La comédie du pouvoir
Aujourd’hui au journal de 13H00 j’ai vu le président tout rouge de colère s’indigner une énième fois. Il y était question de la mort d’un sdf. Et bien il y en a marre de ces coups de gueule stériles et de ces allocutions démagogues! Pensez-vous qu’on ait besoin d’un chef des constats? Quand est-ce que le président et ses collègues sortiront de ces rôles de gens indignés et en colères. Commencer par baisser les charges patronales et réduire le train de vie de l’État pourrait avoir des répercutions bien plus concrètes sur le pouvoir d’achat des Français si cher à leurs discours que ces petites indignations déplacées. Comment peut-on parler de la crise quand on n’y est pas confronté dans son quotidien. Ce gouvernement a une vision romanesque de la situation des Français. Tous les dossiers sont traités de cette manière théâtrale. La question de la liberté de dormir dehors en est une parfaite illustration. C’est à se demander si ces lapalissades, ne participent pas à un calendrier de représentations d’une comédie ubuesque en plusieurs parties. Cette mise en scène des actions du gouvernement a des effets négatifs sur le moral des citoyens qui n’en voient pas de résultats palpables. En effet, pourquoi ne pas répercuter la baisse de certaines matières premières sur le prix d’achat du consommateur ? Autre actualité de ce jour, autre acte, ce 28 novembre il était question de la réforme des collectivités locales, mais de qui se fout-on ? Est-ce vraiment une priorité ou encore le respect de l’application d’un calendrier absurde. Quand on sait que les chiffres du chômage atteignent 2 millions de chômeurs, dont 46 900 chômeurs de plus inscrits depuis octobre 2008. Doit-on se demander encore où se situe l’urgence?
Ces chiffres du chômage sont le pire résultat atteint depuis quinze ans. Alors, je me demande ce que fout ce gouvernement à part mener un train de vie outrageant. Bien sûr, il nous promet un contrôle de la dépense publique par la réforme du parlement. Mais ici encore les questions restent nombreuses : quand sera mis en pratique ce contrôle et sera-t-il exercé de façon impartiale ? On est en droit de se poser la question de savoir par qui il sera exercé, par des parlementaires qui bénéficient d'un régime particulier créé en 1904, et dont on nous justifie le statut par la précarité et la pénibilité de leur mandat.
À propos, concernant cette pénibilité il doit sûrement s’agir des frais de bouche. Mais que croyez-vous que pense la majorité des travailleurs quand on leur présente de tels arguments. Aujourd’hui en 2008, le commun des mortels perçoit un salaire mensuel net qui avoisine les 1 037,53 euros pour les plus «chanceux», quant aux retraités un grand nombre ne récoltent que 727 € après toute une vie de labeur, on peut aisément comprendre qu’ils se sentent abusés et abandonnés par ces représentants et cette opposition bien trop occupée à se disputer le gâteau.
Oui on a vraiment l’impression d’être au théâtre devant l’orchestration de ces priorités gouvernementales bien lointaines pour une majorité au quotidien difficile. Toutes ces mauvaises répliques du genre : «travailler plus pour gagner plus» ou «encore aimez-vous les uns les autres ». Ces répliques cyniques et empruntées que vous clamez sans aucune sincérité.
Mais, c’est vous que nous finissons par ne plus aimer à cause du mépris que vous nous témoignez. Oh oui la place est bonne.
Le constat est amer et la liste est longue, mais puisque vous avez cessé de faire de la politique au nom de la comédie épargnez-nous vos coups de gueule de guignols ridicules.


Tous les commentaires
Belle analyse de la situation, c'est un constat. J'ai toujours été amusé (effrayé) d'entendre cet homme dire tout et son contraire Nous sommes bien au théâtre actuellement (orchestré par les medias) Et pourtant plus de la moitié des Français ont voté ... LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI (Jean de la Fontaine) Les Grenouilles, se lassant De l'état démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin (1) les soumit au pouvoir monarchique. Il leur tomba du ciel un Roi tout pacifique : Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant, Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, dans les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau ; Or c'était un Soliveau (2), De qui la gravité fit peur à la première Qui, de le voir s'aventurant (3) Osa bien quitter sa tanière (4). Elle approcha, mais en tremblant. Une autre la suivit, une autre en fit autant, Il en vint une fourmilière ; Et leur troupe à la fin se rendit familière, Jusqu'à sauter sur l'épaule du Roi. Le bon Sire le souffre et se tient toujours coi (5). Jupin en a bientôt la cervelle rompue : Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue. Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir, Et Grenouilles de se plaindre ; Et Jupin de leur dire : Eh quoi ! votre désir À ses lois croit-il nous astreindre ? Vous avez dû(6) premièrement Garder votre gouvernement ; Mais ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire Que votre premier Roi fut débonnaire et doux : De celui-ci contentez-vous, De peur d'en rencontrer un pire.
Juste indignation devant de mauvaises répliques. Quand on veut faire du théâtre il faut savoir surprendre. Or je sais tout ce que disent ces acteurs de contrebande sans jamais les écouter. Il faut savoir faire rire : ça suinte le triste. Emouvoir au moins si on ne sait rien faire d'autre : c'est sensible comme une langue de bois. Et pourtant comme vous le faites remarquer, ça nous coûte cher cette agitation médiatique. Serge Koulberg
Oui, entièrement d'accord avec cette précision, du théâtre, triste et souvent d'un grand cynisme... Mais pour le meilleurs et le pire je pense que l'humanité à toujours réagit par un système de balancier d'un extrême à l'autre.Un balancier lent et plein d'inertie. On passe de l'abondance à la pauvreté, du rire aux pleures, de la richesse à la pauvreté. Et ce mouvement là il est inexorable, peut être que c'est ce qui fait évoluer les Hommes ? Le tout est de savoir ou l'on en est ? Et quelle sera l'amplitude de celui ci .
Le mouvement de balancier est bien visible, mais son caractère inexorable... je crois qu'il est dans nos têtes. Je crois que le monde avance dans des directions simultanées et contradictoires et j'ai envie de croire que les bonnes évolutions sont tout aussi vraissemblables que les pires. Serge Koulberg
@Serge Koulberg vous êtes a priori un optimiste :-) , je n'ai pas encore lu toutes vos contributions. Oui le mot "inexorable" est surement un peu fort. mais les changements de mentalités ne se font ils pas de générations en générations ? Une reprise en main politique des médias me donnent aujourd’hui à réfléchir... http://www.maitre-eolas.fr/2008/11/29/1227-reportage-de-terrain
Merci Druide31 l'article sur le site de maitre-éolas et très intrcutif.