Plaidoyer pour "Le silence de Lorna" face au brouhaha sans objet de "Entre les murs"
Je remercie Antoine Perraud et Sylvain Bourmeau sans lesquels ce billet n'aurait jamais vu le jour
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Un film pour personne, sinon pour ceux qui ont longtemps considéré que les gosses des classes populaires (plus particulièrement ceux issus de l'immigration) étaient, avant d'être des cancres, au mieux, de la graine de délinquants, et au pire, de la graine de criminels.
Après "Bienvenue chez les Ch'tis" destiné à ceux qui pouvaient penser à tort, bien évidemment, que les gens du Nord ont dans les yeux la dernière cuite qu'ils ont prise la veille au soir, et dans le cerveau, un pois chiche, avant de nous expliquer que la langue Ch'tis est tout aussi respectable que l'argot et/ou n'importe quels autres patois...
Avec "Entre les murs", diable ! A quoi sommes-nous confrontés ?
A un reportage, à un documentaire ou bien, à un film de fiction ?
Fausse question puisqu'elle ne se pose même pas : la réponse est d'une telle évidence !
Il s'agit d'une production audio-vidéo qui a la prétention inavouable (et ça, c'est plutôt préoccupant) de se substituer au reportage et au documentaire ; quant au cinéma, je n'ose pas imaginer un seul instant que le réalisateur ait pu avoir l'ambition de nous en proposer ; ou bien alors...
Dans "Entre les murs" et par la force des choses, tout y est à la fois vrai et faux : plus proche de la Télé-réalité, "reportage" à la sauce Star'Ac ou bien, Loft Story (souvenez-vous !), si les cinéastes et les auteurs n'ont pas de souci à se faire, en revanche, les documentaristes doivent craindre que ce type de production dont le format est délibérément destiné à remplir les caisses de ceux qui ont "pensé" et en partie, produit ce "spectacle", ne supplante, dans les années à venir, ce qu'il est coutume d'appeler "le documentaire".
"Entre les murs" ?
Cette production pourrait tout aussi bien être destinée aux enseignants seuls ; thérapeutique, remplissant un rôle de catharsis, voire d'exorcisme, on parlera même de maïeutique grâce à une production du type "médecin-accoucheur", les profs se livrant et se confessant le temps d'une séance, tout en profitant de l'opportunité (et de l'obscurité des salles de cinéma) qu'il leur est offerte pour prendre du recul, en devenant les spectateurs de leur propre réalité et de leur rôle reconstitués pour l'occasion.
Finalement, une vidéo de formation continue et de remise à niveau pour les profs en mal (ou en manque - pour ceux qui les jugent nécessaires), de résultats, ce... "Entre les murs" : ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire face à une classe de ce type ; entendez : type de population.
A ce film, les élèves n'y viendront pas, sinon contraints et forcés. Les parents ? Ils connaissent leurs gamins.
Quant au contenu : nombreuses sont les situations sur-jouées, dont on ne comprend pas toujours la nécessité, ni l'importance qui peut leur être accordée ; réactions disproportionnées de l'enseignant au sujet d'événements et d'incidents gratuits qui nous laissent pantois, même si les "acteurs" qui n'en sont pas, se prêtent de bonne grâce à cette comédie, jouant leur propre rôle, ou bien, un rôle tel qu'il a pu être pensé par ceux qui ont "pensé" cette production, ou plutôt, ceux qui croient avoir compris et pensé... à quelque chose en réalisant ce document, alors que cet objet ne pense... rien... ni... à rien, puisqu'il s'agit d'un film sans point de vue, sans parti pris et sans engagement autre que celui que le métier d'enseignant dictera à quiconque exerce cette activité.
"Entre les murs" c'est de la pellicule pour rien puisque ceux qui en débattent n'ont aucun pouvoir sur cette institution qu'est l'Education Nationale : ils n'y occupent aucun poste stratégique. Quant aux politiques sociales, culturelles et économiques qui ont pu conduire en trente ans et plus, des pans entiers de la population française
280 000 ados ou pré-adultes quittent l'Education Nationale chaque année sans maîtriser l'écrit ou la lecture ; 50% des étudiants inscrits à la Fac abandonnent leurs études dès la fin de leur première année.
D'aucuns seraient tentés de croire que l'Education Nationale est principalement occupée à gérer un échec de masse, sans oublier la gestion des carrières des pédophiles qu'il faut muter de temps à autre, ici et là, quand vraiment, ça sent le roussi parce que la presse, alertée par des parents dégoûtés et en colère, s'en mêle...
Occupée aussi cette institution à préparer les nouveaux outils et les méthodes pédagogiques qui, nul doute, plomberont l'avenir des gosses des classes populaires - et plus particulièrement ceux de l'immigration -, au grand désespoir de leurs parents, impuissants face à cette montagne qu'est devenue l'accès à une réussite scolaire digne de ce nom, pour leurs enfants...
Et si l'on en croit les témoignages : institution dont la vocation consiste aussi à broyer les enseignants qui tenteraient de se révolter...
Et n'oublions pas leurs représentants syndicaux, bedonnants (même les femmes !), à force de déjeuners bien arrosés, avant d'aller négocier, sur le dos des gosses, qui... une heure en plus, qui... une heure en moins, qui... une augmentation... enfin bref ! Tout ce que vous voudrez, sauf les conditions d'une prochaine réussite scolaire des classes populaires.
Il est vrai que l'on nomme depuis quarante ans des ministres de l'Education de gauche comme de droite qui confient leurs enfants aux meilleurs lycées, et aussi et surtout, aux écoles privées, tellement la confiance y règne et les résultats y sont encourageants... dans ces établissements publics...
Quant aux enseignants : aussi préparés à affronter une réalité sociale dont aucun mur ne pourra les protéger que leurs élèves le sont à recevoir un enseignement qui les ignore puisqu'ils ne sont pas supposés s'y épanouir ou y triompher dans et avec cet enseignement...
D'autres enseignants et d'autres établissements y pourvoient, ailleurs.
Pensez donc !
Seulement 12% de la population possèdent un diplôme d'enseignement supérieur (un des taux les plus faibles des pays occidentaux, sinon... le plus faible !).
La caste des diplômés n'a pas de souci à se faire et les enseignants non plus puisque ce sont majoritairement, leurs enfants qui obtiennent ces diplômes ; enseignants qui, lorsqu' il s'agit des enfants des autres, n'hésitent pas à nous parler d'enfants et d'ados racistes (anti-français) et antisémites (sans commentaire).
Non ! Sans blague ! A 12 ans, à 14 ans, ils sont...
Dans la parole d'un enfant ou d'un ado, confondre le fait de tenir des propos "raciste" avec le fait d'être raciste... c'est à se demander de quel côté sont les cancres !
Ces enseignants, prompts au procès d'intention à l'encontre de leurs élèvent, ne savent donc pas qu'à 12 ans... on... n'est pas ! Non ! On ne fait que chercher... à devenir* ; et la route est sacrément dure et longue jusqu'à l'âge adulte.
* La parole d'un enfant de 12 ans n'est pas seulement sa parole mais... celle de tous ceux qui, bien ou mal, pour le meilleur et pour le pire, contribuent et contribueront à faire que cet enfant devienne ce qu'il pense devoir être jusqu'à ce qu'il décide, une fois adulte, et autant qu'il soit possible de le faire en toute autonomie, d'être ce qu'il dit et d'être ce qu'il fait puisque seul un adulte en est capable.
