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Le "Sarkoff" une certaine image du journalisme

 

Hallucinant ! En fait, Sarkozy mélange toutes (Clearstream, Karachi, Bettencourt) et prend à parti les journalistes présents, en les flattant ("vous êtes de bon professionnels", "mais non, c'est pas vous, hein ?") et en leur disant qu'ils sont manipulés par Médiapart (et le juge Van Ruymbeke au passage). Grande opération de séduction du président, qui alterne menaces et caresses. Il laisse penser que les journalistes de Médiapart sont mauvais et menteurs, et que eux, qui sont présent autour de lui, ont bien tort de les suivre, qu'ils sont au dessus de ça, qu'ils sont "manipulés". (par qui ? vise-t-il le couple Plenel-de Villepin ?) Au moment de l'épisode "pédophile" on entend tous les journalistes … on est dans une ambiance de copains et de connivence. Les réactions outrées qui vont suivre ne sont pas celles des "privilégiés", trop flattés de rire avec le président. Ou alors, que d'hypocrisie ! Je comprends pourquoi le son a été long à être dévoilé… c'est une honte pour ces journalistes, comme quand les salauds riaient pendant que Joffrin se faisait humilier en conférence de presse. En écoutant la vérité, elle apparaît toute autre, mais elle n'en est que plus terrifiante. Pourtant, je me mets à la place de ces journalistes privilégiés, gratifiés d'un leur badge-sésame, comme une décoration qui ouvre les portes fermées au vulgus pecum. Je me suis déjà retrouvé dans cette situation, à côtoyer un ministre avec une étiquette autour du cou… Et d'échanger un bon mot avec lui, pour lui tirer un portrait flatteur, avec mon numérique de supermarché… Alors un "off" avec le président… dans un congrès de chefs d'Etat… Vous la garderiez froide votre tête, vous ? 

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24/11/2010, 12:07 | Par Marie Lavin

Vous avez raison Rimbus et dans tout ce que vous dites. Il est en effet difficile de rester objectif dans des conditions de connivence ET de subordination en même temps. Difficile aussi de résister à la flatterie mais c'est cela le métier de journalistes et ces rires qui m'ont glacée révèlent un manque attristant de réflexion éthique sur le métier. Et ça c'est grave.

25/11/2010, 11:13 | Par XAVIER CHARMOY en réponse au commentaire de Marie Lavin le 24/11/2010 à 12:07

Il faudrait en effet garantir constitutionnellement l'indépendance de la presse pour éviter le larbinariat - "Sans la liberté de blâmer..."- Il n'y a pas de démocratie sans information donc sans journalistes, qui plus est, de tous bords idéologiques et politiques - Il n'y a pas d'objectivité absolue - L'important est de savoir qui parle, en fonction de quoi et au nom de qui - Ensuite, chacun se fait son jugement -

24/11/2010, 12:40 | Par goucyloun

Je vous suggère quand même une nuance.
J'ai déjà vécu ce genre de situation.
On est nombreux dans une salle. On attend cet homme.
Malgré tout ce qu'on peut penser de lui, on le craint, il est important, c'est un moment important, c'est notre directeur général, ou notre député. Il y a une certaine tension. On est très impressionnés. Il arrive. Il parle. Et il dit soudain des énormités, et le rire, ou plutôt les frémissements qu'on laisse échapper ne sont-ils pas un soulagement de cette tension ? C'est irréfléchit, c'est spontané, ce n'est pas du tout aprobatoire. Mais l'orateur le sait et sait en jouer.

Juste une idée !

24/11/2010, 14:07 | Par duffodu en réponse au commentaire de goucyloun le 24/11/2010 à 12:40

+ 1

mais bon quand même

25/11/2010, 11:26 | Par dianne en réponse au commentaire de duffodu le 24/11/2010 à 14:07

Du courage peut-être ? Comme celui-là ?

http://www.dailymotion.com/video/x91j15_un-clown-raphael-haddad-agresse-ahm_news

Lui balancer des nez de clowns ?

