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Chomsky et les oligarques
Chomsky affirme que les Etats-Unis sont dirigés par une oligarchie cohérente et solidaire aussi bien représentée chez les Démocrates que chez les Républicains.
Cette affirmation pourrait facilement être taxée de poujadisme ou de populisme gauchiste rampant.
Les évènements récents lui donnent pourtant de solides arguments pour poursuivre son discours iconoclaste. C'est du moins en ce sens que nous allons argumenter en traitant des solutions apportées à la banqueroute complète de la finance américaine.
Au préalable, on doit noter que la machine médiatique économique s'est emballée de façon grotesque lorsque ce plan a été annoncé. Au lâche soulagement qui a accompagné la remontée de cours désormais subventionnés s'est ajouté très vite la volonté de légitimer un plan financier dont l'élément essentiel est la mise en coupe réglée des ressources de l'Etat américain pour les années à venir. Certains évaluent d'ores et déjà le déficit de cette année à plus de 6% de PIB, nous aurions tendance à penser que la note sera beaucoup plus lourde.
Or, l'argument de M. Paulson pour justifier le braquage du siècle est que les américains profiterons in fine de cette opération alors que, sans infusions, ils auraient durement souffert. De quelle Amérique parle-t-il ? Quelles conséquences vise-t-il plus particulièrement ? Les effets d'un tel effondrement auraient-elles été aussi catastrophiques qu'il le prétend ?
Nous avons la prétention d affirmer que non.
Laisser faire le marché n'aurait pas été une mauvaise chose. La déflation massive du prix des actifs, due à la destruction de masse monétaire, aurait rendu aux classes dominées de la société américaine un pouvoir d'achat qui leur est refusé de plus en plus à mesure qu une société de rente se met en place. Le processus de « gentrification » de la société américaine a un coût social phénoménal. En garantissant le taux de retour de certains produits financiers, l'Etat garantit en réalité le niveau de vie et l'existence sociale des rentiers du BabyBoom et ce revenu garanti est financé par le reste de la population, directement ou indirectement.
Certes, le chômage serait monté rapidement mais ceux qui seraient restés en poste auraient vu leur pouvoir d'achat augmenter en flèche, sans parler de la possibilité de profiter de taux d' intérêts élevés pour l épargne.
Autrement dit, plutôt qu'à un effondrement économique, nous aurions assisté à une gigantesque redistribution des cartes, probablement vivifiante pour ce jeune pays vieilli prématurément.
Et, nous avons la tentation de le penser, ce shake-up aurait été favorable à la « working class » en général, une fois passé le souffle dévastateur de la banqueroute, autrement dit le krach aurait été profitable à une majorité des américains contrairement à ce que Paulson prétend..
La crise de 29 a été providentielle à bien des égards
Contrairement à ce que l'on peut lire partout, les effets de la crise de 29 sont loin d'avoir été catastrophiques. Les paysans ruinés sont allés renforcer de force les rangs de la population urbaine, nul doute que leurs bras ont été mieux utilisés là, le secteur bancaire a été restructuré et concentré, les compagnies automobiles aussi, une vague d'investissements sans précédent a été lancée. La baisse du prix des actifs a rendu la consommation et l' investissement moins coûteux, qu il s'agisse de la baisse des prix alimentaires ou, à l'époque déjà, du pétrole. A peine huit ans après la fin de la tourmente, l'économie américaine avait renforcé considérablement sa position dominante sur le monde et s'apprêtait à être l'arsenal des démocraties. Les crises économiques font monter la productivité, forcent des orientations de la main d œuvre qui n'auraient pas eu lieu autrement et poussent les élites déclinantes dans l'ornière. En un mot, elles sont le creuset des booms. Ce sont des périodes d opportunités sociales et politiques inédites, les risques d une situation de crise ne sont pas économiques, à moyen terme, ils sont surtout politiques comme l'histoire de l Europe entre les deux guerres l'a démontré. Que le lecteur comprenne bien que nous ne confondons pas la crise qui dure depuis vingt ans en occident avec un tel évènement qui, par sa nature brutale, force le cours des évènements en dehors des chemins autrefois prévisibles. Plus prês de nous, en France, le Régent a eu la sagesse de préparer le règne de Louis XV en organisant une bonne banqueroute frauduleuse. Le prodigieux XVIIIème siècle anglais s'est préparé au son des "run on the bank". Plus près de nous encore, la liquidation des dettes publiques et des avoirs privés qui s'est produite en France entre 1927 et 1945 a ouvert la voie aux trente glorieuses.