Comment peut-on faire preuve d'un tel manque de discernement, alors qu'à l'endroit de leurs propres enfants, ces mêmes enseignants sont capables de toutes les mansuétudes, de toutes les complaisances, voire de toutes les lâchetés ?
Faudra-t-il un jour parler de la haine des profs face à leurs élèves auprès desquels ils auront épuisé toute capacité de pardon, et de compréhension, en vertu d'une nouvelle loi (peut-être pas si nouvelle que ça) selon laquelle : quiconque empêche un enseignant de faire son métier, n'aura aucune excuse, et qu'un devoir et qu'un droit : s'effacer et disparaître.
Confrontées à un environnement difficile, souvent violent, les enseignants auraient-ils sombré, à l'instar de leurs élèves, dans le fatalisme, le désintérêt, le mépris, le défaitisme et la colère ? Mais à une différence près - et elle est de taille -, car, s'ils ont à faire face à des enfants ou des ados parfois totalement démotivés, en revanche, ces élèves ont bien pour référents des adultes éduqués et instruits, des adultes capables de discernement et de sang froid, quand bien même ils l'auraient oublié depuis qu'à Noël, ils se font offrir, tous ces adultes enseignants ou pas, les mêmes cadeaux que leurs progénitures, à savoir : ordinateurs et jeux vidéo, entre autres.
"Entre les murs" a bien failli ressembler au film des Tavernier père et fils : "Ca commence aujourd'hui", dans lequel on sermonne les pauvres ; et notamment, une mère - à la fois, actrice et non actrice ; mais... on ne sait plus avec ce type de production -, qui élève seule, dans la vie et dans le film, ses enfants.
"Entre les murs" ?
Entre... ces murs, les profs n'y feront pas de vieux os, le temps pour eux d'accumuler les points nécessaires à une mutation dans un établissement et une région et un département de leur choix (Bégaudeau quant à lui, a déjà quitté l'enseignement).
Au contact de ces vrais-faux/faux-vrais élèves, difficile de ne pas penser, tout en le déplorant, à ce à quoi ils n'auront jamais droit, et les conséquences pour eux dans les années à venir... alors qu'il est inconcevable qu'ils aient pu ou qu'ils puissent mériter un tel sort... car à 13 ou 14 ans, qui peut bien prendre la décision de vous couper les ailes !
Monopolisant les temps de parole et d'images, Bégaudeau devient très vite insupportable ; les élèves en revanche, sont tellement plus intéressants (sans démagogie) car, ces élèves-là sont des "effets" vivants dont il aurait fallu interroger les causes.
Et puis, une fois la première heure passée, force est de constater que l'on ne sait plus très bien ce qu'on nous donne à regarder, où commence le jeu, où il finit ou bien, où il s'interrompt, le vrai-faux élève retrouvant son autonomie. A ces gosses, leur fait-on jouer ce qu'ils sont, ce qu'ils seront, le fait qu'ils soient déjà en situation d'échec sur le plan scolaire ? Avec eux, à quoi joue-t-on en les mettant en scène ?
Si "Entre les murs" est sans aucune doute une production malsaine, toutefois, une belle ironie se dessine : tout du long, on ne peut pas ne pas voir le documentaire qu'il aurait été possible de réaliser, même si ce documentaire-là n'aurait fait que traiter les effets et non les causes, alors qu'aujourd'hui, il y a urgence : ce sont les causes qu'il faut aller chercher, exposer et attaquer ; et une fois qu'on les a saisies, les mâchoires serrées, comme un chien : ne pas les lâcher.
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Vous l'aurez compris : plus on parle de "Entre les murs", plus on s'éloigne et du cinéma, et du documentaire, et des films et de tout le reste...
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Alors...
Vite ! Rapprochons-nous alors, des frères Dardenne et de... Lorna et de son silence capable de couvrir le brouhaha d'un "Entre les murs" finalement, complaisant et bavard.
Vous y retrouverez par la même occasion, Bresson et Cassavetes dans leur dernier film puisqu'ils les emportent toujours avec eux en tournage, tout en prenant soin de nous épargner le Godard qui oublie souvent le cinéma en cours de route, trop occupé à vouloir, à tout prix, nous expliquer qu'il est d'une intelligence bien supérieure à la moyenne de ceux qui servent le même Art que lui - le 7è du nom ; et alors que personne n'ose le contredire de peur de passer pour un imbécile.
Certes ! Godard a le mérite de chercher... même s'il lui est souvent arrivé de tourner alors qu'il n'avait rien trouvé. Et là... mon Dieu, là... une heure trente, c'est long.
Pour revenir à Lorna, sachez que les frères Dardenne ne nous ont pas rapporté des Balkans un mannequin mais une femme, une vraie, et comme beaucoup d'autres, imparfaite, comme nous tous...
Et puis... non ! Bien meilleure, tout compte fait ; et qu'elle soit une femme y est sans doute pour beaucoup (sans flatterie), puisque Lorna décidera de porter en elle, même symboliquement, comme pour ne jamais plus s'en séparer, toute l'humanité dont nous sommes capables, et plus encore quand on a bien failli penser pouvoir s'en défaire... de cette humanité, en construisant un projet de vie qui devait reposer sur la mort et l'assassinat d'un innocent, et qui plus est, du dernier des hommes, le plus faible d'entre eux : un jeune toxicomane qui croyait en être sorti et... s'en être sorti grâce à la compassion et au soutien d'une femme qui porte le nom de Lorna et qui, semble-t-il, l'aura, finalement, trahi.
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Toujours aussi inspirés les frères Dardenne !
Déjouant pratiquement tous les pièges de leur Art ; ceux de la production, ceux qu'un scénario peut cacher et ceux du succès.
Pourvu que cela dure !
Car, si un jour les frères Dardenne nous laissent tomber, qui nous relèvera ?


Tous les commentaires
La "scénarisation des documents", ou documentaires reconstitués, a commencé avec Méliès (son Affaire Dreyfus date de 1899) et s'est poursuivie ensuite. Il y a ainsi un remarquable film sur la révolte des marins d'Odessa, tourné en 1905 et en six ou sept plans dans les studios Pathé.
Si je ne me fais aucune illusion sur le film de Cantet, que je n'irai pas voir, j'ai vu Lorna, assez moyen. Je ne partage pas non plus ton avis sur Godard. Cordialement, P.-S. Mon "remarquable" n'est pas du tout ironique.
Merci pour ton commentaire ____________ Ok pour le "document scénarisé" mais qu'en est-il du documentaire scénarisé ? . Aujourd'hui on en sait quand même un tout petit peu plus que Méliès sur l'image, le sens, la réalité, la fiction... sans oublier le fait que l'image et le son sont devenus des outils de propagande gigantesque... ______________ Documentaire scénarisé ? Pas de danger ? ____________ Et quand on ne saura plus ce qu'est la réalité, la fiction, la vérité, le mensonge... Avec ce type de production "Entre les murs", vraiment, on ne sait même plus ce qu'on nous donne à voir... et pourquoi on nous le donne !!! . Faut y aller, rien que pour ça ! Ca vaut le coup ! Qu'en sera-t-il demain avec d'autres productions ? __________________ Cordialement Serge ULESKI : littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Aujourd'hui on en sait quand même un tout petit peu plus que Méliès sur l'image, le sens, la réalité, la fiction. Pas sûr. Ne sous-estime pas les cinéastes des premiers temps. La réflexion sur le cinéma et ses possibilités a commencé avant même le cinématographe des frères Lumière. Des textes (polémiques et essais) en témoignent. Quant à aller voir le film de Cantet pour quitter la salle au bout d'une demi-heure, non et non ! Déjà vu deux films de lui, cétacé ! Il y a tant d'autres choses à voir ou à lire…
doublon
Le mot est faible !
