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28
May

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Expulsion de la famille tchétchène Aouchev (cinq enfants)

Je viens de recevoir ce mail de resf.info@rezo.net. Urgent: expulsion de la famille Aouchev. A Gray (Haute Saône), la famille tchétchène Aouchev (5 enfants) est expulsée ce matin!


Laëla Aoucheva (née en 1973, arrivée en France en novembre 2007), son mari Ayub Aouchev (né en 1972, arrivé en France le 25 mai 2007) et leurs 5 enfants (de 3 à 12 ans) sont arrivés de Tchétchénie via la Pologne. Laëla Aoucheva a fui la Tchétchénie en 2004 après que son véhicule ait été écrasé par un char Russe, le conducteur tué, et elle blessée légèrement près de l'oeil, aux cotes et à la jambe. Elle devait être opérée en juin. Ayub Aouchev a dû fuir aussi lorsqu'il a été rattrapé dans la forêt et subi alors diverses violences (coups sur le crâne).


Plusieurs certificats médicaux attestent de la fragilité et de la détérioration de leur état de santé.


Les 5 enfants sont scolarisés à Gray, 2 en maternelle, 2 en primaire et l'aînée au collège.
Première arrestation le 19 mars 2008, en même temps qu'une autre famille tchétchène. Toutes deux sont transportées et mises en rétention à Oissel d'où elles sont libérées deux jours plus tard. Pour les Aouchev, le JLD statue sur l'atteinte à la vie des enfants que constituerait une expulsion et donne ainsi tort à la préfecture de Haute Saône qui ne lâche pas. Elle fait appel, sans résultat pour Laëla, gagne pour Ayoub qu'elle assigne à résidence. Nouveau recours : la préfecture perd à nouveau le 4 avril, Ayoub est libéré du pointage quotidien.


La bataille juridique se poursuit entre l'avocat et la préfecture, c'est Dublin 2 contre le respect du droit français. L'avocat dépose un recours en référé suspension qui doit être jugé le 30 mai. La solidarité locale joue à fond pour protéger la famille, mais la tension est très lourde, dure à supporter pour la famille, et particulièrement pour la maman, dont le 15 mai, un certificat de santé très complet du CHU de Besançon atteste l'aggravation de l'état de santé. Laëla redoute une expulsion partielle, et à la demande de la famille, les précautions s'allègent et la famille se retrouve réunie depuis huit jours, dans leur appartement, celui là même qu'occupait la famille Raba.


La préfecture se doute – t-elle qu'elle risque à nouveau de perdre sur le fond ?
Mercredi 21 mai 08, jour des enfants, dès 6h moins le quart, les gendarmes sont en bas de l'immeuble.
A 6 heures ils pénètrent, et en 40 minutes la famille est embarquée pratiquement sans bagages par 5 véhicules de gendarmerie, 19 gendarmes, et conduite à Dole (39) sans doute à l'aéroport de Tavaux
8h 22 : Laëla parvient à passer un coup de fil. La famille est à bord d'un avion sans doute privé, spécialement affrété, le tout aux frais des contribuables.


Persécutions, acharnement, violence psychologique dévastatrice dans cette arrestation soigneusement préméditée, organisée et menée de bout en bout avec le maximum de secret. 19 gendarmes affectés à la réussite d'une opération de destruction, à l'arrachement de toute une famille à son quartier de voisins solidaires et de soutiens qui jour après jour les ont aidés à retrouver un peu d'humanité. 5 chaises vides à l'école, et que répondra-t-on aux questions des copains de classe ?


La chasse aux familles bat son plein : négation du droit à la santé, violation du droits des enfants à une scolarité régulière et suivie, mépris du droit français et des procédures engagées.


Ceux qui étaient là, accourus au petit matin, ne sont prêts d'oublier l'extrême dignité des parents, leurs mots de remerciements, les cris et le regard des enfants embarqués dans les véhicules des gendarmes.


15 heures : La famille AOUCHEVA a été remise à la police polonaise. Depuis, son portable ne répond plus.