25/11/2010, 09:29 | Par pol en réponse au commentaire de goucyloun le 24/11/2010 à 12:40

C'est irréfléchi !! C'est bien là le probléme, c'est "gens" sont grands parce que nous sommes à genoux. Moi qui suis cinéaste, un jour, devant mon équipe j'ai dit une blague à la noix. Tout le monde riait, j'en ai été honteux et je me suis dit qu'ils me faisaient la cour, et que ce n'était pas un rapport possible. La servilité!

25/11/2010, 10:56 | Par marushah en réponse au commentaire de goucyloun le 24/11/2010 à 12:40

Je me le suis demandé, aussi.

Le rire est classiquement une réaction a des sitations décalées. Les blagues sont toutes faite sur un petite histoire ou soudain ca devient "hors norme". Ca fait rire, car le rire sert a désamorcé ces situations qui créé de la tension. Le rire désamorce la tension dans un groupe et a été "inventé" pour cela.

La, on imagine facilement la tension monter. Pourtant, les journalistes n'osent pas montrer que tout cela est délirant, donc ils rient pour désamorcer leur tension.

En conclusion, le rire est sois, n'est pas un rire du type, "hahaha, tout va bien, on est entre potes, qu'est ce qu'on s'amuse.", mais bien l'expression d'un malaise. Pourtant, il est problèmatique, car il indique que les journalistes n'osent pas s'opposer au président. Ils sont dans la déférence, donc ils n'osent pas le contre-dire, alors que des contres-arguments, il y en a des pleines brouettes.

Evidement moi, dans cette situation, je serais surement comme eux. Mais moi, ce n'est pas mon métier. Je n'ai pas l'habitude de cela et je n'ai pas fait profession de faire vire le debat et le rendant publique. Eux, si.

Eux devrait être des professionnels qui ne rient pas, mais renvoie la réalité à la face de l'interviewer pour en faire sortir le pertinant.

Mais ca, au moins en France, ca n'existe pas (voir le "20h" du président).

 

 

24/11/2010, 13:14 | Par Yannis

Je partage cette analyse de l'enregistrement et pense aussi que c'est cette vérité là qui dérange le plus : à savoir la subordination pour des intérêts professionnels à un pouvoir qui, dans une démocratie digne de ce nom, ne doit pas craindre d'être constamment remis en question, et surtout, n'est absolument pas de droit divin bon sang !!

Cette "larbinisation" gangrène notre société à tous les niveaux et dans le quotidien de certains d'entre nous, il est probable que le professionnel dépasse de très loin le politique dans cette problématique.

24/11/2010, 13:25 | Par sokolo en réponse au commentaire de Yannis le 24/11/2010 à 13:14

Le son est assez mauvais mais a le mérite d'exister... Seule la fin vaut son pesant de... je ne trouve pas mes mots, peut-être de vomi, mais on doit pouvoir trouver mieux. Une leçon de "lèchecultisme" donnée par le président à des journalistes complices...

24/11/2010, 13:18 | Par Philips Michel

Les journalistes savent que $arko fonctionne "à l'affectif", dans le genre copain-copain: si on veut le mettre à l'aise et avoir ainsi le maximum de chance de le voir éventuellement "lâcher" un scoop, faut "faire comme si" on était de connivence avec lui. D'où rire quand il s'attend à ce que l'on rie. Rien à voir avec une interview. N'est-ce pas ça le "Off"?

24/11/2010, 13:23 | Par sokolo en réponse au commentaire de Philips Michel le 24/11/2010 à 13:18

Bonjour, je trouve votre regard bien gentil, de plus ce n'était pas du "Off", il semble, qui se pratique ordinairement en petit comité. Pas le cas ici.

24/11/2010, 14:00 | Par rimbus en réponse au commentaire de Philips Michel le 24/11/2010 à 13:18

J'ai vu une interview de John Paul Lepers qui raconte qu'il avait rencontré Sarkozy, et que celui-ci avait tenté le copain-copain… main sur l'épaule, on se dit tu, bisou-bisou et mange dans ma main.

Ce dernier explique qu'il a refusé le tutoiement, pour ne pas tomber dans le copinage et la connivence, pour rester psychologiquement indépendant et objectif. JP est un grand monsieur, que je respecte profondément.

Audrey Pulvar, a quant à elle tenu tête à sarkozy pendant une interview, à la manière de Paxman, en acculant l'adversaire dans les cordes.