PlaidoyER pas plaidoyé.... Je comprend pourquoi tu as enlevé littérature dans ta signature....
Merci à toi ! . Si tu veux être mon correcteur... y'a pas de problème !!! . A titre gracieux, bien évidemment !!!! ... __________________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
C'est vrai que parfois dans tes propos tu as besoin d'être corrigé... Garnement :-))
. Bravo, Serge ULESKI ! C'est envoyé ! Ca vient de loin ! . Je n'ai pas vu "Entre les murs"...J'ai d'abord envie de lire le bouquin... Je voudrais comprendre comment on en arrive là... . Parce que, n'ayant ni lu, ni vu, je crains fort que cette critique de Serge ULESKI soit vraie de point en point. . J'ai tout de même lu les trois interviews de François Bégaudeau publiés sur Médiapart : . http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/240908/francois-begaudeau-dynamite-l-entre-soi-litteraire http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-houssin/220908/francois-begaudeau-2-filmer-l-ecole http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-houssin/220908/francois-begaudeau-1-la-republique-de-platon . Ce que je me suis dit ? . Plus bidon que ça, c'est pas possible ! . jpylg
Tu écris : "J'ai d'abord envie de lire le bouquin... " . . Ne perds pas ton temps. Il n'y a rien. C'est juste une complainte de prof dont les gosses feront les frais, comme d'habitude. C'est tout. Tout ça pour nous dire que le boulot de prof, c'est difficile et qu'ils ont en face d'eux une population difficile et que tout est difficile mais qu'il y a de l'espoir : on peut encore faire son métier.. . . Les profs vont adorer ce film ! C'est un film de prof pour des profs (et accessoirement, pour les parents d'élèves et les "mêle tout". . Il n'y a pas de politique dans la démarche de Bégaudeau (on ne parlera pas du réalisateur qui est un âne). . . Interroger les causes ??? Niet ! . Bégaudeau n'a, semble-t-il, aucune culture politique. Et les documents diffusés sur mediapart à son sujet, nous le confirment. . . Qu'est-ce que vous voulez : C'est un rocker ! Sex, Drugs and Rock'n'Roll. C'est tout. Et comme il faut bien gagner sa vie : on fait le prof. (sourire) _____________ cordialement Serge ULESKI : Litérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
. Ce n'est peut-être pas si simple... . Un succès de cette ampleur a forcément des causes, lesquelles sont souvent complexes. . L'un de mes thèmes de prédilection, c'est le formatage de l'opinion et ses moyens, parfois le matraquage, parfois l'insinuation, parfois d'autres choses. . Dans le cas de ce livre et de ce film , il y a les distinctions obtenues: Prix France-Culture, si je ne me trompe, Palmes d'Or à Cannes ensuite ? . Or, les gens qui distribuent ces distinctions ne sont pas, eux, des incultes ? Quelle mouche les pique ? Quels intérêts poursuivent-ils ? Quels objectifs ? . Il y a ensuite, la retransmission qui est faite de "l'événement" - puisqu'en la circonstance ce qui aurait dû être oeuvre étant devenu produit, il faut encore que la chose se transforme en événement - . Cette retransmission nous présente, sauf erreur, globalement, l'affaire comme à ne manquer sous aucun prétexte; ne serait-ce que parce qu'il faut être dans le coup. C'est d'ailleurs à ce titre que je finis par me sentir interpellé. . Dans ce concert, il y a, enfin, la part de médiapart; ou plus exactement, les deux parts de médiapart: le journal, le club...(qui semble-t-il ne font pas entendre tout à fait le même son de cloche). . Donc, in fine, c'est très intéressant... . jpylg
Vous écrivez : "Dans ce concert, il y a, enfin, la part de médiapart; ou plus exactement, les deux parts de médiapart: le journal, le club...(qui semble-t-il ne font pas entendre tout à fait le même son de cloche)." . . Justement ! Mon billet et certains des commentaires interfèrent avec et contredisent le travail de rédaction réalisé par Mediapart sur le film "Entre les murs" et l'auteur du livre ; travail éditorial qui n'est que ce qui avait déjà été fait partout ailleurs, avec en appui, le billet de Monsieur Lelièvre qui est une contribution complaisante et sans engagement de la part du rédacteur. . __________________ cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
A lire un joli reportage dans le nouvel observateur (l'évaluation du film par des professeurs). Assez édifiant! je vais aller le voir demain, car tout cela a réveillé mon intérêt, en plus de l'article de Claude Lelièvre...
Où trouve-t-on ce reportage, Christel ? A moins que vous nous en donniez quelques éléments ?
Si je peux me permettre, je trouve que l'intervention de Serge du 27 à 10h37 aurait pu être le billet : elle est très juste et largement suffisante. Alors que le billet mène à une certaine confusion. Comme quoi la simplicité est meilleure conseillère.
Oui, plus juste mais plus courte pénéloppe et je n'aime pas faire court. . . (sourire) J'aime parler de tout et de rien ; j'aime flâner, me balader lorsque j'écris _______________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Merci pour votre commentaire. ____ Chère Pénélope... . Dites-moi, vous n'auriez pas de la famille à l'Education nationale ? . Je sens en vous comme une gêne. . Sur cette affaire de l'éducation et de l'instruction, on n'attaquera jamais assez l'Etat ( j'allais écrire : "on ne crachera jamais assez...") et les pompes et ronds de cuir de l'Education nationale. . ____________________________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Pas du tout. Ma gêne, provient de la façon dont vous survolez la comparaison avec, un peu en vrac, Méliès, le documentaire, Godard : pourquoi n'avoir pas évoqué plutôt Jean Rouch, François Reichenbach, Chris Marker ? Mais je ne souhaite pas polémiquer, puisque je partage votre point de vue sur le film "Entre les murs", qui n'est, ni du cinéma, ni du documentaire. Une sorte de Star' Ac en milieu scolaire ? Pourquoi pas, pour les amateurs du genre. Pour ceux qui aiment l'écriture de l'image, c'est "juste pas possible". Bien à vous : si vous pouviez éviter de traiter les gens d'imbéciles à tout bout de champ, j'aurais davantage de plaisir à vous lire...
Merci pour votre commentaire. _____ Jean Rouch, François Reichenbach, Chris Marker ! Bien sûr ! On peut les citer. . Pour Cautet et Bégaudeau, il faut s'en tenir à leur projet et le prendre pour ce qu'il est réellement et non pour ce que ces deux-là croient qu'il puisse être, sous prétexte qu'ils en sont les "auteurs". _________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Je n'ai vu ni l'un ni l'autre, Serge, mais votre billet m'a donné envie d'aller voir le Dardenne... Alors ne serait-ce que pour ça, merci !
