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Nîmes, une ville que c'est pour rien !

En me rendant à Nîmes, je redécouvre une ville que j'ai laissée, voilà quelques mois ; une ville que je retrouve toujours en l'état, et ce... quelle que soit la durée de mes absences.

 

 

Au premier coup d'oeil, une ville pour rien ; si on oublie le centre ville, bien évidemment !

 

 

Business oblige !

 

 

***

 

 

Ah ! Nîmes ! Ville éternelle !

 

 

Rome ? Pour un peu ?

 

 

Nîmes avec ses trottoirs sur lesquels les personnes âgées se fracturent la jambe deux fois par an, tout simplement parce qu'ils n'ont pas la chance de vivre dans le quartier qu'il faut : le bon, le beau quartier, le seul qui vaille, à savoir, le centre ville qu'un boulevard circulaire isole des autres quartiers ; îlot de commerces, ce centre ville aux trottoirs irréprochables, aux appartements cossus et par voie de conséquence, bourgeois : précisément ceux qui renouvellent sans faillir - telle une fatalité tragique -, le mandat de l'équipe municipale.

 

 

***

 

Soyons clairs ! Disons les choses !

 

 

Dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect. Et pas n'importe lesquelles : femmes issues de la communauté Harki et les beurettes, jeunes et moins jeunes, toutes... à battre le pavé, les entreprises et les administrations à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir, ou dans les commerces (quand on les accepte car, faut pas froisser les préjugés de la clientèle - notamment dans la filière du prêt-à-porter féminin).

 

 

Les hommes, eux, assis aux terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatre heures... tout fauchés qu'ils sont.

 

 

Les créations d'emplois à Nîmes - m'a-t-on murmuré à l'oreille - seraient dignes de celles d'une ville moyenne appartenant à un pays tel que... le Bangladesh.

 

 

***

 

 

 

Une consolation, tout de même : je n'aurai jamais plus à revenir à Nîmes.

 

 

 

Alors, en guise d'adieu... j'adresse un vibrant... Olé !!! Au passage du taureau, et sous la cape, le coude bien haut, entre trois renvois, deux vomis et un rendu...

 

 

 

A cette ville pour rien, à cette ville pour si peu, à cette ville pour personne.

Tous les commentaires

Décidément Serge, tu ne changes pas. Toujours aussi dur, tranché. Si peu de tolérance (oui, je sais, on m'en reproche mon excès!). Nîmes est comme TOUTES les villes, avec ses côtés sympa (le centre bien sûr, commercial et romain superbe) et ses insuffisances (autour du centre, dégradé). Mais comment faire? Nîmes est une ville qui a connu la richesse (voir le quartier de la Fontaine, ses belles demeures) grâce au drap (le denim). Mais le temps a passé. Une grande originalité (mais avec des conséquences pas toujours heureuses!), sa lutte entre la religion et la politique! A Nîmes, longtemps, on a préféré, quand on était protestant (et donc souvent bourgeois!) voter communiste plutôt qu'à Droite! Et les cathos préféraient voter à Droite! Des alliances un peu contre nature et des conséquences bizarres! Mais cela fait aussi son charme, elle en a, je lui en trouve, même si je préfère, et de loin, la vitalité et la jeunesse de sa voisine, Montpellier! Alors, arrêtez-vous à Nîmes...et aussi à Montpellier!

Bonjour à vous ! _________ Merci pour cet éclairage. Vous l'aurez compris, mon billet a pour sujet : l'écriture. (même si je sais que quelques nîmois ont reconnu leur ville dans mon billet) ________ Cordialement. Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com

Nîmois relativement récent, j'ai reconnu certains aspects de cette ville...

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