Le Verger du Roi Louis (remix)
Il y a comme çà des textes qui sont des musiques, des émotions qui traversent le temps.Il y a comme çà des textes qui sont des musiques, des émotions qui traversent le temps. Le texte ci-dessous ne me doit pas grand chose : Le rythme et le ton sont directement inspirés du "Verger du Roi Louis", écrit par Théodore de BANVILLE (1823 - 1891) et mis en musique par Georges BRASSENS.
Il faut noter qu'un texte "étrangement proche" fut écrit par Abel MEEROPOL, intérprété par Billie HOLIDAY avec Daniel MENDELSOHN aux arrangements musicaux (rien que çà !) et baptisée "Strange Fruit". Ce texte sera ensuite "remixé" entre autres par UB40. Pour plus de détails voir ICI. Il s'agissait de militer contre l'arbitraire en général et les lynchages en particulier...
Ici encore, mon propos est beaucoup moins de faire oeuvre originale que de faire partager quelque chose. Je ne saurais trop vous inviter à lire l'original, épouvantablement magnifique à mon avis.
Ne m'en veux pas trop, Théodore :)
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Risée de l’Univers connu
Ce pays vit une mise à mort.
Un sot au pouvoir parvenu
Détruit, attise au son du Cor.
Le Brun ton que le meurtre arbore
Pour faire de la Haine un outil,
Et qui encore mieux nous essore.
Voici la France de SARKOZY
.
Tant de pauvres gens morfondus
Et tant d’enfants fichés à mort
A peine classés en invendus
Par fossoyeurs, par bouffis d’or.
Un gouvernement les dévore,
Regardez les, Cieux ébahis
Pleurer lorsque survient l’Aurore
Voici la France de SARKOZY
.
Ces victimes du Diable entendues
Appellent des victimes encore
Tandis qu’au vieux journal diffus
La marionnette s’agite encore.
L’Assemblée prend l’air et picore,
Les naissains ont l’air réjouis
L’Esprit d’Eloi peine à éclore.
Voici la France de SARKOZY
.
C’est un pays multicolore
Qui par des aveugles trahi
Ne produit plus que miradors
Voici la France de SARKOZY



Tous les commentaires
Je vous présente mes excuses pour la mise en page épouvantable. je ne suis pas arrivé à transférer la mise en page originelle (sous Word).
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Une solution possible est de transformer la mise en page word en format PDF et insérer le texte PDF avec le bouton orange (à droite du smiley) dans le rectangle d'outils, ci-dessus.
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jpylg
Merci jpylg
Je note pour le prochain Billet :)
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D'autre part, strange fruit, par Billie Holiday se trouve sur "Youtube".
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http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs
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Si cela vous "chante", vous pouvez également récuper le code html et le coller dans l'un ou l'autre des messages (avec le même bouton orange, s'il ne s'agit pas de votre message initial, mais d'un commentaire, ceci au prix de quelques manipulations).
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jpylg
Encore merci :)
Il est vrai que je m'étais "focalisé" sur la version française, au moins du fait de son antériorité.
Sincerely Yours
Vi vi. J'ai mis un lien différent qui présente l'avantage - de mon point de vue - de permettre la lecture du texte (que j'aime beaucoup) en simultané.
Je me suis trompé, ce n'est pas l'icône orange qu'il faut utiliser pour coller le code html mais l'icone du petit arbre vert et dans la fenêtre de dialogue qui apparaît, coller le script (bizarrement) dans le rectangle "adresse URL"; à ce moment, la movie apparaît dans la fenêtre du message; il suffit alors de retirer tout ce qui n'est pas elle (au-dessus et en dessous); je ne sais pas si c'est clair; mais ce n'est pas difficile, il suffit d'essayer une fois ou deux, ça marche.
jpylg
Je comprend vite, il suffit de m'expliquer longtemps
Les saintes Marie de la mer viennent parler au pendu dans lalangue et l a voix de Billie Holliday .
Le pendu est le Mont des Oliviers de la bible des chrétiens ,
, le périple de la montée au ciel ,
art de être dans la soumission et la révolte bienfaisante de lafameuse histoire de la romancière
Colleen Mc Cullough : « les oiseaux se cachent pourmourir »
Sans bien savoir pourquoi (au thème près), ce poème (celui de Théodore de BANVILLE, bien sûr :)) me ramène toujours à la - magnifique - Ballade de Pendus de François VILLON qui m'a profondément marqué.