Voilà 2 exemples pour le journalisme. Pas des exemples de réussite financière peut-être, mais des exemples de déontologie.

Respect.

24/11/2010, 16:57 | Par gege77 en réponse au commentaire de rimbus le 24/11/2010 à 14:00

Tout à fait d' accord avec vous, on peut résister, cela ne doit pas être simple , j' en conviens , mais l' on peut!!! Alors les autres , les "toutous" qui viennent vous expliquer après qu' il n' y a pas de connivences ahhhh . Quand au OFF, c'est quoi ce truc inventé pour lancer des ballons d' essais , des balivernes.Pauvres "journaleux" qui se vautrent dans la fange de droite comme de gauche. Le métier est en péril et ils s'en foutent. pauvres hères

25/11/2010, 02:03 | Par ceinna coll en réponse au commentaire de rimbus le 24/11/2010 à 14:00

@rimbus

merci pour le billet, excellent !

Respect à John Paul Lepers qui est professionnel et d'une grande dignité, ainsi qu'Audrey Pulvar, et Paul Moreira.

J'ai la vidéo d'une très belle qualité de John Paul Lepers sur "Madâme" !

Hallucinant et déplorable ces journaleux !

25/11/2010, 12:51 | Par rimbus en réponse au commentaire de ceinna coll le 25/11/2010 à 02:03

John Paul a fait deux superbes reportages, sur les Gitans et sur l'Islam. Ils ont été diffusés sur F4, mais sont aussi visibles sur le site de la Télé Libre.

John Paul Lepers est un bon journaliste, et je crois que c'est une personne intègre et morale, comme il y en a de moins en moins (sauf à Mediapart).

25/11/2010, 11:00 | Par marushah en réponse au commentaire de Philips Michel le 24/11/2010 à 13:18

" avoir ainsi le maximum de chance de le voir éventuellement "lâcher" un scoop"

Héhéhé ! Qui pensent que le président va tout un coup "lacher un scoop !" Tout ca est super cadré et il ne dit jamais que ce qu'il veux bien dire, off ou pas off. Et même si il dit qq chose qu'il ne voulait pas (comme ici), ils n'ont pas le droit de le répéter alors, aucun interet.

Non, cette conivence ne sert que le politique. Les journalistes s'illusionnent si ils ne comprennent pas ca.

24/11/2010, 14:28 | Par -

Le " sarkoffage " de la presse de connivence !

24/11/2010, 16:28 | Par CLAUDE LEXCELLENT

je ne comprends pas ce concept du off, qui permet toutes les manipulations et place les journalistes dans une position de courtisan.

 

24/11/2010, 17:02 | Par jean-louis B

Off ou pas off est-ce que ça change vraiment quelque chose pour sarkoléon ?

L'humiliation qu'il a fait subir tour à tour sur tf1 l'autre soir à nos trois journalistes "vedettes" c'était pas du off ! et vous croyez que ça l'a gêné l'autre "imparfait du subjonctif" ? Pas le moins du monde ! Alors ? ...

Et ça, ça énerve, mais ça fait peur ... aussi.

Je ne dis plus rien

 

NB : en fait, il n'y a qu'un bouton sur lequel il convient désormais de se concentrer, c'est sur le "ON" qui déclenchera son éjection du trône, en 2012.

24/11/2010, 18:09 | Par Georges H MOREL

Je pense, comme un grand nombre d'entre nous, que tout est résumé dans la photo qui illustre cet article.

Je ne partage pas l'argument de goucyloun

"le rire, ou plutôt les frémissements qu'on laisse échapper ne sont-ils pas un soulagement de cette tension "

Lafontaine l'avait très bien expliqué dans "Le Corbeau et le Renard" !

 

24/11/2010, 18:15 | Par Oliviero

A lire, le blog du journaliste du Monde, Leparmentier,

http://elysee.blog.lemonde.fr/2010/11/23/le-off-de-nicolas-sarkozy-ne-valait-pas-tripette/

ce mônsieur n'a pas vécu le direct, mais nous explique que "ça ne vaut pas tripette". Si on se dit que les journalistes du Monde ont aussi considéré que les enregistrements de Bettencourt ne valaient pas la peine d'être divulgués, on a une image du degré d'exigence que cette presse a envers nos dirigeants politiques.