Contacts sur ce dossier RESF 70 Patrice Salzenstein 06 16 63 54 32 RESF Gray Patrice M . 06 84 17 87 78
Préfecture de Haute-Saône : 03 84 77 70 00 Fax : 03 84 76 49 60
Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr http://www.haute-saone.pref.gouv.fr/

 

Tous les commentaires

A quand des manifestations massives contre cette ''politique'' dévastatrice, mortifère pour toute société ? Comment faire, "que faire" face à cette absence tragique d'une réaction éthique, humaine, pourtant élémentaire, d'une importance vitale pour la société ? On ne pourra pas dire si ,un jour où ce serait trop tard, que nous ne savions pas... L'Histoire est bien là. Est-ce que le pouvoir n'est pas gagnant, une fois de plus, en centrant le débat sur ses "réformes", en canalisant les inquiétudes sur les problèmes, réels, de la vie quotidienne ? Et des "socialistes" persistent à travailler avec ce gouvernement, sans s'inquiéter de la caution qu'ils donnent à l'ensemble de sa politique... Aurait-on déjà oublier le coup annonciateur du "karcher" ?

PatrickRÖDEL mail envoyé, merci d'avoir prévenu

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Quand on effectue ce genre d'opérations au mépris des droits - droits de l'homme, droit français, droit international - on appelle cela des rafles.
Mon grand-père me racontait une autre époque durant laquelle, déjà, des rafles étaient organisées avec le concours de la gendarmerie...
Il est temps qu'une réelle résistance s'organise !

oui, c'est dramatique et surtout honteux pour nous autres Français. Mais petit rappel: en mai 2007, la France a voté...aucun Français ne peut prétendre avoir ignoré ce qui allait se passer!!! donc, nous savions...

Je pense que tous les membres du réseau RESF ont reçu ce mail, à gerber, et malheureusement des mails de ce genre ont en reçoit toutes les semaines. Bravo à Médiapart d'avoir osé le publier, car les autres médias (à l'exception sans doute de quelques résistants genre chained duck) sont plus que frileux à l"idée de prendre à rebrousse poil la dictature fasciste qui représente la France aujourd'hui,. Mais il est tout aussi évident que de nombreux français (combien, ca, je ne sais pas) voient plutôt d'un bon œil ce "nettoyage", et ce ne sont quand même pas tous des pauvres imbéciles à la mémoire courte, donc pas évident d'organiser une résistance car le sentiment de honte ne semble toucher qu'une certaine partie de la population. Oui la France a voté, en connaissance de cause, donc les gens assument car cet aspect ne les touche pas vraiment. C'est pas comme le pouvoir d'achat, ou là ça râle, même si de fait on sait bien que la marge de manœuvre du gouvernement sur les aspects macro-économique est plus que limitée. Alors que sur les sans-papier, c'est un choix idéologique, soutenu par aucune logique économique, seulement la logique de l'ignorance, de la haine et... du contrôle du FN. En effet, ce que Le Pen à voulu, Sarko l'a fait, donc plus besoin de Le Pen... 10% à 15% d'électorat récupéré, ca vaut bien quelques dizaines de milliers de malheureux a enfoncer encore plus et ça occupe Hortefeu et ses milices.

Que faire ? La France a voté ? non 53% des votes exprimés pour le président, les députés c'est une autre paire de manche, vu qu'il n'y a pas beaucoup de proportionnalité entre votes exprimés et sièges donnés. Mais peu importe, doit on pour autant accepter cela ? Alors, que faire, là maintenant ?

Que faire ? Réagir, chacun à notre niveau. Personnellement j'ai fait suivre le mail à tous les contacts que je connais assez, et je les ai mis en copie cachée du courriel envoyé au préfet de Haute Saône, avec copie (non cachée) aux différentes adresses données par RESF (conseillers au ministère de la Honte). Libre à eux de le reprendre à leur compte... Chacun doit s'informer, par ex. en s'inscrivant sur la liste du RESF de son département, participer aux actions selon ses disponibilités (http://www.educationsansfrontieres.org) ou encore sur la liste Uni(e)s Contre Une Immigration Jetable : http://www.contreimmigrationjetable.org/ Face à de telles pratiques indignes du pays des Droits de l'Homme, NON, nous ne pouvons, nous ne devons pas accepter. La résistance doit s'organiser ! A vos claviers citoyens...

Souvenirs... Tristes, terribles souvenirs. Relents d'histoire à gerber, mais qui osera dire ensuite qu'il ne savait pas ? Tout le monde, évidemment... Et pendant ce temps-là...

Relent d'histoire ? Lequel ? Dites-le... Il faut que vous nous disiez ce que vous sous-entendez... (ça me rappelle ces pensées "sales" où les gens disent les choses sans les dire et tout en les disant). - Allez, courage, dites que vous pensez que toute expulsion d'un étranger de France a à voir avec la Shoah et Vichy. Dites-le explicitement. Dites-le dans toute l'horreur de votre amalgame. Assumez cette soupe dans la tête. Assumez ce retournement qui lui aussi, a à voir avec l'histoire. - Car c'est bien cet amalgame sussuré, proposé, qui est, entre tous, le plus sinistre. -

Baaltik qui parle de courage mais qui se donne le droit de nous bassiner avec ses petits amalgames pourris et ses allusions limites sur divers sujets traités par Mediapart, tout en restant bien planqué derrière son pseudonyme bien sûr.

