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Jacques Jedwab, psychologue clinicien, le 17 septembre 2009, Marseille

Le 28 septembre, Erwan Redon, enseignant du primaire à Marseille, a été muté. Il s'agit d'une sanction pour avoir contesté publiquement les dernières absurdités ministérielles. Voici le témoignage de Jacques Jedwad, psychologue clinicien et psychanalyste, qui a connu le maître à l'occasion de rencontres concernant un enfant en grande difficulté.

On ne sait pourquoi, mais il arrive que ça change. Quelque chose grippe, quelque chose désobéit. Ou quelqu'un. Peu de choses, peu de gens
en vérité, mais cette résistance illumine, comme un éclair, le paysage et permet de voir à travers lui.
J'ai rencontré Erwan Redon dans le courant de l'année. Il avait dans sa classe un enfant que je recevais au CMPP. Cet enfant participait à la
classe mais ne pouvait rien produire, et se détournait dès qu'il s'agissait d'écrire. Nous nous sommes rencontrés deux trois fois à l'heure du
repas, pour parler ensemble. Erwan m'a demandé de témoigner en sa faveur devant la commission de l'inspection d'académie qui le menaçait
d'une sanction.
J'ai accepté de le faire, avec l'accord de l'enfant et de sa famille. J'aurais accepté pour n'importe quel enseignant qui aurait été poursuivi à
cause de la pédagogie qu'il professe, quand j'ai les preuves évidentes du bien fondé de son travail dans un cas que je connais. Pourtant, dans
l'affaire d'Erwan, il y avait quelque chose de plus, une émotion particulière liée à la qualité de sa présence et de sa conviction d'être au service
des enfants. J'y reviendrai, des enfants et non des élèves.

marseille.jpg


Je suis allé deux fois comme témoin à l'Inspection d'Académie boulevard Nedelec, à Marseille. La première fois, ce fut relativement bref.
Comme témoin je suis resté à attendre à l'accueil de l'Inspection. Nous étions une douzaine, plusieurs parents d'élèves, dont la mère de
l'enfant en question, plusieurs enseignants militants d'une pédagogie ouverte, dont un Inspecteur. Nous avons fait connaissance, un peu
réservés, plaisantant de tout et de rien, écoutant les bruits de la rue, venus de la manifestation de soutien à Erwan Redon. Cela dura deux ou
trois heures puis la commission fut arrêtée tant les erreurs de procédure étaient énormes. Nous n'avions pas témoigné. Nous sommes sortis.
Nous étions en Juillet, il faisait beau, nous sommes partis en vacances.
Nous avons remis ça en Septembre. Cette fois ci nous sommes rentrés à quinze heures. En Juillet la commission avait débuté le matin. J'avais
repéré la première fois qu'il y avait des tables, et je me suis installé d'entrée pour pouvoir lire et écrire. Passer le temps.
Le groupe qui assistait Erwan est parti avec lui dans un couloir dissimulé par une porte à battants. Ils étaient concentrés, nerveux. Il y avait
maintenant une avocate avec eux. La partie adverse est passée elle aussi, un groupe d'inspecteurs « uniformés » d'un costume gris, cravatés
comme des cadres anonymes d'une quelconque société anonyme. Ou d'une banque, oui c'est ça d'une banque, un look banquier. Les
banquiers gris de la République. Je me souviens qu'il y avait une femme parmi eux, en rouge peut-être et un grand barbu souriant,
sympathique, qui portait son uniforme de façon relâchée, à la sudiste.
Brefs glissements de coups d'oeil sur nous, puis le regard se perd vers la ligne grise du devoir.
Donc nous attendons à l'accueil, nous prenons nos aises, et il n'y en a pas pour tout le monde. Sur ma table il y a un ordinateur inamovible et
tout ce qui va avec. Mais enfin on nous apporté de petites bouteilles d'eau. Il y a des fauteuils de salle d'attente, une porte extérieure que
nous pouvons franchir, mais personne ne peut venir nous voir. Nous pouvons aller fumer ou faire quelque pas sur le parking et regarder dans
la rue. Il y a aussi des chiottes double porte, femmes-handicapés. J'ai eu l'occasion d'utiliser les deux ; chez les femmes la cuvette avait une
dimension d'école primaire, chez les handicapés l'éclairage était couplé à une minuterie inquiétante. Tout l'art du mépris, comme Dieu, gît
dans le détail.
marseille-cathedrale.jpg
Faut dire qu'on est resté un brave moment, comme on dit chez moi. De 3 heures de l'après-midi à 1 heure du matin. 10 heures. Nous sommes
restés là dans un inconfort total, sans que personne ne s'avise de nous faire parvenir quelque chose à manger, ni ne vienne nous demander si
nous n'avions besoin de rien. Les témoins de la partie adverse ont eu droit à une salle pour eux, séparés de nous. Pourtant, comme eux, nous
étions là pour permettre à la commission disciplinaire de statuer en toute connaissance et conscience.
J'avais envisagé une journée d'attente, croyant que j'allais lire, écrire, vivre seul dans le groupe. Mais ce groupe s'est imposé, un groupe
énergique et courageux de femmes et d'hommes résolus, tenus par la conviction de la qualité d'un homme et de son enseignement. Ces
femmes étaient des mères de familles, des enseignantes collègues d'Erwan. Certains hommes venaient de loin. Seul, je crois, le père d'un
enfant qui avait eu Erwan comme moniteur de voile et moi étions marseillais. Les conversations à deux ou trois des premières heures ont
cessé, et c'est une conversation multiple, un brouhaha joyeux et las qui a pris le relais.
Après dix sept heures, des chants et des cris nous sont venus de la rue. La manifestation de soutien tentait de se faire entendre dans
l'enceinte. Par une fenêtre ouverte des WC nous entendions les chants révolutionnaires et les slogans. Par la porte vitrée et la façade nous
pouvions voir les amis, les banderoles. Nous pouvions sortir pour aller leur parler, mais ces sorties avaient quelque chose de difficile. Parce
que ce que nous vivions dans cette attente, la concentration qui nous tendait rendait la rencontre avec les autres difficile.
Nous étions pris par ce qui se passait à quelques mètres de nous dans la salle où siégeait la commission, où nous serions appelés à venir
parler à un moment ou un autre. De cette salle fusait parfois un cri, ou un éclat de rire, dont le sens nous échappait, mais qui renforçaient la
tension de l'attente. Parfois l'un ou l'autre sortait, pour aller au WC, accompagné par un appariteur, de toute façon inaccessible.

