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Le nucléaire, une affaire trop sérieuse pour être laissée aux ingénieurs.
Le nucléaire civil, une affaire trop sérieuse pour être confiée aux ingénieurs.
Nous en sommes à la troisième catastrophe provoquée par un échauffement incontrôlable du cœur de réacteurs nucléaires. La tâche des défenseurs inconditionnels de cette énergie devient très difficile, d’autant plus que les trois filières actuellement exploitées ont été touchées. Les écolos anti-nucléaires ne se priveront pas de souligner et d’utiliser ce fait incontestable, pour condamner ce mode de production d’électricité.
Ont-ils raison ? Objectivement, je n’en sais rien. Par contre, ces évènements nous invitent à poser une question de simple bon sens. Est-il vraiment impossible de concevoir une technologie nucléaire qui garantisse que l’on ne puisse jamais se trouver en situation de surchauffe quels que soient les erreurs humaines et les évènements naturels ? A-t-on vraiment essayé d’y réfléchir ? Imaginons que le cahier des charges initial ait stipulé cette exigence comme condition incontournable du développement du nucléaire civil. Il est vraisemblable que des propositions de technologies intrinsèquement beaucoup plus sûres mais plus chères auraient alors été faite. Alors là, le choix à faire n’est plus technique, mais politique. On se sentirait quand même plus rassurés aujourd’hui si au prix d’une électricité plus chère, on disposait de centrales nucléaires de production d’électricité dans lesquelles la perte de contrôle accidentelle de la température du cœur était intrinsèquement impossible.
Imaginons que cet objectif soit impossible à atteindre, peut-être aurions-nous pu alors au moins « durcir » la protection des dispositifs de refroidissement des centrales à l’arrêt en les enfermant dans des blockhaus capables de résister à aux pires outrages de la nature et des hommes ! Clairement ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il n’est pas nécessaire de sortir de Polytechnique pour émettre ce jugement de bon sens, car c’est incontestable : sur ce point, on aurait pu faire beaucoup mieux. Cela aurait renchéri le coût de construction des centrales. Même là, le choix du niveau de sûreté a été laissé aux ingénieurs, alors que ce problème est encore une fois politique.
On nous dit que la réponse, c’est l’EPR. Est-ce si sûr ? Je n’en suis pas persuadé.
C’est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux ingénieurs !


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*** Fukushima:Fusion au réacteur n°3?!
Posted 25 mars 2011 by realinfos
TEPCO avoue enfin,mais on le savait déjà,que le coeur du réacteur n°3 serait en fusion! Ils ont juste attendus 10 jours avant de nous le dire!
« L’état du réacteur 3 de la centrale de Fukushima est critique. Un responsable de l’opérateur Tepco a déclaré à l’AFP : « Il est possible que la cuve contenant les barres de combustible dans le réacteur soit endommagée ».
Hier, trois d’entre eux chaussés seulement de bottines en caoutchouc ont été sévèrement irradiés par une flaque d’eau très fortement radioactive. Ils intervenaient dans la turbine située derrière le réacteur 3. Deux d’entre eux ont dû être hospitalisés avec des brûlures aux pieds. Depuis le 11 mars, ce sont 17 techniciens qui ont été irradiés au dessus de la limite autorisée. »
- Le taux de radiation à cet endroit est 10 000 fois plus élevé que la normale!
- Le pire serait que le coeur du réacteur ait fondu,qu’il ait traversé les fondations et contaminait la nappe fréatique,contaminant ainsi l’eau et les sols.
Comme les fuites radioactives dans l’environnement continuent à Fukushima , sa production totale radioactive peut encore dépasser celle de Tchernobyl. Il y a certainement beaucoup de combustible à Fukushima qu’il n’y a jamais eu à Tchernobyl: 1.760 tonnes de combustible nucléaire contre seulement 180 tonnes de Tchernobyl.
Fukushima possède donc dix fois le montant de combustible usé et frais par rapport à Tchernobyl.
D’autre part:
A la vue de ce que l’on vient de lire,il était évident que la radioactivité allait toucher l’eau,les légumes et autres nourritures à des distances relativement importantes:
Radioactivité détectée dans des légumes provenant de Tokyo
Un niveau anormalement élevé de radioactivité a été détecté pour la première fois dans des légumes provenant de Tokyo.
Du césium radioactif, à un niveau excédant la limite légale, a été découvert jeudi dans un légume à feuilles vertes, le komatsuna, cultivé dans un centre de recherche d’Edogawa, à la périphérie de Tokyo et à 250 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a précisé la chaîne publique NHK. Du césium radioactif a été mesuré à 890 becquerels par kilo, soit au-delà de la limite de 500 becquerels par kilogramme.