Vous pensez que je manque de courage ? Je ne crois pas. - Je vous dis que l'amalgame Vichy - Hortefeux qui suinte des commentaires, est indigne. Je vous propose même d'y penser. - Vous avez le sentiment que vous, signant d'un nom et d'un prénom derrière un écran, vous seriez courageux alors que ma lâcheté s'exprimerait à travers le choix d'un pseudo ? Vous avez le sentiment que rugir avec la majorité, comme vous le faites ici, c'est courageux ? Vous auriez démasqué le lâche et l'ignoble ? Qui est en désaccord sur cette question de la place de l'étranger en situation irrégulière, n'est à vos yeux que lâcheté minable... Vous ne voyez pas le grotesque de cette posture ? - Vous ne voyez pas que vous vous gargarisez, en bande, de vos idées ?

Baaltik vous vous rabâchez, et souvent dans le même sens quels que soient les sujets abordés, et - alors que vous parlez de courage - vous n'affirmez jamais clairement vos positions.
. Vous essayez de convaincre que certains usent d'amalgames malheureux.
. Je vous le répète : lorsque l'on emploie 19 gendarmes pour expulser une famille qui ne demande qu'à vivre normalement, cela au mépris - entre autres - du droit français et des procédures engagées et en ne respectant pas le droit à la santé des individus, alors j'appelle cela une rafle.
Et je ne remettrais pas en cause la définition du mot rafle telle que me l'a enseigné mon grand-père qui a vu il y a un peu plus de 60 ans nombre de ses voisins parisiens partir sous escorte de la gendarmerie pour ne plus jamais revenir.
. Vous vous indignez et vous posez en victime de l'opprobre alors que vous ne feriez que poser une simple « question de la place de l'étranger en situation irrégulière »...
Mais lorsque vous le faites en bas d'un article expliquant les déboires d'une famille expulsée au mépris du respect des droits, vous laissez entendre que puisqu'ils sont en situation irrégulière, ils n'ont peut-être pas le droit à tous ces droits.
Et bien là, c'est moi qui m'indigne et qui souligne que, comme souvent, ce genre d'allusions malsaines ne sont pas signées d'un prénom et d'un nom. Même en l'an 2008.
. Pour ce qui est des postures grotesques et des gargarismes « en bande » (houlalala la méchante bande de voyous abonnés de Médiapart), vous risquez quand même d'en retrouver certains à la suite de vos commentaires tant que vous ne serez pas plus clair, ou plus franc, dans les soit-disantes « questions » que vous posez. . PS : sinon, baaltik, inutile de m'envoyer un nouveau message privé pour me préciser que vous avez répondu à mon « pipi », j'avais déjà mis un favori sur cet article pour en suivre les commentaires.

Robby Barbe : Merci d'être sorti du registre du "pipi" triomphant. - Se rabâcher ? : non, je maintiens une position face à une ligne récurrente de ce journal. Face aussi à un choeur où peu de voix, sur ce sujet, font divergence. Ma répétition fait écho à la vôtre. Mon "attendu" attend le vôtre. Je n'ai pas un avis sur tout, mais j'ai un avis sur la fétichisation de l'étranger en situation irrégulière, j'ai pris le temps de le forger, j'ai aussi hésité, changé d'opinion, observé. - Si la procédure engagée est contraire au droit, oui, vous avez raison de la combattre. Je vous rappelle seulement que 19 gendarmes ne font pas une rafle, et que votre référence au droit ne peut pas être seulement quand ça vous arrange. Le droit me semble la seule manière d'en sortir. - Vous dites que "(je) laisse entendre que... ". Je ne crois pas, mais si c'était le cas, j'aurais eu tort (vous est-il arrivé, à vous d'avoir, tort ?). Je vous l'affirme, et le répète : le droit, c'est pour tout le monde. C'est même là sa définition. Je me permets aussi de vous mettre en garde sur le "vous laissez entendre". Heureusement que vous êtes journaliste à Millau et pas proc' à Valenciennes. Si un point vous semble tendancieux, demandez qu'on l'éclaircisse, ne présumez pas de la pensée, même d'un adversaire, même d'un "ennemi politique". - Je finis sur la question de ma franchise. Vous l'interrogez, cette franchise. Vous avez donc un soupçon. Lequel ? - Vous vous trompez sur l'usage d'un pseudo. Ce que j'écris ne requiert aucun anonymat, il n'y a rien qui soit contraire au droit ni à la morale (même si c'est contraire à votre idéal). Il n'y a rien de condamnable. Il n'y a pas de lien entre ma position sur les régularisations et l'usage d'un pseudo. Un commentaire de Baaltik, ce n'est pas une lettre anonyme en temps de guerre. Cette question du pseudo, je vous la retourne : en l'interrogeant tout le temps, en m'interrogeant (moi, mais pas les copains 'avec pseudo'), signifiez-vous qu'avec de telles idées, les miennes, je devrais raser les murs ? En clair, Bourmeau ou vous-même, vous cherchez à m'intimider ? Vous êtes tellement persuadés d'incarner le bien, que vous ne saississez pas ce qui, dans cette expression du bien absolu, peut être redoutable. Ce qui fait de vous, aussi, un loup. - Vous me donnez un détail biographique. Pensez-y. Je veux dire : pensez-y vraiment.