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Sur un carnet j'ai écrit ceci : Nous sommes dans la salle d'accueil de l'Inspection d'Académie depuis trois heures. Nous voyons ce qui se passe
dehors mais on ne nous voit pas. De la fenêtre des toilettes, ouverte, nous entendons les chants révolutionnaires anciens que chante une
chorale. Les conversations enjouées ont cessé. Nous écoutons tous. Les chants nous ont envahis, chassant notre vivacité. Nous reposons,
nous sommes brisés par l'attente. Rien ne fuit depuis le cri, cela peut durer longtemps. C'est l'ordre de l'institution qui, de toute façon est
vainqueur, parce qu'il impose son temps, et que tous s'y soumettent. C'est étrange, un chant s'ébauche et s'arrête, des voix. Les chants vont
s'arrêter nous serons entre nous. Comme l'extérieur existe à l'intérieur.
Nous avons attendu la fin de la journée et la levée du jeûne du Ramadan, pour manger quelque chose, signe de la solidarité qui s'était
installée dans le groupe où deux mères jeûnaient. Leurs enfants vinrent les rejoindre, pour que les pères qui les gardaient puissent aller prier.
Avec la nuit, nous nous sommes détendus. Alors que le jour durant les employés de l'Inspection d'Académie nous jetaient un regard furtif et
froncé avant de gagner les étages au plus vite - l'une d'entre eux jugea bon de fermer la fenêtre par où parvenaient les cris et les chants -, et
que l'employée de garde veillait à ce que nul ne pénètre, le hall devint le lieu de vie du bâtiment. L'employée se mit à sourire dans sa fatigue
et la concierge, qui vit seule à l'étage, vint nous rejoindre pour une nuit blanche (elle devait faire le ménage vers 6 heures) et fit semblant de
mourir de peur quand je lui parlais du fantôme que j'avais croisé dans l'escalier. Il y avait un joyeux brouhaha et les avions en papier volaient
aux quatre coins du hall, dans le désordre et les boites grasses de pizzas, quand on en vint enfin à nos témoignages.
Les mères et père des enfants dont Erwan avait été le maître furent appelés les premiers. Les femmes partirent l'angoisse au coeur mais
résolues, et comme dit l'une d'elles : "ils ont vu qui je suis, une tigresse".
Une autre, qui était entrée voilée et digne, sortit en disant : " je leur ai dit que depuis dix ans que je suis en France, Erwan Redon était le
premier vrai français que j'ai rencontré", déclaration sublime qui me mit entre les larmes d'émotion et le rire. On parlera longtemps encore de
la défiance que les immigrés porteraient à la France. Il faut maintenant rectifier, non à la France, mais à ceux des français qui la trahissent.
Mon tour vint, après la mère de l'enfant que je connais. Je me suis efforcé de parler clairement, de regarder les Inspecteurs, de dire ce que
j'avais à dire malgré la fatigue, et d'échapper au piège de croire que le sort de la commission dépendait de mon témoignage. J'ai dit ce qui me
tenait le plus à coeur : qu'Erwan s'adressait à des enfants, pas à des élèves.
Je n'ai pas parlé, je n'étais pas là pour faire la leçon, de ce que j'avais sur le coeur, les conclusions des Inspecteurs qui chargeaient Erwan. Pour
le dire en deux mots, il émanait de ces textes une conception " ménagère", terme englobant le ménage, le management et la ménagerie, de la
tâche enseignante. On lui reprochait des souillures, du désordre, rien qui ne soit d'ordre pédagogique, mais ce qu'on reprochait à Erwan était
clair : de ne pas savoir mater, dompter les gosses. Ce que trahissaient avant tout ces pauvres écrits était la haine de l'enfance réelle, celle qui
vit, celle qu'on veut transformer en élève ou plutôt en "rabaisse" ou en rabais.
Comment ne pas se rendre compte de ce sur quoi ne peut manquer de déboucher un tel mélange de peur et de défiance : une pédophilie
institutionnelle, un rapport à l'enfance foncièrement faussé.