Il y a trop d exemples historiques de grandes crises ayant débouché sur des transformations radicales et souvent positives, pour que l'on soit en droit de se demander si parfois l' occurrence d une panique financière n'est pas une bonne chose lorsque qu'on laisse les choses suivre leur cours.
D'un point de vue pratique la faillite des banques signifierait-elle la fin du crédit ?
L'ironie veut que les pseudo-défenseurs du marché aient l'aplomb formidable de prétendre que oui. Dans une optique de libre marché, le monde bancaire se serait ouvert à une myriade d' entrepreneurs individuels qui auraient apporté du capital pour alimenter la machine, les fonds de pension municipaux et syndicaux seraient entrés dans la danse.
Si le métier bancaire devenait subitement accessible, les Buffet et autres Walton ne tireraient-ils pas avantage à se lancer dans ce business lucratif, la réponse est forcément positive.
Les familles du pétroles auraient aussi eu l'occasion de racheter l'honneur des frères Hunt.
Autrement dit, à mes yeux, une solution par le marché aurait été préférable, la classe rentière aurait été liquidée ouvrant la voie à un renouvellement économique et social des élites au pouvoir.
Je ne connais aucun pays dans l'histoire où l'on ait vraiment manqué de banquiers un seul jour, cette catégorie d acteurs économique jouit d une sorte de capacité magique à apparaître aux endroits où les attend le moins. La seule chose qui manque toujours, c est le capital. Dans un monde libéral, des taux d intérêts élevés doivent suffire à rendre cette carence moins prégnante, c'est ce que refuse obstinément la FED.
Il ne faut pas l'oublier, la crise aurait aussi pu déboucher sur une renationalisation du crédit et une forme originale de capitalisme d'Etat. A nos yeux, ces deux options sont toutes aussi viables l'une que l'autre, elles ont des vertus bien différentes, simplement le peuple américain est intellectuellement plus apte à adhérer à la première des solutions, la banqueroute libérale, qu'à la seconde. On ne discute pas l'amour de la liberté même si il est morganatique !
Mais c'eut été une révolution dans un pays qui n'en a jamais eue!
Du point de vue social, le plan de refinancement massif de Wall Street peut être interprété comme une ultime ( ?) démarche des élites économiques en place pour conserver leur position.
La théorie économique n'a rien à voir avec ça et encore moins « l'intérêt public », c'est tout le sens de l action paradoxale de ceux qui hier encore était les chantres de l'économie de marché et de l'autorégulation. Le marché aurait pu se réguler de lui même, l'ajustement promettait d'être violent, il était probablement souhaitable. Mais les élites américaines ne l' ont pas voulu. Elles repousseront l'échéance autant que faire ce peut, car c'est leur existence même qui est en jeu lorsque l'on joue avec l'organisation structurelle du capitalisme financier.
Autrement dit, l'action de la FED et du Trésor ne relève pas de la régulation économique, à notre sens l'échec de leur politique est complet dans ce domaine, elle a en revanche un sens social et politique parfaitement clair. L alliance des retraités et des élites de la finance tient bon et peut même se targuer de l'appui des Démocrates comme de celui des Républicains.
Voilà qui permettra certainement à M. Chomsky de faire encore quelques belles conférences.