Rien à répondre à ça, Robby Barbe ?

Je pense comme beaucoup d'entre vous qu'il y a deux réactions à avoir. La première c'est de faire savoir que l'on sait, le plus largement possible. La deuxième est de se battre sur le terrain idéologique : quelles sont les légendes quotidiennes racontées aux gens qui produisent leur adhésion à ce genre de pratique ? Serge Koulberg

Et quelles sont les approximations dans votre tête qui vous empêchent de problématiser ?

Triste histoire. J'en retire que la France a perdu cinq enfants qui connaissent comme personne le prix de la liberté et de la paix. Est-ce que la France en sort grandie... ? Les frontières de l'Europe seraient trop poreuses à cette imigration non-choisie ? Je crois qu'il en a toujours ainsi et avant tout autant qu'aujourd'hui. Je n'ai pas l'impression que cela soit foncièrement un mal. Un pays qui entend donner des leçons de civilisation à l'autre bout la planète devrait commencer à montrer l'exemple à l'intérieur de ses frontières.

Conseiller Général du jura, je m'étais insurgé, en juillet dernier, contre l'expulsion d'une famille dans des conditions dramatiques. Mon intervention dans la presse parlait de rafle, mais attaquait surtout les lois votées par nos parlementaires UMP et non pas l'action de la police exécutant les ordres du Préfet. Ce même Prefet avait annoncé qu'il portait plainte contre un élu de la République. Aprés une levée de boucliers des élus de gauche, le Prefet n'est pas allé plus loin.

Cher "Patviverge", Admettez-vous, en tant qu'élu, que d'autres que vous, des concitoyens, puissent avoir une opinion et une analyse différentes de la vôtre ? Merci, en tant qu'élu de la République, de bien vouloir rappeler ce droit à la divergence d'opinion, quand celle-ci est contestée dans ces colonnes (voir un échange plus haut) - Avez-vous intimidé le Préfet ou bien avez-vous corrigé le tir, en précisant votre pensée, et en passant de l'indignation claironnée et insultante à une position critique, durement critique, mais nuancée ? - Je vous rappelle enfin, à propos de Vichy convoqué (comme toujours quand il s'agit de "prendre" une position d'autorité morale), que c'est un militaire de Droite qui partit à Londres et que c'est l'assemblée du Front Populaire, privée des élus communistes, qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain. Donc, le narcissisme de Gauche, quand il s'agit de Vichy, des rafles, de tout ça, pardonnez-moi mais... enfin, un peu de modestie collective ne nuit pas.

Il y a dix mois, une autre famille tchétchène ( la famille Demsky ) avait été durement touchée par la chute de plusieurs étages de leur fils Ivan qui avait suivi son père qui tentait d'échapper par les balcons à une intervention policière parce que la justice voulait l'entendre pour séjour irrégulier. Ivan, 12 ans, tombait, et restait dans le coma, avec pronostics réservés. Le bilan actuel est mitigé et devrait faire réfléchir. Les parents ont obtenu chacun leur carte de séjour et tous les deux travaillent. Ivan va nettement mieux. Il suit ses cours dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique. C'est toujours un élève brillant.Mais il faudra attendre encore au moins cinq ans pour voir ce qu'il en est en ce qui concerne les séquelles...

Je diffuse l'info vers mes amis et mes réseaux. Serge Koulberg

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