc Médiapart n'a rien à voir avec cet article, le journal m'offre juste l'opportunité de m'exprimer librement, comme tout abonné.

Il faut savoir évoluer ! Reinstituons les tournois de chevalerie .

C'est deja le cas dans des fêtes de village medieval et les gens adore.

OLEEEEEE raybor pour votre prose!!!!!!

Rimbus vous savez que je vous soutiens et je suis heureux de me sentir moins seul....

Amicalement 

Il n'est pas très flamboyant son "itinéraire" ...   

C'est tout l'intérêt du papier, les matadors ne sont pas forcément ceux que l'on croit...

EL LOBO???

 Une fois de plus l'image du loup  ce noble animal est pervertie ,détournée...

Allons Samedi 11 Septembre à Nimes pour rejoindre ,ceux qui rejettent ces sinstres spectacles.

 

A partir du 1er janvier 2012, la Catalogne deviendra la deuxième région d'Espagne après les Canaries interdisant la tauromachie. 

Au moment où de plus en plus de citoyens tournent le dos à ce spectacle basé sur la torture et la mort en direct, au moment où il est reconnu que 80 % de gens sont pour l’abolition de cette barbarie, au moment où  de nombreux députés ont déjà signé la proposition de Mme Marland-Militello pour sa suppression, au moment où des députés européens reconnaissent l’urgence d’une législation au niveau de l’Europe pour faire cesser cette pratique horrible d’un autre âge: TOUTES LES TETES DE LISTE D'EUROPE-ECOLOGIE SE SONT PRONONCEES CONTRE LES CORRIDAS, comment peut-on encore mettre en scène un animal se battant avec son seul instinct de survie? Comment un Humain digne de ce nom peut-il continuer d’ imposer la maltraitance comme un spectacle? La société évolue et avec elle se développe une éthique des citoyens, respectueux de la Terre et de ses habitants.

 

De quel droit peut-on s’arroger celui de maltraiter volontairement à des fins commerciales et spectaculaires (et dieu sait quel misérable spectacle) une espèce animale innocente? Les animaux sont des êtres sensibles. 

Oseriez-vous imaginer un seul instant la torture de votre animal favori -chien, chat, cheval, ...- infligée en spectacle? Avez-vous réfléchi un seul instant au fait que, si le tortionnaire a le choix de pratiquer cette horreur, l'Animal est jeté dans l'arène, il n'a évidemment pas la liberté d'y entrer ou non, il ne lui reste alors que son instinct de survie! Savez-vous que les animaux sont comme nous, qu'ils ont peur de la mort? Leur vie ne nous appartient pas, elle n'appartient qu'à eux!

 

  Quand les humains sont maltraités, ils font des associations;  pour faire valoir leurs droits, ils créent des syndicats. La Terre réagit aussi avec le réchauffement climatique, les cyclones, les inondations, les sécheresses. 

 

  L’Animal ne peut rien faire, il ne peut pas se plaindre ou manifester, il est à la merci de la cruauté de l’homme et n’a aucun moyen de se défendre, sinon son instinct de survie servi comme un pauvre spectacle dans le cas des corridas.

 

Des Humanistes -et pas des moindres...- le disent mieux que moi:

 “La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau tel qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux.” Milan Kundera

 

"S'élever contre les corridas, c'est défendre notre part d'humanité, une part qui dans notre société est en grand danger."

   Albert Jacquard

 

"Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience."

Victor Hugo

 

 

 

Il faut visiter une ganaderia, voir les toros en liberté dans la Camargue, aller voir la course camarguaise (où le toro n'est jamais tué, mais est le vrai champion qu'on suit d'année en année) pour comprendre que les Camarguais aiment leur cheptel, leur nature et leurs traditions.

Que les citadins aient d'autres habitudes et d'autre sensibilité c'est bien normal : ils laissent les ruraux s'occuper de produire leur viande, qu'ils ne connaissent que sous enveloppe plastifiée.

 Je suis peut-être citadine ou rurale, parigote ou cévenole, peu importe...

En tous cas, je suis végétarienne!

IndécisIndécis... RireRire 

@ Végane

Je souscris pleinement à votre très belle défense de l'animal !

Rien à ajouter si ce n'est que, dans ce soi-disant combat "noble" et "passionné", tout est fait pour accroître la souffrance du taureau. 