 

24/11/2010, 18:26 | Par Claustaire

J'avais aussi noté, dans ce off(icieux) avec un certain écoeurement les rires complices des journalistes présents, les mêmes rires (et peut-être journalistes) que lorsque Joffrin s'était fait rembarrer, alors même qu'il posait une bonne question, et que ses lâcheurs de compères "applaurirent" vénalement leur Président qui pourtant répondait visiblement à côté. Où l'on voit combien vite on peut être englué dans une ambiance, des mimétiques gestuelles, des soumissions grégaires, et se laisser aller à des comportements indignes, dont on devrait pourtant ensuite avoir le courage de se fustiger.

24/11/2010, 19:23 | Par ujamaa

Bravo Rimbus, super billet. Rien à ajouter.

24/11/2010, 22:00 | Par rimbus en réponse au commentaire de ujamaa le 24/11/2010 à 19:23

Merci :-)

25/11/2010, 09:58 | Par ISHTAR. en réponse au commentaire de rimbus le 24/11/2010 à 22:00

*** doublon

25/11/2010, 02:58 | Par ISHTAR. en réponse au commentaire de rimbus le 24/11/2010 à 22:00

24/11/2010, 20:29 | Par Eclero

Moi il y a un autre épisode média qui m'a bien fait rire un matin. Après un règlement de compte à marseille un ado est mort, jusque là pas trop drôle il est vrai. Mais la réponse de Gobels, merde pardon, hortefeux lance une opération de police a marseille, bref 500 fonctionnaires de police. Et là un prefet de police, qui sent la testostérone et une voix intermédiaire entre rambo et le commissaire moulin exhibe une Kalachnikoff du fond d'un coffre de porche Cayenne, conduite comme il le faut par un maghrebin ! Et il communique car il l'a bien compris : l'important ce n'est pas d'avoir des résultats mais de COMMUNIQUER. Parce que le bilan : 500 policiers pour une kalachnikoff, c'est un peu faible. C'était un moment de joie médiatico sarkosyque ! Cela n'a peut être pas de rapport avec le sujet mais je tenais à le partager.

24/11/2010, 20:52 | Par voodoochild

d'abord comment être sûr que la bande-son est bien celle enregistrée ce jour-là?

Et si c'était un fake monté après coup pour démystifier le prétendu "pétage de plombs" de sarko?

une idée comme ca...

25/11/2010, 00:29 | Par boklm en réponse au commentaire de voodoochild le 24/11/2010 à 20:52

Oui oui oui... Et on peut aussi imaginer que la bande-son ait été modifiée par des extraterrestres venus du futur et ce genre de choses tant qu'on y est :)

une idée comme ca...

24/11/2010, 21:28 | Par monique henriette josiane

la fascination dans le rapport sado-masochiste.............

24/11/2010, 21:54 | Par fiche_doublon_29962

Qd on lit le livre des Duhamel, surtout Alain, on comprend mieux les relations perverses entre politiques et journalistes, mi-taupes, mi-courtisans, où l'on se gausse d'objectivité et de professionnalisme tout en sachant ne jamais l'être et en utilisant chacun l'autre...il faut toute la "flexibilité" sirupeuse d'un Alain Duhamel pour survivre !

On se pose la question : dans ce couple fusionnel et conflictuel de microcosme, où est la place du citoyen, du lecteur.... ???

Mais n'est-ce pas le système à la française qui veut ça ??

Et là, se sont les "grands" de la presse, alors pour le menu fretin anonyme et "embeded", il ne reste plus qu'à être servile !!

Et cette diffusion du "off" ressemble à une petite vengeance...