Soumission et révolte, effectivement, et une Ascension pour l'âme de ceux dont la barbarie humaine torture la chair.
Quelle etrangetée , de partager les memes impressions ,à la lecture ou l'ecoute de ces textes .
Quelle etrangetée , de partager les memes impressions ,à la lecture ou l'ecoute de ces textes .
C'est ce qui rend l'Art tellement "dangereux"
Contrairement aux nuages radio-actifs, il n'a aucune frontière.
aussi référence au "Gibet" de Ravel , le gong ,
"Ondine " est tellement plus séduisante
@Luce Caggini
"Ah! ce que j'entends, serait-ce la bise nocturne qui glapit, ou le pendu qui pousse un soupir sur la fourche patibulaire ?
Serait-ce quelque grillon qui chante tapi dans la mousse et le lierre stérile dont par pitié se chausse le bois ?
Serait-ce quelque mouche en chasse sonnant du cor autour de ces oreilles sourdes à la fanfare des hallalis ?
Serait-ce quelque escarbot qui cueille en son vol inégal un cheveu sanglant à son crâne chauve ?
Ou bien serait-ce quelque araignée qui brode une demi-aune de mousseline pour cravate à ce col étranglé?
C'est la cloche qui tinte aux murs d'une ville, sous l'horizon, et la carcasse d'un pendu que rougit le soleil couchant."
Merci d'avoir fait le lien avec Aloysius Bertrand.
Ravel ! de la premier à la dernière note , en état d' apnée dans
compositions orchestrales
oui.
J'avoue très facilement un goût immodéré pour son "Concerto pour la main gauche".
Pour l'histoire de ce concerto, et pour pour la puissance de sa musique.
Quel billet encore, Samines ! Votre "transformation" du poème de Banville est un petit joyau.
Cette chanson de Brassens m'est très chère, c'est la première chanson de Georges que j'ai apprise en entier, je devais avoir 6 ou 7 ans. Ma maman la jouait et la chantait à la guitare. Au fur et à mesure que je grandissais, je comprenais de mieux en mieux ce que je chantais.
Et tout comme vous, pour la Ballade des Pendus de Villon.
Ma maman la jouait et la chantait à la guitare
Cette chanson fait aussi de celles que j'aime le plus "interpréter".
(Ne serait-ce que parce qu'elle propose peu de crampes, ce qui, pour une musique de Brassens, est remarquable :))
Oui, remarquable !
(Vous jouez de la guitare ?)
Sinon, à propos de pendus, il y a aussi le terrible poème de Rimbaud.
Je me permets de le copier ici :
Bal des pendus
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !
Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles :
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles,
Se heurtent longuement dans un hideux amour.
Hurrah ! les gais danseurs qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne cache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !
O durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :
Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.
Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
À l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...
Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !
Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,
Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
A. Rimbaud.
Magnifique aussi, sans conteste.
Juste...comment dire sans paraitre goujat ou borné...
musique trop moderne.
J'aime les cloches lointaines qui résonnent dans celui de De Banville.
Je suis littéralement émerveillé par le balancement sinistre que produisent les vers de VILLON
Autres Beautés, juste d'autres Beautés. Il n'y a pas d'échelle dans le désespoir, pas plus que dans la Beauté.
Mais c'est vrai, celui de Rimbaud est plus grincant, alors je l'aime à d'autres moments.
Vous jouez de la guitare ?
Oui. Avec l'immense arrogance d'essayer de ne pas trop trahir Brassens. Il n'est encore jamais venu me tirer les pieds pendant mon sommeil. Soit il n'a pas (encore) entendu, soit il est magnanime.
(Ou devenu sourd dans l'au-delà.)
Sinon....Espèce de goujat borné !
(la potenc... heu la perche était trop belle !)
Ou devenu sourd dans l'au-delà
Sourd, lui ? Et comment ferait-il pour entendre les jupons s'approcher ?
Il porterait au moins un sonotone.
Surtout le jupon de laine d'Hélène !
Samines .
Tonton Georges , envers vous , je le pense magnanime !
Il ne peut qu'aimer la poesie que vous nous offrez .
Cet immense bonhomme , dont je parle au present .
Nefertari .
Oui , mais le bruit des sabots de la pauvre Heléne ,lui parvient
toujours .
Le temps ne fait rien à l'affaire !
