Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Algues vertes. Sont-elles responsables de la mort d’un cheval ?

Sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (22), le 28 juillet dernier, un cheval est mort brutalement. Les conclusions de la préfecture et de la gendarmerie ont attribué ce décès à un enlisement et à un étouffement. Selon eux, Vincent Petit, le cavalier de 27 ans et sa monture se sont simplement "envasés dans une zone mouvante".

 

Le jeune homme , qui s’est évanoui, n'a eu la vie sauve que grâce à la présence sur les lieux d'un tractopelle chargé de ramasser les algues vertes, dont le conducteur a assisté à la scène et a pu l'extraire de la vase.

 

Cependant, l’autopsie pratiquée sur l’animal révèle que celui-ci n’est pas mort noyé mais « suite à un œdème pulmonaire ». Le Dr Philippe, médecin urgentiste à Lannion évoque une intoxication à l’hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes en putréfaction sur la plage.

 

L’avocat du jeune homme, Vincent Le Luyer, envisage de déposer cette semaine une plainte contre X auprès du procureur de la République de Guingamp, pour les blessures causées à son client et la perte de son cheval.

 

Ecoutez les précisions de Maître Le Luyer.

 

AUDIO Vincent Le Luyer© SB

Tous les commentaires

Merci de l'information. Bretagne, Etang de Berre, et où encore : les algues vertes, témoins de la pollution que nous tolérons.

Là où il y a des phénomènes de dégradation de produits biologiques (matières fécales, lisiers, plantes pourries, etc), il y a production d'Hydrogène Sulfuré (H2S), bien connu pour son odeur caractéristique d'œufs pourris (boules puantes)! La respiration de quantités importantes de H2S, surtout en endroits confinés (égouts, cuves,...) est mortelle, très rapidement. Notons enfin que l'H2S reste au niveau du sol. Il est donc tout à fait possible que ce cheval (et de justesse son cavalier) soit mort par inhalation d'une forte quantité de H2S et ce d'autant plus qu'il était envasé, respirait de toutes ses forces au raz du sol pour se dégager. Ce n'est donc pas la variété d'algues qui est en cause mais seulement la quantité, le tout associé à une forte chaleur qui accélère la putréfaction. L'imprudence de ce cavalier (s'avancer dans une zone de sables mouvants) est à évaluer également.

"L'imprudence de ce cavalier" ... D'autant plus que le cheval, s'il n'arrivait pas plein galop et ne pouvait donc pas l'éviter, a du renâcler avant de s'engager dans cette zone !

Newsletter
Je m'identifie