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25/11/2010, 09:25 | Par PierreG68 en réponse au commentaire de passifou le 24/11/2010 à 23:33

@ Passifou Je vous remercie pour votre excellent commentaire. J’apprécie en particulier votre remarque sur l’ « infection » du chef et d’une société déboussolée ainsi que votre conclusion : « tirer la chasse sans un regard ». Je suis pourtant persuadé que les premiers malades sont ceux qui ont élu cette « infection » et qui pourraient bien le réélire. Je trouve très inquiétant qu’avec 30 ou 32 % d’opinions favorables, Sarkozy se retrouverait à quasi égalité au second tour avec Martine Aubry selon les sondages les plus récents. Une telle contradiction prouverait qu’une bonne moitié de nos concitoyens n’a toujours pas compris à quel personnage déséquilibré, inculte et pervers elle a affaire. Depuis 20 ans le formatage de l’individu à la compétition réalisé par le management fascisant des entreprises et relayé par la télé-réalité aura été une réussite. Ecraser l’autre pour survivre, lécher les bottes du supérieur, mépriser l’inférieur, rejeter le métèque, défendre son petit pré carré, voilà la mentalité ambiante si bien représentée par le petit chef. Solidarité, hospitalité, générosité, culture sont des valeurs ringardes.

C’est l’âge des cavernes avec des écrans plats à l’intérieur, plats comme les encéphalogrammes.

Les « Passifou » sont bien minoritaires, mon bon Monsieur.

25/11/2010, 10:40 | Par cousine 24 en réponse au commentaire de passifou le 24/11/2010 à 23:33

Pas d'accord Clin d'oeil avec votre condamnation de la France, " devenue vraiment une nation vide de sens, de foi en elle-même, et de vérité,"

Pensez à ces huit journées ( on dit bien huit ) de manifestations massives, soutenues par 70% des Français.

D'une part notre système "démocratique" est perverti, pratiquement aucun moyen de contrôle n'étant possible. Les exemples sont nombreux, à commencer par le référendum 2005.

D'autre part, les médias ont roulé comme un seul homme pour le hongre altoséquanais, bien entendu asservis par les prescripteurs. Comment le pékin moyen aurait-il pu connaître le background dans lequel baignait ce nervi? C'est bien le Net, donne nouvelle, qui a permis de découvrir peu à peu le vrai visage de cet individu.

 

On nous fait un remake avec Desk. Est-ce dans les médias mainstream qu'on trouve les informations dérangeantes sur ce personnage?

A mon avis, la campagne 2012 ressemblera à celle pour le référendum,

Mais mille fois oui, " Il est temps de les balayer, comme on tire la chasse, sans un regard."

25/11/2010, 11:58 | Par PierreG68 en réponse au commentaire de cousine 24 le 25/11/2010 à 10:40

@ Chère Cousine 24

Je suis désolé, les Français connaissent ce type depuis 1995 quand il soutenait Balladur. Un jeune Rastignac aux dents longues. Plus tard, lorsqu'il s'est emparé du ministère de l'Intérieur puis, lorsqu'il a pris d'assaut à la hussarde le RPR, il ne fallait quand même pas être très futé pour comprendre la psychologie et les travers du personnage. Une ambition sans limite en marchant sur les cadavres s'il le fallait.

Quant aux manifestations pour la retraite, d'accord avec vous, 70 % des Français en soutien des grévistes, mais par procuration. Avez-vous vu des grévistes du privé dans la rue ? C'est vrai que si l'on touche à leur porte-monnaie les gens réagissent, mais seulement pour défendre leur porte-monnaie.

Mais s'il s'agissait de défiler pour la Démocratie et la Justice piétinées, pour des principes républicains, combien compterions-nous de divisions ? 1500 abonnés à Médiapart, 500 au Monde et 500 à Libération ?

Enfin, lisez la réaction de Mathurin_93, deux posts plus loin, il décrit très bien la dure réalité qui nous attend.

Cordialement,

Pierre

 

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25/11/2010, 00:57 | Par patrick 44

Il ne faut pas se payer de mots. Le "off" devait permettre la rencontre entre les jornalistes et Levite le Conseiller aux affaires étrangères de Sakozy. Dès lors que Sarkozy lui-même se pointe à une réunion déjà programmée où il n'était pas prévu, le "off" disparait . D'ailleurs ce sont les services de l'Elysée qui sont rapidement intervenus pour dire que selon eux c'était "off", alors que certains journalists envisageaient de rendre cette triste prestation présidentielle publique.

Quant aux journalistes, la couardise de certains est égale à leurs souhaits de participer aux prochains déplacements présidentiels... Tout homme a ses petites et grandes faiblesses.