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Erwan ne pouvait sortir sans sanction, tant l'ordre quasi religieux de l'institution scolaire ne peut aujourd'hui tolérer la moindre dissidence. J'ai
préféré ne pas exprimer l'idée, venue en préparant mon témoignage, qu'une institution vraiment vivante est celle qui sait inclure ses
marginaux. J'avais en tête le traitement que l'Eglise médiévale avait fait du cas François d'Assise.
Mais l'Education Nationale, comme la plupart de nos institutions, est trop malade maintenant pour ne pas vouloir sauvegarder ses apparences
et sa liturgie avant tout. La distance entre ceux qui pensent ou croient penser, et ce qui se passe dans la vie, ceux qui travaillent à la base est
trop grande pour que les oreilles des uns entendent les mots des autres. Seule la cérémonie compte.
Le corps des Inspecteurs, mais aussi celui des syndicalistes, et même celui de la défense d'Erwan, qui mit trop longtemps à dénoncer la
mascarade, étaient trop liés à la vie de l'institution, pour qu'elle ne gagnât point.
Mais ce procès quelque peu inquisitorial m'a montré à quelle bête aux pieds d'argile nous avons affaire. Erwan a raison de dire que cette
sanction, même bien inférieure à ce qu'on pouvait craindre de pire est une injustice totale. Néanmoins, la lutte qu'il mène et que nous avons
tous menée avec lui nous a apporté une force et un moment de solidarité inoubliables.

Le 2 octobre 2009
Jacques Jedwab
Psychologue clinicien
Psychanalyste

Tous les commentaires

Texte magnifique de sobriété et de description rigoureuse de ces menus détails par lesquels le bât de l'institution scolaire blesse la conscience de l'usager et du citoyen.

@ Sebastien Rome

L " KGB Sarkoziste Sourire de l'education nationale " a frappé durement Erwan Redon ...Le mutin est muté du 1er au 9 eme arrondissemment de Marseille...

Il faut prévenir Amnisty International ,le tribunal de la Haye..devant cette répression féroce qui fait passer Castro et Pinochet pour des disciples de Mère Thérésa.

"Erwan Redon est muté dans une école située dans le 9e arrondissement de Marseille. Prévenu ce vendredi 25 septembre par voie d’huissier, il doit prendre ses nouvelles fonctions dès lundi prochain, 28 septembre. Il n’a donc pas eu le temps d’expliquer la situation aux élèves de sa classe de l’école des Convalescents (1er arr.) dans laquelle il avait pourtant fait la rentrée depuis bientôt un mois !

Le rapport de la commission disciplinaire évoque quatre motifs pour justifier la « faute professionnelle » :

  • Le refus d’appliquer l’aide personnalisée dans le cadre imposé
  • Les « rapports hiérarchiques » qui témoigneraient de certaines insuffisances
  • Les refus d’inspection
  • Le refus de faire passer les évaluations"

Réponses à vos points :

 

  • Le TA a reconnu que l'aide personnalisée avait était faite dans le cadre imposé
  • les rapports sont de circonstances (peu vous importe de toute façon que je vous donne des précisions)
  • le refus d'inspection s'inscrit dans un cadre légal ( la note de service n° 83-512 du 13 décembre 1983)
  • étrange de sanctionner un enseignant parmi des milliers d'autres qui n'ont pas fait passé ou remonté les évaluations.

Maintenant, cela ne veut pas dire que j'accepte pour moi le refus d'inspection par exemple mais, même si cela vous dérange, il est possible de désobéir légalement.