Plantées dans les cervicales et dans la colonne vertébrale, les banderilles qui, en plus de provoquer des plaies, permettent d'y insuffler de l'air et d'augmenter ainsi la douleur afin de paralyser l'animal  et de limiter sa capacité de réactions. A cela, d'autres moyens ont été cruellement et sadiquement mis au point pour faire croire au valeureux courage de l'homme face à la bête indomptable !

Sans oublier une autre souffrance, celle des chevaux qui reçoivent des coups de corne dans les flancs, et que l'on oblige à participer, contre leur gré et contre leur nature, à la mise à bas d'un autre animal. 

 

Sourire

Il y a une différence qui me paraît évidente entre tuer pour ce nourrir et tuer pour le plaisir.

 

Il y aurait beaucoup à dire également sur les rituels religieux d'abattage.

La plupart des "anti-corrida" restent dans, toujours, la même confusion mentale, qui peut aller (on en a encore un exemple dans un commentaire ici) jusqu'à mettre sur le même plan les animaux et les hommes, ce qui est la voie vers toutes les horreurs : lorsqu'on traite les animaux comme des humains, la porte est ouverte à traiter les hommes comme des bêtes  --ce que faisait la sénatrice Marie-Christine Blandin dans un billet récent ici même en comparant le sort des taureaux de corrida à celui des Roms.

De grâce traitons chaque espèce vivante pour ce qu'elle est, de grâce pas d'indignations sélectives : les belles âmes se trouvent des causes nobles à défendre, les taureaux, les loups, les ours, mais les cafards, les blattes, et les rats, ces animaux si évolués et intelligents (plus que les taureaux certainement) ? 

Et pour ce qui concerne le commentaire sur la Catalogne, là encore évitons la naïveté. Il y a une seule plaza de toros en activité en Catalogne (Barcelone), qui était au bord de la faillite il y a encore trois ans, avec en tout et pour tout une quinzaine de corridas par an (dix-sept cette année). La belle interdiction, qui va permettre d'indemniser ses gestionnaires ! En revanche, les correbous, fêtes taurines de la Catalogne du Sud sans mise à mort publique où les taureaux sont bien plus maltraités que dans une corrida, et pour beaucoup achevés à la fin parce que trop mal en point, ne sont pas concernés par l'interdiction. Mieux, les partis catalanistes qui ont soutenu l'interdiction (les partis "nationaux" s'y étant  majoritairement  opposés) l'ont fait en échange du vote prochain d'une loi déclarant le correbous patrimoine catalan. Ce qui est interdit n'est donc pas de maltraiter les toros, mais de les maltraiter à l'espagnole (à l'andalouse en l'occurence). Les mauvais traitements à la catalane deviennent, eux, des éléments de patrimoine culturel. Quant aux Canaries, il n'y a jamais eu de corridas aux Canaries...

Et j'ai vu, oui, que les têtes de liste d'Europe-Ecologie se prononcent contre la corrida. C'est la raison, et la seule, pour laquelle je ne voterai pas EE, ce que par ailleurs je regrette : cette prise de position est, d'abord, démagogique (on surfe sur un mouvement d'opinion qu'on croit porteur) ; c'est une indignation de détail par rapport à d'autres sujets brûlants qu'on pourrait/devrait mettre en avant, un affichage de bons sentiments qui ne demandent pas une révision trop radicale du mode de vie de la plupart des électeurs, merci (ah ! être dans le camp du Bien sans avoir à fournir d'effort) ; et révélateur d'une pensée sur les rapports homme/animal, homme/vivant, que je trouve perverse et dangereuse.

 

Donc vous n'êtes pas choqué par le fait de tuer un animal uniquement pour le plaisir ?

Regis,

Je trouve cette conclusion, sous forme de question fermée, que vous tirez de la lecture du commentaire de Vital, révélatrice de la difficulté du dialogue: "j'ai pas lu, mais je dégaine"

Vous semblez n'avoir pas saisi le sens de ce que Vital  exprime: une opnion (justifiée ou non, la n'est pas le problème) repose souvent une vision faussée par une subjectivité personnelle ou collective et/ou une méconnaissance des faits. 

 

Je ne demande aucunement l'interdiction de cet anachronisme, ce n'est qu'un lamentable mélange de pseudo-culture adulée par des "beaufs" admirateurs de grosses "cojones". Cela disparaitra comme la chasse à courre, le déterrage des blaireaux et autres choses si délicieusement cultivées.