Attention ! . Pour le Dardenne, c'que j'en dis... n''engage que moi. . Regarde ! Anne Guérin-Castell n'y a rien vu ou pas grand'chose. . Tiens-moi informé ______________ cordialement Serge ULESKI : Litérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Attention, Serge ! En ce qui concerne le cinéma, avec moi, il faut pondérer. Par exemple, quand je dis "assez moyen", traduire "très bien relativement à la production courante". Ça peut être pris pour de l'élitisme, alors que ce n'est que le résultat d'une plongée dans une œuvre cinématographique qui a radicalement modifié ce que je vois et attends du cinéma. Comme pour Obélix, nul besoin de reprendre de la potion magique. Et mes ennemis se nomment Naturalismum, Vérismum, Transparencum…
Je vois. Je comprends. ______ Si tu devais t'intéresser à l'architecture intérieur, tu irais la chercher dans les squats ou chez ceux de la récup ? C'est ça ? Underground de l'under-ground ? . Je prends un coup de vieux là, soudainement. _________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Je t'enterrerai, Serge ! signé : Anne-la-Brocante
Non mais... j'ai rien contre le cinéma d'art et d'essai puisque c'est tout le cinéma que j'aime mais bon.. arrive un moment il faut bien y trouver et de l'Art et de la réussite dans ce cinéma, quand même. . En d'autres termes, arrive un moment où il faut bien commencer de transformer l'essai et trouver quelque chose. ___________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Le temps, Serge, le temps… Tant d'exemples dans la littérature ou la musique, ou encore la peinture. Des œuvres considérées comme mineures, redécouvertes des dizaines d'années après, parfois même des siècles…
Oui, chère grain de sel, allons voir "le silence de Lorna" - je pense y aller ce week-end. J'ai eu la chance de participer lors d'une soirée d'hiver à une discussion avec Luc Dardenne sur le livre qu'il a écrit avec son frère - Au dos de nos images. Je devais y poser une question à Luc D. et j'ai donc revisionné leur quadrilogie avant de poser ma question. Cette question, je l'ai articulée sur l'être-femme de Rosetta, à partir d'une comparaison qui était faite, dans leur livre, avec le personnage de Galy Gay (Mann ist Mann, de Bertolt Brecht). Alors, Luc D. a commencé à nous parler de leur projet en gestation, ce silence de Lorna...
Bégaudeau ? J'ai lu son livre "entre les murs" et je suis restée ébahie de la nullité de ce texte. On m'en avait dit tant de bien que j'ai quand même lu jusqu'à la dernière ligne, on ne sait jamais, peut-être étais-je en train de passer à côté d'une oeuvre sans m'en rendre compte ? Toujours cette foutue manie de laisser un a priori positif autant que faire se peut ! Mais après, j'aurais bien flanqué le bouquin à la poubelle. Donc, le film, j'irai pas le voir. Comment un tel succès est-il possible ? Je ne me l'explique pas. Peut-être la génération "télévision" apprécie-t-elle ce genre de frichti ? Ceci dit, j'en garde le vague souvenir qu'il décrit ce que semble être l'école pour certains... pour beaucoup ? Si c'est le cas... En la matière, je préfère décidément Pennac, entre autres.
Vous écrivez : "Bégaudeau ? J'ai lu son livre "entre les murs" et je suis restée ébahie de la nullité de ce texte." . . Et sa prestation en tant qu'acteur/non acteur dans une fiction/non fiction/docu/non-docu et auteur/non-auteur, démocratique ou pas, est pitoyable. ________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
. Dans le fil ouvert par Claude Lelièvre, il y a Serge Koulberg qui semble trouver film et livre très bien. . Mais il n'a pas vu le film... . Devant les critiques acerbes, il pense que ceux qui n'aiment pas n'aiment pas parce qu'il y a quelque chose qu'ils n'auraient pas compris... . à suivre. . jpylg
Qui ? Quoi ? Serge Koulberg sur le fil de M. lelièvre ? . Il n'a rien compris. . Le fil dans lequel on pose les bonnes questions, c'est ici et pas ailleurs. . La bonne blague. (sourire) ____________ cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Oui, c'est bien de critiquer, mais Serge, il est d'une agressivité verbale que je supporte mal! Enfin! Comme dit jpylg, il doit y avoir un "petit quelque chose" dans ce film même si ce n'est pas un chef d'œuvre. J'irai le voir! Quand au dernier Dardenne, cela ne valait pas, pour moi, un des premiers, la fille à la "baraque à frites". Ils ont tendance à se répéter. Mais ça reste original. A chaque film son idée et à chaque spectateur ses films.Au total, c'est plutôt vivant quand même le cinéma pour le moment? Et que pense Anne du film musical sur les années 36? Rien?
Quel film, M Philips ? Et puis aussi… je ne voudrais surtout pas être prise pour un oracle, juste parce que je m'autorise à parler du cinéma que j'aime, tout en produisant par ailleurs des commentaires nourris d'années d'études et de pratique dans ce domaine. Juste une "meshugge"…
Faubourg 36.
Vous parlez de Rosetta (palme d'or 1999) ?
Si quelqu'un savait de quoi on parle, Grain… C'est Joha1008, qui, au-dessus, parle de Rosetta…
Bonjour, Je suis en profond accord avec Peneloppe et avec M. Philips. En ceci : Si vous parlez DOCUMENTAIRE, retourner voir la proposition pertinente de Peneloppe et non ce listing paresseux. Le Docu-Fiction existe depuis longtemps, pour rappel : Flaherty, Van Der Keuken, Wiseman, Rossellini, Loach, Varda et nombreuses oeuvres TV de JM. Drot, H. Knapp, JC. Bringuier, R. Coppens, PA Boutang et les autres… ** Je note, que dans vos « essais » critiques, Mr Serge Uleski vous usez d’un - d’ ard - ( tel un frelon ) qui aurait pu être un art et qui chez vous devient presque une tare …. Une aptitude entraînant l’assassinat .... numérique systématique ! Quand je tombe sur vos fort longues critiques, je sais, à tout coup, y trouver une charge sans nuance, un procès d’intention poussé à sa phase névrotique avec anathèmes éternels . Etrange… jamais je n’y discerne des doutes, des interrogations, de l’humour, une quelconque remise en question de vous -même, enfin qqs mots qui pourraient faire entendre que vous n’êtes pas Dieu foudroyant ! ex : votre analyse portant sur le film de Claude Lanzmann. Ce qui fait que soudain, si j'y trouve qqs remarques "justes", le tout amenant à ce point à la stigmatisation et l’intolérance, non pas de l'objet, mais du SUJET, que je soutiens du coup vos victimes en pensant : « pauvre Serge, Il se fabrique une autre tête de turc ! » Je me permet cette « attaque personnelle » me sentant dédouanée par votre posture. Pourquoi ces acrimonies véhiculant tant d' amalgames qui me font penser que vvos écrits ne sont pas une analyse étayée, éclairante mais un exercice diffamatoire se perpétuant en rhizome ? J' aime UN TEL, pour mieux HAÏR l’ autre ! Kenavo Monsieur S. Uleski G. Miski