25/11/2010, 07:36 | Par mathurin_93

Messieurs ce triste sire,ne l'oublions pas,a ete elu par la moitie des francais.

Et les enormites,en France,sont vite oubliees.Surtout si l'opposition n'est,pour l'instant,pas a la hauteur.La gauche ressemble plus a un champ de foire ou un ring de boxe qu'a un parti politique.

Et quand meme cette opposition ne s'oppose pas beaucoup.Ils s'arrangent plutot (Chirac-Delanoe) car les places sont bonnes.

Quand aux journalistes infeodes ou pas,les questions qu'ils posent et les reponses qu'ils obtiennent,n'ont qu'une valeur de tres courte duree.Contradiction entre president et son premier ministre,langue de bois,promesse impossible a tenir,car,ne l'oublios pas La France a ...........une ardoise de 1500 milliards!!!Et nous n'en entendons pas beaucoup parler.

L'affaire Karachi est un drame,il faut le (notre petit president) pousser dans ses derniers retranchements,il commence a "peter" les plombs,tant mieux!!!

Mais ne pas oublier que nous allons droit dans le mur,et que,meme si les manifestations contre les cures d'austerite dans les autres pays de l'union (Grece,Portugal,Irlande.....) nous laissent de marbre,cela pourrait nous arriver tres rapidement.

25/11/2010, 08:40 | Par françois périgny

La guerre idéologique va s'amplifier. Il va falloir choisir son camp. L'aspect "proto-fasciste" du clan Sarkozy (qui ne fait que masquer la volonté de ce que représente l'Ump de faire "main basse sur la ville" : je veux dire par là que les prétendues nuances de la droite et du centre ne sont que des faux-semblants ; les "dominants" ont l'intention de tout rafler, un peu comme les "premiére classe" sur le pont du Titanic) apparait de mieux en mieux. Les "journalistes" vont devoir choisir, comme tout le monde. Les années qui viennent vont être dures, très dures. Pour eux comme pour tout le monde.

 

25/11/2010, 09:24 | Par Sigismond

Rimbus

J'apprécie beaucoup, et je suis totalement d'accord avec ce billet. Pour comprendre le fonctionnement de ce groupe de journalistes, je vous conseille de lire "La psychologie des foules" de Gustave Le Bon (début du XXe siècle). On le trouve aux PUF en format poche. C'est écoeurant (d'ailleurs Le Bon a inspiré Goebbels) mais ça explique comment Sarkozy a pu manipuler facilement cette bande d'imbéciles.

25/11/2010, 09:52 | Par Phylloscopus

Personnellement, il y a deux choses qui me frappent, hors la connivence des journalistes prétendument sérieux :

- Le ton d'abord, pleurnichard, d'une fausse évidence et d'une fausse décontraction; mais pourtant il aborde les sujets qui le préoccupent, non pas l'OTAN, ou autre, mais Karachi, Bettencourt, Claerstraem. On comprend que ça l'ennuie beaucoup toutes ces affaires.

- Quand il insiste lourdement sur l'absence de documents, d'abord c'est faux, mais ensuite on se dit qu'il a largement eu le temps de les mettre à l'abri, voire détruits.

Au total un discours non pas improvisé, mais prémédité, hors de ses surveillants habituels, pour tenter de désamorcer les bombes ?

25/11/2010, 10:00 | Par ISHTAR.

25/11/2010, 12:15 | Par Zantafio en réponse au commentaire de ISHTAR. le 25/11/2010 à 10:00

Et alors ? Bon, en dehors du fait qu'il parle "lieuban"... que dit il d'horible?

25/11/2010, 12:44 | Par Zantafio

PERSONNE N'A ENTENDU LA BANDE MAIS TOUT LE MONDE COMMENTE.

Moi j'aime juger sur pièces et pas sur des bruits de "cabinet". Alors, si vous n'avez rien à nous faire entendre, taisez vous !

Je ne suis pas un supporter de Sarkozy mais cette hallali permanente est choquante. On est dans l'insulte et la caricature permanente. Vous vous comportez d'une manière pire que celle que vous reprochez au Président, qui, que vous le vouliez ou non, aprés avoir été dans l’œil de médias pendant une vingtaine d'années, a été élu démocratiquement par une solide majorité des Français. Je n'ai jamais voté pour lui, mais je respecte le vote de la majorité.