Regis

"le fait de tuer un animal uniquement pour le plaisir" est un racourci qui ne correspond à aucun sympathisant de la corrida. Je ne reprendrai pas les arguments en faveur d'une bête vivant 5 ans libre et sauvage (ce qui disparaitrai sans la corrida), mais je voudrai reprendre la comparaison avec les combats d'animaux; dans la corrida l'homme descend dans l'arène et cet acte change le regard que nous pouvons avoir, il s'agit aussi du rapport avec la mort (de l'homme), même si elle n'est pas du même ordre que celle de la bête.

Nos sociétés occidentales veulent tout asceptiser. Il faut cacher la mort (on meurt de moins en moins chez soi, entouré par la famille et les voisins), il faut protéger les enfants des douleurs et réalités de la vie ... Très humblement et sans certitudes, mais je pense que la mort fait partie de la vie. La corrida, pour ce que j'en ressens, n'est pas cruelle; je crois que c'est une question de sensiblerie, à différencier avec la sensibilité (peut-on penser qu'il y a autant de gens sensibles chez les partisants de la corrida que chez les antis?).

Ceci n'est qu'une petite part à la réflexion autour de la corrida. Cordialement 

Désolé je ne vois pas le rapport qu'il pourrait y avoir entre le drame qu'est la mort d'un proche et le sacrifice d'un taureau.

 

Je trouve douteux ce goût pour la violence.

Moi je ne suis pas choqué. L'homme a toujours vécu (même survécu la plupart du temps) en tuant les animaux. La sensiblerie a commencé quand l'homme est sorti de l'harmonie naturelle, faite de vie et de mort. Dans ses villes sans animaux, il en a choisi certains, dits "de compagnie" pour en faire des jouets antropomorphiques, eux aussi exclus de la nature sauvage.

Ce changement ne date que d'un siècle, tout au plus, et il croit étrangement au même rythme que la dégradation de l'écosystème. Troublante analogie.

Pendant des dizaines de milliers d'années l'homo sapiens a été un chasseur, ou une proie, et la mort était un phénomène normal. Renier  cet héritage qui nous a façonné pour vouloir vouer un culte à l'homme moderne du XXe siècle, celui qui détruit l'environnement et ne connait que des animaux en cage (même dorée), pour qui la mort est anormale au point qu'il la cache dans des usines, (tout en organisant de grands massacres humains rituels appelés guerre pour lesquels il consacre le meilleur de sa technologie), me semble d'un grand manque de lucidité. C'est oublier que nous ne sommes nous même que des animaux, avec juste un verni d'humanité.

Il me semble qu'au regard de l'histoire humaine, il est "normal" de voir un homme combattre un animal pour le tuer. Si ce n'était pas dans sa nature profonde, nous ne serions pas là pour en discuter.

Dans l'histoire humaine on trouve de tout: esclavage, torture, génocide.....

Désolé je ne vous répondrai plus, vous êtes un provocateur.

 

Bonne nuit.

… certains diraient même un "subversif" :-)

 

bonne nuit à vous aussi, allez lire mon article sur l'art du Gandhara, vous dormirez paisiblement.

La décision des catalans est bien évidemment politique, pour géner les castillans, mais elle ne reflète pas la réalité de la catalogne. Dans les montagnes, certains villages ont des traditions assez terrible, ainsi que vous le mentionnez, comme le "toro del fuego", une sorte de lacher de toros dont on enflamme les cornes. Merci de votre commentaire.

je vous rejoins entièrement cher Vital Block mais je renonce pour ma part à argumenter avec les anti-corridas qui ne manient que l'invective et compare même l'afficionado à un nazi! Je me contente de souscrire à vos arguments et vous avez raison de souligner le caractère simpliste et inquiétant d'une certaine écologie qui s'économise de penser la complexité du rapport homme - animal.

Cet article fait partie d'un dossier sur le phénomène tauromachique en pays d'Arles que j'ai fait pour un journal local auquel je collabore.

je traite aussi l'opposition aux corrida dans un autre article que voici, et dont ces commentaires sont un reflet :

 

Pour ou contre la corrida ?

Débat sans fin qui divise l’opinion et transcende les habituels clivages politiques, la corrida est à nouveau le sujet d’affrontement entre différents groupes de pression.

