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Michel Vauzelle fustige la politique du gouvernement à l'égard des Rroms

Face au climat actuel de stigmatisation des peuples Rroms et Tsiganes entretenu par le gouvernement, une large mobilisation des Tsiganes de Provence-Alpes-Côte d’Azur a été organisée jeudi 26 août 2010 à 11h devant le Mémorial de Saliers à Arles, en présence du président de Région Michel Vauzelle (et député d'Arles), ainsi que le maire de la ville, Hervé Schiavetti.

 

Michel Vauzelle a appelé à dénoncer la politique du gouvernement à l'encontre de ses frères Gitans, et rappelé notre devoir sacré de rappeler les principes de la République, "liberté, égalité et fraternité".

 

Hervé Schiavetti, le maire d'Arles, a rappelé que c'est dans le hameau de Saliers que l'Etat Français de Vichy avait installé le camp d'internement réservé aux tsiganes, un camp aux allures concentrationnaires.

 

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Etaient aussi présents des représentants de l'association pour la mémoire de l'internement et de la déportation des Tsiganes (Amidt), de l'Union française des associations tsiganes, du Comité tsigane de Provence, des élus locaux (l'absence de M. Chassain, des Saintes-Marie de la mer, a été remarquée), des autorités religieuses, différentes associations œuvrant pour le devoir de mémoire et des droits de l'homme, d'Attac (qui tenait son université à Arles).

 

Esmeralda Romanez , présidente de l'Amidt, portait un triangle marron comme celui que les nazi imposaient à ses parents afin de rappeler au gouvernement Français le risque d’un dérapage xénophobe en désignant le peuple Rom comme bouc émissaire...

 

Dans son discours intitulé Dosta ! (assez) elle a fustigé le président Sarkozy qui "a pourtant épousé Cécilia Ciganer, de sang Rom, et l'a choisie comme mère de ses enfants" (…)

"Dosta de ce gouvernement qui agit comme l'extrême droite, faisant planer pour les élections de 2012 une interrogation insupportable". (…)

"Nous, peuple Tsigane, Français depuis le 15e siècle pour la plupart d'entre nous, n'avons inventé ni la bombe atomique, ni les armes de destruction massive. Nous n'avons pas fait écrouler l'économie mondiale". (…)

Dosta, peuple Tsigane… Solidarité avec nos cousins de l'Est qui ne sont qu'une poignée en France (environ 15 000) et auxquels ce gouvernement honteux fait subir une maltraitance de tous les instants…" (…)

"Pour notre descendance nous voulons ce qu'il y a de meilleur, c'est à dire une vie de famille, sans haine et sans violence, dans le respect et l'honneur… Sommes nous à blâmer d'avoir un tel idéal, une telle vision de l'avenir ? Le peuple Rrom est un peuple fier… Opre Roma".

 

A revoir, sur la Télé Libre, le reportage de John Paul Lepers, "Qui a peur des Gitans ?".

 

Un article du Rimbusblog

Tous les commentaires

Et si on parlait du chômage, des retraites, du déficit, de la ruine du pays.

Il suffit que le nain pathologique dise Rohm pour qu'on ne parle plus que de ça ? 

C'est lui qui donne les sujets ?

Ca tombe sur vous désolé, mais là, il fallait que je le dise. 

Amicalement tout de même. 

C'est pas un sujet de conversation, c'est une raffle contre des êtres humains.

En tauromachie, on ne fait jamais combattre 2 fois un toro, celui-ci apprend vite que la muleta n'est qu'un leurre. Les français sont comme les toros, ils ne vont pas se laisser abuser 2 fois par les leurres de Sarkozy.

Espérons que l'analogie avec la tauromachie n'ira pas plus loin...

Le taureau n'a qu'exeptionnellement l'occasion de montrer qu'il a compris le rôle de la muleta. En général, il termine sur le flan, une épée plantée dans la "croix"... Et ne comptons pas sur Sarkozy pour brandir un mouchoir orange !

Depuis 2007, le sort du peuple français et de notre République n'est guère plus enviable que celui du taureau qui entre dans l'arène. Il n'y a finalement que les "toreristas" de l'extrème droite pour apprécier le spectacle donné par ce gouvernement (encore que ceux du FN ne doivent pas apprécier qu'on leur coupe l'herbe sous le pied de cette façon)...

 

Je déteste la corrida.

Bonsoir,  merci de nous faire savoir cette mobilisation et les différentes interventions. D'une façon générale, merci pour vos billets que j'apprécie.

Merci à vous pour cet aimable commentaire Sourire

Merci pour ce témoignage. 

Merci de l'avoir lu !

Merci pour un peu d'histoire.

C'est pourquoi Luc CHATEL a changé tous les programmes "HISTOIRE" cette année; pour que l'on oublie et confonde tout.

 

Alors, à tous les MEDIAPARTISTES, abonnez-vous aussi à "HISTORIA" Journal extra et très bien fait. 50€ par an environ. Je ne fais pas de publicité, mais quand même.

Il y avait un amusant n° du Point, il y a 2 semaines, sur les "impostures" de l'Histoire.

En parlant de l'Histoire et de la volonté du gouvernement de la diluer dans un évangélisme avéré, de la dissoudre, d'interdire d'enseigner certaines périodes comme la crise de 29 et l'entre-deux guerres, de crainte que les élèves n'aient là les éléments de compréhension de ce que nous vivons, et qu'ils n'acquièrent des références de pensée, d'analyse, de jugement ; il apparaît que c'est aussi par les historiens que nous viennent les analyses les plus construites, intéressantes et denses ces derniers temps, notamment sur Mediapart :

 les billets de Pierre Cornu et de Vincent Duclert, pour ne citer qu'eux, celui de Pascal Maillard qui est également enseignant, en Littérature. L'enseignement du français et de la littérature est également touché par les réformes gouvernmentales. 

D'où la grande nécessité de défendre l'enseignement général jusqu'à la terminale pour tous les élèves, quelle que soit leur orientation.

C'est vrai qu'"Historia" est une bonne revue, bien documentée.

Je ne veux pas faire d'amalgame, mais j'ai constaté récemment que dans le même temps où l'Histoire comme enseignement et recherche est mise au ban, où la crise de 29 est occultée dans les programmes scolaires, on trouve des DVD à la Fnac par exemple, "expliquant" la crise de 29 ; drôle d'enseignement, privé, qui vient d'on ne sait où, fait par qui ? on ne sait pas.

C'est payant, et il faut être drôlement intéressé par le sujet, et avoir le budget, pour se renseigner sur la question. Reste Internet ? Ca ne remplacera jamais l'Histoire, les historiens, les enseignants passionnés.  

J'ai vu la couverture du numéro du point sur les impostures de l'Histoire. Des impostures, il y en a un tas. Mais aujourd'hui, ne sommes-nous pas dans l'imposture même, comme principe de gouvernement  ?

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