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FIAC 2011 - Galeries Lafayette, partenaire officiel

 

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Que peut-on raisonnablement attendre d'une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs... Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs ; et ce sans demander l'avis à qui que ce soit ?         ***   Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…  Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes... On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.  On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle.   Confronté à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite... A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat, entre désespoir et colère, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres... Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement.  Disons les choses... Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire... Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Boulez, un BHL et un Finkielkraut pour triompher et de Sartre et de Camus et de Deleuze et de Foucault et de Derrida... Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès, Renaud de Léo Ferré, le Rock du Blues ; Guillaume Durand et Franz Olivier Giesbert de... Personne.     Parle-moi ! (1). *** .  Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec Auschwitz et le "pop art" et ses commerçants cyniques ?  Un art intransmissible parce que... sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents ! Voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.  Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier : rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.   Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, l’on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.    Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ? Encore faut-il qu’il en soit question. Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ? Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement. Avec Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier. Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut. Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui. Distinguo important. A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi et de son environnement immédiat : qu’il soit mental et /ou géographique !   Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs. Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus... Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.            Lux aeterna (1966) - lumière éternelle, pour 16 voix solistes, interprétée par l'ensemble « A Cappella Amsterdam »de György Ligeti : compositeur roumain / hongrois naturalisé autrichien, né à Diciosânmartin en Roumanie le 28 mai1923, décédé le 12 juin 2006 à Vienne. _________   Pour prolonger....  Les artistes de la FIAC cliquez 2861 Artistes exposés..1 - Klavierstuck XI (1960) - extrait Pièce pour piano n° 11 - Eclats suspendus. Né le 22 août 1928 à Mödrath, Allemagne, décédé le 5 décembre 2007 à Kürten (Allemagne), Karlheinz STOCKHAUSEN domina, avec Pierre Boulez, (tous deux ont eu pour professeur le compositeur Olivier Messiaen) la musique contemporaine des années 50 et 60. 

Tous les commentaires

 

Si en plus vous me prenez par les sentiments...

 

(toile de l'artiste Ursula ULESKI - 140x120 - A fleuret moucheté - acrylique sur carton)

Bien (d)écrire le médiocre  ?

Mais alors... Flaubert et Madame Bovary, ç'a une tout autre allure !

Et Perec aussi.

Et Gadenne aussi, depuis "Les hauts-quartiers".

article_boltanski.jpgl'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

 

Boltanski en maître chiffonnier qui nous demande de voir dans ce tas de fripes et de loques... devinez quoi ?

Auschwitz, Hiroshima, le Rwanda...

 

Et son cul peut-être aussi ?

 

annette_messager-2ed90.jpg

 

Annette Messager pour les peluches...

Dis Anne ? T'as pas honte à ton âge ?

photo_file_21965.jpgDes artISTES en veux-tu en voilà !

 

Fast Cast New Body (His Arm, His Leg), 2011 -

Sapountzis

Hélas... je recommande.

Héritage ? Pour ma part j'ai été frappé un jour, aux Augustins de Toulouse, par une vraie immense toile de Pollock, série "Jazz".

Mais "héritage" : pourquoi aller à la Foire I.A. "Contemporain" ?

Pendant ce temps-là, à La Maison Rouge, il paraît... (voir le billet de J.J. Birgé)

Soit la valeur, soit la dignité. Bientôt les hommes n'auront même plus les mots pour dire les failles qui les travaillent. Bienvenue dans la pornocratie libérale.

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