Ven.
10
Fév

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

La philo pour les minots

"La philo à tout âge, peut-on enseigner la philo aux enfants ?" c'est à cette question que Roger-Pol Droit, Myriam Revault-D'Allonnes et moi-même répondrons ce mercredi 3 mars dans (l'excellente) émission de Louise Tourret Rue des écoles sur France Culture.

 

De plus, vous pourrez retrouver dans cette émission, en direct de 11h à 12h,  la non moins excellente chronique de Claude Lelièvre.

Tous les commentaires

Je pourrais peut-être en écouter un morceau avant midi, j'espère !

Je demanderai s'il sera possible de mettre l'intégralité de l'émission en écoute sur mon blog. Cela me fera un billet de moins à écrire (un projet assez ancien, sur internet cela veut dire quelques mois, à la demande de jean_paul_yves_le_goff.)

 

L'émission est "podcastable" sur le lien suivant

http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11192.xml

ou possibilité d'écoute à la carte durant 7 jours  

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rue-des-ecoles/

 

Extrêmement intéressant pour moi,

un parallèle que je ne manque jamais de faire en toutes occasions, et qui sur le sujet de la philosophie se révèle encore une fois très instructif et très révélateur de ce que nos définitions et nos façons d'aborder quelque-chose, dépendent de notre environnement et de notre culture.

 

Une question que je ne peux manquer de me poser, surtout s'il s'agit des enfants: "qu'est-ce que ça donne depuis leur vision?"

 

Définition française

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie

Définition anglaise

http://en.wikipedia.org/wiki/Philosophy

Définition allemande

http://de.wikipedia.org/wiki/Philosophie

Définition finlandaise

http://fi.wikipedia.org/wiki/Filosofia

 

Les perceptions sont si différentes, que même la présentation, même les choix d'illustrations varient,

et on est quand même tous entre adultes!

 

Alors à la page "wikipédia-junior",

à l'avenant!.. 

Je vous souhaite de vous faire pleinement entendre au milieu des deux autres invités prestigieux, cher Sébastien Rome. Mais, à vrai dire, je n'en doute pas.

Les philosophes et autres moralistes en tout genre  de la culture par le verbe affichent dans leur ADN la détestation des techniques de marketing et de vente .

Mais ne voient ils pas qu'ils ont la même pratique de marketing générationnel  avec cette émission sur "l'apprentissage de la philosophie " que Coca Cola ,Marlboro , les marchands de mode à l'égard des enfants?

Gucci a lançé une ligne Gucci Baby par exemple pour fidéliser ,établir un rapport de confiance à partir de l'innocence sur sa marque .

J'espère donc que vous Sebastien,sympathisant de la gauche  anti marchandisation ,répondrez  non à la philosophie en primaire pour des enfants qui peinent à comprendre la règle de trois , à lire,à écrire.

La philosophie en primaire n'importe quoi sur France Culture ,à quand le calcul différentiel....

Je vois que vous progressez, Alcyme: vous mettez quasiment la philosophie au niveau de difficulté ( de scientificité?) du calcul différentiel, au lieu de dire comme d'habitude pour les matières relevant des ex-facultés de ''lettres''' que ce ne sont qu'opinions, mots, voire bavardages. A ce sujet, rassurez-vous, Sébastien Rome connaît fort bien les oeuvres du grand philosophe Ludwig Wittgenstein, et le changement que l'on peut répérer dans son oeuvre, justement, entre ce qu'il a écrit avant d'être...instituteur, puis après.

Merci pour vos encouragments mais écartons immédiatement l'idée aux lecteurs de ce commentaire de ma "spécialisation" autour de l'oeuvre de Wittgenstein. Je rougis quand je pense aux spécialistes IMMENSES que sont les Descombes, Bouveresse et consort (la liste pourrait être très longue). Je suis simple lecteur. Mais il est vrai que la différence entre le "1er" et le "2nd" Wittgenstein doit trouver son explication par son passage dans une classe avec des petits, des minots...

Je ne sais quelle sera la tonalité de cette émission que je ne pourrai pas écouter, mais je peux témoigner de la pertinence du sujet... expériences à l'appui.

 

Depuis quelques années avec le support des petits bouquins de la collection des "Goûters philo" publiés par B. Labbé aux éditions Milan, et après l'avoir invitée pour une petite initiation in situ, nous renouvelons l'expérience de temps à autre, toujours avec succès.

C'est à dire avec une participation spontanée et attentive des enfants.

Il serait bien temps que soit admis, parmi "les compétences de base", "les fondamentaux", et autres constituants "du socle commun", le goût de, et l'aptitude à, philosopher.

 

C'est l'une des finalités de l'alphabétisation bien comprise.

il est vrai que la collection des goûters philo est excellente (même pour les adultes) et marche bien avec des élèves de CM.

Je crois que l'on peut trouver des ressources dans les textes officiels, les programmes 2008 y compris, pour faire de la philo à l'école tout à fait légalement avec pour objectif de travailler le socle commune, les fondamentaux...

Nous les utilisons y compris auprès de plus petits, à partir de 7 ou 8 ans, mais sur des temps de loisirs.

Pour un usage scolaire il doit falloir en effet avoir recours à quelques subterfuges, et c'est bien ce qui est regrettable.

J'apprécie aussi beaucoup les "goûters philosophiques" de Brigitte Labbé et Michel Puech (chez Milan). C'est un support attrayant et riche pour éclairer des questionnements qui sont présents chez l'enfant : quelquefois, dès quatre ans, un enfant peut se demander, et nous demander, pourquoi on meurt... Lors du seul goûter philosphique auquel j'ai pu assister, Brigitte Labbé avait laissé les enfants choisir le thème : ils ont choisi "la vie, la mort".

Sachant, bien sûr, que ce qui est important, ce n'est pas la réponse, mais la question.

Cela valait vraiment la peine de vous écouter, cher Sébastien Rome. Avec Roger-Pol Droit.

Pour des raisons technique je ne pourrais écouter le postcast de votre intervention  que dans une dizaine de jours. J'ai envie d'appuyer ici le propos de JC Charrié disant "C'est l'une des finalités de l'alphabétisation bien comprise."

Je crois effet que "les fondamentaux", parler, lire, écrire, compter ne peuvent pas être appris sans apprendre en même temps à penser et à confronter sa pensée avec celle des autres. Dès qu'on essaye de laisser de côté cette vérité première on tombe dans la mythologie "des acquis de base"qui donnent avec les enfants "les méthodes alphabétiques" dont la vigueur idéologique a été démontrée à maintes reprises, et qui donnent avec les adultes une alphabétisation colonialiste avec la bénédiction financière de nos élus de toutes obédiences.

Je continuerai après vous avoir écouté. 

 

Newsletter
Je m'identifie