Vous écrivez : "Si vous parlez DOCUMENTAIRE, retourner voir la proposition pertinente de Peneloppe et non ce listing paresseux.(marker, rouch... Le Docu-Fiction existe depuis longtemps, pour rappel : Flaherty, Van Der Keuken, Wiseman, Rossellini, Loach, Varda et nombreuses oeuvres TV de JM. Drot, H. Knapp, JC. Bringuier, R. Coppens, PA Boutang et les autres…" . ; Oui ! Pas de pb avec ces cinéastes, ces documentaristes mais... quel rapport avec ma critique de "Entre les murs" ?????? _______________ Vous écrivez "Je note, que dans vos « essais » critiques, Mr Serge Uleski vous usez d’un - d’ ard - ( tel un frelon ) qui aurait pu être un art et qui chez vous devient presque une tare …. Une aptitude entraînant l’assassinat .... numérique systématique !" ; . Sachez que mes critiques se portent bien, très bien même sur Internet ; j'ai un excellent retour. . . Quant à ma critique de l'éducation nationale, celle-ci n'a rien de nouveau ; on ne compte plus les ouvrages à ce sujet. Je me fais le relais de toutes ces critiques et je ne m'en excuserai pas. . . Vous écrivez : "Pourquoi ces acrimonies véhiculant tant d' amalgames qui me font penser que vvos écrits ne sont pas une analyse étayée, éclairante mais un exercice diffamatoire se perpétuant en rhizome ?" ; ; Je n'ai qu'une proposition à vous faire : lancez-vous, vous aussi, dans la critique ; cet un excellent exercice, même si c'est pour critiquer ceux qui critiquent. . . Cela dit, on ne répond à une critique que par une autre critique. Ce que vous vous gardez bien de faire en ce qui concerne tous les billets que j'ai pu éditer. Alors... . . Vous écrivez : "Quand je tombe sur vos fort longues critiques, je sais, à tout coup, y trouver une charge sans nuance, un procès d’intention poussé à sa phase névrotique avec anathèmes éternels . Etrange… jamais je n’y discerne des doutes, des interrogations, de l’humour, une quelconque remise en question de vous -même, enfin qqs mots qui pourraient faire entendre que vous n’êtes pas Dieu foudroyant !" . ; La virulence de mes critiques est à la hauteur de l'absence totale d'esprit critique sur les médias de masse. . . Quant à mes têtes de turc... c'est le but de cet "abécédaire des réputations usurpées" que l'on pourra lire en intégralité sur le site des éditions Léo Scheer, rubrique "m@nuscrits" ; on pourra aussi le télécharger au format PDF. . _______________________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
S. Uleski, ce qui parfois brouille vos lignes, et surtout qui risque d'annuler le fond de votre propos, de vos arguments, c'est votre manière, qui peut évoquer la posture du "moi, j'ai compris, bande d'idiots". Une forme de "discours du maître" sans appel. Apparemment vous prenez ainsi un certain plaisir. Pas de problème car cela n'engage que vous mais cette "façon" peut entraver le désir d'argumentation. Bref, ce qu'on dit et la manière dont on le dit, s'influencent souvent à la réception, vous le savez. Quant à votre critique du film : j'ai apprécié ce que vous dites + haut - le fait que Cantet ne s'intéresse pas aux causes, qu'il n'a pas de propos politique (au sens profond du terme) - Et pourtant, il a voulu mettre au jour ce qui se passe dans un groupe (premier lieu où le relationnel a des chances de se transformer en attitude "pré-politique" si je puis dire), et Bégaudeau d'argumenter avec sa posture "démocratique" ...Or, cette option (celle de Cantet), si elle est passionnante en soi, n'est en fait pas traitée de mon point de vue. Il y avait pourtant une piste autour du thème de la langue, du fossé qu'elle creuse / comble (certaines scènes assez réussies - mais trop "exploitées" - autour des questions des élèves sur le sens des mots). Mais c'est effleuré car sans doute pas assez pensé. Par ailleurs, le brouillage des lignes avec le choix des acteurs et le sujet, finit de transformer le tout en un méli-mélo qui ne dit pas grand chose. En comparaison, j'avais trouvé le film de A. Kechiche, L'esquive, vraiment très supérieur, avec sa confrontation des langues (Marivaux / la banlieue), sa mise en écho de divers lieux sociaux (la classe, le groupe, la rue, les familles ...), le spectacle d'un "défi" culturel en action (monter Marivaux dans cette classe de lycée) .... Le succès (en terme de prix) du livre et du film, Entre les murs, s'explique peut être en partie par une mauvaise conscience rampante d'une classe sociale "protégée" qui veut bien voir (de loin) le problème mais qui ne s'intéresse pas (je souligne) à son questionnement politique. Car enfin, porter à l'écran l'école est un choix qui n'est pas anodin et il ne suffit pas de montrer que ces jeunes gens sont intelligents (ex : Esméralda, le jeune chinois), que le professeur est animé d'un désir de travailler "avec" ... pour déciller les yeux et faire avancer la réflexion. Et pourtant s'il y a un sujet politique par excellence, c'est bien celui de l'école ! Cordialement Marielle Billy
@ Marielle Billy,
Effectivement, j'ai aussi beaucoup apprécié L'esquive de Kechiche et je partage l'analyse que vous en faites. Il m'a menée à la lecture, entre autres, du livre Jusqu'aux rives du monde de Joseph Rossetto, principal du collège Pierre Sémard à Bobigny. Et à cet autre livre Au front des classes de Noëlle De Smet. Le point commun de ces approches relève d'une prise en compte collective du problème réel que posent ces classes reconnues difficiles, et d'une prise en compte aussi de tentatives de construire des projets qui répondent à ce réel. Bégaudeau témoigne dans son livre - je n'ai pas vu le film - de son malaise à lui, un malaise aux accents humains, bien sûr, mais après, qu'est-ce que cela apporte ? Quelques élèves - rares - arriveront à franchir ce parcours du combattant qu'est devenu l'école pour accéder à de bons postes, il y en a toujours eu. Et les autres ? Que nous enseigne Bégaudeau ? Bégaudeau, un centrage sur le malaise du prof ? - les autres, que je cite, un centrage sur le réel de ce lieu de vie qu'est l'école inscrite dans la vie de la ville qui ne laisse pas les protagonistes indemnes, un lieu que fréquentent profs et élèves ?
Dans cet autre film, "Le Combat avec l'ange" de Marian Handwerker, l'école n'apparaît qu'à certains moments, encore un autre centrage pour un film construit par le réalisateur en atelier avec des gens, des jeunes du quartier. Interview et extraits du film ici : http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/2008/303/ Un film qui circule moins bien qu'Entre les murs, malheureusement, alors, si vous disposez d'un lieu où vous pouvez inviter un réalisateur et les jeunes de son atelier... - merci pour votre attention pour ce qui n'est pas de la pub mais l'expression d'une solidarité !
Vous écrivez : "Effectivement, j'ai aussi beaucoup apprécié L'esquive de Kechiche" . . Avec L'esquive on est plus près du cinéma qu'avec "Entre les murs" et certainement pas dans le faux-vrai/vrai-faux docu ; et c'est déjà ça. . . J'ai vu L'esquive : j'ai pensé que le film était assez complaisant avec les personnages, avec le milieu, l'environnement... un peu de misérabilisme et une analyse de la situation assez "politiquement correcte" et un rien manichéenne aussi. . Mais je dois le revoir. Peut-être que... ou bien, à moins que... _______ cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
C'est gagné, vous m'avez donné envie d'aller voir le film. Vos remarques générales (à tous) sont vraiment assez justes. Mais justement, tant pour les docus, docu-fictions, et fictions, n'est-ce pas toujours le cas. Le but n'est-il pas au fond de faire discuter (en tout cas, il faut bien reconnaître que c'est le résultat). Sinon, l'art serait bien une sorte de rite formel, académique et conformiste, dans la reconnaissance que les critiques (et les spectateurs) lui porte. Ce qu'il est aussi, bien entendu.
J'en viens personnellement à une conception plus relativiste: si une oeuvre (de fiction ou non) réussit son coup et apporte conjoncturellement quelque chose à quelqu'un ou dans l'histoire, que demander de plus? Son intérêt plus général est justement quand elle permet de faire partager (ou expliciter) ce qu'elle apporte, ou ce qu'on lui reproche. Et dans ce cas, c'est assez réussi pour Cantet.