Auteurs: Eric Grémont chercheur à l'OpesC


Tous les commentaires
Personnellement, j'enrage depuis le début de voir fuser ces centaines de milliards de dollars pour sauver tous ces escrocs alors que lorsqu'il s'agit de réunir quelques millions pour sauver des êtres humains qui souffrent de la famine due à leur incurie et leur soif de richesses, on se contente de vagues promesses vite oubliées... Je suis d'accord avec vous, pourquoi ne pas laisser la crise éclater, nous pourrions peut-être assister à une redistribution des cartes, salutaire pour l'ensemble de l'humanité, en terme de partage équitable des ressources disponibles (j'évite volontairement le terme "richesses"), d'emplois corrects permettant de vivre dignement, d'enseignement démocratique, d'une politique de santé digne de ce nom, de sauvegarde de la biosphère, notre Bien commun... On saura demain si le congrès états-unien vote cette fois-ci pour ce scandaleux hold up des finances publiques et si se vérifie, une fois encore, l'adage célèbre mais jamais remis en question "les profits sont privés - c'est à dire détournés au profit d'une ultra minorité - les pertes sont publiques - c'est à dire payées par les citoyens, surtout la classe moyenne et les pauvres, car ils sont plus nombreux"... :o(
Merci de votre réaction Corinne ... Effectivement on ne peut qu'enrager, mais il faut se souvenir que toute organisation sociale génère des élites qui oublient parfois assez vite les limites implicites de leur capacité à "privatiser" les profits. Et alors, c'est la rude loi parétienne qui s'applique, il n'y pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. Bien à vous et à bientôt
Oui, la question des "élites"... pour ma part, j'ai du mal à donner ce qualificatif à cette mafia qui gouverne le monde... Chomsky argumente par ailleurs sur la disparition des Etats, au profit d'organisations régionales, plus aptes à organiser le "vivre ensemble" des populations concernées... Au fil de mes lectures, j'ai relevé, il y a quelques temps, la description de certaines tribus refusant l'avènement de toute hiérarchie au sein du groupe, leur méthode étant néanmoins extrême : la mort par les armes.... * PS : en regardant votre fiche, je vois que vous venez juste de vous abonner ! je vous souhaite donc la bienvenue, en espérant que vous vous plairez dans cet espace ! ;o)
Le terme populisme est employé à tort et à travers. Il traduit souvent la révolte des élites (Lasch) et leur haine de la démocratie (Rancière).
C'est précisément pourquoi j'évoque ce qualificatif sur le travail de Chomsky mais sans m'y associer moi même, ce n'est bien sûr pas mon opinion. Concernant la "mafia" française je peux vous recommander ces petits graphiques établis par les soins de M Dudouet http://www.opesc.org/analyses/reseaux-entreprises-cac-40.php Bien à vous et merci pour vos réactions.