Autant de haine à l'égard de cet homme me le rendrai presque sympathique. C'est vous dire...

Cette atmosphère délétère affaibli notre pays à un moment ou nous sommes fragilisés par toute sorte de crises. Il est peut être, voir probablement coupable d'une partie des accusations dont il fait l'objet par la rumeur publique. J'aimerai néanmoins un peu plus de retenue. Des faits précis et une accusation bien charpentée gagnerai en crédibilité. Si vous avez des accusation précises, avec des preuves concrète, alors exposez les. Mais cette gesticulation et ces vociférations vous dé-crédibilisent vous d'abord, et nous affaiblissent tous ensuite. De plus, cela ne semble pas le déstabiliser. Ça me rappelle la campagne contre Clinton.

Cette chienlit typiquement Française me fait douter de notre capacité à atteindre le niveau de cohésion social propice pour réformer notre pays afin d'adapter nos valeurs et notre économie au contexte du 21ème siècle.

Quand je vous lis, je comprends que la France, et sans doute l'Europe, sont condamnées au déclin.

25/11/2010, 14:48 | Par extralucide

Les journaleux larbins invités par Sarko croient faire partie d'une caste, les élus du nabot. Si il n'y avit pas eu ces rires, je pense que son entretien se serait arrêté. C'est bien là le pire, les rires. Même ceux qui ne sont pas d'accord rît comme les autres. Manque plus que les applaudissements, toujours pour croire qu'on est dans la normalité.

25/11/2010, 15:03 | Par BSX

Avec un fat sur la défensive, montrer une feinte connivence par le rire pourrait être une technique pour lui faire baisser la garde.

On aimerait que ce fût la signification des rires de ces "journalistes". Hélas !...

P.S. Pour ceux qui n'auraient pas entendu la bande et qui se plaindraient de ne pouvoir juger sur pièces, voir, sous la photo, en haut de cette page, en gras, "écouter cette bande-son".

25/11/2010, 18:10 | Par dianne

Et si les journalistes avaient autant de courage que lors de la "leçon" que certains administrèrent naguère à Isabelle Adjani, pour de futiles raisons d'egos malmenés ? Et s'ils laissaient leur chaise vide à la prochaine convocation ? Et si l'insulteur se retrouvait seul ? Et si plus personne n'alimentait sa machine à provocations ? Et s'il était obligé de réquisitionner l'ORTF pour sa propagande ?

Que je sache la pauvre Isabelle ne les avait pourtant pas insultés. Mais quelle posture martiale dans la dépose des appareils photos sur les marches de Cannes... Il faut dire que c'était facile de mettre au pas une jeune femme fragile. C'est une autre paire de manches de se mettre ouvertement en état de rébellion face à l'arbitraire.

 

26/11/2010, 19:17 | Par François Bouchard

Citoyens! aujourd'hui, en France, les apostasies sont en joie.La vieille terre du 14 juillet et du 10 août assiste à l'épanouissement hideux des turpitudes et à la marche triomphale des traîtres. Pas une indignité qui ne reçoive immédiatement une récompense.Ce maire a violé la loi, on le fait préfet ; ce soldat a déshonoré le drapeau , on le fait général; ce prêtre a vendu la religion on le fait évêque ; ce juge a prostitué la justice, on le fait sénateur; (...)

Autour de ces hommes, tout est fanfares, banquets, danses, harangues, applaudissements, génuflexions. Les servilités viennent féliciter les ignominies.

On comprend mieux pourquoi notre président se vante de ne pas lire les classiques.

Collections points discours 3€: "ce sang qui coule, c'est le vôtre" . Victor Hugo

26/11/2010, 19:49 | Par dianne en réponse au commentaire de François Bouchard le 26/11/2010 à 19:17

J'ai cru que c'était un résumé du Canard Enchaîné de la semaine : tout y est !

26/11/2010, 19:33 | Par amel belhadj

 

Même, l'épouse du Président de la République s'y met : "Mais qu'ils sont cons, ces journalistes !"Marche

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/quand-sarkozy-plaisante-des-journalistes-avec-les-journalistes-25-11-2010-1266992_52.php

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