Peut-être simplement lui demander d'être… une œuvre. Vous voyez, je me méfie du relativisme. La collection Harlequin apporte beaucoup, à beaucoup de lectrices. Et rapporte un peu à ceux et celles qui en écrivent, il faut bien vivre…
Le terme "oeuvre" est donc tautologique. Déjà le fait que pousser aux extrêmes Harlequin/"oeuvre" montre a contrario l'avantage du relativisme (et surtout son honnêteté - que met en doute, quand on y pense - et qu'on a mauvais esprit - le "simplement").
La question est justement la possibilité de considérer des stades de compétence selon les domaines: en général en musique, qui est un art beaucoup plus formel, une "petite musique" peut se voir reconnaître plus facilement une certaine valeur, voire une valeur certaine (et les élitistes/puristes en la matière paraître facilement intolérants et vains). De toute façon, il existe au moins une progression personnelle à mesure que se constitue cette compétence. Oublier les étapes est simplement une erreur méthodologique (assez fréquente en art).
Sans parler des goûts personnels qui exigent, méthodologiquement au moins, quelque chose qui ressemble beaucoup au relativisme... en particulier culturel!!! Le domaine artistique est aussi un secteur ou l'effet de réputation joue souvent davantage que le résultat (voir ce qui est dit de Godard). Je suis même gentil en parlant ici de relativisme.
Je vous accorde la tautologie d'autant plus volontiers qu'elle était… volontaire. Il y a des stades de compétence, mais l'accès ne passe par uniquement par eux. Il peut y avoir des rencontres immédiates, dans l'incompétence la plus totale. Ce qu'on appelle "la sensibilité" sans trop savoir ce qu'elle est ni comment elle prend forme. Là où ça fait problème, c'est quand l'incompétence se revendique comme telle. Pour asséner ses jugements. En traitant ceux qui essaient de faire autrement d'élitistes, ou plutôt d'intellectuels.
Je crois que le cinéma, même si certains ont cru bien faire en le qualifiant d'art impur, est tout aussi formel que la musique, avec laquelle il partage un certain rapport au temps. D'où la nécessité d'une double composition, horizontale et verticale. La verticale est souvent réduite à un point.
Pour ce qui est de la réputation en art, je vous suis complètement. On ne prête qu'aux riches… D'où les allers-retours entre purgatoire et paradis.
Entre goûts personnels et points de vue, il y a un écart qu'il faudrait s'efforcer de maintenir. Mais on n'est pas non plus obligé de parler d'art avec tout un chacun.
Cantet a réussi son coup, c'est-à-dire à faire parler de lui. Est-ce que ça en fait pour autant un cinéaste ? Et là, pas de tautologie, car je tiens qu'il y a une différence entre réalisateur et cinéaste : il ne suffit pas de réaliser des films pour devenir un cinéaste ; on peut être cinéaste sans avoir réalisé de film.
"Je crois que le cinéma est tout aussi formel que la musique" . . En effet. Pour bien connaître la musique, de Bach à Boulez, je souscris entièrement. _________ cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Je parlais du fait que le cinéma, ou la peinture, sculpture, etc. peuvent être figuratifs (et le sont le plus souvent). La musique n'est pas vraiment figurative. Elle est plutôt illustrative dans ce cas. Sinon, forcément, tout a une forme. Cela ne veut pas dire que tout est formel. Il faut de plus distinguer l'oeuvre et le discours qui en parle (ou le paratexte).
Bref, je récuse formellement (autre sens du mot) la phrase "Je crois que le cinéma est tout aussi formel que la musique". Spécialement quand le sens de ce que je disais serait, sur la question du formel, qu'une oeuvre (docu, docu-fiction, fiction) serait donc plus ou moins formelle.
Si c'est pour dire que les oeuvres les plus formelles sont donc toutes aussi formelles, on reste dans le domaine de la tautologie. L'"oeuvre" étant simplement synonyme de "recherche formelle". Et plus concrètement, le formel est ici le discours du spécialiste qui parle au spécialiste et qui n'a forcément pas les mêmes exigences ou simplement les mêmes préoccupations (pratiques) que le non spécialiste ou le spectateur (en tant que tel). Dans ce cas, en tant que spécialistes, vous pouvez simplement éclairer le non spécialiste sur les préoccupations qui sont les vôtres dans vos pratiques. Ce qui ne préjuge pas de la qualité ou de la valeur esthétique du résultat. Pour prendre un exemple simple (et mesurable), on peut commenter la qualité d'une performance, mettons le saut à la perche, cela ne veut pas dire que tout le monde doit être un champion, ni qu'un champion doit battre son record à chaque saut (sauf si on est Bubka, mais là aussi "chaque" est relatif).
A formel, formel et demi !
J'avais tout à fait compris que vous aviez en tête la figuration, possible au cinéma mais pas obligatoire, moins dans la musique, encore que, comme vous le reconnaissez vous-même… Les œuvres ne sont pas forcément "formelles", mais on peut, en regardant ou écoutant une œuvre, reconnaître ou sentir quelles ont été les préoccupations formelles (c'est-à-dire les questions liées à cet art en particulier) de celui qui l'a faite. Et, quand il n'y en a visiblement pas, ce qui arrive, on a le droit, et même le devoir de le faire savoir. Mais peut-être qu'on n'a pas bien vu. D'où les discussions, qui ne concernent pas uniquement les spécialistes, mêlme si elles prennent une tournure particulière dans ce dernier cas.
Je n'ai jamais prétendu, en tant que spécialiste, imposer mes goûts ou mes choix esthétiques à quiconque. Je peux même reconnaître une valeur à des œuvres qui se situent à l'opposé. Quant à éclairer (comme un phare ?), ce n'est pas sur un blog que cela peut se faire. Mes réponses sur ce fil n'avaient donc pas ce but. C'est possible en revanche dans l'édition INVU que j'ai créée sur Mediapart.
P.-S. Le docu-fiction n'existe pas.
Par "éclairer", je voulais évidemment dire faire partager un point de vue (pas une opinion, mais une position) que n'a pas le non spécialiste [je suppose que vous l'aurez aussi compris]. Sans que cela ait forcément une conséquence sur la qualité de l'oeuvre. Par exemple, dans un film (d'action), il peut être intéressant de savoir comment se font les cascades, ou les contraintes de leur tournage. Cela ne veut pas dire qu'il faille faire exploser des voitures tout le temps à chaque accident, comme dans les films américains (parce qu'il faut bien faire travailler les nombreux cascadeurs sans doute). Et cela n'empêche pas non plus qu'en son temps, Bullitt (Peter Yates, 1968) a pu avoir un intérêt formel/spectaculaire, quoique relatif au simple fait de sa nouveauté (et on en a vu d'autres depuis). Autre cas de relativité, mais c'est souvent le cas en art en général.