Comme quoi, il existe encore des gens pour échanger une rose, une bouteille ou une poignée de main.
Bonjour samines,
Autant j'apprécie votre billet et approuve les commentaires, autant je déplore que la grande, l'immense Billie Holiday n'y ait pas toute sa place.
Pour rééquilibrer, je propose donc le texte de "Strange fruit", dans la belle traduction de Michèle Valencia.
Et j'ajoute que Billie H. commença à chanter cette chanson, cri de guerre du mouvement pour les droits civiques, 16 ans avant que Rosa Parks refuse de céder sa place à un blanc, dans un bus d'Alabama.
Des arbres du Sud portent un fruit étrange,
Du sang sur les feuilles et du sang aux racines,
Un corps noir oscillant à la brise du Sud,
Fruit étrange pendu dans les peupliers.
Scène pastorale du valeureux Sud,
Yeux exorbités, bouche tordue,
Parfum de magnolia doux et frais,
Et une odeur soudaine de chair brûlée !
Ce fruit sera cueilli par les corbeaux,
Ramassé par la pluie, aspiré par le vent,
Pourri par le soleil, lâché par un arbre,
C'est là une étrange et amère récolte.
@Pointvirgule Je comprend fort bien votre ire et vous remercie d'avoir souligné la place très particulière de ce quasi-manifeste que chantât Billie Holiday (au point d'ailleurs de "se faire sortir" dans certains salles lorsqu'elle entonnait les premières mesures de ladite chanson).
Merci donc d'enrichir ce fil de cet historique poème musicalisé. Et que Billie m'excuse si elle estime que je ne l'ai pas suffisamment mise en valeur. Mais mon propos était entrée en matière et partage d'un fil auquel quiconque peut s'accrocher, pas exhaustivité.
Je m'en vais donc de ce pas égrener les perles de quelque chapelet en espérant qu'elle et vous entendrez ma prière.
Mais cher samines, y a pas d'ire...y a que l'air...
Alors là, je n'aurai qu'un seul mot : BRAVO
HA ! admiratif .
PointVirgule et les joies d'emaux !
Et pour revenir à Brassens, il me semble que ces temps-ci ( s'il était encore là), il reprendrait - obstinément - cette chanson :
Ecoutons là, ICI
Celle-ci n'a rien à voir.
Mais s'il s'agit de BRASSENS, je vais être intarissable
Impossible de choisir, tout est tellement...
Mais "La Princesse et le Croque Note" (à écouter en stéréo ou avec un casque, le son est impec et tellement...musical), C'est juste mes débuts à la guitare.
Un monument, pour moi.
Pour moi, l'Orage et la Non Demande en Mariage.
Et bonsoir à Pointvirgule.
Bonsoir, Néfertari !
Pour revenir à la France de Sarkozy et à son usage immodéré de la
"médiacratie", que dirais-tu de ré-écouter cette chanson prémonitoire ?
J'imagine volontiers que samines approuvera...:-)
J'imagine volontiers que samines approuvera...:-)
Belle Intuition, Pointvirgule :)
@Nefertari
C'est sûr, La non-demande en mariage est ...splendide. Entre la contrebasse et les paroles, un régal.
Dans l'Orage, c'est le Brassens plus léger, plus malicieux, plus tendre aussi.
Bon, mais on ne va faire de ce fil un Collector :)
Quand même, sur un tout autre ton, une autre de merveilleuse : Bonhomme. Un texte époustouflant de sonorités.
Puisque je vous dis que je ne sais pas choisir !
Samines .
Comment choisir , parmi tous ces joyaux ?
"rien à jeter "
un bijou cependant qu'Il n'a pas eut le temps d'interpreter
"les chateaux de sable"
Par Maxime le Forestier cd "petits bonheurs posthumes "
Un texte qui en dit long sur les sentiments qu'Il eprouvait envers
toutes les sanglantes querelles !
De la veine de " mourir pour des idées "
"les 2 oncles "
Certe rester spectateur !
RESTE , LE POETE et le MUSICIEN !
Merci à VOUS Samines à TOUS pour ces moments de bonheur !
On ne va pas faire un collector NON.
Mais s'il nous voit le Bonhomme nous adresse certainement un
sourire malicieux , comme chaque soir sur scene .
Je me délecte : le cercle des poètes n'a pas disparus!
Je me délecte : le cercle des poètes n'a pas disparus!
Bienvenue parmi nous Messire :)