La question est d’actualité, depuis que le Parlement régional Catalan a voté fin juillet l'interdiction de la corrida sur son territoire. Profitant de l’événement, un groupe parlementaire français de 58 députés de tous bords politiques a déposé une proposition de loi pour demander l’interdiction des corridas. Mais ce n’est qu’une tentative de plus de la députée UMP des Alpes-Maritimes et maire adjointe à Nice, Muriel Marland-Militello, qui en est à son troisième essai.

Son actualité n’enlève rien à la complexité de cette question, dans laquelle les émotions prennent le pas sur la raison, et où la subjectivité remplace l’objectivité. Ceux qui aiment la corrida, l’aiment comme on aime une épice, qu’on l’aime par instinct ou par apprentissage, avec sa violence et sa saveur, et leurs détracteurs fonctionnent de la même manière… On a beau vous expliquer que le piment est très bon, si vous ne l’aimez pas, vous n’en mangerez pas. Chacun assène des arguments qui trouvent une riposte cinglante venant du camp adverse, et le débat vire rapidement à l’affrontement (ce qui n’est pas sans rappeler la question de la chasse). Tous peuvent se prévaloir du soutien de personnalités médiatiques, du showbiz à la culture en passant par les sciences ou la politique.

Selon un sondage (Ifop) du Midi-Libre, réalisé en 2007 à l’échelle nationale, l’opinion serait en réalité assez partagée (48 % plutôt favorables contre 50 % plutôt opposés). Mais, pour les opposants, la culture taurine est aujourd’hui en perte de vitesse, même sur ses terres traditionnelles. Pour preuve cet autre sondage (Ipsos), réalisé dans le Gard cet été pour l’Alliance anti-corrida, qui montre que 66 % des sondés sont défavorables aux corridas. Les différents groupes anti-corridas ont multiplié cet été les actions médiatiques.

À Béziers (14 août), une cinquantaine d’opposants ont manifesté leur dégoût de la corrida, à Bilbao (21 août), un groupe de 150 adversaires de la tauromachie s'est dévêtu devant le musée Guggenheim pour former au sol l'image d'un taureau ensanglanté, à Carcassonne (22 août), l'association du Comité carcassonnais pour l'abolition des corridas se mobilise pour protester contre le retour de la tauromachie dans la ville, après plus de 50 ans sans mise à mort.

Le 11 septembre, c’est à Nîmes qu’a lieu une grande manifestation pour rassembler tous les opposants de France, mais cette fois-ci, les aficionados appellent à une contre-manifestation à Arles, au même moment, devant les arènes (avant la corrida “Goyesque” de la féria du riz).

La tension monte, mais quoi qu’il en soit, tant qu’il y aura des clients pour remplir ses arènes, la tauromachie devrait se maintenir ; mais si le public se détourne largement de ce genre de manifestation, alors la loi du commerce pourrait avoir raison de cette culture d’exception.

Merci pour cet article.

Dire que le taureau est sans défense m'interpelle, je sais que des cornes ne sont pas des défenses mais elles font quand même mal ...

Le taureau est une bête de combat. En période de rut, ils se battent entre eux férocement, et les éleveurs peuvent compter jusqu'à 20 % de morts du fait de ces combats "naturels". L'aisance des toreros laisse penser que l'animal n'est pas dangereux, mais ses cornes peuvent tuer. D'autre part, les meilleurs taureaux sont graciés pour servir de reproducteurs et transmettre leur combattivité. C'est encore arrivé cet été, Juan Bautista a gracié (pour la 8e fois de sa carrière) "Soleado" à Carcassonne ce week-end.

"gracié"

 

Par la justice des hommes !

 

Quelle bonté !

 

Que lui reprochait-on ?

Régis,

 Le fait est que ce qui vous dérange, comme la plupart des antis, c'est que la corrida est au final le reflet de la vie, avec toutes ses phases jusqu'à la plus triste. 

 La mise en place de la pensée unique des antis est absolument détestable. La vie ne se passe pas comme dans les teletubbies ou "oui-oui", où tout le monde est beau, tout le monde il est gentil et tout se passe bien, non cette vision est fausse, elle n'existe pas. La tauromachie est une culture qui évoque tous les aspects de la vie, la mort en fait partie... 

C'est une imposture de parler de culture !

non c'est une réalité!

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