Je le dis et le répète, c'est Xavier Darcos, par orgeuil mal placé et ne supportant pas la contestation de ses réformes (dont IGEN a dit clairement les effets néfastes), qui a mis hors la loi les désobéisseurs. Lui même avait dit que, durant l'Aide personnalisée, l'on pouvait discuter avec un élève, recevoir un parent, faire autrement classe (on peut imaginer avec du théâtre pourquoi pas?) lors de l'emission 100 minutes pour convaincre. Il faudra vous y faire, la désobéissance est peut être aussi légale...

@ Sebastien

A)Le TA a suspendu les retenues sur traitement ,par imprécision de l'aide personnalisée .C'est exact..il suffira de rendre plus précis la notion d'aide et le TA sera d 'accord .

Mais la nouvelle sanction justifiée (mais insignifiante sur Redon ) procède d'une nouvelle démarche juridique..."Attendons donc que ce pauvre chéri qui passe du 1er arrondissement au 9eme saisisse la justice administrative,de même que notre ami Refalo dont la sanction justifiée est plus lourde."

http://asset.rue89.com/files/ChloLeprince/20090928suspensionerwanredon.pdf

"Des vrais Khmers rouges cette commission de disipline.Elle propose de lui payer le déménagement,comme vous pourrez le constater de visu dans le lien ci dessus .Chatel c'est pol pot en pire xxx "

B) Sur les rapports et le refus d'inspection,ne jugez pas avant le TA .Mais je ne suis pas inquiet vous direz que la justice est aux ordres si le jugement n'est pas conforme à vos souhaits...Après il vous reste l'appel en conseil d'Etat.

 

C) En ce qui concerne votre dernier pseudo argument

"étrange de sanctionner un enseignant parmi des milliers d'autres qui n'ont pas fait passé ou remonté les évaluations. "

Je le trouve un peu "paradoxal"......Que penseriez vous de Mme Parisot si elle soulignait ?

" étrange et injuste de sanctionner cette entreprise pour fraude fiscale ou entente illégale sur les prix parmi des milliers d'autres qui n'ont pas été prises la main dans le sac ."

Ps:je suis un peu vexé que vous n'ayez pas participer à mon premier blogSourire sur le même sujet que celui de M lelièvre.

 

 

 

 

je comptais mettre mon commentaire en copier-coller...

Merci d'avoir transmis ce texte, cher Sébastien Rome.

 

J'ai été particulièrement sensible à la nuance introduite entre ces mots qui désignent ces jeunes êtres : enfant / élève...

 

Des relations de travail, et de vie, se nouent entre des êtres humains, adultes et enfants, mais l'administration, en ses rituels abscons, n'en a cure qui rompt toutes ces amarres. Comment 'élever' un arbre sans racines ? Comment 'élever' un enfant sans enracinement dans des relations humaines dignes de ce nom ? S'étonnera-t-on ensuite que ces enfants aillent ensuite à la dérive comme 'bateaux ivres' ?

 

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Arthur Rimbaud - Le bateau ivre

 

"Dieu gît dans les détails". Avez-vous déjà assisté à un conseil de discipline et observé la mine contrite, navrée, de pitié et de condescendance mélée, de la bien-pensance sure de son fait et de son droit, de tous ceux qui sont là, non pas pour écouter, car ils ont jugé d'avance, mais pour exclure ?

Peut-être, ce jour là, et d'autres encore, ai-je ressenti ce que Jacques Jedwab a ressenti et si délicatement exprimé et dont Sébastien, vous vous faites l'écho. J'ajouterais à la solidarité et à la ferveur d'un coté, une pregante envie de partir, comme Antoine mais sans les opticiens, vers un ailleurs meilleur qui ne serait pas sous l'emprise de la grande broyeuse ni des banquiers trop bien habillés.

Une amicale pensée aussi pour le billet d'Armelle Chevassu en juin dernier qui évoquait le sort d'Erwan Redon, pas encore scellé à ce moment là.

 

Merci

Il y a des pays où des réseaux d'écoles indépendantes s'organisent, où les enseignants - subventionnés par l'Etat toutefois - sont libres de leur pédagogie et font participer étroitement les parents d'élèves à leur enseignement. Mais, revers de la médaille de liberté, si le nombre d'enfants est insuffisant, on perd un ou deux ou trois postes et les enseignants se retrouvent à chercher un autre poste, un autre salaire.

La liberté se paie parfois très cher.

Sauf qu'en France la liberté pédagogique est garanti par la loi. Mieux, Sarkozy en a fait la condition au préalable de ses réformes dans l'école.

 

"Je veux dire aux enseignants qu'on ne fera pas l'école sans eux. [...] Je veux qu'ils aient la liberté de leur méthode d'enseignement plutôt que de se plier à la énième circulaire du énième ministre de l'Éducation nationale. Je veux pour eux l'autonomie qui seule permettra leur permettra de s'adapter à leurs élèves, à leur région, à leur environnement." Nicolas Sarkozy, Ensemble, XO éditions, 2007.

La parole n'a pas été tenue.

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