Mon commentaire était trop lapidaire. Vous n'étiez bien entendu pas visé. Merci pour le lien
Salluste - quel pseudo. ambiguë ! est-ce un effet d'auto-ironie ? gouverneur romain de l'Africa nova, où dit-on, il s'est enrichi sans scrupule, puis devenu historien sur le tard ! - Mais plus précisément, je reviens sur votre papier que j'ai relu plusieurs fois car il me laisse une impression ambiguë lui aussi, ou du moins de déficit de compréhension de ma part. (je n'ai pas écouté Chomsky pour des raisons d'incompétence linguistique) Vous semblez prôner le fait de laisser faire le marché, arguant que les élites anciennes disparaîtraient, et avec, leur pouvoir défait (on peut vous suivre) ; vous évoquez alors la possibilité d'une nouvelle élite qui prendrait les rennes - soit - et vous semblez parler de la possible apparition dans le marché d'acteurs neufs, je vous cite : "une myriade d' entrepreneurs individuels .....Si le métier bancaire devenait subitement accessible, les Buffet et autres Walton ne tireraient-ils pas avantage à se lancer dans ce business lucratif, la réponse est forcément positive." Soit, encore. On peut faire confiance dans le désir de gagner de l'argent. Et là je questionne : le marché s'auto-régule, ces entrepreneurs entrent dans la danse et cherchent à construire quoi ? des sources de profit de + en + forts, par le nouveau jeu des pouvoirs mis en place et la course qui départage forts et faibles ? ou une politique économique prenant en compte le bien général, régulant raisonnablement les gains pour équilibrer le développement social ? En un mot, ce qui me semble être passé sous silence dans votre papier, c'est la notion de "contrôle" (pour la régulation), ou de "conditionalité" (pour accompagner la "socialisation" des pertes, solution écartée par votre choix), car n'y-a-t-il pas à réfléchir, avant tout, à cette dimension : que le marché se reconstitue de lui-même comme vous l'évoquez ou que l'état assure les banques comme on le voit faire, dans les 2 cas, qu'en est-il du pilotage ? mise-t-on sur le hasard ? ou introduit-on un débat démocratique pour montrer aux citoyens comment ils peuvent intervenir ? En conclusion, ce qui me frappe le plus dans ce que nous vivons, et ce, à la lumière de tous les articles, les infos radio ou TV, c'est que cette notion de pilotage démocratique n'est pas abordée ; le problème a été vaguement abordé lors de la 1ère mouture du plan Paulson, puis il s'est perdu dans les sables. Pour moi, c'est criant depuis la 2ème mouture du plan Paulson, et les opérations de sauvetage des pays européens : les journalistes que je lis ou écoute ne questionnent jamais ça, comme s'il allait de soi que les choix sont bien faits, que c'est une affaire d'experts ...qu'on n'a pas à parler des garanties demandées ni des conditions à moyen et long terme. Démocratie bien malade ! Merci à vous Marielle Billy
J'assume pleinement mon pseudo qui est le fruit d'une longue réflexion. Quand au contrôle démocratique, l'objet de mon papier est précisément de souligner que s'il avait été efficient les évènements n'auraient pas nécessairement pris la tournure qu'ils ont pris.
Ah bon, je n'ai pas compris cela dans vos lignes. Ai-je la berlue ! Le corps de votre argumentaire n'est-il pas qu'aujourdhui il faut laisser faire le marché (et tous les heureux hasards et rééquilibrages qui peuvent s'ensuivre) ; mais le contrôle démocratique, où en parlez-vous ? est-ce toute une part implicite ? Soit je comprends mal, soit vous êtes flou sur le coup, soit les deux mon gouverneur ! o)
Billy je suis désolé je ne peux répondre en détail aujourd'hui. Mais vos questions méritent une réponse claire emporté par l'élan j'ai probablement été elliptique je reviens vers vous sous peu. Vous m'excuserez pour le délais ? Cordialement Salluste PS: comme disent nos hommes politiques c'est une très bonne question et je vous remercie de me l'avoir posé !