J'avais bien sûr compris. Savoir comment se font les cascades n'a aucune importance. Ces"trucs" du cinéma n'ont rien à voir avec le cinéma comme art. Les contraintes du tournage ne jouent pas non plus. Cela fait longtemps qu'il y a eu des dictionnaires ou autres écrits pour ces choses-là. Au début du siècle dernier, déjà, des cartes postales… Bien d'autres aspects considérés comme "techniques" sont en revanche essentiels. Ils sont tous liés à la forme, et c'est à eux que le cinéma doit d'être aussi formel que la musique : la position de la caméra ; la focale ; les lignes à l'intérieur du cadre ; le ou les éventuels mouvements d'appareil ; les entrées et les sorties de champ ; la lumière ; la couleur ; la nature du jeu des comédiens ; l'utilisation de la profondeur de champ ; la durée de chaque plan ; le fait que tel plan suive ou précède tel autre ; telle scène suive ou précède telle autre (la construction) ; la nature des sons, leur texture et leur relation à l'image ; la question des hors-champ ; dans certains cas, le style et l'interprétation du commentaire ou de la voix-je ; la musique. J'en oublie probablement. Toutes ces variables se combinent de différentes manières (les possibilités sont infinies) environ 600 fois dans un film d'une heure et demie. Ce sont elles qui déterminent l'espace et le temps, deux catégories cinématographiques que les cinéastes ont toujours travaillées. Que les réalisateurs ignorent.
Bonjour, Mr S. Uleski j’ ose cette question : aviez-vous réellement vu le film dont vous parlez, ce « Entre les murs », avant d’en écrire la critique ? Par besoin de mise au point… personnelle, je l’ai vu hier soir, puis j’ai relu vos lignes et elles me poussent à penser que, soit vous ne l’aviez pas visionné avant votre article, soit, si vous étiez dans la salle, vous étiez dos à l’écran à relire vos lignes à la lumière verdâtre du spot « toilettes ». Franchement cet article est déconnecté dudit film… Pourquoi je vous écris ceci ? Parce que dans vos lignes je ne lis rien d’autre qu’une coupe au carré de L’ Éducation Nationale (muumm, facile) mais rien sur le film. Sur ce que montre le film. Par ex : Rien sur le rapport à la sexualité évoquée dans trois séquences clefs : séquences qui évoquent les interrogations, incompréhensions et tabous que les élèves vivent à ce sujet, tout autant que leur enjeu scolaire et toujours traitée avec délicatesse et rigueur. Ainsi 1/ La rumeur d'homosexualité du prof, émise au sein de la classe par l’élève « problématique » Souleymane. 2/ La séquence déterminante du « pétasse » lancé par le prof à une élève. 3/ En fin de film, cette déclaration stupéfiante du garçon de 13/14 qui a appris, enfin, comment se "font" les enfants.... Toutes ces scènes sont de bonne facture, aussi bien dans le jeu, l’image, le montage que par leur écho de l’une à l’autre. Puis : Cette évocation de la difficulté et l’importance vitale de l’acquisition du français qui traverse intelligemment tout le film ((d’où le rôle phare attribué au prof de français) Ex : Aperçu de la cruauté du problème avec ces deux séquences fortes mais sans emphase de la Mère Africaine qui ne comprend, ni ne parle français et qui se voit demander des comptes par les profs sur l’attitude de son fils ! Après, ces séquences le public pourrait se demander : pourquoi il n’y aurait pas des traducteurs payés par la Mairie ou par le Ministère de L’Éducation ? *** Tous les « protagonistes » sont forts, crédibles mais non stéréotypés même si ils font référence aux pbs actuels… Ce film n’est pas du ciné de propagande, ne vend aucune thèse formatée, sinon montre l’amplitude de la tâche et l’urgence d’y travailler ! Il n’ y a ni héros, ni salauds (loin de ça…), que des humains plus ou moins privilégiés ou en rupture de sécurité ! (à l’inverse du « Cercle des Poètes disparus » ) Mais, après visionnage chacun peut réfléchir. ( un des buts d'un film… peut-être) M S. Uncle, certes, vous cogitez beaucoup… mais vous voyez peu ! G. Miski
Vous écrivez : "coupe au carré de L’ Éducation Nationale (muumm, facile)" . . Facile ? . Nécessaire, vu son bilan ; et le "casting" de "entre les murs", profs et élèves, c'est aussi le bilan de l'Education Nationale. __________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Conclusion un peu simpliste, non, Mr Uleski ?
COMMENTAIRE IMPORTE SUITE A LA PUBLICATION DE "Plaidoyer..." SUR LE SITE AGORAVOX ____________ Plaidoyer pour "Le Silence de Lorna" face au brouhaha sans objet d’"Entre les murs" par jak2pad (IP:xxx.x45.169.85) le 30 septembre 2008 à 09H34 . . Très bonne analyse, et bravo à l’auteur, qui dit les choses même si elles ne sont pas trop confortables. . Je connais très bien ce milieu de l’Education, et je le pratique depuis fort longtemps. . . Nous en sommes au stade des constats déprimants, de l’échec massif et des situations sans espoir, et chaque nouvelle enquête nous donne un motif supplémentaire de cafarder: récemment nous apprenions que 20% des élèves ne comprennent pas ce que le prof leur demande. . Je crains qu’en réalité il n’y en ait davantage..... . Les victimes: en premier ce sont bien sûr les gens qui ont du mal, et au tout premier rang, les immigrés, dont la situation devrait être améliorée par l’école, et qui ne font que s’effriter et régresser. . Pour moi, ( et j’irai plus loin que l’auteur) , ce film est toxique: il est méprisant, il caricature et il montre des élèves irrécupérables, en face de profs démissionnaires. . _______ Non ! PAS EDITE par SERGE mais par jak2pad (IP:xxx.x45.169.85) le 30 septembre 2008 à 09H34
doublon
Serge Ulesky Votre article, comme certains l' ont déjà souligné, est tellement excessif dans les critiques tous azimuths qu' on se dit "pourquoi tant de haine; il doit finalement être intéressant ce film, pour déchaîner ainsi les passions!" je ne l' ai pas vu, mais cela pique ma curiosité! Certains passages de votre texte sont tout de même d' un niveau lamentable; par ex:..."leurs représentants syndicaux bedonnants ( même les femmes!)"... sur quoi repose ces commentaires? quel intérêt ici? peut-être que cela vous défoule, nous remplaçons le psy. Dans une de vos réponses vous justifiez vous-même ce qui, sans doute, constitue l' intérêt du film: il montre "...ces gosses adorables, touchants... ", "...il est inconcevable qu' ils puissent mériter un tel sort.." si ce film réussit à faire toucher du doigt l' injustice subie par ces petits français, alors, à mon sens, il mérite d' être estampillé "documentaire". Il y a au moins 15 ans, un "vrai" documentaire avait été réalisé sur une de nos chaînes télé; il montrait, dans un collège de banlieue plusieurs jeunes profs non préparés, démunis, dans l' impossibilité de faire cours, tant les élèves étaient indisciplinés; j' en ai pleuré.. d' abord pour les profs qui étaient dans une souffrance aigue; mais aussi parce que l' attitude condamnable des jeunes était l' expression d' une autre souffrance. Puisque la situation n' a, semble-t-il pas changé, puisqu'un documentaire conventionnel pourtant très fort n' a pas suffi à faire bouger quoi que ce soit, je suppose que Bégaudeau ( j' avais déjà parcouru quelques passages de son livre, il y a 3 ou 4 ans... aucun impact sur l' enseignement) a voulu dénoncer cette situation, et en même temps montrer une piste pédagogique possible (il y en a d' autres, comme l' ont montré divers "vrais" documentaires) pour changer la relation avec ces enfants , préalable à leur acceptation, ensuite, de l' apprentissage. Bien sûr, il vaut mieux agir dès la maternelle, puis l' école primaire. Peut-être certains n' y verront-ils qu'une raison supplémentaire de stigmatiser des établissements ou des catégories de populations? Un certain nombre ne chercheront jamais à comprendre. Et bien s' il faut, pour essayer de faire bouger les choses, passer par le film qui choque, la médiatisation, je suis pour.. surtout quand la suppression de la carte scolaire, de postes de d' enseignants... risque d' aggraver la fracture, et d' aboutir à la privatisation de l' école, pour les plus aisés, et à une école publique sans moyens pour les démunis. " La fin justifie les moyens". Il faut décidémént que j' aille voir ce film !
