Pour une alternatve à l'incarcération des mineurs
Pour répondre à une délinquance des jeunes perçue comme« toujours plus importante et plus violente », proposer de modifier l’âge de la minorité pénale en hésitant entre 12, 13, 14 ans paraît dérisoire, inadéquate, régressif. Agiter la menace d’une incarcération plus précoce est absurde. Les USA auraient depuis longtemps éradiqué leur taux de criminalité et de conduites délictueuses en usant et abusant de toutes les formes d’emprisonnement jusqu’à l’illégalité.
Proclamer que : l’éducation primera désormais sur la sanctionen chapeau d’un texte officiel essentiellement consacré à peaufiner des sanctions éducatives.. cet oxymore résumerait à lui seul l’absurdité et l’inefficacité prévisible de cet énième modification de l’ordonnance du 2 février 45.
Quant au vieux conflit entre prévention et répression il n’est plus d’actualité la plupart des structures de prévention ayant été étranglées par l’assèchement des crédits. La prévention autorisait des réflexions sur des conduites préventives, l’analyse des causes du désarroi de cette jeunesse en quête d’une reconnaissance de leur identité. Dans ce contexte pourrait naître une nouvelle législation de protection des jeunes. Comme en 45 où cette protection des mineurs était la première préoccupation de nos anciens.
En réalité l’origine des comportements délictueux se trouve au cœur des disfonctionnements de notre société : les processus d’exclusion, la fracture sociale, la ségrégation spatiale –taudis, ghettos, banlieues, foyers d’urgence-, la dégradation du marché de l’emploi, les failles de l’éducation nationale, l’affaiblissement des liens sociaux, la démographie mondiale aggravant les flux migratoires, les crises économiques à répétition, la crainte d’un grand nombre de se voir entraîner dans cette spirale de la précarité. Tous ces désordres du fonctionnement social ont été dénoncés avec des amorces réformatrices atténuant dans le moment les effets les plus insupportables , mais rarement abouties.
Ces processus excluant sont devenus des menaces permanentes pour une frange importante où se retrouvent un grand nombre de jeunes sujets défavorisés. Pour tous les autres plus ou moins favorisés l’exclusion est perçue comme banale, familière, inscrite comme durable et pour le moins difficilement réversible
Notons que l’exclusion a pour partie fonction de symboliser les bornes d’une normalité pourtant bien difficile à circonscrire et a contraindre dans des limites collectivement acceptées. Les symptômes autorisant le repérage de l’exclusion sont le plus souvent dénoncés par l’environnement immédiat famille, école, quartier aboutissant à un signalement à l’autorité policière, judiciaire, médical ou administrative. L’impétrant est alors fiché et orienté vers l’instance ad hoc et il éprouvera bien des difficultés pour s’en échapper .
Dans ce contexte les quelques milliers de jeunes inadaptés,
Pour répondre à une délinquance des jeunes perçue comme« toujours plus importante et plus violente », proposer de modifier l’âge de la minorité pénale en hésitant entre 12, 13, 14 ans paraît dérisoire, inadéquate, régressif. Agiter la menace d’une incarcération plus précoce est absurde. Les USA auraient depuis longtemps éradiqué leur taux de criminalité et de conduites délictueuses en usant et abusant de toutes les formes d’emprisonnement jusqu’à l’illégalité.
Proclamer que : l’éducation primera désormais sur la sanctionen chapeau d’un texte officiel essentiellement consacré à peaufiner des sanctions éducatives ?? cet oxymore résumerait à lui seul l’absurdité et l’inefficacité prévisible de cet énième modification de l’ordonnance du 2 février 45.
Quant au vieux conflit entre prévention et répression il n’est plus d’actualité la plupart des structures de prévention ayant été étranglées par l’assèchement des crédits. La prévention autorisait des réflexions sur des conduites préventives, l’analyse des causes du désarroi de cette jeunesse en quête d’une reconnaissance de leur identité. Dans ce contexte pourrait naître une nouvelle législation de protection des jeunes. Comme en 45 où cette protection des mineurs était la première préoccupation de nos anciens.
En réalité l’origine des comportements délictueux se trouve au cœur des disfonctionnements de notre société : les processus d’exclusion, la fracture sociale, la ségrégation spatiale –taudis, ghettos, banlieues, foyers d’urgence-, la dégradation du marché de l’emploi, les failles de l’éducation nationale, l’affaiblissement des liens sociaux, la démographie mondiale aggravant les flux migratoires, les crises économiques à répétition, la crainte d’un grand nombre de se voir entraîner dans cette spirale de la précarité. Tous ces désordres du fonctionnement social ont été dénoncés avec des amorces réformatrices atténuant dans le moment les effets les plus insupportables , mais rarement abouties.
Ces processus excluant sont devenus des menaces permanentes pour une frange importante où se retrouvent un grand nombre de jeunes sujets défavorisés. Pour tous les autres plus ou moins favorisés l’exclusion est perçue comme banale, familière, inscrite comme durable et pour le moins difficilement réversible
Notons que l’exclusion a pour partie fonction de symboliser les bornes d’une normalité pourtant bien difficile à circonscrire et a contraindre dans des limites collectivement acceptées. Les symptômes autorisant le repérage de l’exclusion sont le plus souvent dénoncés par l’environnement immédiat famille, école, quartier aboutissant à un signalement à l’autorité policière, judiciaire, médical ou administrative. L’impétrant est alors fiché et orienté vers l’instance ad hoc et il éprouvera bien des difficultés pour s’en échapper .
Dans ce contexte les quelques milliers de jeunes inadaptés,