A M Billy, effectivement à mes yeux le contrôle démocratique peut être implicite, le refus d'agir c'est déjà une action. Je ne fais pas partie de ceux qui prétendent qu'il ne faut pas violer les lois du marchés et laisser faire quoiqu'il arrive, les lois de la gravité sont faites pour être contournées. En revanche ce que je voulais mettre en avant c'est que le marché obéit pour les évènements qui se produisent à des lois monétaires qui ont été identifiées au début du siècle par l'école autrichienne, une autre période de désordre dans les monnaies et le crédit dont les apports ont été opportunément passés sous silence depuis très longtemps. Dans ce cadre théorique, la correction du marché est pas un défaut d'autorégulation elle est l'autorégulation, mais une autorégulation dramatique répondant en taille à l'émission sans frein du secteur bancaire ces dernières années, laquelle a été encouragée par les banques centrales et de nombreux hommes politiques, il faut le souligner. L’ « évènement » qui se produit a donc été prévu et annoncé par les apôtres du libre marché eux même, ceux qui glosent sur l’incapacité du marché à se réguler ignorent pour la plupart que les paradigmes dans lequel on a construit le marché actuel supposait précisément ce genre de crises et croyez moi plus de régulation ne changera rien à l’affaire, la construction logique du système génère des bulles et joue sur le cycle des affaires. Je vous fais le pari que dans 7 ou 8 ans on aura exactement le même problème sous une forme différente et vous verrez les mêmes acteurs se lamenter sur le besoin de régulation. Cela fait maintenant 70 ans en France ans que le contrôle démocratique se prononce systématiquement pour un système d’émission inflationniste qu’il soit privé aujourd’hui où public il n’y a pas vingt ans. J’en profite pour souligner que j’ai plus de sympathie pour le second que pour le premier, en raison du fait que le coût de l’émission était me semble-t-il mieux partagée lorsque l’Etat s’en occupait. Vous souvenez vous des appels vibrant de notre président pour avoir à la fois une baisse des taux et la promotion du crédit au classes sociales défavorisées ? Il me semble que les Français ont voté pour lui n’est ce pas là le contrôle démocratique dont vous parliez, usuellement la population se prononce presque toujours pour le crédit facile et l’abondance monétaire !
Merci de votre réponse, Salluste. Il me semble en vous lisant qu'il n'y ait pas de solution "politique" pour mettre le marché au service du bien général, sauf à faire tant bien que mal des choix inflationnistes de temps à autres, pour étoffer de temps en temps le domaine "public". Ce que je comprends aussi, c'est que le champ politique est plus que réduit (en tant que force de modification du cours des choses). .... vertige de la montée en puissance irrépressible du rôle de l'argent depuis des lustres, et en particulier depuis la révolution industrielle ... puis la mondialisation des conflits depuis la 1ère guerre ... Cela aboutirait presque à une réflexion anthropologique sur la rôle réel et symbolique de l'argent dans l'évolution des sociétés ... Merci de faire avec mon niveau de Candide dans ce débat. Marielle Billy
Le pouvoir politique a renoncé à jouer son rôle dans le contrôle de l'émission keynésienne et a donné les clés à une petite oligarchie complaisante avec elle-même et souvent issue de l’Etat, sous couvert de libéraliser le marché. L'interpénétration des marchés financiers rend très difficile la reprise en main par un Etat de la monnaie utilisée par ses concitoyens. En caricaturant à l'extrême, le phénomène monétaire rejoint la création d'une over-class mondiale, le monde qui se construit n'est pas libérale il est féodale. Mais ne croyez pas que l'on soit dans un phénomène bien nouveau. En l'an mil dans certains coins de France le droit de battre monnaie était délégué suivant les lieux à des seigneurs locaux ecclésiastiques ou séculier qui émettaient et forçaient leurs concitoyens à utiliser une mauvaise monnaie sans cesse dévaluée. Certaines des grandes révoltes qui ont lancé le grand mouvement d'autonomisation des collectivités urbaines avaient pour origine des désordres monétaires. Aujourd'hui nous en somme encore là, nos ancêtres avaient clairement identifié la cause de leurs tourments, aujourd'hui la perfection de la propagande fait que nous ne sommes que rarement capable de discerner derrière les tumultes bancaires que ce qui se joue c'est le privilège exorbitant de battre monnaie pour son propre compte. Un privilège que faute de mieux, dans un lointain passé, le souverain avait été amené à monopoliser avec l’assentiment de ses sujets, fatigués de l’arbitraire monétaire de leur maîtres féodaux. Tous ça pour dire qu'on est franchement pas sortis de l'auberge et que des conneries on va en entendre encore beaucoup. Cordialement Salluste
Merci et à une autre fois Marielle billy