Ce film ne concerne que Bégaudeau ; il ne met en scène que Bégaudeau ; les vrais-faux élèves n'étant que des faire-valoir. . Sinon... pour les psys, c'est gentil mais... tout va bien pour moi. . Cet article n'est pas excessif, il est excellemment rédigé. Je n'ai que des compliments. Sachez que partout sur le web, il est repris et commenté. . Quant à ma charge contre l'Education Nationale... et ses représentants syndicaux... si cette dernière vous gêne, vous avez bien évidemment tout le loisir, d'aller jeter un coup d'oeil ailleurs voir... si j'y suis et les autres avec moi et si nous sommes nombreux et ci et ça... et puis.... . Qui m'aime me suive !!!!!!! __________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com . The worst is yet to come !
. Qui m'aime me suive !!!!!!! Serge ULESKI . Je suis celui qui suit !. . (à ne pas confondre avec le biblique je suis celui qui suis) . Comme je n'ai pas encore vu ni lu "entre les murs", - et je n'ai pas eu le sentiment qu'il y avait urgence - je ne me prononcerai pas sur le fond... . Ce que je peux dire, en tous cas, c'est que les interviews de François Bégaudeau m'ont donné une forte impression de jobardise. . Quant à Serge ULESKI, je ne fréquente pas non plus assidument ses oeuvres, ni littéraires ni picturales, mais ses interventions suscitent toujours mon intérêt, d'autant qu'il me semble bien que son opinion n'est pas exactement au format médiapart, ce qui semblerait lui valoir pas mal d'inimitiés. . Je souhaite qu'il y ait davantage de voix et de sensibilités telles que celles de Serge ULESKI, faute de quoi, le format Médiapart ne serait qu'un format à peine nouveau, à peine différent, dans l'opinion publique formatée. Ce que je trouverais désolant. . jpylg
Merci pour ton soutien. . Il te sera beaucoup remercié quand le moment sera venu de remercier les uns et les autres pour leur soutien indéfectible, quasi... héroïque ! - shall we say ? . MDR (mort de rire) ______________ Très cordialement. . Serge ULESKI : Litérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com . The worst is yet to come ! And it will come ! No doubt !
. On lancera l'amicale des virés de Médiapart ! . jpylg
Serait-il question que certains soient "virés" parce que des commentaires contradictoires se manifestent? Je n' ai pas remarqué jusqu 'à présent que Médiapart et ses abonnés soient aussi sectaires! J' espère que vous acceptez le débat. J' accepte que votre opinion soit différente de la mienne, mais ce qui serait mauvais signe, c' est de ne même pas répondre à votre article, parce qu'on les trouverait trop nuls.. Honnètement, votre charge contre Bégaudeau est tellement virulente et sans appel que pour certains, comme moi, c' est plutôt une incitation à voir le film. Qant à votre réponse, elle a consisté à contredire mes critiques envers votre article, mais vous ne faites aucune allusion au fond,au malaise dans certains établissements scolaires, aux moyens presque inexistants d' alerter l' opinion pour éventuellement changer de politique pour les élèves en difficulté... ce n' est pas un vrai débat. Je suis déçue. Mais soyez rassuré JPYLG, il ne faut pas paranoïer, personne ne va virer personne; vous voyez, je me prends encore pour une psy... Ceci dit, le fait d'être systématiquement "hors format" suffirait-il pour avoir raison? de plus je ne crois pas moi même être souvent dans "le format" Et je suis allée voir dans le dico "jobardise"; ceala signifie crédulité, niaiserie...pouvez-vous développer pour le cas Bégaudeau?
. Chère Josie, . A propos de ceux qui sont "virés"; il y en a déjà quelques uns, en effet, mais ils se sont virés eux-mêmes. D'autres se vireront encore, dans l'avenir. C'est la vie. . Oui, j'accepte le principe du débat, mais toutefois pas n'importe quel débat, sur n'importe quel sujet. Bégaudeau ne me semble pas être un thème sur lequel je voudrais beaucoup débattre. A ce sujet, je crains un peu que vous amalgamiez les propos de Serge ULESKI et les miens. Je n'ai pas dit grand chose de Bégaudeau, pour la bonne raison que je n'en sais pas grand chose. J'ai effectivement écrit qu'il m'avait fait, dans ses interviews (une écrite, deux vidéos) l'impression d'un bon jobard. Mais ce n'est qu'une impression. J'espère qu'on ne va pas venir me dire que "jobard" est une insulte. Sinon, je retirerai le terme, je prendrai mon dictionnaire des synonymes et je proposerais des variantes que nous pourrons mettre au vote. Je me rallierai à la majorité, puisque je suis démocrate; tendance rechignante plutôt que participative. . Quoi qu'il en soit, mon "impression" qui vaut ce qu'elle vaut est fondée sur ces deux interviews, que je recommande à tout le monde : . http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/240908/francois-begaudeau-dynamite-l-entre-soi-litteraire http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-houssin/220908/francois-begaudeau-2-filmer-l-ecole http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-houssin/220908/francois-begaudeau-1-la-republique-de-platon . A propos de démocratie, ce qu'il en dit ne me donne pas particulièrement l'impression - pardonnez-moi de reprendre le terme - que j'ai à faire à une fine mouche. . En ce qui concerne le formatage d'opinion, je ne pense pas qu'il suffise d'être hors format pour "avoir raison". A vrai dire, je ne sais pas bien ce que signifie "avoir raison". En tous cas, moi qui milite pour déformater l'opinion, ni sur ce point, ni sur bien d'autres, je ne saurai prétendre que j'ai raison. Je pense plutôt que j'ai raisons. Ce qui est très différent. C'est-à-dire que j'ai mes raisons. . Libre à vous de considérer que ce sont des raisons de paranoïaque. Cela ne saurait être exclus a priori. Mais ne comptez pas sur moi pour essayer de vous persuader du contraire. Laissez-moi seulement vous dire que si vous me prenez pour un paranoïaque, je ne vois pas bien quel intérêt vous pourriez trouver à entrer dans un débat avec ce genre d'individu. . Amicalement. . jpylg
Vous écrivez : "vous ne faites aucune allusion au fond,au malaise dans certains établissements scolaires, aux moyens presque inexistants d' alerter l' opinion pour éventuellement changer de politique pour les élèves en difficulté... ce n' est pas un v..." . Ce n'est pas le sujet du film de Cantet. . Le sujet du film, c'est Bégaudeau, personne et pas grand'chose d'autre non plus. . _________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com . The worst is yet to come !
Bégaudeau ne peut témoigner que sur son vécu; chaque prof travaille seul face à ses classes, et les conditions sont différentes d'une classe à l' autre, d'un établissement à l' autre... D' ailleurs, il serait très critiqué s'il s'exprimait au nom des autres. Le fait que des élèves, à priori difficiles, aient pu montrer certaines qualités comme "acteurs" prouve que quelque part, il réussit à initier un dialogue, ce qui est le plus difficile. Mais il faut que j' aille voir le film pour en juger autrement que par à priori